Odile D' Oultremont

Odile D' Oultremont

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Avis (16)

  • Couverture du livre « Les déraisons » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Mumu Dans le Bocage sur Les déraisons de Odile D' Oultremont

    Il serait déraisonnable de ne pas lire ce roman…..
    Une belle histoire d'un amour infini, inconditionnel entre Adrien agent de liaison discipliné et Louise, peintre, femme fantasque et libre, éternelle optimiste même face à la maladie, qui sait rendre la vie belle.
    Que d'amour entre ces deux...
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    Il serait déraisonnable de ne pas lire ce roman…..
    Une belle histoire d'un amour infini, inconditionnel entre Adrien agent de liaison discipliné et Louise, peintre, femme fantasque et libre, éternelle optimiste même face à la maladie, qui sait rendre la vie belle.
    Que d'amour entre ces deux êtres mais sans tomber dans le roman à l'eau de rose, non, mais plutôt dans de la poésie et le respect, et ils vont affronter les événements, solidaires et amoureux, jamais ils ne se lâcheront la main.
    Même si je le voulais, je ne saurais pas où aller chercher les larmes. Je pleure pour les autres. Pour moi, j'invente. (p62)
    Adrien va nous raconter sa vie avec Louise, il entrouvre pudiquement la porte de leur vie, sa rencontre, leur quotidien par petites touches, pudiquement, encore émerveillé de vivre auprès d'elle, elle qui sait rendre magique chaque journée : dialoguer en finissant chaque phase par la voyelle du jour, colorer le dentifrice suivant l'humeur … Et ses souvenirs il nous les énumère face à un juge, durant le procès qui l'oppose à son employeur. Mais il va trouver des alliés de poids, auxquels il ne s'attendait peut être pas.
    C'est un récit plein d'émotions qui traite de l'amour profond entre deux êtres si différents, mais aussi du monde du travail dans nos Sociétés où l'homme n'est qu'un numéro et que l'on peut parfois oublier ou perdre, comme un objet, sans valeur. Elle est le soleil de sa vie, il sera sa force alors qu'elle perd les siennes, il dépassera ses limites, s'inventera un double invincible (magnifique déclaration page 157 sur la défense d'une espèce en voie de disparition)
    Superbe écriture, directe mais ciselée, recherchée et raffinée, un premier roman qui porte une grâce, une émotion dans presque toutes les lignes, qui ne tombe jamais dans le patos, qui reste digne, pudique, forte et douce à la fois, avec parallèlement à la maladie, le monde professionnel implacable, la justice, des touches d'humour, des personnages secondaires qui deviennent des acteurs de premier plan.
    C'est un livre qui va me rester en mémoire longtemps par son rythme, alternant les moments de tendresse, d'émotion, de révolte et de douleur, une magnifique découverte et je vais guetter un prochain livre de cette auteure avec impatience en espérant y trouver le même plaisir et la même sensibilité.
    Prix de la Closerie des Lilas 2018

  • Couverture du livre « Les déraisons » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Henri-Charles Dahlem sur Les déraisons de Odile D' Oultremont

    Toutes les Déraisons d’y croire

    C’est l’histoire de Louise et d’Adrien. De l’année durant laquelle Louise se bat contre un cancer du poumon, soutenu par Adrien. Un drame plein de fantaisie.

    Quelquefois la vie est si terriblement injuste qu’il vaut mieux en rire. L’humour devient alors le...
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    Toutes les Déraisons d’y croire

    C’est l’histoire de Louise et d’Adrien. De l’année durant laquelle Louise se bat contre un cancer du poumon, soutenu par Adrien. Un drame plein de fantaisie.

    Quelquefois la vie est si terriblement injuste qu’il vaut mieux en rire. L’humour devient alors le stade suprême du désespoir et une manière de nous faire accepter l’inéluctable. Comme la mort d’un être cher. Chose impensable, inimaginable, comme le chantaient les Rita Mitsouko
    Le cancer
    Que tu as pris sous ton bras
    Maintenant
    Tu es en cendres, en cendres
    La mort
    s'est comme une chose impossible
    C’est à cette douloureuse expérience que va être confronté Adrien le jour où il va apprendre que son épouse Louise va devoir lutter contre un cancer du poumon. Mais, à l’image de Marcia Baila, c’est sur un rythme entraînant, plein de poésie et d’inventitvité qu’Odile d’Oultremont nous raconte cette année particulière. Un véritable tour de force qui entraîne le lecteur dans un tourbillon d’émotions.
    Tout commence le 3 octobre 2016, alors que s’ouvre un procès devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Les audiences doivent définir si Adrien Bergen a perçu indûment 28400 € de la société AquaPlus qui l’emploie.
    Mais, avec un joli sens de la construction et du suspense, Odile d’Oultremont interrompt son récit, car il faut pour comprendre ce qui se trame dans ce tribunal, remonter une dizaine d’années plus tôt.
    À ce jour d’octobre 2005, lorsqu’Adrien rend visite à Louise Olinger pour lui annoncer une coupure d’eau de trois jours. Habitué aux récriminations, il est surpris par la réaction de Louise, qui est plus attentive à la forme du message qu’à son fond. Le dialogue qui suit donne le ton de tout le roman : « Je suis venu vous prévenir que, malheureusement, à partir du 17 octobre, nous devrons procéder au remplacement de canalisations, ce qui implique que, malheureusement, l’eau sera coupée pendant trois jours. Dans tout le quartier…
    Elle protesta aussitôt.
    – Non, non, non !
    – Laissez-moi vous...
    Je dis non, l’interrompit-elle. Pas pour la coupure d’eau. Je dis non à deux utilisations consécutives de l’adverbe "malheureusement" dans une même phrase. Ça, c’est non!
    – Pardon?
    Ce n’est pas joli, ni raffiné, ni très positif, "malheureusement", alors si en plus vous le dites deux fois...
    Adrien se figea. Quelque chose lui échappait.
    – Ah bon. Excusez-moi.
    – Mais non! Ne vous excusez pas, c’est vraiment la dernière des choses à faire!
    La situation ne s’arrangeait pas. Adrien aspirait à un point d’amarrage, à quelque chose de familier, une réaction normale.
    – Ah bon..., répéta-t-il. Qu’est-ce que je dois faire alors?
    J’en sais rien, agissez, remplacez le mot, que sais-je?
    – OK... je vais le remplacer, d’accord... donc à partir du 17 octobre nous devrons malheureusement procéder au remplacement de canalisations, ce qui implique que l’eau sera coupée... ce qui est très dommage...
    Il lui lança un regard interrogateur.
    – "Ce qui est très dommage... ", ça vous convient?
    Louise éclata de rire.
    – Époustouflant !
    Il soufila, rassembla ses forces, et répéta :
    – Donc... l’eau sera coupée, ce qui est très dommage, pendant trois jours. »
    C’est ainsi que commence leur belle histoire d’amour. Quand Adrien découvre les talents de cette cliente, artiste à l’imagination débordante qui, au fil des heures et des jours qui suivent va lui permettre d’élargir son horizon et de constater que «l’imagination de Louise le propulsait comme un puissant moteur».
    Dès lors, on suit en parallèle ce procès et la chronique des premières années de la vie du couple, revenant aussi sur quelques épisodes marquants de leur jeunesse, comme le traumatisme subi par Louise quand sa mère disparaît, jusqu’à cette funeste année durant laquelle le cancer fait son travail de sape.
    Louise choisit de ne pas se plaindre, mais un peu comme Mathieu Malzieu et son Journal d’un vampire en pyjama de mettre encore davantage de vie «d’élaborer, de rêver, d’imaginer, de peindre, de fonder, de rire, de fabriquer, de concevoir, d’innover, d’écrire, de dessiner, de susciter, de bâtir, de jouer.»
    Adrien se positionne sur le même registre. Il devient «le mécène de la planète Louise, grasse et vitale, il la polissait, la coiffait, lui injectait des vitamines, la labourait et la désinfectait, et, pour la protéger, il avait constitué une armée robuste, dont il était le seul soldat.»
    Pendant ce temps son avocat tente de démontrer que son employeur, qui a mis près d’une année avant de constater qu’il était absent, portait aussi une part de responsabilité dans cette «placardisation». Le président Albert Vaxe, dont c’est sans doute l’une des dernières affaires, commence à trouver l’affaire beaucoup plus intéressante que prévue. Et pendant que la camarde aiguise sa faux et qu’une ribambelle de charlatans proposent leurs remèdes miracle, Adrien s’essaie torero à l’assaut des tumeurs ou encore lion pour pousser des rugissements propres à faire reculer les métastases. C’est magnifique et poignant comme tous ces combats que l’on sait perdus d’avance, mais qui sont d’autant plus beaux qu’ils sont inutiles. Il y a la majesté de Don Quichotte dans cette guerre, la poésie fantastique qui se découvre quand sur la plage, il ne reste que L’Ecume des Jours.
    2018 pourrait bien être une année riche en découvertes. Odile d’Oultremont, retenez bien ce nom. Car il y a toutes Les Déraisons d’y croire ! http://urlz.fr/6sqH

  • Couverture du livre « Les déraisons » de Odile D' Oultremont aux éditions L'observatoire

    Olivia sur Les déraisons de Odile D' Oultremont

    Adrien était un homme simple et sans éclat, traversant la vie sans une éclaboussure, faisant toujours précisément ce que l’on attendait de lui. Puis il a rencontré Louise, par hasard, un beau hasard qui lui a fait entrevoir la possibilité d’une vie différente, où le renversement des codes et de...
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    Adrien était un homme simple et sans éclat, traversant la vie sans une éclaboussure, faisant toujours précisément ce que l’on attendait de lui. Puis il a rencontré Louise, par hasard, un beau hasard qui lui a fait entrevoir la possibilité d’une vie différente, où le renversement des codes et de la bienséance fait loi, où l’imaginaire et le créatif triomphent, où l’optimisme est maître mot. Quand le cancer de Louise se déclare, alors que son entreprise vient de le mettre au placard, le monde d’Adrien s’écroule et rebat les cartes de sa vie rangée. A quoi bon continuer à suivre les règles comme les autres quand on sait l’être aimé condamné ?

    La scène s’ouvre au tribunal : Adrien est jugé pour avoir déserté son travail pendant trois cent soixante-cinq jours, une année entière, pendant laquelle il a soutenu son épouse dans son combat contre le cancer. Alors, innocent ou coupable ? Peut-on condamner un homme récemment veuf ? Peut-on lui reprocher d’avoir préféré soutenir sa femme dans ses derniers instants plutôt que de se rendre à un travail où personne ne se souciait de sa présence? Formidable procédé romanesque que cette imbrication de l’histoire véritable au sein d’une autre histoire, dont le dénouement reste finalement anecdotique, mais qui permet d’aborder tous les détails de la situation inédite rencontrée par le personnage, même avec humour.

    Pendant le procès, Adrien raconte : Louise et ses dents colorées, les journées en O, le chien appelé Le-Chat, les plats dessinés dans la cuisine, toutes les petites anecdotes d’une vie sublimée par l’imagination et la créativité de son épouse. Louise, femme fantasque qui n’a pas reculé devant le cancer, elle l’a laissée ronger son corps sans jamais lui permettre d’atteindre son coeur et son esprit, ces remèdes ultimes à l’absurdité de la vie. Elle flanche parfois, mais Adrien est là pour prendre le relai, pour faire vivre sa femme à travers son imagination à lui, à travers ses créations et ses improvisations.

    C’est avec un style chantant, décalé et poétique que l’auteur nous dépeint la vie commune de deux personnages touchants et attachants de sincérité, leurs épreuves et leurs choix. Odile d’Oultremont livre un récit magnifiquement bien écrit, une sorte d’allégorie aux accents de L’Ecume des jours, une leçon de vie déguisée, une recette pour positiver et aller de l’avant. Les Déraisons, c’est l’histoire d’un amour incroyable et inédit, l’histoire d’une enfant dont l’imagination débordante lui a permis de triompher de son terrible héritage familial, l’histoire d’un homme prêt à tout pour permettre à sa femme de survivre à sa propre mort : une véritable ode à la vie, un coup de cœur.

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