Olivia Rosenthal

Olivia Rosenthal
Écrivain et dramaturge, Olivia Rosenthal travaille à des performances en collaboration avec des
cinéastes, écrivains ou plasticiens. Elle a récemment publié Que font les rennes après Noël ?,
prix du Livre Inter (Verticales, 2010, Folio n° 5437), Ils ne sont pour rien dans mes larmes
(Minimales/Verti... Voir plus
Écrivain et dramaturge, Olivia Rosenthal travaille à des performances en collaboration avec des
cinéastes, écrivains ou plasticiens. Elle a récemment publié Que font les rennes après Noël ?,
prix du Livre Inter (Verticales, 2010, Folio n° 5437), Ils ne sont pour rien dans mes larmes
(Minimales/Verticales, 2012), Mécanismes de survie en milieu hostile (Verticales, 2014).

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    Couverture du livre « On n'est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Aude ACM sur On n'est pas là pour disparaître de Olivia Rosenthal

    La maladie d'Alzheimer racontée de manière décousue, comme l'est cette maladie.
    Emouvant, vrai, effrayant, sincère.
    Un beau livre. Des phrases très fortes comme celle-là: "Maintenant je sais que le passé que je croyais posséder, la maladie peut me l’enlever".

    EXTRAITS:

    "La douleur,...
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    La maladie d'Alzheimer racontée de manière décousue, comme l'est cette maladie.
    Emouvant, vrai, effrayant, sincère.
    Un beau livre. Des phrases très fortes comme celle-là: "Maintenant je sais que le passé que je croyais posséder, la maladie peut me l’enlever".

    EXTRAITS:

    "La douleur, je veux l’effacer
    La tristesse, je veux l’effacer
    La colère, j veux l’effacer
    La haine, je veux l’effacer
    Je veux tout effacer sauf la tranquillité.
    Dans la maladie de A., on ne choisit pas ce qu’on oublie, on oublie les derniers, ils s’estompent, ils se distinguent, ils se confondent, ils disparaissent.
    il faut maintenant inaugurer
    inventer
    à partir de rien
    comme si de rien
    comme si de rien
    n’était
    recommencer"

    "Faites un exercice.
    Imaginez-vous dans la situation dont l’histoire a été engloutie.
    Imaginez-vous à table, dans l’ignorance de ce que vous mangez, de l’endroit où vous vous trouvez, des objets qui vous entourent, des gens qui vous parlent familièrement et qui vous paraissent des étrangers".

    "Ce que je veux le plus
    c’est communiquer avec toi
    ne plus t’entendre pleurer
    ne plus voir ton regard se perdre dans le vide
    ce que je veux le plus
    c’est quelque chose qu’il n’y a pas, qu’il n’y a plus et que ni toi ni moi ne pouvons jamais reconquérir
    à quoi bon alors parler penser imaginer ce que je veux
    mieux vaut se contenter de petites choses qui renstent,
    d’infimes détails, de balbutiements
    mieux vaut ne mesurer les jours qu’à l’aune de ce qu’ils sont, apportent, contiennent
    et non à l’aune de ce qu’ils nous retirent
    mieux vaut".

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    Couverture du livre « On n'est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Nathalie Palayret sur On n'est pas là pour disparaître de Olivia Rosenthal

    Alzheimer. Ce mot qui fait peur, Olivia Rosenthal l'aborde par trois récits. Celui d'un vieil homme malade qui a poignardé sa femme, celui de son père qui ne la reconnaît plus et, enfin, le récit historique des travaux du docteur Alzheimer. Trois histoires pour apprivoiser la peur, lui tourner...
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    Alzheimer. Ce mot qui fait peur, Olivia Rosenthal l'aborde par trois récits. Celui d'un vieil homme malade qui a poignardé sa femme, celui de son père qui ne la reconnaît plus et, enfin, le récit historique des travaux du docteur Alzheimer. Trois histoires pour apprivoiser la peur, lui tourner autour et résister à la tentation de mise à l'écart de la maladie.

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    Couverture du livre « Toutes les femmes sont des aliens » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Manika sur Toutes les femmes sont des aliens de Olivia Rosenthal

    Un essai plutôt qu'un roman où l'auteure met en parallèle la femme, la maternité, les peurs, et les fictions cinématographiques.

    Revoir la saga des Aliens à travers les yeux de Olivia Rosenthal lui donne un dimension bien plus profonde que le simple combat pour venir à bout de ces horribles...
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    Un essai plutôt qu'un roman où l'auteure met en parallèle la femme, la maternité, les peurs, et les fictions cinématographiques.

    Revoir la saga des Aliens à travers les yeux de Olivia Rosenthal lui donne un dimension bien plus profonde que le simple combat pour venir à bout de ces horribles bêtes.

    Retrouver l'angoisse des oiseaux pour mieux se souvenir de ses premières fois perdues à jamais ou lire dans "Bambi" ou "le livre de la jungle" une vision de votre société c'est osé mais ça marche et c'est loin d'être inintéressant.

    A travers ses propos, l'auteur nous invite à porter un regard plus profond sur ces images et il y est vrai que j'avais vu les choses un peu différemment lorsque mon petit dernier regardait en boucle "le livre de la jungle"

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    Couverture du livre « On n'est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Laure Farinetto sur On n'est pas là pour disparaître de Olivia Rosenthal

    « Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Il a ensuite quitté le domicile conjugal et s’est réfugié dans le jardin des voisins. C’est la qu’il a été découvert par la police. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi...
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    « Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Il a ensuite quitté le domicile conjugal et s’est réfugié dans le jardin des voisins. C’est la qu’il a été découvert par la police. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a été incapable de répondre. »

    C’est sur ces mots que débute l’étrange roman d’Olivia Rosenthal. On n’est pas là pour disparaître a pour sujet la maladie d’Alzheimer et ses effets sur le malade et sur ses proches.

    La narratrice nous explique sans détour que ce livre lui tient vraiment à cœur, sans qu’elle sache vraiment pourquoi, tout en ayant peur que ça lui porte malheur… Mais elle ressent un besoin irrépressible d’écrire sur cette maladie. L’auteure nous livre également quelques pans de sa propre mémoire ; ses propres souvenirs s’insèrent au plus près de la mémoire défaillante du malade.

    Le texte alterne entre plusieurs fragments, donnant l’impression curieuse d’entendre en même temps plusieurs voix différentes, qui se superposent. L’auteure nous délivre les extraits d’un interrogatoire sans queue ni tête de Monsieur T. par la police, des fragments de la vie d’Alois Alzheimer & les pensées confuses du malade.

    A leur suite, s’ajoutent d’autres voix, à la façon de conseils donnés à un patient sur un ton presque clinique, et des tests nous sont proposés – « faites un exercice » – comme pour nous mettre dans la peau du malade… Le lecteur est par moment tutoyé, vouvoyé, il est convoqué pour prendre part à cette réflexion sur la maladie d’Alzheimer.

    La voix de l’auteure semble parfois se confondre avec celle du malade, comme si elle cherchait à entrer dans sa tête.

    C’est un livre à la fois dérangeant et magnétique qui aborde un sujet très complexe et sombre, à travers lequel l’auteure nous faire éprouver les sentiments de Monsieur T.

    L’écriture d’Olivia Rosenthal est un électrochoc ; avec sensibilité, intelligence et de façon profondément poétique, elle pose des mots sur la perte de mémoire, la perte de raison, les souvenirs qui s’effacent, la maladie qui peu à peu s’empare de l’homme. Un roman qui n’en est pas vraiment un, qui prend aux tripes, qui secoue.

    Un coup de cœur, un livre bouleversant qui va me poursuivre longtemps. Un livre hérisson, hérissé de marque-pages, comme autant de citations marquantes…

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