Nathalie Bernard

Nathalie Bernard
Depuis qu'elle a commencé à écrire pour sa fille, en 2009, Nathalie Bernard disait ne plus vouloir "écrire pour la vieillesse". Heureusement pour vous (et pour nous), elle a changé d'avis ! Invitée à passer quelques jours à l'Hôtel de la Ville d'Hiver en janvier 2014, l'auteure s'y est rendue ave... Voir plus
Depuis qu'elle a commencé à écrire pour sa fille, en 2009, Nathalie Bernard disait ne plus vouloir "écrire pour la vieillesse". Heureusement pour vous (et pour nous), elle a changé d'avis ! Invitée à passer quelques jours à l'Hôtel de la Ville d'Hiver en janvier 2014, l'auteure s'y est rendue avec dans ses bagages son illustratrice Pops et la trame du deuxième tome d'Alliance Khepri, sa nouvelle série destinée aux 8-12 ans. Arrivée à Arcachon en plein hiver, Nathalie Bernard y trouve une ville "tellement romanesque qu'on peut y laisser infuser ses ambiances" et qu'il "ne reste plus qu'à récolter des histoires". Aussitôt dit, aussitôt fait, voilà que Sans Mona voit le jour, une nouvelle écrite "pour la vieillesse" donc, dans laquelle la Bordelaise retrouve ses amours de jeunesse, treize ans après son premier roman pour adulte. Nathalie Bernard devient ainsi la première des quatre mousquetaires invités à participer au projet Bijoux d'Hiver. Initié entre l'Hôtel de la Ville d'Hiver et les Editions Bijoux de Famille en janvier 2014, cet ouvrage collectif devrait voir le jour en juillet prochain...

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Sauvages » de Nathalie Bernard aux éditions Thierry Magnier

    Mes écrits d'un jour sur Sauvages de Nathalie Bernard

    Avant toute chose, précisons un peu le contexte historique du récit. Entre 1827 et 1996, au Canada, a existé ce que l’on appelait des pensionnats autochtones. Dans ces lieux le seul objectif était de faire oublier la vraie nature des indiens par n’importe quelle méthode. Nathalie Bernard s’est...
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    Avant toute chose, précisons un peu le contexte historique du récit. Entre 1827 et 1996, au Canada, a existé ce que l’on appelait des pensionnats autochtones. Dans ces lieux le seul objectif était de faire oublier la vraie nature des indiens par n’importe quelle méthode. Nathalie Bernard s’est inspirée de témoignages pour nous livrer cette histoire.
    « Au ‘pensionnat pour sauvages’, comme ils l’appellent, soit on se plie aux règles et on peut espérer survivre, soit on ne s’y plie pas. Si on choisit cette dernière option, au mieux on vit en enfer au pire on meurt… »
    Jonas alias numéro cinq est pensionnaire ou plutôt prisonnier du pensionnat du Bois Vert, Québec. À 16 ans, il compte les jours qui le séparent de la liberté. « Deux mois, soixante jours, mille quatre cent quarante heures. » Retiré à sa mère mourante, il y vit depuis six ans. Dans ce lieu règne une ambiance malsaine, menée par le terrifiant Séguin, la vipère, dont la mission principale est de « tuer l’indien dans l’enfant ». Jonas ne supporte plus les maltraitances des bonnes-sœurs et du prêtre, et si près de la liberté il vaut mieux faire profil bas. Mais c’est sans compter sur le comportement inqualifiable de Séguin ; Jonas se retrouve alors en mauvaise posture, et son départ est précipité.

    Nathalie Bernard nous entraîne dans un roman historique et thriller. Dès l’avant-propos le ton est donné, inspiré de faits réels. Je ne connaissais pas l’existence de ces pensionnats autochtones, ma curiosité m’a poussée à lire quelques articles sur le net avant ma lecture. Vous imaginez bien que cela glace le sang. Des conditions de vie inimaginables, de la violence, des sévices, de la malnutrition, un contrôle absolu sur les indiens. Après une grande inspiration me voilà portée par l’écriture de l’autrice si vibrante à travers Jonas et son envie de vivre libre, enfin. Le texte est dur, j’en conviens, mais il nous confronte à une triste réalité et sensibilise sur ce peuple indien si méprisé.
    Le récit se divise en deux parties. La première, Dedans, aborde les derniers jours de Jonas passés au pensionnat. Elle est parfois difficile à lire, l’ambiance sombre fait froid dans le dos, besoin de souffler face à l’horreur des geôliers. La deuxième, Dehors, nous fait vivre à cent à l’heure la fuite de Jonas à travers la forêt, poursuivi par des chasseurs et leurs chiens. La vraie nature du jeune indien va alors refaire surface.
    Sauvages, ce titre n’est pas à utiliser pour ce peuple indien mais plutôt pour les tortionnaires de ces pensionnats. Un grand bravo à l’autrice pour ce document si complet grâce à ses très nombreuses recherches effectuées en amont et que vous pouvez retrouver à la fin de l’ouvrage. Nathalie Bernard rend un bel hommage à ces enfants tombés dans l’oubli d’une société où la différence n’avait pas sa place.
    Sauvages est un roman d’aventure lancé au triple galop dans une lutte pour la survie.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2019/11/20/37790756.html

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    Couverture du livre « Le dernier sur la plaine » de Nathalie Bernard aux éditions Thierry Magnier

    Laëti K. sur Le dernier sur la plaine de Nathalie Bernard

    J'avais une telle attente de ce roman. Moi et les romans d'Indiens, c'est une folle histoire d'amour. Alors au début, j'étais déçue je l'avoue. Ça se lit bien, on s'immerge totalement dans les plaines des territoires commanche dans la tribu de Kwana avec une écriture fine. Mais c'est long, j'ai...
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    J'avais une telle attente de ce roman. Moi et les romans d'Indiens, c'est une folle histoire d'amour. Alors au début, j'étais déçue je l'avoue. Ça se lit bien, on s'immerge totalement dans les plaines des territoires commanche dans la tribu de Kwana avec une écriture fine. Mais c'est long, j'ai trouvé ça long. Je me perds dans les dates, ce n'est pas logique. Le héros passe de tribu en tribu, comme une boucle qui n'en finit pas. Un éternel recommencement.
    Et puis, je me rend compte que c'est ça, être indien : sillonner les herbes hautes avec les indiens, partir chasser le bison, monter son tipi pour la nuit, fumer le calumet... C'est sentir et découvrir le paysage, avant que ne vienne l'aventure, le destin, cheveux dans le vent sur un mustang.
    Et lorsqu'elle arrive cette aventure, on souffre pour notre héros, qui grandit de la perte de sa famille menacée par les Rangers, de sa désertion dans le désert américain, de sa retrouvaille avec une autre tribu dans laquelle il doit s'intégrer, du manque d'eau, de son amitié avec son cheval, des vols orchestrés pour survivre. Et être constamment chassé de chez-soi, devoir fuir, sans cesse.
    Nathalie Bernard parvient à nous exprimer tant de sentiments dans cette quête de liberté par le héros qu'on finit par lâcher prise, ne plus réfléchir et se laisser emporter.
    Alors oui, peut-être avais-je trop d'attente, mais cette belle histoire vaut la peine d'être lue.
    C'est celle d'un enfant puis d'un homme qui passera sa vie à fuir et à se battre pour sa culture, pour ses paysages qu'il ne octroie pas mais dans lesquels il s'estime le droit de vivre.
    Un destin accéléré par la présence des blancs et de leur envie de tout s'approprier, de planter des fermes dans les vastes plaines, d'emprisonner les indiens dans les réserves. De tout détruire.
    Poignant et douloureux, à lire et à méditer.

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    Couverture du livre « Sauvages » de Nathalie Bernard aux éditions Thierry Magnier

    Bookinette sur Sauvages de Nathalie Bernard

    Lorsque j'ai vu ce titre dans la liste des livres proposés par Babelio lors de sa masse critique, j'ai tout de suite su que ce roman me plairait, que je devais le sélectionner. Le résumé, le thème, la couverture, tout me tentait et j'ai eu la grande chance de le remporter !

    J'ai tout aimé...
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    Lorsque j'ai vu ce titre dans la liste des livres proposés par Babelio lors de sa masse critique, j'ai tout de suite su que ce roman me plairait, que je devais le sélectionner. Le résumé, le thème, la couverture, tout me tentait et j'ai eu la grande chance de le remporter !

    J'ai tout aimé dans cette lecture, c'est certes de la jeunesse, mais c'est à la fois beau et palpitant !
    Construit comme un compte à rebours chapitre après chapitre, Jonas nous livre son histoire, une histoire cruelle de la jeunesse d'un peuple arrachée à sa culture, enfermée dans des établissements où la maltraitance et la cruauté sont légions. Il faut extirper chaque atome de la civilisation amérindienne dans les enfants confiés à l'institution.
    Jonas n'a plus que deux mois à tenir, deux mois à rester dans le rang, à ne pas trahir tout ce qui bouillonne en lui. Il est témoin de nombre de tortures psychiques et physiques et tente de survivre avec pour objectif la date où il pourra enfin se retrouver lui-même. Le récit à la première personne nous expose ses sentiments profonds, ses émotions, ses espoirs, ses révoltes intimes.... Et ses souvenirs l'aident à tenir, à rester intègre.
    Quelques personnages particulièrement attachants gravitent autour de lui : la pétillante Lucie, le surprenant Gabriel, l'énigmatique Samson...

    Nathalie Bernard, en s'appuyant sur nombre de témoignages comme l'indique la bibliographie en fin d'ouvrage, nous raconte une histoire ancrée dans la réalité d'un passé pas si lointain, c'est terriblement déroutant de se dire que de tels pensionnats existaient encore il y a seulement 30 ans.... déroutant et révoltant...

    Son récit se scinde en deux parties bien distinctes, il y a Dedans : le temps du pensionnat où déjà la tension emporte le lecteur avec le sentiment du danger permanent accentué par ce compte à rebours qui s'égraine page après page. Puis il y a Dehors : à j-45 vient le temps hors des murs de l'institution, palpitant, effréné où le danger prend un tout autre visage, où Jonas doit aller chercher dans ses racines la force pour survivre et se battre, symbole d'une certaine victoire d'un peuple dont on ne peut anéantir l'essence... Impossible de poser son livre tant le rythme en est haletant.

    Roman jeunesse, historique, d'aventure, à la fois beau, émouvant et captivant, c'est une bien belle découverte et je compte lire très vite d'autres romans de l'auteur, je me suis d'ailleurs déjà procuré "Sept jours pour survivre".

    Une grand merci à Babelio et aux Editions Thierry Magnier pour cette très belle lecture !

    https://chezbookinette.blogspot.com/2019/06/sauvages.html

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    Couverture du livre « Sauvages » de Nathalie Bernard aux éditions Thierry Magnier

    Claudia Charrier sur Sauvages de Nathalie Bernard

    Deuxième roman que je lis de Nathalie Bernard et c'est encore un coup de cœur.

    J'avais lu, il y a quelques mois Sept jours pour survivre que j'avais adoré et c'est avec un immense plaisir que je me suis plongée dans cette nouvelle lecture.


    SAUVAGES est un roman passionnant.


    J'aime...
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    Deuxième roman que je lis de Nathalie Bernard et c'est encore un coup de cœur.

    J'avais lu, il y a quelques mois Sept jours pour survivre que j'avais adoré et c'est avec un immense plaisir que je me suis plongée dans cette nouvelle lecture.


    SAUVAGES est un roman passionnant.


    J'aime la manière dont l'auteure raconte l'histoire.

    A nouveau, je suis sous le charme de son écriture.

    J'aime ce suspense en continu.

    Bref... J'ai kiffé !


    Tout d’abord, ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est le thème abordé dans cet ouvrage.

    Un sujet qui m'a toujours interpellée et vivement intéressée.

    Les persécutions, l'oppression et le génocide des Amérindiens.


    Sous forme d'une fiction, l'auteure nous en parle formidablement bien et le lecteur va suivre le parcours de Jonas, jeune garçon, vivant dans un pensionnaire, malmené, affamé et sous la coupe d'individus dangereux.

    Plus que deux mois à vivre dans ce lieu abject et il pourra à ses 16 ans, enfin, vivre sa vie librement.

    Seulement les choses ne vont pas se passer comme il le pensait et des événements dramatiques vont changer le cours de son histoire...


    Nathalie Bernard nous embarque dans une histoire haletante où l'on va suivre plusieurs enfants, prisonniers dans un pensionnant tenu par des religieux.
    Des enfants arrachés à leurs familles...
    Le but de cet enferment : façonner les enfants amérindiens à la culture canadienne et en faire de parfaits canadiens, reniant leurs origines.


    Une fois la lecture commencée, impossible de lâcher ce roman !
    L'écriture est addictive, le rythme effréné, une histoire captivante et émouvante qui
    prend aux tripes.
    J'ai suivi, le cœur battant, la survie et la fuite de ce jeune garçon et de son ami Gabriel qui n'ont plus qu'un seul but, sauver leur peau et retrouver leurs familles.


    Une lecture intense, puissante et bouleversante.
    Un roman coup de poing adapté aux adolescents qu'il ne faut pas hésiter à mettre
    entre leurs mains.

    Pour comprendre l’éradication d'un peuple.

    Vous l'aurez compris, c'est un roman qui m'a énormément plu et il me tarde de lire le
    nouveau roman de Nathalie Bernard : KEEP HOPE.

    Découvrez vite l'univers de cette auteure talentueuse.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2019/02/sauvages.html