Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Ottessa Moshfegh

Ottessa Moshfegh

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (6)

  • add_box
    Couverture du livre « Nostalgie d'un autre monde » de Ottessa Moshfegh aux éditions Fayard

    Henri-Charles Dahlem sur Nostalgie d'un autre monde de Ottessa Moshfegh

    Ottessa Moshfegh revient avec un recueil de nouvelles qui dresse le portrait d’une Amérique qui s’effondre un peu plus tous les jours.

    En quatorze nouvelles, Ottessa Moshfegh raconte l'Amérique sous l’ère Trump et ne laisse guère le choix aux lecteurs à quelques jours de l’élection...
    Voir plus

    Ottessa Moshfegh revient avec un recueil de nouvelles qui dresse le portrait d’une Amérique qui s’effondre un peu plus tous les jours.

    En quatorze nouvelles, Ottessa Moshfegh raconte l'Amérique sous l’ère Trump et ne laisse guère le choix aux lecteurs à quelques jours de l’élection présidentielle. S’il était possible de changer ce pays, alors personne n’hésiterait, surtout pas ces personnages qui sont tous confrontés à de sérieux problèmes, vivent à la marge ou prennent un gros coup sur le tête. Ils sont pris dans un système qui les broie, témoins impuissants d'une société qui va à vau-l'eau. Ainsi la prof de math qui, dans «Élévation», la nouvelle qui ouvre ce recueil, s'en remet à la drogue et à l'alcool pour cacher son désespoir face à des jeunes qui n'ont pas envie d'apprendre. Prise entre une hiérarchie qui juge au résultat et des élèves qui s’imaginent sans avenir, elle va ériger ses propres règles et se retrouver au bord de l'abîme.
    Dans «Monsieur Wu», on fait la connaissance d'un homme qui cherche le meilleur moyen d'aborder la femme qui travaille dans la salle de jeux d'arcade où il passe ses journées et sur laquelle il projette tous ses fantasmes. Quand il n'est pas chez une prostituée.
    «Malibu» raconte la liaison entre un jeune homme acnéique et peu sûr de lui et une jeune indienne. Couple bancal et qui se retrouve pour tenter de conjurer leur sort.
    «Les branques» en est en quelque sorte la suite, racontant comment une jeune femme se met en couple avec un jeune homme qu'elle déteste. Alors qu'il passe un casting pour une publicité – il veut percer dans le cinéma –, elle annonce aux nouveaux locataires qui s'installent qu'elle va le quitter.
    Dans «Une route sombre et sinueuse» un homme dont la femme va accoucher s'offre un dernier moment de liberté dans un petit chalet de montagne. Il va y croiser l'amie de son frère et, après lui avoir fait croire qu'il était homosexuel, va se rapprocher d'elle.
    Pour fêter l'anniversaire d'un pensionnaire de l'asile où il travaille, un homme va conduire les deux déficients mentaux dans le Friendly's qui a remplacé le Hooters, qui n’est «Pas un endroit pour les gens bien».
    Dans ces petites villes où il ne se passe jamais rien, comme à «Alna», les mêmes maux gangrènent la société. Dans ce coin qui «regorge de meth et d'héroïne», le narrateur rencontre Clark, la «seule personne qui eut vaguement l'air éduquée». Elle va lui proposer de garder sa maison en son absence.
    «Une femme honnête» retrace la rencontre d'un homme d'âge mur et sa jeune voisine, tandis que le «Le garçon de la plage» – la nouvelle que je préfère – met en scène un couple de New Yorkais rentrant de vacances dans un endroit exotique. Après un dîner bien arrosé avec des amis, ils rentrent chez eux. Durant la nuit, Marcia meurt. Son mari décide alors de retourner dans ce «paradis sur terre» pour y jeter les cendres de son épouse. Une nouvelle qui aurait aussi pu s’intituler comme le recueil.
    Dans ces portraits où l’échec semble le lot commun, où toutes les aspirations se heurtent à une réalité économique aux perspectives très sombres, on ne peut toutefois s’empêcher de penser qu’il suffirait d’un rien pour que le ciel s’éclaircisse. En choisissant la nouvelle, Ottessa Moshfegh choisit en effet de nous livrer des bouts d’histoires. En choisissant le noir, elle n’oublie pas l’humour et pointe les absurdités d’un monde bizarre, ajoutant ici une pointe de fantastique comme dans «Un monde meilleur» où une jeune fille s’imagine venir d’un autre monde et doit tuer quelqu’un pour y retourner et servant le tout avec une plume incisive à souhait.
    https://urlz.fr/en1N

  • add_box
    Couverture du livre « Mon année de repos et de détente » de Ottessa Moshfegh aux éditions Fayard

    Camille MONDOLONI sur Mon année de repos et de détente de Ottessa Moshfegh

    A quoi bon se lever le matin ? Le personnage principal de ce roman a trouvé la parade. Métro, boulot, dodo : trop peu pour elle. Ce sera plutôt Xanax, Benadryl et Tramadol. Se gaver de médicaments et dormir le plus possible. Ce roman, c’est un peu l’apologie de la sieste et des médicaments en...
    Voir plus

    A quoi bon se lever le matin ? Le personnage principal de ce roman a trouvé la parade. Métro, boulot, dodo : trop peu pour elle. Ce sera plutôt Xanax, Benadryl et Tramadol. Se gaver de médicaments et dormir le plus possible. Ce roman, c’est un peu l’apologie de la sieste et des médicaments en tout genre, dont l’énumération est assez soporifique. Néanmoins, à côté de cette intrigue assommante, l’auteur dresse une intéressante satire sociale, et dévoile des dons de portraitistes qui parfois vous feront mourir de rire! Tout le monde en prend pour son grade ! A lire, cet hiver, en pyjama!

  • add_box
    Couverture du livre « Mon année de repos et de détente » de Ottessa Moshfegh aux éditions Fayard

    CHRISTOPHE ZWICK sur Mon année de repos et de détente de Ottessa Moshfegh

    Récit très original et hilarant sur une jeune personne ayant décidé de mettre sa vie en parenthèse après une déception amoureuse. La chute est introuvable.

    Récit très original et hilarant sur une jeune personne ayant décidé de mettre sa vie en parenthèse après une déception amoureuse. La chute est introuvable.

  • add_box
    Couverture du livre « Mon année de repos et de détente » de Ottessa Moshfegh aux éditions Fayard

    Dominique Sudre sur Mon année de repos et de détente de Ottessa Moshfegh

    Mais quelle drôle d’idée, rester chez soi, confinée, pour dormir, dormir, dormir pendant un an. C’est ce qu’a décidé de faire l’héroïne de ce roman, une jeune femme de 26 ans. Elle veut prendre une année de repos, se terrer au moins pendant douze mois pour se réveiller en septembre 2001. A dose...
    Voir plus

    Mais quelle drôle d’idée, rester chez soi, confinée, pour dormir, dormir, dormir pendant un an. C’est ce qu’a décidé de faire l’héroïne de ce roman, une jeune femme de 26 ans. Elle veut prendre une année de repos, se terrer au moins pendant douze mois pour se réveiller en septembre 2001. A dose forcée, grâce à une quantité assez délirante de somnifères de toute sorte, pour changer sa vie, passer à autre chose, se régénérer dans l’oubli !

    Elle a hérité de la fortune de ses parents à leur mort, une mère qui s’est noyée dans l’alcool et les médicaments (ah, décidément) un père mort d’un cancer, la voilà à l’abri du besoin. Appartement sur la quatre-vingt quatrième rue de Manhattan, toilettes, bijoux, meubles, un magnétoscope et tous les films à voir et revoir à l’infini, elle ne manque de rien. Elle a même quitté la galerie d’art dans laquelle elle avait trouvé un travail.

    Reva sa seule amie est toujours là, fidèle, elle l’accompagne même lorsqu’elle la rejette et la suit dans ses délires. Avec Reva, nous allons la suivre tout au long d’interminables journées et nuits de coma médicamenteux, à se souvenir de l’enfance, de l’adolescence, des parents, des amis, de Trevor son étrange amoureux et de leur relation malsaine. Tous ces souvenirs d’une vie qu’elle veut oublier dans ce sommeil forcé quelle imagine réparateur.

    Tout cela est rendu possible grâce à la plus délirante et la plus folle des psychiatres, cette Dr Tuttle qu’elle a déniché dans l’annuaire par hasard, qui ne l’écoute jamais et lui fait toutes les ordonnances les plus délirantes possibles, avec tous les médicaments qu’elle lui demande.

    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/04/01/mon-annee-de-repos-et-de-detente-ottessa-moshfegh/

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !