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Nathan Hill

Nathan Hill

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Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « Les fantômes du vieux pays » de Nathan Hill aux éditions Gallimard

    Fanfan Do sur Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

    Ce roman m'a emportée telle une déferlante, sans que je m'en rende compte, au milieu d'une histoire à priori très ordinaire, avec des personnages tous plus azimutés les uns que les autres. Ça donne assez rapidement des situations et des dialogues délirants mais aussi des bons gros fous...
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    Ce roman m'a emportée telle une déferlante, sans que je m'en rende compte, au milieu d'une histoire à priori très ordinaire, avec des personnages tous plus azimutés les uns que les autres. Ça donne assez rapidement des situations et des dialogues délirants mais aussi des bons gros fous rires…
    En tout cas pour la première partie.

    La deuxième partie nous raconte les jeunes années de Samuel le personnage principal. Ça a le goût sucré de l'enfance, de l'amitié et des jeux auxquels on se donne à fond quand on est petit. L'auteur a réussi à me faire croire que l'âge tendre est un chouette moment de la vie…

    En fait, les différentes parties - dix au total - alternent entre présent et passé des différents personnages et personnellement j'adore car je trouve que ça donne un attrait particulier à l'histoire.
    Samuel veut comprendre pourquoi sa mère est partie un jour pour toujours et il part en quête de son histoire familiale.

    Chapitre après chapitre on voit apparaître un panorama de l'Amérique sur plusieurs décennies.
    C'est fascinant de voir comme le monde a évolué… pas toujours dans le bon sens d'ailleurs.
    Les filles à qui on disait dans les années 60 de bien choisir sa voie pour trouver un mari qui gagnerait bien sa vie, et surtout d'être une bonne épouse attentive au bien-être de son époux. Oui, parce qu'à l'époque, l'ambition des femmes semblait passer forcément par la réussite du mari, donc pas d'autre issue que le mariage. Mais quelle sinistre perspective !
    On en apprend plus sur les étudiants chevelus anti guerre du Vietnam, pour la libération sexuelle et les droits des femmes, qui manifestaient pacifiquement mais étaient réprimés dans la violence. Ce vieux monde que les jeunes tentaient de déboulonner se défendait en faisant couler le sang…
    Ah les violences policières !!!
    Et cette Amérique devenue hyper sécuritaire après le 11 septembre.
    Ce roman est fait d'avants et d'après.
    Ça nous fait aussi comprendre que les personnages sont beaucoup plus profonds qu'ils ne paraissent au premier abord. C'est tout simplement passionnant.

    J'ai adoré et dévoré cette histoire, sorte de road trip à travers le temps. Un grand beau roman américain !!!
    Coup d'essai ? Non ! Un coup de maître pour Nathan Hill dont c'est pourtant le premier roman, qu'il a mis dix ans à écrire !

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    Couverture du livre « Les fantômes du vieux pays » de Nathan Hill aux éditions Gallimard

    Franck FINET sur Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

    Samuel est professeur de littérature près de Chicago. Sa vie se limite à ses cours et aux heures passées à jouer en ligne au " Monde d’Elfscape".
    Le gouverneur Parker, conservateur intégriste, est attaqué par une femme qui lui jette des craviillons. Rien d'extraordinaire mais les médias...
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    Samuel est professeur de littérature près de Chicago. Sa vie se limite à ses cours et aux heures passées à jouer en ligne au " Monde d’Elfscape".
    Le gouverneur Parker, conservateur intégriste, est attaqué par une femme qui lui jette des craviillons. Rien d'extraordinaire mais les médias s'emballent, Faye Andresen est arrêtée, sa vie jetée en pature.
    Hors, il s'avère que Faye est la mère de Samuel qui l'a abandonnée à l'âge de 11 ans.
    Le décor est planté, l'auteur va reconstituer le parcours de cette femme, héroïne de la Gauche américaine en 1968, militante déterminée.
    Nathan Hill brosse le portrait de l'Amérique des années 1968 à aujourd'hui au travers un anti-héros à la recherche de sa vérité.

    Un premier roman comme un coup de maitre. Au delà des photographies des états-unis à différentes périodes, l'auteur nous interroge sur le sens de la vie et sa vacuité. Quleques pages lumineuses, d'une puissance rare.
    Un humour corrosif servi par une écriture flamboyante.
    Un roman sur les travers de nos sociétés modernes et le vide de nos vies.
    Une oeuvre profonde, qui donne à réfléchir et à philosopher.
    Nathan Hill sera-t-il capable de réïtérer une telle maestria pour un prochain roman ?
    La barre est très haute.
    Je ne peux que vous encourager à dévorer ce bijou de la littéraure US.

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    Couverture du livre « Les fantômes du vieux pays » de Nathan Hill aux éditions Gallimard

    Anita Millot sur Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

    Été 2011. Samuel Anderson entend parler de sa mère pour la première fois depuis plus de vingt ans. Depuis que Faye a quitté Henry, son époux, en laissant derrière elle un petit garçon de onze ans, tout à fait inconsolable. Et ce ne sont pas forcément des conditions de retrouvailles idéales,...
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    Été 2011. Samuel Anderson entend parler de sa mère pour la première fois depuis plus de vingt ans. Depuis que Faye a quitté Henry, son époux, en laissant derrière elle un petit garçon de onze ans, tout à fait inconsolable. Et ce ne sont pas forcément des conditions de retrouvailles idéales, puisqu’elle est inculpée pour agression d’un politicien, à coup de gravillons …
    Professeur d’anglais à Chicago, écrivain avorté et individu hyper sensible depuis toujours, souffrant d’une addiction pour les jeux vidéo, Samuel va tenter de dépasser la rancune, voire la haine éprouvée pour cette mère dénaturée. Réussira-t-il à lui soutirer des confidences afin d’écrire un best-seller qui lui permettrait de payer ses dettes ? (Son éditeur lui avait accordé une avance pour un roman jamais écrit …)
    Nathan Hill a écrit son (sublime !) premier roman à l’âge de quarante ans. Doté d’un brillant talent littéraire et une finesse psychologique déconcertante, ce surdoué de l’écriture nous conte l’histoire d’une famille venue du “vieux pays” (non ce n’est pas l’Amérique …) Une famille qui aura fait face à bien des déconvenues. Du printemps 1968, en passant par les étés 1988 et 2011, son héros tentera de replacer les pièces d’un puzzle relativement complexe (mais ô combien passionnant !) Pièces qui lui permettront enfin de mettre en lumière les secrets du grand-père norvégien et ceux de sa mère qui a brisé ses rêves de jeunesse à cause d’un terrible malentendu …
    Aucun personnage de cette intrigue n’est superflu, et surtout pas son ami d’enfance, Bishop ou sa soeur jumelle Bethany dont il est encore amoureux … Pas plus que Laura Pottsdam, l’étudiante tricheuse à l’avenir tout tracé …
    Un énorme coup de coeur pour ce pavé lu en quatre jours ! Une admiration sans borne pour son auteur encore si jeune !

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    Couverture du livre « Les fantômes du vieux pays » de Nathan Hill aux éditions Gallimard

    Nicolemotspourmots sur Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

    Il n'y a pas à dire : les primo-romanciers américains sont souvent sacrément ambitieux et ingénieux. Et puis ils ont de l'imagination et le goût de raconter des histoires. Ils n'hésitent pas à noircir des pages pour explorer en profondeur l'état de leur pays, sonder les failles, expliquer les...
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    Il n'y a pas à dire : les primo-romanciers américains sont souvent sacrément ambitieux et ingénieux. Et puis ils ont de l'imagination et le goût de raconter des histoires. Ils n'hésitent pas à noircir des pages pour explorer en profondeur l'état de leur pays, sonder les failles, expliquer les moments clé sans jamais perdre de vue le plaisir du lecteur qui aspire à être si possible surpris et diverti. Le roman de Nathan Hill m'a beaucoup fait penser à l'un de mes coups de cœur qui date de quelques années, La physique des catastrophes de Marisha Pessl (Gallimard / Folio). Le volume, la mécanique narrative... il y a beaucoup de similitudes et le lecteur se laisse volontiers embarquer, à la merci de l'auteur qui lui propose d'emprunter un chemin qui n'est jamais le plus court, mais certainement le plus riche en sensations.

    "Les choses que tu aimes le plus sont celles qui un jour te feront le plus de mal", cette phrase, Samuel Anderson a une bonne raison de s'en souvenir. C'est une des dernières prononcées par sa mère avant de quitter brusquement la maison et de les abandonner son père et lui alors qu'il n'avait que 11 ans. Désormais professeur de littérature à l'université, imaginez un peu sa surprise d'apprendre que cette mère dont il est sans nouvelles depuis près de 25 ans est en train de défrayer la chronique après avoir, en pleine campagne électorale agressé l'un des candidats en pleine rue. Pour couronner le tout, son éditeur qui attend depuis 10 ans qu'il écrive le grand roman pour lequel il lui a versé un confortable à-valoir le menace d'un procès et Samuel, pour gagner du temps lui propose d'écrire l'histoire de sa mère, coup marketing qu'un éditeur digne de ce nom ne peut qu'accepter. Voilà donc Samuel Anderson confronté à cette mère fuyarde et mutique, et obligé de mener l'enquête pour tenter d'élucider, dans son passé ce qui l'a menée à abandonner sa famille. Est-ce en rapport avec la Norvège, patrie de son grand-père qui semble lui-aussi cacher un secret ? Ou bien avec le mois d'août 1968 qui semble avoir orienté le destin de Faye ?

    Il y a de quoi se perdre dans ce roman qui nous balade de 2011 à 1968, passant par 1988 et ce moment charnière de l'abandon au seuil de l'enfance. Pour l'auteur c'est aussi l'occasion d'ausculter trois époques à travers ce destin contrarié d'une femme qui voit ses rêves se confronter à la réalité. Un voyage au cœur des poids qui encombrent et empêchent. Des secrets qui plombent. Qui sont aussi autant de prétextes pour éviter ses propres choix et préférer des échappatoires telles que la fuite, le refus d'obstacle ou même l'évasion dans les jeux vidéo. Le virtuel pour mieux éviter le réel. Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver certains passages trop longs, de me demander ce que certains développements apportaient vraiment à l'ensemble (notamment du côté du personnage de Pwnage et des jeux vidéo...), de penser que finalement, ce premier roman avait des défauts...ce qui ne rend son auteur que plus humain. Parce que globalement, c'est très addictif et j'ai beaucoup aimé les quelques réflexions sur la façon dont chacun est amené à se faire sa propre idée du monde à travers les prismes qu'on lui propose, à chaque époque. Mais il me reste une impression de fouillis et de "too much" qui n'a certes pas vraiment nui à ma lecture mais n'a pas conduit non plus à l'éblouissement annoncé par les nombreux éloges qui ont accompagné la parution de ce roman, révélation étrangère 2017 du magazine Lire.

    Ceci dit, on approche de la période estivale et ce beau morceau, dans sa version poche est un candidat idéal dans la catégorie pavé de l'été avec la garantie de ne pas s'ennuyer.

    (chronique publiée sur mon blog : www.motspourmots.fr)

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