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Olivia Rosenthal

Olivia Rosenthal
Écrivain et dramaturge, Olivia Rosenthal travaille à des performances en collaboration avec des
cinéastes, écrivains ou plasticiens. Elle a récemment publié Que font les rennes après Noël ?,
prix du Livre Inter (Verticales, 2010, Folio n° 5437), Ils ne sont pour rien dans mes larmes
(Minimales/Verti... Voir plus
Écrivain et dramaturge, Olivia Rosenthal travaille à des performances en collaboration avec des
cinéastes, écrivains ou plasticiens. Elle a récemment publié Que font les rennes après Noël ?,
prix du Livre Inter (Verticales, 2010, Folio n° 5437), Ils ne sont pour rien dans mes larmes
(Minimales/Verticales, 2012), Mécanismes de survie en milieu hostile (Verticales, 2014).

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Olivia Rosenthal (2)

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Éloge des bâtards » de Olivia Rosenthal aux éditions Verticales

    Colette LORBAT sur Éloge des bâtards de Olivia Rosenthal

    La narratrice a la malchance d’entrer dans la vie des gens, de connaître leur histoire sans aucun échange ; elle l’a vérifié avec le poissonnier qui la sert. Elle doit absolument se protéger pour ne pas être dévorée par la vie des autres. Déjouant les tours de garde des vigiles, elle erre dans...
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    La narratrice a la malchance d’entrer dans la vie des gens, de connaître leur histoire sans aucun échange ; elle l’a vérifié avec le poissonnier qui la sert. Elle doit absolument se protéger pour ne pas être dévorée par la vie des autres. Déjouant les tours de garde des vigiles, elle erre dans ce qui reste de verdure, de bois, non plutôt des taillis, des friches où elle retrouve d’autres insoumis comme elle « Nous sommes unis par des actions clandestines destinées à empêcher la disparition complète de notre ville. » Des affinités se créent et une petite troupe émerge Les résistants, les zadistes, les insoumis, enfin bref, eux qui ne veulent pas de cet avenir où la nature disparaît, où les gens habitent des tours et se surveillent les uns les autres, où des milices vous espionnent.
    La bande se réunit chez les uns, les autres, enfin ceux qui ont un toit pour discuter, fourailler, décider des actions à mener. Ils savent que leur combat est déjà perdu, mais ils veulent garder, sauvegarder le peu d’espaces verts qui reste, replantent, écrivent, peignent… Ils veulent un peu de désordre dans l’ordre obligatoire, un peu de sauvage dans la cité trop tenue.

    Olivia Rosenthal ne permet pas que l’on reste tranquille au fil des pages du livre. En début, Lily entre, sans le vouloir, dans l’inconscient des passants. Changement de cap direction des « zadistes » et une dystopie où des groupes sabotent, retardent les travaux en cours. Mais, ce ne sont pas des ados retardés ou pas, non, ce sont des adultes, même une grand-mère, et cela change l’optique. « En nous restreignant à être seulement ce que nous faisons de concret, nous nous épargnons tout le reste », car personne ne pose de questions sur personne, pas de confidence. Nouveau virage. Un soir Sturm le puissant, Macha la frisée, Clarisse la candide, Fox le nerveux, Gell le sauvage, Filasse le berger, Full le taciturne, Oscar le dandy et elle, Lily la secrète se réunissent chez elle.
    « Cet état dure tant que nous sommes voués à l’action et unis par une conviction et un but commun. Mais un jour les choses s’enrayent. » Fox, en réponse à une question de Strurm, raconte sa vie , puis ce sera le tour des autres. Chacun raconte sa bâtardise, ses origines incertaines, ses ruptures.
    L’enfance régit l’adulte ; les coups, le non-amour, la disparition, l’inconnu, le secret, l’amour, la tendresse… font ce que nous devenons et que les personnages sont devenus, avec les bidouillages de la vie, la force de s’en sortir avec le paquetage arrimé au dos.
    Et si le roman était encore autre chose. Oui, pourquoi ceux-là se sont-ils agrégés le uns aux autres sans rien savoir de l’autre ?Qu’est-ce qui pousse des individualités à se regrouper ? Et que le groupe ne peut survivre sans une connaissance de l’autre. Vu de l’orée de mon bois, cette ville est très inhumaine dans sa verticalité. Plus de maisons individuelles, mais des appartements, des boîtes dans lesquels on vous place et vous surveille.
    Un livre à tiroirs, à virages très intéressant grâce à la plume de l’auteur.

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    Couverture du livre « On n'est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Aude ACM sur On n'est pas là pour disparaître de Olivia Rosenthal

    La maladie d'Alzheimer racontée de manière décousue, comme l'est cette maladie.
    Emouvant, vrai, effrayant, sincère.
    Un beau livre. Des phrases très fortes comme celle-là: "Maintenant je sais que le passé que je croyais posséder, la maladie peut me l’enlever".

    EXTRAITS:

    "La douleur,...
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    La maladie d'Alzheimer racontée de manière décousue, comme l'est cette maladie.
    Emouvant, vrai, effrayant, sincère.
    Un beau livre. Des phrases très fortes comme celle-là: "Maintenant je sais que le passé que je croyais posséder, la maladie peut me l’enlever".

    EXTRAITS:

    "La douleur, je veux l’effacer
    La tristesse, je veux l’effacer
    La colère, j veux l’effacer
    La haine, je veux l’effacer
    Je veux tout effacer sauf la tranquillité.
    Dans la maladie de A., on ne choisit pas ce qu’on oublie, on oublie les derniers, ils s’estompent, ils se distinguent, ils se confondent, ils disparaissent.
    il faut maintenant inaugurer
    inventer
    à partir de rien
    comme si de rien
    comme si de rien
    n’était
    recommencer"

    "Faites un exercice.
    Imaginez-vous dans la situation dont l’histoire a été engloutie.
    Imaginez-vous à table, dans l’ignorance de ce que vous mangez, de l’endroit où vous vous trouvez, des objets qui vous entourent, des gens qui vous parlent familièrement et qui vous paraissent des étrangers".

    "Ce que je veux le plus
    c’est communiquer avec toi
    ne plus t’entendre pleurer
    ne plus voir ton regard se perdre dans le vide
    ce que je veux le plus
    c’est quelque chose qu’il n’y a pas, qu’il n’y a plus et que ni toi ni moi ne pouvons jamais reconquérir
    à quoi bon alors parler penser imaginer ce que je veux
    mieux vaut se contenter de petites choses qui renstent,
    d’infimes détails, de balbutiements
    mieux vaut ne mesurer les jours qu’à l’aune de ce qu’ils sont, apportent, contiennent
    et non à l’aune de ce qu’ils nous retirent
    mieux vaut".

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    Couverture du livre « On n'est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Nathalie Palayret sur On n'est pas là pour disparaître de Olivia Rosenthal

    Alzheimer. Ce mot qui fait peur, Olivia Rosenthal l'aborde par trois récits. Celui d'un vieil homme malade qui a poignardé sa femme, celui de son père qui ne la reconnaît plus et, enfin, le récit historique des travaux du docteur Alzheimer. Trois histoires pour apprivoiser la peur, lui tourner...
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    Alzheimer. Ce mot qui fait peur, Olivia Rosenthal l'aborde par trois récits. Celui d'un vieil homme malade qui a poignardé sa femme, celui de son père qui ne la reconnaît plus et, enfin, le récit historique des travaux du docteur Alzheimer. Trois histoires pour apprivoiser la peur, lui tourner autour et résister à la tentation de mise à l'écart de la maladie.

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    Couverture du livre « Toutes les femmes sont des aliens » de Olivia Rosenthal aux éditions Gallimard

    Manika sur Toutes les femmes sont des aliens de Olivia Rosenthal

    Un essai plutôt qu'un roman où l'auteure met en parallèle la femme, la maternité, les peurs, et les fictions cinématographiques.

    Revoir la saga des Aliens à travers les yeux de Olivia Rosenthal lui donne un dimension bien plus profonde que le simple combat pour venir à bout de ces horribles...
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    Un essai plutôt qu'un roman où l'auteure met en parallèle la femme, la maternité, les peurs, et les fictions cinématographiques.

    Revoir la saga des Aliens à travers les yeux de Olivia Rosenthal lui donne un dimension bien plus profonde que le simple combat pour venir à bout de ces horribles bêtes.

    Retrouver l'angoisse des oiseaux pour mieux se souvenir de ses premières fois perdues à jamais ou lire dans "Bambi" ou "le livre de la jungle" une vision de votre société c'est osé mais ça marche et c'est loin d'être inintéressant.

    A travers ses propos, l'auteur nous invite à porter un regard plus profond sur ces images et il y est vrai que j'avais vu les choses un peu différemment lorsque mon petit dernier regardait en boucle "le livre de la jungle"