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Pascale Roze

Pascale Roze

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Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « La belle Hélène » de Pascale Roze aux éditions Stock

    Henri-Charles Dahlem sur La belle Hélène de Pascale Roze

    «Elle n’a jamais su être à l’heure. Toujours en avance. Quand, exceptionnellement, elle est en retard, elle a pu vérifier qu’une sorte d’instinct avait essayé de la prévenir qu’elle aurait mieux fait de rester chez elle.» Hélène Bourguignon a un peu plus de soixante ans, mais n’a rien perdu de...
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    «Elle n’a jamais su être à l’heure. Toujours en avance. Quand, exceptionnellement, elle est en retard, elle a pu vérifier qu’une sorte d’instinct avait essayé de la prévenir qu’elle aurait mieux fait de rester chez elle.» Hélène Bourguignon a un peu plus de soixante ans, mais n’a rien perdu de son enthousiasme et de son envie de faire partager ses bonheurs de lecture. Toutefois, l’atelier de lecture qu’elle anime au sein de la prestigieuse école parisienne de Sciences Politiques n’a rien d’académique.
    Foin des cours magistraux et du bourrage de crâne. Elle s’est donnée pour mission de faire aimer les textes, de faire découvrir aux élèves combien ils peuvent accompagner leur vie et même – bonheur suprême – les aider à avancer dans la vie. Il faut dire que sa propre biographie lui donne des armes de persuasion massive: si elle vit désormais seule, elle a été mariée deux fois et est deux fois veuve, mère de Lou et grand-mère de Juliette, sœur de Stéphane qui a lui choisi l’agriculture.
    Avec Xavier, un soixante-huitard, elle aura brûlé sa jeunesse avant de le quitter pour un écrivain. Laurent aura été son grand amour, parti trop tôt. À ses côtés, elle aura aussi fait ses premiers pas en littérature, comme nègre puis en publiant un premier roman. Outre son atelier de lecture, elle lit encore des manuscrits pour une maison d’édition. Une passion pour les mots qui l’accompagne désormais au quotidien, nourrie de la philosophie de Sénèque et d’Épictète, de Marc-Aurèle et de Simone Weil.
    Pascale Roze a choisi de construire son roman autour de quatre leçons données durant le mois de mai 2018 avec de somptueuses nouvelles – qu’elle nous donne envie de (re)découvrir – signées Robert Musil, Anton Tchékhov, Dino Buzzati, Yasmina Reza et Richard Brautigan. Pour s’approprier ces textes, ses étudiants doivent non seulement les lire, mais les résumer et les commenter. Une façon fort agréable pour le lecteur de se plonger dans ces œuvres, y compris dans le ressenti quelquefois très différent de ces textes. De mieux comprendre et surtout de découvrir de superbes écritures: «Ma vie est tout à fait à plaindre, pire que celle du chien le plus malheureux» (Vanka, Anton Tchékhov ; «Le vent soufflait sur les éteules aussi doucement que s’il avait eu une soupe d’enfant à refroidir» (Trois femmes, Robert Musil) ; les gens ont besoin d'un peu d'amour, et bon dieu que c'est triste, parfois, de voir toute la merde qu'il leur faut traverser pour en trouver. (La vengeance de la pelouse, Richard Brautigan)
    Avouons-le, la plupart de ses étudiants appelés à avoir de hautes fonctions administratives et politiques passent à côté de ces trésors. Mais Hélène se satisfait lorsqu’une seule élève démontre une sensibilité toute particulière. Elle la soutient et l’accompagne alors avec un œil pétillant vers une vocation théâtrale.
    On imagine du reste que c’est ce même œil qui aura séduit ce juge avec lequel elle fera peut-être un petit bout de route, acceptera une invitation à dîner et découvrira plus tard l’île de beauté.
    Hommage à la littérature et plus encore à la lecture et à la relecture, ce roman est aussi une exploration de l’intime, de ces «marqueurs» qui fixent à jamais une émotion, une boîte aux trésors bien précieuse. Cette petite musique qui – petit clin d’œil à La Belle Hélène d’Offenbach –fleure bon la nostalgie joyeuse.
    https://urlz.fr/cXBq

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    Couverture du livre « La belle Hélène » de Pascale Roze aux éditions Stock

    Christlbouquine sur La belle Hélène de Pascale Roze

    Hélène Bourguignon est professeur de lettres à Sciences Po. Elle enseigne avec passion et patience les auteurs qu’elle aime et dans lesquels elle puise aussi sa force.

    A plus de soixante ans sa vie est habitée par les fantômes notamment de son mari, Laurent, qu’elle a accompagné dans la...
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    Hélène Bourguignon est professeur de lettres à Sciences Po. Elle enseigne avec passion et patience les auteurs qu’elle aime et dans lesquels elle puise aussi sa force.

    A plus de soixante ans sa vie est habitée par les fantômes notamment de son mari, Laurent, qu’elle a accompagné dans la maladie. Mais aussi par d’autres vie que la sienne : sa fille, sa petite-fille, ses élèves et peut-être une possible histoire d’amour même si elle dit ne plus vouloir faire l’amour.

    Au cours de ce récit, Hélène remonte le temps, égrène ses souvenirs, fouille les textes littéraires qui donnent un éclairage particulier sur les événements de sa vie.

    Il n’y a pas de grandiloquence dans ce texte où tout semble doux et feutré et qui est habité par une tendre mélancolie.

    On s’attache à cette femme qui ne renonce pas, qui ose espérer et croire en la possibilité d’une nouvelle vie. On entre dans ses pensées et dans son intimité, non pas comme un lecteur-voyeur mais comme un ami bienveillant qui chemine à son côté dans les rues de Paris ou sur les routes de Corse.

    Pascale Roze, que je découvre ici, signe un roman plein d’humanité et de luminosité et rend un bel hommage à la littérature à travers le personnage d’Hélène.

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    Couverture du livre « La belle Hélène » de Pascale Roze aux éditions Stock

    Frederique Letilleul sur La belle Hélène de Pascale Roze

    Hélène, une femme d’âge mûr, est professeure de lettres pour des élèves de Sciences-po. Elle va tâcher d’enseigner le pouvoir des mots et à quel point ces derniers peuvent enrichir le quotidien de tout un chacun dans la vie de tous les jours. Au travers des récits de Buzzati, de Tchekhov et de...
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    Hélène, une femme d’âge mûr, est professeure de lettres pour des élèves de Sciences-po. Elle va tâcher d’enseigner le pouvoir des mots et à quel point ces derniers peuvent enrichir le quotidien de tout un chacun dans la vie de tous les jours. Au travers des récits de Buzzati, de Tchekhov et de Reza, elle inculquera à ses élèves son amour pour la lecture.
    Ce court roman est bouleversant et rempli d’une profondeur et d’une sensibilité rare sur ke pouvoir des mots et comment ils transforment intimement jusqu’a l’héroïne dans sa transformation personnelle et ses accomplissements. La lecture enrichit indubitablement les personnes, Il y a une réelle évolution psychologique de ce personnage remarquablement dépeint.
    Pascale Roze réussit à mélanger dans ce roman littérature et situations du quotidien avec brio. Pascale Roze a cet amour des mots qui transparaît tout au fil des pages. Un roman pour redécouvrir le plaisir de la littérature classique et grandir tous ensemble grâce aux mots.
    #netgalleyfrance #labellehelene

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    Couverture du livre « Aujourd'hui, les coeurs se desserrent » de Pascale Roze aux éditions Stock

    Stéphanie Bonvicini sur Aujourd'hui, les coeurs se desserrent de Pascale Roze

    Cela pourrait être la énième histoire de deuils et d’écueils d’une famille française pendant la seconde guerre mondiale. Mais c’est celle de Pascale Roze. Avec les mots de Pascale Roze. Et l’on s’enfonce délicatement dans le cœur de ses personnages. Là où l’on vibre, où l’on souffre, où l’on se...
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    Cela pourrait être la énième histoire de deuils et d’écueils d’une famille française pendant la seconde guerre mondiale. Mais c’est celle de Pascale Roze. Avec les mots de Pascale Roze. Et l’on s’enfonce délicatement dans le cœur de ses personnages. Là où l’on vibre, où l’on souffre, où l’on se tait. Traversant ainsi la grande Histoire à travers les petites blessures de chacun. Celles d’Amélie, la mère, clanique, maternelle, puissante d’amour pour ses fils. Celles de Paul et Jean, ses garçons, qui avaient tout pour s’entendre mais que leur destin de prisonnier de guerre séparera à jamais (l’un réussit à s’échapper, l’autre pas). Celles de Babette, l’éprise éconduite, folle de Jean mais qui tombera enceinte de Paul. Celles de Béatrice, fille d’un salopard du PPF, et qui fera le choix de l’idéologie de Blum plutôt que de celui de l’amour. Celles de Guillaume, le narrateur de ce livre, l’enfant non-désiré, qui se jettera dans Mai 68 puis dans la psychanalyse pour se comprendre jusqu’à l’étourdissement.
    Et passent les années au rythme des chapitres, sans jamais aucune légèreté de l’Histoire ni pesanteur des mots. Dans ce récit tout en dévoilements, chacun organise ses résistances ; cela passe par le théâtre, par le mutisme, par le sexe. Chacun tait ses blessures à l’autre mais, au fond des cœurs, la révolte sourde. Les souffrances s’ancrent, comme un poison lent, affutant les destins de tous ces personnages de façon implacable. Alors tombent nos illusions d’un dénouement heureux, mais monte à l’esprit une forme de consolation. Celle que l’on ressent lorsque la littérature dit la vérité intime des êtres. Pascale Roze dresse le portrait d’une famille française à travers les forces de ses femmes et les faiblesses de ses hommes. Le reflet, sans doute, de ce que fut ce milieu de XXème siècle.

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