Nikolai Gogol

Nikolai Gogol

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (5)

  • add_box
    Couverture du livre « Le Nez » de Nikolai Gogol aux éditions

    NADIA D'ANTONIO sur Le Nez de Nikolai Gogol

    Il me semble que cela fait un petit moment que je n'ai pas parlé de littérature russe. J'ai donc choisi, cette fois, « Le Nez » (« Hoc ») de Nikolaï Gogol (Гоголь Николай Васильевич) qu a vécu de 1809 à 1852.

    C'est une histoire plutôt cocasse et avec ce « Hoc » il y a un « Hic » : durant un...
    Voir plus

    Il me semble que cela fait un petit moment que je n'ai pas parlé de littérature russe. J'ai donc choisi, cette fois, « Le Nez » (« Hoc ») de Nikolaï Gogol (Гоголь Николай Васильевич) qu a vécu de 1809 à 1852.

    C'est une histoire plutôt cocasse et avec ce « Hoc » il y a un « Hic » : durant un repas, Ivan Iakovlievicth (barbier de son état), à Saint-Pétersbourg (où il a un salon sur la perspective Vosnecenski) , trouve en guise de petit-déjeuner un nez dans du pain…. : « Aujourd'hui, Prascovia Ossipovna, je ne prendrai pas de café. » déclara Ivan Iakovliévitch. « À la place, j'ai envie de manger un petit pain avec de l'oignon. » (C'est-à-dire qu'il aurait bien voulu et l'un et l'autre, mais savait absolument impossible de prétendre aux deux : ce genre de caprice ne plaisait pas du tout à Prascovia Ossipovna. ) « Que cet imbécile mange son pain ; c'est tout bénéfice pour moi » pensa l'épouse en son for intérieur : « j'aurai du café en plus. » Et elle jeta un pain sur la table.
    Ivan Iakovliévitch passa son habit par-dessus sa chemise de nuit, par décence, et se mit à table, se versa du sel, se prépara deux têtes d'oignon et, l'air important, le couteau en main, commença à couper son pain. Ayant partagé son pain en deux moitiés, il jeta un coup d'oeil au milieu du pain et aperçut, à son grand étonnement, quelque chose de blanc. Ivan Iakovliévitch creusa prudemment le pain avec son couteau et tâta avec le doigt : « C'est solide ? Qu'est-ce que ça pourrait bien être ? » se demanda-t-il.
    Enfonçant les doigts, il retira… un nez ! Ivan Iakovliévitch en eut les jambes coupées ; se frottant les yeux, il se mit à palper : un nez, tout ce qu'il y a de plus nez ! et même un nez qui ne lui était pas étranger, semblait-il. L'effroi se peignit sur le visage d' Ivan Iakovliévitch. Mais cet effroi n'était rien en comparaison de l'indignation qui s'empara de son épouse. »

    Tout bien réfléchi, il pense bien que cet appendice (qui n'a rien à faire ici), appartient à Platon Kouzmitch Kovaliov (un de ses clients). Mais que diable vient-il faire ici ? Et que fait Kovaliov ? La "tendre" moitié de Iakovlievicth lui suggère de s'en débarrasser, mais comment, et ce n'est pas une mince affaire : le jeter dans la Néva ? « Niet » (« Non » = «Het «) , pas une bonne idée. Il faut trouver une solution et on va suivre cette mauvaise surprise.

    A signaler que le mot «нос » (« Hoc = « nez ») est exactement l'inverse du mot « сон » («Coh » = « rêve » ...) Est-ce important ou pas ? On le verra bien. S'il nous arrive souvent de perdre la tête, il n'est pas courant de perdre son nez et de lui courir après pour le retrouver…
    Pourtant, cela se trouve en plein milieu de la figure !

    On se retrouve ainsi dans une histoire déjantée – avec l'humour bien connu de Gogol.

    On fait un « bortsch » (une soupe russe) où on mélange les ingrédients et on voit que Gogol nous a livré une histoire fantastique – une satire - très loufoque pour ne pas dire absurde – où les rebondissements sont nombreux. Mais Gogol en profite pour faire une caricature des fonctionnaires.

    Alors, on en perd la tête ou le nez ? Pour ma part, je garde le mien, quant à la tête, elle est reste froide sur mes épaules. Donc, je ne perds rien, comme je n'ai pas perdu mon temps avec cette nouvelle du grand écrivain que fut Gogol (et dire qu'il a eu du mal pour acquérir une certaine renommée !).

    Il faut savoir que cette nouvelle avait d'abord été refusée en 1835 pour, finalement, être publiée dans une revue : « Le contemporain » par Pouchkine. Elle fait partie des « Nouvelles de Pétersbourg ».
    Il est également à signaler que cette nouvelle a donné lieu à un opéra de Dmitri Chostakovitch, ainsi qu'à des dessins animés et des films.

    En me promenant sur la Sadovaia (une grande rue de Saint-Pétersbourg), j'ai ainsi lu « Le Nez » de Gogol alors que le mien, commençait à rougir car le froid tombait. Alors, avant de le perdre, je suis vite rentrée au chaud, une bonne précaution.

  • add_box
    Couverture du livre « Le journal d'un fou » de Nikolai Gogol aux éditions

    Tchago Raissa sur Le journal d'un fou de Nikolai Gogol

    Ce livre est simplement OUF, c'est à peine si je ne me suis pas cassée les côtes. Quelques minutes dans la tête d'un fou...c'est que du rire. En même temps l'auteur décrie d'une manière humouristique les inégalités de classes, et leur éventuelles séquelles sur la santé mentale.
    Voir plus

    Ce livre est simplement OUF, c'est à peine si je ne me suis pas cassée les côtes. Quelques minutes dans la tête d'un fou...c'est que du rire. En même temps l'auteur décrie d'une manière humouristique les inégalités de classes, et leur éventuelles séquelles sur la santé mentale.

  • add_box
    Couverture du livre « Le journal d'un fou » de Nikolai Gogol aux éditions

    JeanPierre VanGeirt sur Le journal d'un fou de Nikolai Gogol

    un chef d'oeuvre

    un chef d'oeuvre

  • add_box
    Couverture du livre « Le journal d'un fou » de Nikolai Gogol aux éditions

    alize guibert sur Le journal d'un fou de Nikolai Gogol

    pas plaisant à lire

    pas plaisant à lire

Thèmes en lien avec Nikolai Gogol

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !