Olen Steinhauer

Olen Steinhauer
Né en 1970 à Baltimore, l'Américain Olen Steinhauer est un auteur bien connu des amateurs de suspense. Il a été nominé deux fois pour le prestigieux Edgar Award du meilleur roman et a reçu le prix Hammet pour L'Issue - deuxième volet de sa trilogie d'espionnage, Le Touriste (Liana Levi), acclamée... Voir plus
Né en 1970 à Baltimore, l'Américain Olen Steinhauer est un auteur bien connu des amateurs de suspense. Il a été nominé deux fois pour le prestigieux Edgar Award du meilleur roman et a reçu le prix Hammet pour L'Issue - deuxième volet de sa trilogie d'espionnage, Le Touriste (Liana Levi), acclamée par la critique.

Avis (12)

  • Couverture du livre « Le touriste » de Olen Steinhauer aux éditions Liana Levi

    danielle cubertafon sur Le touriste de Olen Steinhauer

    C est sûrement un bon thriller a decouvrir l e sujet est prenant a suivre

    C est sûrement un bon thriller a decouvrir l e sujet est prenant a suivre

  • Couverture du livre « Le touriste » de Olen Steinhauer aux éditions Liana Levi

    Dominique Lemasson sur Le touriste de Olen Steinhauer

    Quand on a vieilli avec l’œuvre de John Le Carré, longtemps après avoir démasqué La Taupe, il arrive un moment où il devient nécessaire, pour assouvir sa faim d’histoires tordues, de vrais mensonges et de fausses vérités, d’explorer d’autres territoires. Bien sûr, il y a Robert Littell, Joseph...
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    Quand on a vieilli avec l’œuvre de John Le Carré, longtemps après avoir démasqué La Taupe, il arrive un moment où il devient nécessaire, pour assouvir sa faim d’histoires tordues, de vrais mensonges et de fausses vérités, d’explorer d’autres territoires. Bien sûr, il y a Robert Littell, Joseph Kannon ou William Boyd mais il faut aussi réserver une plage de lecture à Olen Steinhauer, dont j’avais déjà dégusté A Couteaux Tirés.
    Le Touriste est une histoire complexe, avec une dimension personnelle riche et de qualité. Il contient tous les ingrédients et les rebondissements nécessaires au lecteur pour partager les interrogations et les angoisses du héros tentant de découvrir la vérité qui pourrait, peut-être, sauver sa peau ou sa famille.
    Le parcours, semé d’embuches, de notre Touriste se passe plus souvent à l’ombre qu’au soleil et ses photos de vacances ne retiennent l’attention que de rares initiés. Impossible d’en faire le prétexte à une soirée barbecue avec les voisins qui s’ennuieraient vite. Comme souvent, dans le genre, les amis ne sont pas toujours aussi amicaux qu’on le souhaite, mais quand il faut deviner le mot de passe qu’on ne connait pas c’est Le Carré qui fournit la solution…
    A la quatrième sonnerie, il décrocha mais ne dit rien. C’est (l’autre) qui parla le premier. « L’Américain tendit à Leamas… »Milo hésita, croyant savoir ce qu’il devait répondre, mais pas sûr de lui pour autant. Prenant une voix dépourvue d’accent, il murmura «…une nouvelle tasse de café ». Il savait très bien d’où était tiré le code d’identification. L’espion qui venait du froid.
    Joli clin d’œil au maître, le lecteur est ravi, prêt à repartir pour une nouvelle aventure.

  • Couverture du livre « À couteaux tires » de Olen Steinhauer aux éditions Presses De La Cite

    Dominique Lemasson sur À couteaux tires de Olen Steinhauer

    Quand deux espions se mettent à table…
    Ces deux-là vont finir par parler, sans menaces, sans violences, sans tortures, tout simplement en tête à tête au restaurant, et la vérité surgira, peut-être, au dessert.
    Ils se sont aimés à Vienne et, après la tuerie de l’aéroport, elle est partie,...
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    Quand deux espions se mettent à table…
    Ces deux-là vont finir par parler, sans menaces, sans violences, sans tortures, tout simplement en tête à tête au restaurant, et la vérité surgira, peut-être, au dessert.
    Ils se sont aimés à Vienne et, après la tuerie de l’aéroport, elle est partie, brusquement, brutalement. Il ne s’en est toujours pas remis. Elle a refait sa vie, comme on dit, et lui fait toujours partie de la maison qu’elle a quittée. La maison c’est la CIA.
    Cinq ans plus tard, l’interrogatoire d’un terroriste capturé en Afghanistan laisse à penser que les pirates responsables du massacre de Vienne étaient renseignés par l’un des membres de leur équipe. Vérité ou intoxication ? Il est chargé de trouver la réponse avant que l’enquête ne soit prise en main directement par Langley. Quelle belle occasion de renouer le contact avec son ancienne partenaire ! Il l’invite au restaurant après s’être inventé une réunion secrète à proximité de la charmante ville de Carmel où elle demeure à présent. La braise couve encore sous le feu de sa passion trop brutalement éteinte ; malgré les mises en garde, ne risque-t-il pas de se brûler à nouveau ?
    La cuisine de l’espionnage n’est pas très digeste, alors, quand les aigreurs de l’amour déçu s’en mêlent, c’est encore plus difficile à digérer. La seconde partie du roman est haletante et, à mesure que la vérité semble poindre, les pages tournent de plus en plus vite dans l’attente du dénouement. Le lecteur est impatient de savoir qui paiera l’addition.
    Quatre étoiles pour le roman, un peu moins au Michelin sans doute.

  • Couverture du livre « À couteaux tires » de Olen Steinhauer aux éditions Presses De La Cite

    Dodislo TH sur À couteaux tires de Olen Steinhauer

    Résumé :

    « C,
    Figure-toi que je serai dans ton secteur d'ici une quinzaine de jours. Un séminaire à Santa Cruz. Je n'ai rien de prévu le 16 octobre, un mardi, et j'aimerais beaucoup t'inviter à dîner. Choisis le restaurant, j'enverrai la facture au gouvernement.
    Je t'embrasse,
    H »

    Henry...
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    Résumé :

    « C,
    Figure-toi que je serai dans ton secteur d'ici une quinzaine de jours. Un séminaire à Santa Cruz. Je n'ai rien de prévu le 16 octobre, un mardi, et j'aimerais beaucoup t'inviter à dîner. Choisis le restaurant, j'enverrai la facture au gouvernement.
    Je t'embrasse,
    H »

    Henry se rend en Californie et revoit à cette occasion Celia, son ancienne maîtresse. Tous deux ont été agents secrets, à Vienne, et ne se sont pas revus depuis l'attentat terroriste qui a coûté la vie à cent vingt personnes dans un avion, cinq ans plus tôt. Celia a quitté la CIA et a fondé une famille. Malgré les sentiments qu'il éprouve encore, Henry a aujourd'hui une mission à remplir : découvrir ce qu'elle sait sur cette terrible journée où tout a basculé.
    Un huis clos époustouflant où un simple dîner de retrouvailles, du moins en apparence, se transforme en habile joute verbale, chacun jonglant entre discussion personnelle et professionnelle, chacun poussant l'autre dans ses retranchements pour sauver sa peau... Une plongée magistrale dans les coulisses de l'espionnage et de l'antiterrorisme.

    Mon avis :

    J'ai reçu ce livre dans le cadre de ma participation à l'opération Les Explorateurs du Polar. Je ne suis pas une habituée des romans d'espionnage, et j'ai été plutôt satisfaite de découvrir celui-ci.

    Le résumé correspond vraiment au livre, l'intrigue est bien ficelée. Le choix du huis clos est risqué parce qu'il faut savoir tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout. Et croiser une conversation entre d'anciens amants avec une enquête d'espionnage n'est pas si original, on pourrait craindre des lourdeurs, mais ce n'est pas vraiment le cas.
    L'atmosphère de ce dîner alterne entre fausse légèreté, rancoeur et peur, l'affection refoulée et la tension sont palpables entre les personnages. C'est un jeu de dupes qui dure. C'est très symbolique de l'incommunicabilité entre les êtres. Ils s'aiment mais doivent se détruire pour sauver leur peau.
    L'échange de banalités n'est pas toujours intéressant mais nécessaire. Il n'y a pas vraiment d'action sauf lors des analepses, il faut aimer lire entre les lignes afin de comprendre la psychologie et la personnalité des personnages.
    Ce que j'ai apprécié aussi, c'est que l'enquête n'est pas un prétexte à ce duel amoureux. L'enquête a toute sa place entre eux et prend de l'ampleur au fil de l'histoire. On y plonge avec eux, en suivant l'enquête de Henry et les analepses. Grâce à l'alternance entre dialogues, retours en arrière, témoignages, messages.. On dissèque la vie des personnages mais aussi d'une équipe d'agents secrets. Même si il reste des zones d'ombres et des motivations pas toujours éclairées.. Moi qui suis passionnée par l'actualité, j'aurais aimé avoir davantage d'informations sur l'attentat : ses victimes, ses coupables et ses conséquences.
    J'ai trouvé l'histoire plutôt cohérente, avec un retournement de situation qui n'en est pas vraiment un au vu du passé des personnages et des différents indices disséminés dans tout le roman.
    La fin n'est pas décevante, l'auteur ne se défile pas, il va jusqu'au bout de sa logique cruelle. La construction du livre nous mène intelligemment vers une fin inexorable, le piège se referme de manière implacable et infaillible.

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