Octave Mirbeau

Octave Mirbeau

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain, critique d'art et journaliste français. Il connaît une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraire...

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Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain, critique d'art et journaliste français. Il connaît une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n'est pas commun.

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau est aussi un romancier novateur, qui a contribué à l'évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde.

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Contes de la chaumière » de Octave Mirbeau aux éditions Motifs

    Géland Charline sur Contes de la chaumière de Octave Mirbeau

    Un livre de nouvelles, aussi captivantes les unes que les autres. Parfois courtes ou longues, parfois drôles ou émouvantes. L'auteur nous livre une description de la vie paysanne en Normandie avec justesse.

    Un livre de nouvelles, aussi captivantes les unes que les autres. Parfois courtes ou longues, parfois drôles ou émouvantes. L'auteur nous livre une description de la vie paysanne en Normandie avec justesse.

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    Couverture du livre « Le journal d'une femme de chambre » de Octave Mirbeau aux éditions Gallimard

    Sarah Kirschner sur Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau

    Les coulisses de la bourgeoisie à travers le regard acerbe d'une simple soubrette. Tableau sans compromis des faux-semblants de la société bien-pensante du XIXe siècle, ce Journal pourrait tenir tout entier dans cette citation: Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant...
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    Les coulisses de la bourgeoisie à travers le regard acerbe d'une simple soubrette. Tableau sans compromis des faux-semblants de la société bien-pensante du XIXe siècle, ce Journal pourrait tenir tout entier dans cette citation: Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens." On n'en dévore pas moins l'ensemble de l'ouvrage.

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    Couverture du livre « Le calvaire » de Octave Mirbeau aux éditions Les Livres Mouvants

    nathalie delhaye sur Le calvaire de Octave Mirbeau

    L'écrivain, dans ce livre, s'est largement inspiré de sa propre liaison avec Judith Vinmer, laquelle l'a fortement fait souffrir, et offre ainsi un écrit exutoire.

    Mais ce récit ne se borne pas à cette liaison, il commence par l'enfance plus que difficile de Jean, auprès d'un père peu...
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    L'écrivain, dans ce livre, s'est largement inspiré de sa propre liaison avec Judith Vinmer, laquelle l'a fortement fait souffrir, et offre ainsi un écrit exutoire.

    Mais ce récit ne se borne pas à cette liaison, il commence par l'enfance plus que difficile de Jean, auprès d'un père peu affectueux et d'une mère malade, mélancolique, de petite santé, qui meurt d'ailleurs à 31 ans. Il évoque aussi la guerre de 1870, où Jean Mintié se bat contre les Prussiens. Il y dénonce la Patrie qui abandonne ses soldats, la bêtise des Officiers, les horreurs de ces combats.

    Jean rejoint Paris, persuadé de trouver son salut dans la capitale. Là, il se lie d'amitié avec Joseph Lirat, un peintre convaincu de son art, blasé de tout, des femmes en particulier, qu'il exècre presque. C'est dans son atelier que Jean, effacé, timide et gauche, rencontre Juliette, modèle occasionnel. Malgré le portrait peu glorieux qu'en dépeint son ami, le jeune homme est charmé par la belle et se fait fort de la séduire.



    Quelle écriture ! Les mots coulent de ce coeur en pâmoison, jaillissent de cette tête en ébullition, s'échappent de ces sens exacerbés qui rendent le jeune homme fou à lier !

    Oui, M. Mirbeau a une belle plume, je ne me lasse pas de le répéter, ce livre encore ne peut que m'en convaincre !

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    Couverture du livre « Le journal d'une femme de chambre » de Octave Mirbeau aux éditions Gallimard

    nathalie delhaye sur Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau

    On peut se demander quel intérêt y-a-t'il à lire le journal d'une femme de chambre... On peut aussi s'interroger au sujet d'Octave Mirbeau, cet auteur injustement méconnu, qui pourtant est doté d'une sacrée plume et d'un style acéré en décrivant la société qui l'entoure.

    Un regard sur les...
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    On peut se demander quel intérêt y-a-t'il à lire le journal d'une femme de chambre... On peut aussi s'interroger au sujet d'Octave Mirbeau, cet auteur injustement méconnu, qui pourtant est doté d'une sacrée plume et d'un style acéré en décrivant la société qui l'entoure.

    Un regard sur les moeurs de la fin du 19ème siècle, qui montre toute la cupidité des êtres, le besoin de paraître, le dédain envers les plus petits, ces signes qui se répètent, inexorablement.

    La période où Célestine se trouve un long moment dans une maison de placement nous montre combien ce monde était cruel, combien le dénigrement était de mise et démontre une grande misère humaine !

    Pour terminer, je vous cite un passage qui m'a touchée, par son thème, par son contexte (Célestine se trouve au service d'un jeune malade condamné, et lui lit de la poésie), et par la beauté de l'écriture :

    "Ce qu'il y a de sublime, vois-tu, dans les vers, c'est qu'il n'est point besoin d'être un savant pour les comprendre et pour les aimer... au contraire... Les savants ne les comprennent pas et, la plupart du temps, ils les méprisent, parce qu'ils ont trop d'orgueil... Pour aimer les vers, il suffit d'avoir une âme... une petite âme toute nue, comme une fleur... Les poètes parlent aux âmes des simples, des tristes, des malades... Et c'est en cela qu'ils sont éternels... Sais-tu bien que, lorsqu'on a de la sensibilité, on est toujours un peu poète ?... Et toi-même, petite Célestine, souvent tu m'as dit des choses qui sont belles comme des vers..."