Oyinkan Braithwaite

Oyinkan Braithwaite

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Avis (3)

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    Couverture du livre « Ma soeur, serial killeuse » de Oyinkan Braithwaite aux éditions Delcourt Litterature

    Bono Chamrousse sur Ma soeur, serial killeuse de Oyinkan Braithwaite

    MA SOEUR, SERIAL KILLEUSE
    de Oyinkan Braithwaite

    Traduit par Christine Barbaste

    Éditions Delcourt

    D'habitude, j'évite les thrillers et autres romans du même genre, alors un livre ayant pour titre "Ma soeur, serial killeuse" aurait dû me faire fuir... Sauf que, petit a), celui-là est...
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    MA SOEUR, SERIAL KILLEUSE
    de Oyinkan Braithwaite

    Traduit par Christine Barbaste

    Éditions Delcourt

    D'habitude, j'évite les thrillers et autres romans du même genre, alors un livre ayant pour titre "Ma soeur, serial killeuse" aurait dû me faire fuir... Sauf que, petit a), celui-là est publié aux éditions Delcourt et, petit b), j'adore les éditions Delcourt... Alors au diable le titre !

    "Ma soeur, serial killeuse" !

    C'est vrai qu'avec un titre comme ça, on s'attend à un simple thriller surtout que, dès la première page, on surprend Korede, la soeur aînée, l'éponge à la main, essayant de faire disparaître les traces de sang qu'Ayoola, la soeur cadette, a laissées en poignardant son petit ami...

    Pourtant, ce titre est trompeur... car ce livre est bien plus que ça.

    Tout d'abord, il y a la relation entre ces deux soeurs qui n'est pas aussi simple que cela peut le paraître. Korede, qui est disgracieuse, intelligente et responsable, est tout le contraire de sa sœur Ayoola, une fille très belle, égoïste et effrontée. Pourtant, malgré les défauts de cette dernière, Korede se sent toujours obligée de prendre la défense de cette soeur, qu'elle n'apprécie pas tant que ça, tout en se demandant constamment ce qui cloche chez sa cadette.

    Ensuite, sous des aspects de légèreté, ce livre aborde la maltraitance et le sexisme que doivent supporter les femmes nigériennes de la part des hommes, car la société du Nigéria est extrêmement patriarcale et certaines pratiques ancestrales n'ont pas disparues.

    Les chapitres sont courts avec des titres qui leurs donnent un éclairage précis. L'écriture est concise, efficace et va droit au but. Il n'y a aucun mot superflu. Le texte est dégraissé et travaillé comme pour une nouvelle ce qui donne un rythme du tonnerre à ce roman.

    Bref, j'ai adoré ! Adoré ! Adoré !

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    Couverture du livre « Ma soeur, serial killeuse » de Oyinkan Braithwaite aux éditions Delcourt Litterature

    L'atelier de Litote sur Ma soeur, serial killeuse de Oyinkan Braithwaite

    J’adore découvrir les premiers romans des auteurs et quand en plus cette auteure nigérienne situe son action à Lagos c’est encore mieux. Pour tout dire c’était noir, captivant et psychologiquement complexe, une pépite à découvrir. Les chapitres sont courts et filent à une vitesse...
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    J’adore découvrir les premiers romans des auteurs et quand en plus cette auteure nigérienne situe son action à Lagos c’est encore mieux. Pour tout dire c’était noir, captivant et psychologiquement complexe, une pépite à découvrir. Les chapitres sont courts et filent à une vitesse impressionnante, l’écriture est fluide avec une touche d’humour appréciable. Le choix du sujets abordé dans les différents chapitres est comme une surprise dont on ne voit pas tout de suite le fil conducteur, cela reste souvent léger et on aurait pu imaginer d’aller voir avec plus de profondeur dans les descriptions et les détails mais c’est ce qui fait en grande partie le charme de ce thriller pas comme les autres. On se retrouve face à deux sœurs Korede et Ayoola. L’aîné Korede porte en elle la responsabilité des actes d’Ayoola. L’étude psychologique de leur personnage est bien menée même si elle nous apporte souvent plus de questions que de réponses. Je me suis littéralement laisser prendre dans le filet de ses deux sœurs alors que leurs actes ne sont pas sans reproches, je n’ai pas pu m’empêcher d’apprécier la personnalité et le caractère de Korede.
    Le début du roman est comme un coup de pied dans la fourmilière, cela commence fort. Un crime commis par Ayoola et couvert grâce au sang froid de sa grande sœur, en méticuleuse infirmière qu’elle est.
    Ce livre d’à peine 240 pages se révèle être de la dynamite, les thèmes de la folie, de l’âme humaine et de ses dérives sont traitées avec une originalité qui donne tout son peps à l’histoire. On parle quand même d’une jeune femme, au physique magnifique qui se révèle être une tueuse en série, l’étude de son personnage auto-centré, manque d’empathie est proche de la satire mais reste d’un cruel réalisme. J’ai passé un excellent moment de lecture que je qualifierai de rafraîchissant dans sa construction et qui sort des schémas habituels des thrillers aujourd’hui. Bonne lecture.

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    Couverture du livre « Ma soeur, serial killeuse » de Oyinkan Braithwaite aux éditions Delcourt Litterature

    Musemania sur Ma soeur, serial killeuse de Oyinkan Braithwaite

    Et voilà que mon aventure dans le Club Sang VIP sur BePolar.fr commence réellement avec mon premier avis sur un livre reçu grâce à eux et à la maison d’édition, Delcourt Littérature. Pour une première : elle est totalement REUSSIE car j’ai beaucoup aimé ce premier roman de Oyinkan Braithwaite...
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    Et voilà que mon aventure dans le Club Sang VIP sur BePolar.fr commence réellement avec mon premier avis sur un livre reçu grâce à eux et à la maison d’édition, Delcourt Littérature. Pour une première : elle est totalement REUSSIE car j’ai beaucoup aimé ce premier roman de Oyinkan Braithwaite (retenez bien ce nom!).

    Confession pour commencer : je n’avais jamais lu de livre issu de la littérature nigériane. Donc, ce livre était un double baptême du feu. Je connaissais ce livre par l’énorme publicité qui a été mise en place en vue de sa parution début du mois. Bien entendu, cela a tendance à titiller la curiosité des lecteurs. Mais pour moi ce qui m’avait surtout attirée était de pouvoir lire un bouquin venant d’un pays dont je ne connaissais aucun auteur ou livre aux premiers abords.

    Bien m’en a pris car j’ai littéralement dévoré ce roman de comédie noire en même pas deux jours. Je me rends compte de la difficulté des traductions littéraires et de tout le travail que cela doit occasionner en amont, avant qu’on ne reçoive ces écrits entre les mains. C’est pourquoi il faut saluer le travail de la traductrice, Christine Barbaste, car pour en avoir découvert des petites phrases dans leur langue d’origine, la difficulté de cette langue doit être énorme. Pourtant, cela coule aisément et c’est tout à fait le genre de livre qu'on lit d’une traite.

    Alors j’ai commencé ma lecture mais j’ai été très vite balayée par un doute : et si les prénoms et noms des personnages me faisaient perdre le fil de leur histoire? Vous le savez déjà si vous avez lu certaines de mes précédentes chroniques : j’ai des difficultés avec la littérature indienne et asiatique notamment, parce que les appellations sont trop éloignées avec ce que je lis habituellement, étant très fortement attirée par la littérature anglo-saxonne (l’exception qui confirme la règle : les termes nordiques sont souvent à rallonges et ne comprennent que peu de voyelles et pourtant là, je n’ai aucun souci ; cherchez l’erreur ;). Cette hésitation est aussi vite disparue qu’elle n’était apparue.

    L’auteure a découpé son histoire en de très courts chapitres dont chacun est affublé d’un mot-clé le résumant parfaitement. Une fois chaque chapitre lu, j’en ai remarqué alors toute leur subtilité. J’ai aussi apprécié son choix d’aborder l’histoire du point de vue de son personnage principal, Korede, en employant la première personne du singulier. Cela offre beaucoup de facilité pour offrir et garantir un certain attachement à cette héroïne singulière. Il en est de même par les chapitres de réminiscence de son enfance avec sa sœur ainsi que la crainte que faisait régner leur patriarche.

    C’est teinté d’humour noir, mais employé à juste dose et cela évite qu’on tombe dans le grotesque. Voilà encore un premier roman que j’ai aimé découvrir et dévorer et qui est plus que prometteur pour le futur de cette jeune auteure nigériane.

    Ma chronique en ligne : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/02/ma-soeur-serial-killeuse-de-oyinkan.html

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