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Omar Youssef Souleimane

Omar Youssef Souleimane

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Le petit terroriste » de Omar Youssef Souleimane aux éditions Flammarion

    LALIE.01 sur Le petit terroriste de Omar Youssef Souleimane

    De l’écrivain syrien Omar Youssef Souleimane, je ne connais que « Le petit terroriste » et on peut dire qu’un Syrien en exil parle.

    Après quelques livres traduits (comme le beau recueil de poèmes "Loin de Damas", éditions le Temps des Cerises, 2016), Omar Youssef Souleimane nous livre, écrit...
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    De l’écrivain syrien Omar Youssef Souleimane, je ne connais que « Le petit terroriste » et on peut dire qu’un Syrien en exil parle.

    Après quelques livres traduits (comme le beau recueil de poèmes "Loin de Damas", éditions le Temps des Cerises, 2016), Omar Youssef Souleimane nous livre, écrit directement en français, un récit largement autobiographique divisé en cinq parties.

    * Tout d'abord, dans "La Rue de Paradis", le narrateur évoque les circonstances assez rocambolesques qui lui ont fait quitter la Syrie pour venir en France. Jeune journaliste, il était recherché par les sbires de Hafaz El Assad après le Printemps de Damas. Il franchit clandestinement la frontière jordanienne et doit son salut à l'ambassadrice de France qui lui fournit un sauf-conduit pour la France, où il obtient le statut de réfugié.

    * Puis, dans "Une ville de fer", il raconte les débuts de son enfance en Arabie Saoudite, où ses parents médecins sont venus travailler dans un dispensaire : expérience terrible pour le jeune enfant confronté à un pays nettement moins libéral que la Syrie (!), et où la religion wahhabite domine tout. Il est un étranger, malgré la religion de ses parents, et subit les brimades des jeunes Saoudiens dans les établissements scolaires. C'est que les Syriens ne sont considérés que comme des individus de seconde zone, la troisième étant les Pakistanais, Philippins, Malais et autres exilés économiques. On découvre une société dans laquelle la violence naît en partie des interdits sexuels et de la chape de plomb de la religion d'état : ainsi, l'enseignement du monothéisme semble bien être le cours le plus important dans les écoles. La naissance d'un petit frère, dont il doit s'occuper pendant le travail de sa mère, lui permet d'échapper un peu à l'étude assidue du Coran.

    * "Un chemin dans le néant" montre les suites de l'attentat du World Trade Center en septembre 2001 et ses répercussions à Riyad, aussi bien en classe, où le jeune Omar a quatorze ans que dans les discussions à la maison. Le narrateur a très envie, à l'instar de quelques-uns de ses camarades et même de son professeur de monothéisme (arrêté et condamné par le régime saoudien) de devenir un petit terroriste, et de partir pour la guerre sainte en Afghanistan, ce qui lui permettrait de trouver une place dans le monde. Cependant qu'il réprime ses pulsions sexuelles par une pratique assidue de l'Islam et de la prière.

    * La quatrième partie ("Dieu et le Diable") nous entraîne au pèlerinage à La Mecque, où le père emmène ses deux fils aînés. C'est le début pour le narrateur de sa prise de distances avec la religion. Au lieu d'encourager son assentiment, le tohu-bohu si peu spirituel et si mécanique des circonvolutions autour de la Pierre noire finit par lui faire perdre la foi dans ; il se demande : "Allah n'est-il présent qu'à La Mecque ?"

    * Enfin, dans "Le salut", le narrateur prend conscience, grâce à ses lectures (notamment de poésie), à l'accès à internet, à la découverte de la condition des femmes dans la religion, qu'on peut vivre autrement. Et revendiquer la "Liberté" du poème d'Éluard. La mort de la grand-mère entraîne le retour en Syrie.

    Écrit dans une langue simple, au présent de l'indicatif, ce récit d'apprentissage est très intéressant et permet de comprendre pas mal de choses sur la façon dont on peut devenir djihadiste ou au contraire s'en détourner.
    On peut dire que l'auteur narrateur revient de loin.
    Grâce à la poésie ?

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    Couverture du livre « Le dernier Syrien » de Omar Youssef Souleimane aux éditions Flammarion

    Fanfan La Tulipe sur Le dernier Syrien de Omar Youssef Souleimane

    Un témoignage poignant au cœur de la jeunesse syrienne à l'aube du printemps arabe. Beaucoup d'émotion dans ce livre renforcée par la poésie qui se dégage de la plume de l’auteur. Youssef, Joséphine, Mohammad, Khalil, et leurs amis, jeunes révolutionnaires épris de liberté qui luttent contre...
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    Un témoignage poignant au cœur de la jeunesse syrienne à l'aube du printemps arabe. Beaucoup d'émotion dans ce livre renforcée par la poésie qui se dégage de la plume de l’auteur. Youssef, Joséphine, Mohammad, Khalil, et leurs amis, jeunes révolutionnaires épris de liberté qui luttent contre l’oppression et le pouvoir en place en Syrie; un combat politique, religieux et social. Youssef et Mohammad qui vivent un amour secret – parce qu’interdit – et Youssef et Joséphine puis Khalil et Joséphine s'aiment à leur tour, le texte prend alors des allures d’engagement pour la liberté sexuelle en Syrie. Un coup de coeur!

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    Couverture du livre « Le dernier Syrien » de Omar Youssef Souleimane aux éditions Flammarion

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur Le dernier Syrien de Omar Youssef Souleimane

    Magnifique et émouvant. Omar Youssef Souleimane nous raconte dans "Le dernier Syrien" le drame de son pays à ce point anéanti qu'il ne peut s'écrire que dans l'exil. ... Mais à Homs Youssef voit tomber sa première bombe.

    Magnifique et émouvant. Omar Youssef Souleimane nous raconte dans "Le dernier Syrien" le drame de son pays à ce point anéanti qu'il ne peut s'écrire que dans l'exil. ... Mais à Homs Youssef voit tomber sa première bombe.

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    Couverture du livre « Le dernier Syrien » de Omar Youssef Souleimane aux éditions Flammarion

    Calimero29 sur Le dernier Syrien de Omar Youssef Souleimane

    Vrai coup de cœur pour ce roman coup de poing.
    Osmar Youssef Souleimane raconte l'histoire, au tout début de la révolution syrienne en 2011, d'un groupe de jeunes qui militent pour la liberté et la démocratie à Homs et Damas. Ces jeunes font la révolution contre un régime autoritaire mais...
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    Vrai coup de cœur pour ce roman coup de poing.
    Osmar Youssef Souleimane raconte l'histoire, au tout début de la révolution syrienne en 2011, d'un groupe de jeunes qui militent pour la liberté et la démocratie à Homs et Damas. Ces jeunes font la révolution contre un régime autoritaire mais surtout contre les tabous, les interdits, leurs parents qui ont accepté de vivre soumis. C'est aussi un combat pour la liberté sexuelle.
    On rencontre Joséphine, énergique, forte, indépendante, libre qui fédère un groupe de jeunes militants, assure la logistique, motive les uns et les autres. C'est une alaouite, communauté qui fut tiraillée entre le soutien à Hassad, lui-même alaouite et le rejet du régime.
    A ses côtés, Youssef, militant comme elle, qui essaye de faire connaître à l'extérieur les exactions commises par le régime, homosexuel; il tombe amoureux de Mohammad, qui n'assume ni sa sexualité, ni le regard des autres au point d'accepter de se fiancer pour que les apparences soient sauves; il n'a pas de conscience politique, ne s'engage pour aucune cause sauf celle de la liberté sexuelle.
    Khalil, autre militant, l'est surtout parce qu'il est amoureux de Joséphine et il paiera très cher son engagement.
    C'est aussi une déclaration d'amour à la Syrie, à son pays martyrisé, que l'auteur a dû abandonner en 2012 pour ne plus y revenir. On découvre la vie quotidienne de ces jeunes, les espoirs et les doutes vus de l'intérieur, une réalité dont les compte-rendus journalistiques ne peuvent faire l'écho.
    C'est ce qui rend ce roman poignant; on souffre avec ces jeunes épris de liberté, qui sont abandonnés de tous, pris en tenaille entre deux maux, le régime ou les islamistes; dans l'horreur de la répression et à côté du caractère insupportable des tortures subies par Khalil entre autres, ces jeunes incarnent un espoir.
    J'ai lu ce roman dans un souffle, transportée de chapitres en chapitres très courts sans pouvoir respirer, passant d'un personnage à l'autre, d'une ville à l'autre avec une violence qui ne cesse de croître. Magnifique et émouvant.

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