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Odile D' Oultremont

Odile D' Oultremont
Scénariste et réalisatrice, Odile d'Oultremont vit entre Bruxelles et Paris. Les Déraisons est son premier roman.

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    Couverture du livre « Baïkonour » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    CalliPetri sur Baïkonour de Odile D' Oultremont

    "Les plus belles histoires commencent toujours par un naufrage." - Jack London


    "On ne crache pas, personne ne crache, sur l’espoir."

    Vladimir Savidan, son épouse Édith et leur fille Anka vivent à Kerlé, petit bourg breton d’à peine 12 437 habitants, proche de Lorient, au bord du golfe de...
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    "Les plus belles histoires commencent toujours par un naufrage." - Jack London


    "On ne crache pas, personne ne crache, sur l’espoir."

    Vladimir Savidan, son épouse Édith et leur fille Anka vivent à Kerlé, petit bourg breton d’à peine 12 437 habitants, proche de Lorient, au bord du golfe de Gascogne.

    Le deuxième roman d’Odile d’Oultremont s’ouvre ce jour tempétueux de février 2017 où Vladimir, marin-pêcheur à bord du Baïkonour, disparaît. L’océan a vomi le bateau, englouti l’homme.

    Personnage à part entière, l’Atlantique qui, jusqu’au décès de son père, avait pour Anka "tous les attributs de la meilleure amie", dont l’amitié lui semblait "une réalité inébranlable" devient subitement "l’ennemi contre lequel s’armer pour la guerre".

    Alors qu’en l’absence d’un corps à enterrer, Édith s’enfonce dans le déni, Anka entre en résistance, portant seule le deuil de ce père tant aimé. Alors que sa mère, désarmante Pénélope, trompe l’attente du retour en cuisinant chaque jour des litres de soupe qu’elle porte aux marins prenant la mer, Anka, jeune femme fière qui "n’est pas venue pour flancher", "a ravalé ses sanglots".

    Arrivé de son Sud natal quelques jours plus tôt pour un chantier d’un an et huit mois, Marcus est grutier, un métier choisi par passion, "pour les nuances du tableau, inépuisables". De son poste d’observation à cinquante mètres du sol, il regarde les gens, petites fourmis affairées qui vont et viennent sur la place, jusqu’au jour où il repère le cortège funéraire et cette jeune fille qui entre dans l’océan pour y disperser quelques brassées de fleurs. Depuis lors, Marcus se surprend chaque jour à guetter Anka ; Marcus se surprend à être "amoureux d’une inconnue".

    Si "Baïkonour" est de prime abord un roman entre mer et ciel, il fallait bien la terre ferme, ce "relais médian d’une chimère ou d’un mirage", pour faire se rencontrer Anka et Marcus. Lors d’une manœuvre de routine qui tourne mal, le voilà plongé dans le coma. Marcus est cet homme stricto sensu tombé du ciel, cet homme cloué sur un lit d’hôpital et dont le silence va accueillir les mots d’Anka, sa colère, son désarroi et ses espoirs, alors qu’elle n’a plus son ami et confident atlantique.

    Mêlant présent et passé, avec une délicate économie de mots dont les personnages secondaires ne font pas les frais, Odile d’Oultremont raconte l'histoire de gens ordinaires.
    Par petites touches, l’autrice laisse affleurer ici et là de subtiles affinités entre Anka et Marcus, à commencer par leur attachement à la mer, attachement qui remonte à l’enfance. La Méditerranée rédemptrice qui "sauva Marcus d’une chaîne de doutes et d’ennuis" et l’Atlantique, "image parfaite", avec lequel Anka entretenait un "rapport de filiation" avant le drame. Il en est d’autres qui font que ces deux-là ne pouvaient que se rencontrer : la mère de Marcus est partie, le père d’Anka a disparu ; depuis sa cabine, Marcus épie Anka jusque dans son appartement, Anka profite du coma de Marcus pour le scruter à son insu. Je me suis piquée au jeu de dénicher ces correspondances, car ce ne sont pas deux destins que tout oppose, bien au contraire ce sont deux personnes qui étaient faites pour se trouver :
    "Ce jour du 11 mai 2017, à peu près au même moment que Marcus Bogat retrouve la vie, Anka Savidan, comme la mer avant elle, tue le père."

    "Le deuxième roman, c’est toute une histoire" écrit Odile d’Oultremont dans ses remerciements. Il est vrai qu’après le très remarqué "Les Déraisons", premier roman distingué par le prix de la Closerie des Lilas en 2018, le défi était de taille.
    "Baïkonour", dans un tout autre style, est un deuxième roman très réussi sur ces liens ténus, fragiles et toujours versatiles qui unissent les êtres, un roman sur la perte que l’on croit insurmontable, sur l’acceptation qui vient pourtant, et sur les rencontres à la fois accidentelles et providentielles qui changent le cours d’une vie, car reste la vie, toujours elle bien sûr, qui ébauche un coin de ciel bleu une fois le grain passé.

    Roman lu pour la session automne 2019 des #68premieresfois

    https://www.calliope-petrichor.fr/2019/09/26/baïkonour-odile-d-oultremont-éditions-de-l-observatoire/

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    Couverture du livre « Baïkonour » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Geneviève Munier sur Baïkonour de Odile D' Oultremont

    "Mettre la charrue avant les bœufs", voilà une expression qui me convient à merveille et dont je fais un usage régulier. Ainsi, je viens de terminer le deuxième roman d’Odile D’Oultremont, "Baïkonour", sans même avoir lu le premier. Mais qu’à cela ne tienne, ça viendra. Et, en attendant, je...
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    "Mettre la charrue avant les bœufs", voilà une expression qui me convient à merveille et dont je fais un usage régulier. Ainsi, je viens de terminer le deuxième roman d’Odile D’Oultremont, "Baïkonour", sans même avoir lu le premier. Mais qu’à cela ne tienne, ça viendra. Et, en attendant, je savoure encore, des heures après avoir tourné la dernière page, me demandant quel adjectif, je pourrais bien lui attribuer : magnifique, merveilleux, émouvant...

    Cette histoire étonnante entre mer et ciel avec la terre pour témoin réunit deux personnes que tout oppose. Anka est fille de la mer, ou plutôt de l’océan sur lequel navigue son père, marin-pêcheur, à bord du magnifique "Baïkonour" et qui un jour périt en mer. Elle a toujours rêvé de prendre le large et pourtant, elle doit se contenter de "… brusher des mèches que l’on dirait poisseuses tant elles sont harassées et misérables. D’asperger de laque un chignon crêpé qui n’a de volumineux que la pauvre illusion qu’il procure encore à peine." Elle est coiffeuse chez Line. Marcus, quant à lui, passe ses journées à cinquante mètres au-dessus du sol et vit sa vie en plongée. De là-haut il a une vue dégagée sur les fourmis qui courent en contrebas et surtout "…les traits d’un visage qu’il découvre, ses expressions à peine émergées, à fleur de derme et tout en retenue. Il a le sentiment qu’elle glisse sur le pavé comme le gerris sur la surface de l’eau…". Ces deux-là vivent sous le même ciel, au bord de la même mer. Mais, sont-ils faits pour se rencontrer ?

    C’est un roman où se côtoient l’amour, la mer, le ciel, mais aussi le deuil et de la difficulté à le vivre, sans oublier le désir de liberté. C’est aussi la prise de conscience que mer et ciel se confondent et que la mort, finalement y est identique. "Au fond que l’on soit dans les airs ou sous la mer, l’arrangement d’un corps est le même, le tronc déployé, les bras répandus de part et d’autre, la tête renversée." Et c’est encore une jolie mise en lumière du métier de grutier.

    Si j’ai beaucoup aimé ce récit, ce n’est pas seulement pour le décor. Même si ma Bretagne adorée a le beau rôle, même si elle est partout, enjolivée, même si le golfe de Gascogne est pour Marcus ce "…voyou foutraque et misanthrope…" il y a aussi l’écriture. La précision des mots le dispute à la fluidité, la simplicité à la musicalité, la poésie au chant du vent.

    "Baïkonour", c’est un beau roman, c’est une belle histoire.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Baïkonour » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Elizabeth Pianon sur Baïkonour de Odile D' Oultremont

    Odile d’Oultremont est un auteur sensible, à fleur de sentiments.
    Son premier roman l’a montré*Le deuxième le confirme.
    En Bretagne, depuis toute petite, Anka adore, aller en mer avec son père marin pêcheur.
    A 23 ans, alors qu’elle se retrouve coiffeuse, son père disparaît en mer.
    Mais elle...
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    Odile d’Oultremont est un auteur sensible, à fleur de sentiments.
    Son premier roman l’a montré*Le deuxième le confirme.
    En Bretagne, depuis toute petite, Anka adore, aller en mer avec son père marin pêcheur.
    A 23 ans, alors qu’elle se retrouve coiffeuse, son père disparaît en mer.
    Mais elle n’a pas abandonné sa passion première.
    Marcus est grutier. Venu du sud , il mène un chantier dans la même ville qu’Anka.
    Ces deux là se rencontreront-ils ?

    D’une belle écriture poétique, Odile D’Oultremont nous entraîne sur les flots et dans les airs.
    C’est musical, dansant.
    L’océan est vivant, présent.
    Les personnages sont plus sympathiques les uns que les autres et les sentiments , les émotions les envahissent chacun à leur manière.
    C’est plein d’humour aussi. Humour même grinçant quant il s’agit des vieilles clientes du salon de coiffure.
    Ah vraiment, ils sont sympathiques, talentueux et plein de ressources ces belges !

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    Couverture du livre « Baïkonour » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Gerry sur Baïkonour de Odile D' Oultremont

    Ouvrage qui se lit bien et est fluide, certes ... mais je ne me suis pas attachée aux personnages.

    Ouvrage qui se lit bien et est fluide, certes ... mais je ne me suis pas attachée aux personnages.

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