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Nathalie Azoulai

Nathalie Azoulai
Nathalie Azoulaï est écrivain, traductrice et fan de mode. Elle a accepté avec plaisir de relever le défi d'écriture de ce livre documentaire sur un sujet qui la passionne.

Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « Juvenia » de Nathalie Azoulai aux éditions Stock

    Dominique Sudre sur Juvenia de Nathalie Azoulai

    Dans un avenir et un pays indéterminés, le 27 janvier est promulgué une loi interdisant l'union d'un homme avec une femme de plus de vingt ans sa cadette. Et des penses sévères sont prévues en cas de manquement à la loi.
    Roman féministe qui tente de redonner aux femmes de plus de 50 ans une...
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    Dans un avenir et un pays indéterminés, le 27 janvier est promulgué une loi interdisant l'union d'un homme avec une femme de plus de vingt ans sa cadette. Et des penses sévères sont prévues en cas de manquement à la loi.
    Roman féministe qui tente de redonner aux femmes de plus de 50 ans une vraie place dans la société, conte farfelu et utopique sur les relations hommes-femmes, sur le sort des enfants nés d'un père trop âgé pour avoir le temps de les voir grandir et de les élever.
    Mais je n'oublie pas le sexe, omniprésent.
    Il y a sa conquête enfin autorisée aux femmes plus âgées, comme une revanche à prendre sur toutes ces jeunes filles au summum de leur beauté. Ces jeunes femmes à la plastique idéale et idéalisée par ces hommes en mal d'une seconde jeunesse et qui n'ont aucun scrupule à abandonner la mère de leurs enfants.
    Un roman très court, un conte aussi cynique que parfois drôle et souvent grinçant dans lequel les hommes n'ont vraiment pas le beau rôle. À la fois expression de nos fantasme ou de nos angoisses inavouées sans doute !

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/07/07/juvenia-nathalie-azoulai/

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    Couverture du livre « Juvenia » de Nathalie Azoulai aux éditions Stock

    Nicolemotspourmots sur Juvenia de Nathalie Azoulai

    Encore un livre qui n'a pas eu de chance : sorti le 18 mars au tout début du confinement et de la fermeture des librairies. Autant dire que si le nom de Nathalie Azoulai n'était pas pour moi lié au grand plaisir de lecture de Titus n'aimait pas Bérénice (malgré la déception ensuite avec Les...
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    Encore un livre qui n'a pas eu de chance : sorti le 18 mars au tout début du confinement et de la fermeture des librairies. Autant dire que si le nom de Nathalie Azoulai n'était pas pour moi lié au grand plaisir de lecture de Titus n'aimait pas Bérénice (malgré la déception ensuite avec Les spectateurs), la nouvelle m'aurait totalement échappé. C'est un tout petit roman (120 pages), un conte libertin précise la quatrième de couverture (et en effet, oui...) que l'auteure semble nous délivrer avec un petit sourire en coin et dans lequel elle explore les méandres de nos parcours sentimentaux en faisant sauter les codes. Et en tentant de venir au secours des femmes de plus de cinquante ans... (ah, j'en vois qui tendent l'oreille ;-) )

    Quelque part en Europe, la République de Juvenia, très proche de la France. Impulsée par un nouveau gouvernement très féminin et féministe, une loi interdit désormais aux hommes de s'unir avec une femme de plus de vingt ans sa cadette et a fortiori les enfants qui pourraient naitre de telles unions. Stupéfaction, protestations, manifestations... rien n'y fait. Voilà ces messieurs invités à des stages de "rééducation" pour retrouver goût à la chair plus mature, réhabituer leur regard, leur toucher, autant par la théorie que par la pratique.

    "Les plus jeunes firent d'abord la moue en déclarant impossible d'aller tremper dans des viscères aussi usagées mais leurs aînés, en carabins invétérés, répliquaient que c'était dans ce genre de viscères que les plus beaux vices errent, ou, pour les plus entraînés, que les plus beaux vits se serrent".

    On le voit, l'auteure n'hésite pas à aller chercher l'inspiration du côté du 18ème siècle - l'une de ses héroïnes, Laure est d'ailleurs professeure de littérature du 18ème et le récit de la façon dont elle est perçue en tant que cinquantenaire par ses collègues est plutôt savoureux. A travers quelques profils "classiques" : Pierre, l'ex-mari de Laure qui l'a quittée pour Juvéna une starlette de 25 ans, Sabine la pédiatre de 64 ans qui devient soudain ultra désirable pour les octogénaires mais se découvre un réjouissant pouvoir d'attraction sur les plus jeunes et doit à son tour faire attention à ne pas enfreindre la loi... à travers ces profils, Nathalie Azoulai remet en question tous les schémas préétablis et fait voler en éclats les habitudes bien ancrées. Mais sous couvert de légèreté et de jeu (érotique mais pas que), elle passe en revue tout ce qui conduit à l'exclusion des femmes de l'espace amoureux et sexuel à partir de la ménopause, par une société obsédée par le jeunisme, et tout ce que cela implique en termes de désordres générationnels.

    Voilà qui se lit avec plaisir et pourrait pimenter quelque peu les discussions de vacances en couple ou entre amis cet été. Et plus si affinités.

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « Titus n'aimait pas Bérénice » de Nathalie Azoulai aux éditions Gallimard

    Anne-Marie Lemoigne sur Titus n'aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai

    « Mon âme loin de vous languira solitaire »
    Un Titus actuel vient de quitter sa compagne Bérénice pour revenir vivre auprès de son épouse Roma .
    Rongée par le désespoir, Bérénice se plonge dans la lecture des tragédies de Racine pour trouver dans les héroïnes de ses pièces des sœurs en...
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    « Mon âme loin de vous languira solitaire »
    Un Titus actuel vient de quitter sa compagne Bérénice pour revenir vivre auprès de son épouse Roma .
    Rongée par le désespoir, Bérénice se plonge dans la lecture des tragédies de Racine pour trouver dans les héroïnes de ses pièces des sœurs en douleur et matière à comprendre mieux la torture de l'abandon .

    Racine , le dramaturge de la passion, le seul à avoir su analyser les désordres de la passion et le chagrin amoureux d'un point de vue féminin .

    Un point de départ contemporain, tremplin pour une immersion dans la vie du dramaturge et pour une fine analyse de ses œuvres nourries de la littérature antique, de leur construction et de la spécificité du vers racinien « où les voyelles s'étirent, gagnent sans cesse sur le martèlement des consonnes »

    Nathalie Azoulay parcourt ainsi toute la vie de l'auteur depuis ses années de formation nourrie de l'enseignement donné par des Solitaires de Port Royal . Elle revisite ainsi l'ensemble de sa carrière : après « l'éducation stricte et silencieuse », l'arrivée à Paris et la découverte des tentations ; les premiers succès de dramaturge ; la rivalité avec Molière et Corneille, ; l'ambition majeure « s'il compose des vers c'est certes pour être le plus grand poète de France, mais aussi pour capter cela, le son d'une conscience qui s'exprime à haute voix. Pleine, libre, parfois glaçante. » Viennent ensuite les relations avec les comédiennes chargées d'incarner ses héroïnes ; l' admiration pour Louis 14 et l' arrivisme de courtisan qui le mène à la fonction officielle d' historiographe du roi ; puis le retour à l'écriture de 2 tragédies à l'intention des pensionnaires de Saint Cyr pour complaire à Mme de Maintenon , enfin la vie rangée de mari et de père de famille .

    Le lecteur vit dans l'intimité du dramaturge - toujours désigné par son prénom- il partage ses hésitations, ses espoirs, ses déceptions , ses ambitions . Toutefois, pour goûter pleinement la richesse du roman, il lui faut disposer d'un certain nombre de pré-requis ; ceux apportés par une connaissance préalable de la vie et de l'oeuvre de Racine , et plus généralement du théâtre au 17e siècle .

    Un roman subtil, brillant, à l'écriture souple et élégante, prolongement d'un travail universitaire fouillé .
    Une belle découverte qui a obtenu le Prix Médicis 2015.

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    Couverture du livre « Titus n'aimait pas Bérénice » de Nathalie Azoulai aux éditions Gallimard

    frconstant sur Titus n'aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai

    'Titus n'aimait pas Bérénice', un roman signé AZOUAI Nathalie (2015) qui ne laisse pas indifférent...
    Il y a dans ce livre des coups de génie en écritures et des scories qui alourdissent sans rien apporter.
    L'appellation Jean, qui ne sera jamais nommé Racine (de même que Nicolas pour Boileau)...
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    'Titus n'aimait pas Bérénice', un roman signé AZOUAI Nathalie (2015) qui ne laisse pas indifférent...
    Il y a dans ce livre des coups de génie en écritures et des scories qui alourdissent sans rien apporter.
    L'appellation Jean, qui ne sera jamais nommé Racine (de même que Nicolas pour Boileau) et le manque quasi total de temporalité marquée font de ce récit un livre d'une étonnante actualité. Histoire d'un étudiant douté, avide de reconnaissance, intriguant, pétri de jalousie et de cruauté, tant envers lui-même que ses adversaires ou ses comédiens. Conflits entre le religieux et la laïcité de l'Etat, guerres de pouvoirs, d'influence, narcissisme ... Tout est reflet de la condition humaine qui n'est pas étrangère au soucis de performance actuels et au coups bas que se donnent, dans la dignité, tant de vedettes dans les disciplines culturelles, économiques, scientifiques et politiques de nos jours. On entre donc facilement dans ce récit.

    Pourtant, le parallèle mené, par trois fois dans le récit, avec une Bérénice contemporaine et un Titus qui l'a abandonnée n'amène rien, si ce n'est de la confusion inutile. A moins de considérer que l'idée de l'auteur est d'en typer une Bérénice si nulle pour qu'elle serve de faire-valoir aux Bérénices et Titus sortis de la plume de Racine. Mais même si cela est le cas, c'est lourd, maladroit et inutile.

    Car l'intérêt du livre est la connaissance historique du chemin d'écriture de Racine et de quelques uns de ses contemporains. Je dois cependant avouer être resté sur ma faim et avoir préféré le William, ses états amoureux et de l'évolution du théâtre anglais, bien plus magnifiquement contés, selon moi, par Anne CUNEO dans son roman ""Objets de splendeur" (Ed. Bernard Campiche, 1996) (ma critique du 9 juin 2015)

    Il reste que Titus n'aimait pas Bérénice est un livre qui a le mérite de surfer sur un thème actuel, classique: 'La rupture, la séparation douloureuse' ... et qui le fait en liaison constante avec la 'littérature classique' , donnant à celle-ci d'apparaître sous un jour nouveau!

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