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Pascal Gregoire

Pascal Gregoire
Pascal Grégoire est publicitaire. Il a été directeur de la création dans de nombreuses agences avant de fonder la sienne, La Chose. Goldman sucks est son premier roman.

Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Monsieur le maire » de Pascal Gregoire aux éditions Cherche Midi

    Henri-Charles Dahlem sur Monsieur le maire de Pascal Gregoire

    L’histoire de Paul Morand, maire d’une petite ville des Ardennes, est à la fois un hommage à tous ces édiles qui se donnent corps et âme pour leur commune et un cri de détresse face à l’immensité de la tâche en comparaison de moyens souvent dérisoires. Pascal Grégoire, par la magie de...
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    L’histoire de Paul Morand, maire d’une petite ville des Ardennes, est à la fois un hommage à tous ces édiles qui se donnent corps et âme pour leur commune et un cri de détresse face à l’immensité de la tâche en comparaison de moyens souvent dérisoires. Pascal Grégoire, par la magie de l’écriture, en fait un suspense qui ne peut laisser le lecteur indifférent.

    Le récit débute avec le réquisitoire du procureur devant la Cour d’assises de Charleville-Mézières le 28 septembre 2016. En une phrase tout est dit, ou presque: «Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du tribunal, nous sommes ici aujourd’hui pour juger un homme, Paul Morand, maire de Lomieu, exerçant son troisième mandat, pour le meurtre de Jacques Gentil, journaliste à L’Ardennais républicain.» Et si le procureur entend juger l’acte et non l’homme, c’est bien la vie de ce maire qui est au cœur de ce roman auquel l’actualité – le rôle des maires dans la crise du coronavirus davantage que les élections municipales – donne encore davantage d’acuité.
    Paul Morand a choisi de s’intéresser à la chose publique, a intégré Sciences-Po à Paris mais, plutôt que de poursuivre une carrière de haut-fonctionnaire en intégrant l’ENA, a choisi de s’engager sur un terrain qu’il connaît bien, celui de ses Ardennes natales. Pour un salaire de 454 € par mois, il est «plombier du quotidien» et «médecin des âmes». Comme le souligne son avocat «être maire aujourd’hui représente une charge très lourde. Faire plus avec moins d’argent, être aux avant-postes, appliquer des lois décidées à Paris, être confronté aux drames humains, à la misère aussi. Combien de maires aujourd’hui démissionnent? Combien sont harassés, premiers de cordée d’une société qui va mal, au bord de l’explosion?»
    Au fil des ans, la chose s’est compliquée, la crise économique s’accompagnant de restrictions budgétaires là ou au contraire, il aura fallu davantage de crédits pour maintenir les services publics et pour une solidarité active. Le point de bascule se situe peut-être le jour où, sans doute contre l’avis d’une bonne partie de la population, il a voulu accueillir des réfugiés, bouleversé par cette photo d’Aylan, cette petit Syrien de trois ans mort sur une plage de Turquie. La trentaine d’immigrés qui débarquent lui valent de solides inimitiés, à commencer par celle du journaliste local qui le surnomme «le Merkel des Ardennes».
    Ce dernier va s’en donner à cœur-joie dans la surenchère et ne va pas rater une occasion pour dénigrer le maire, devenu son punching-ball. Une partie de football entre l’équipe du village et celle des réfugiés va dégénérer et s’en sera fini.
    Dans sa cellule, devant le tribunal et dans le fourgon qui le ramène en prison, Paul a le temps de se remémorer sa vie et son action, mais aussi de faire la somme de ses désillusions. Il ne sera qu’à moitié surpris quand le jugement sera prononcé…
    Ce qui fait tout l’intérêt du roman, c’est que Pascal Grégoire évite soigneusement l’écueil du manichéisme. Ni blanc, ni noir, c’est bien le roman du gris qu’il nous offre, de ces zones un peu floues où un mensonge pieux vaut mieux qu’un renoncement. Ce faisant, il montre avec éclat toute la fragilité d’un système et nous laisse réfléchir à ce que pourrait devenir une France dans laquelle les édiles renonceraient les uns après les autres à leur mission.
    https://urlz.fr/cOfB

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    Couverture du livre « Monsieur le maire » de Pascal Gregoire aux éditions Cherche Midi

    kryan soler sur Monsieur le maire de Pascal Gregoire

    "Ce n'est pas très confortable, Monsieur le Maire...".

    C'est le moins que l’on puisse dire puisque dès les premiers mots, ça commence fort !
    Ca commence par un réquisitoire et une plaidoirie. On y croit ! On y est !
    Les dés sont jetés !
    Un homme se retrouve à la cour d'assises de...
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    "Ce n'est pas très confortable, Monsieur le Maire...".

    C'est le moins que l’on puisse dire puisque dès les premiers mots, ça commence fort !
    Ca commence par un réquisitoire et une plaidoirie. On y croit ! On y est !
    Les dés sont jetés !
    Un homme se retrouve à la cour d'assises de Charleville-Mézières.
    Cet homme n'est pas n'importe qui.
    C’est un élu de la République. Un maire. Paul Morand.
    Accusé du meurtre d'un journaliste.
    Maire depuis quinze ans d'un village dont il est originaire.
    Dispute ? Accident ? Homicide volontaire ?
    Il n'y a pas de témoins et beaucoup de zones d'ombre.

    C’est le deuxième roman de cet auteur qui est passé avec aisance subtilité et justesse des coulisses de la finance internationale (Goldman sucks) à celles d’une mairie Française.
    Les difficultés de gestion au quotidien, le populisme, la pression de la République, la réalité du terrain, les rouages de l'état, l'idéalisme, le pragmatisme, les coups bas, les coups durs, la liberté de la presse, le sacerdoce, les extrêmes, les compromis, les contradictions, les détracteurs, le dévouement, les frustrations, les attentes, les désirs, l’engagement, la chute…

    Pascal Grégoire nous plonge avec une touchante simplicité et une lucidité réaliste dans la vie professionnelle et personnelle de ce Maire en détresse.
    C'est un portrait intimement terrible tout en nuances de cet homme qui voulait juste être un maire "normal".

    Une diagonale de vie.

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    Couverture du livre « Goldman sucks » de Pascal Gregoire aux éditions Cherche Midi

    kryan soler sur Goldman sucks de Pascal Gregoire

    « Est-ce bien le moment de tout foutre en l'air ? » pensa Corentin.

    Roman écrit d’une plume alerte et intéressante sur une crise, ses conséquences, sur le fonctionnement « anormal » d'une société et sur une famille qui s’insurge.
    Emballée par le premier roman de cet écrivain publicitaire.

    « Est-ce bien le moment de tout foutre en l'air ? » pensa Corentin.

    Roman écrit d’une plume alerte et intéressante sur une crise, ses conséquences, sur le fonctionnement « anormal » d'une société et sur une famille qui s’insurge.
    Emballée par le premier roman de cet écrivain publicitaire.

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    Couverture du livre « Monsieur le maire » de Pascal Gregoire aux éditions Cherche Midi

    Calimero29 sur Monsieur le maire de Pascal Gregoire

    Voilà un personnage principal de roman rarement rencontré : le maire d'une petite commune rurale des Ardennes. C'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans "Monsieur le maire".
    Le roman débute avec la condamnation à vingt ans de réclusion de Paul, ce fameux maire, pour le...
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    Voilà un personnage principal de roman rarement rencontré : le maire d'une petite commune rurale des Ardennes. C'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans "Monsieur le maire".
    Le roman débute avec la condamnation à vingt ans de réclusion de Paul, ce fameux maire, pour le meurtre d'un journaliste qui n'hésitait pas à le démolir lui et son action dans des articles au vitriol dans le journal local.
    Par flash-back, Paul revient sur les quinze dernières années de sa vie, marquée par la blessure de ne pouvoir avoir d'enfants avec sa femme Mathilde, l'amour qui s'étiole et sur ses trois mandats de maire.
    Alors que ses brillantes études le prédestinaient à une carrière politique nationale, il revient dans son village par idéalisme, foi en la politique dans son acception la plus noble, volonté d'aider ses concitoyens au plus près de leurs problèmes. On se demande ce qui a pu conduire cet homme volontaire, plein d'énergie à ce qu'il est devenu : amer, aigri, épuisé, au bord de la rupture familiale par surinvestissement dans sa fonction d'édile. On assiste aux renoncements, aux échecs, à la terrible ingratitude des administrés qui oublient bien vite le bien qu'on leur a fait pour ne se focaliser que sur le mauvais, aux petits arrangements avec la loi pour faire avancer les choses.
    Ce roman est plus percutant qu'un article de journal ou un reportage sur le mal-être de ses "petits" maires, les énormes responsabilités qui pèsent sur leurs épaules, l'indifférence des services de l'état, le sentiment d'être seul face à une tâche gigantesque.
    C'est un très bel hommage à ces maires de petites communes, dont un nombre croissant a décidé de jeter l'éponge pour les prochaines élections, qui ne comptent ni leur temps, ni leur énergie, ni même leur argent pour rendre la vie des habitants la plus agréable possible. Les problématiques actuelles sont abordées avec justesse : désertification des villages, racisme, chômage, manque de moyens financiers.
    Un roman bienvenu sur un sacerdoce bien méconnu.

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