Nancy Mitford

Nancy Mitford

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Avis (6)

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    Couverture du livre « La poursuite de l'amour » de Nancy Mitford aux éditions 10/18

    Anne R sur La poursuite de l'amour de Nancy Mitford

    Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ! C'est drôle, subtil et finement observé. On y retrouve le charme de la bourgeoisie anglaise de la première moitié du XXième siècle et comme souvent dans les romans de la littérature classique britannique, on y suit deux jeunes filles à la recherche d'un...
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    Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ! C'est drôle, subtil et finement observé. On y retrouve le charme de la bourgeoisie anglaise de la première moitié du XXième siècle et comme souvent dans les romans de la littérature classique britannique, on y suit deux jeunes filles à la recherche d'un mari.

    Ces deux jeunes filles, ce sont Fanny, la narratrice, et Linda sa cousine. Le livre démarre au moment de leur adolescence et se poursuit durant l'âge adulte. On accroche rapidement à l'histoire avec les descriptions ubuesques des membres de la famille, en particulier l'Oncle Matthew. C'est en partie ce qui fait le charme de cette histoire, la manière dont Nancy Mitford prend soin de décrire les personnages secondaires. Et en réalité nous pourrions presque considérer que Fanny, la narratrice, est également à sa manière, un personnage secondaire. Car celle qui est véritablement à la poursuite de l'amour, et qui va s'y reprendre à plusieurs fois, c'est Linda. C'est elle le personnage au cœur de ce roman.

    Alors, certains pourront la trouver agaçante car elle n'a pas son pareil pour se précipiter dans des histoires d'amour qui paraissent à tout le monde, vouées à l'échec. Elle n'en fait qu'à sa tête et sa tête, elle la jette la première dans le mariage. Mais malgré son côté frivole et sa vision très romanesque de l'amour, elle est bien courageuse. Elle se marie vite mais reconnaît ses erreurs et n'hésite pas à divorcer à une époque où cela est loin d'être évident pour une femme. Elle n'hésite pas à se confronter à sa famille ni à tout quitter et à se retrouver sans le sou lorsqu'elle est convaincue de sa décision. Bref sous ses airs de jeune femme écervelée, elle a tout d'une héroïne.

    La chronique complète sur le blog : https://riennesopposealalecture.blogspot.com/2019/06/la-poursuite-de-lamour-de-nancy-mitford.html

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    Couverture du livre « Christmas pudding » de Nancy Mitford aux éditions Christian Bourgois

    Aa2liiinee sur Christmas pudding de Nancy Mitford

    Rendez-vous avec la société mondaine de Londres des années 30 pour passer Noël à la campagne avec cette satire sociale. Nancy Mitford manie à la perfection le cynisme avec ces dialogues croustillants qui m'ont beaucoup amusés. Ainsi que l'humour très british qui est dans ce roman. L'histoire en...
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    Rendez-vous avec la société mondaine de Londres des années 30 pour passer Noël à la campagne avec cette satire sociale. Nancy Mitford manie à la perfection le cynisme avec ces dialogues croustillants qui m'ont beaucoup amusés. Ainsi que l'humour très british qui est dans ce roman. L'histoire en elle même n'est pas sensationnelle, avec des petites longueurs mais est relevée par ces personnages hauts en couleurs dont j'ai aimé suivre les péripéties . J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur !

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    Couverture du livre « La poursuite de l'amour » de Nancy Mitford aux éditions 10/18

    Anita Millot sur La poursuite de l'amour de Nancy Mitford

    La narratrice, Fanny, évoque ses souvenirs d’enfance, notamment ses Noëls chez son oncle et sa tante, Sadie et Matthew Radlett, et leurs sept enfants (il s’agit bien sûr des six filles et du fils Mitford car ce roman est hautement autobiographique …) Sa cousine Linda surtout est au centre de...
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    La narratrice, Fanny, évoque ses souvenirs d’enfance, notamment ses Noëls chez son oncle et sa tante, Sadie et Matthew Radlett, et leurs sept enfants (il s’agit bien sûr des six filles et du fils Mitford car ce roman est hautement autobiographique …) Sa cousine Linda surtout est au centre de l’histoire, petite fille amoureuse éperdue des animaux, à la larme facile. Fanny est élevée par sa tante Emily car ses parents égocentriques et immatures n’ont que faire de leur fille. La chasse à courre - et à l’occasion aux fillettes - les conciliabules des “honorables” enfants Radlett, les lectures interdites … marqueront l’enfance et l’adolescence de Fanny et de ses sept cousin et cousines. L’amour suivra, plus sage et réfléchi pour Fanny, plus instinctif et romanesque chez Linda …
    Un joli roman “so british” qui se lit avec grand plaisir : Nancy Mitford est une conteuse née !

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    Couverture du livre « Tir aux pigeons » de Nancy Mitford aux éditions 10/18

    NADIA D'ANTONIO sur Tir aux pigeons de Nancy Mitford

    Aimant bien varier mes thèmes de lectures (étrangères, thèmes, auteurs…) et pour ne plus être cantonnée dans un seul et unique genre, cette fois j’ai choisi, au hasard dans une de mes piles : « Tir aux pigeons » de Nancy Mitford.
    Romancière anglaise née à Londres en 1904 et décédée à Versailles...
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    Aimant bien varier mes thèmes de lectures (étrangères, thèmes, auteurs…) et pour ne plus être cantonnée dans un seul et unique genre, cette fois j’ai choisi, au hasard dans une de mes piles : « Tir aux pigeons » de Nancy Mitford.
    Romancière anglaise née à Londres en 1904 et décédée à Versailles en 1973, elle a été aussi célèbre pour ses ouvrages que pour sa vie mondaine. Aînée des sœurs Mitford, elle a reçu à sa naissance le titre de « Honorable » qui était réservé aux enfants de Lords. Bien qu’anglaise, elle était amoureuse de la France et fut une auteure francophile. Son œuvre a été plutôt conséquente car elle comporte dix-sept livres mais… eh oui, c’est le premier que j’ai lu d’elle. Voilà donc une lacune comblée.

    La couverture m’avait aussi attirée par sa simplicité : une jeune femme très élégante, portant voilette et faisant certainement partie de la bourgeoisie - cela tout simplement par son aspect et se trouvant certainement dans un salon de thé, peut-être le Ritz (ou un autre mais tout de même un salon de thé très distingué étant donné l’aspect de cette femme). Il y a des personnes qui, par leur simple apparence rayonnent et nous font comprendre qu’elles font partie de l’aristocratie.

    Dans « Tir aux pigeons », il est question de Sophia Garfield et de la Seconde Guerre mondiale. Le texte commence ainsi :
    « Sophia Garfield avait une vision claire de ce à quoi ressemblerait le début de la guerre. Il y aurait une grande détonation, suivie par une obscurité d’encre et un vent froid. Trébuchant sur des tas de décombres et de cadavres, Sophia chercherait avec application, mais sans espoir, son mari, son amant et son chien. C’était dans son esprit comme la Fin du Monde ou les Derniers Jours de Pompéi, et cela faisait alors plus de deux ans qu’elle s’armait de courage afin d’endurer avec fermeté les épreuves mentales et physiques qui devaient accompagner ce cataclysme ». (page 9).

    A la lecture, on voit qu’effectivement l’héroïne, jeune et jolie femme est une aristocrate oisive et plutôt superficielle. Elle ne comprend pas très bien les problèmes politiques et elle vit dans une magnifique demeure avec son mari, son amant, la maîtresse de son mari, son chien et des domestiques parmi lesquels se trouve Greta (une Allemande qu’elle ne supporte pas,) d’autant plus que l’Angleterre va bientôt déclarer la guerre à l’Allemagne. Mais comme une de ses amies (enfin, peut-être pas vraiment une amie…) laisse supposer avec de grands sous-entendus qu’elle est une espionne, Sophia ne veut pas être en reste et décide de se rendre utile en s’engageant dans un poste de secours où, hélas, son travail n’est pas bien passionnant : compter et trier des vêtements – mettre des lettres sur les fronts des blessés (H pour homme – F pour femme…). Alors pour en faire un peu plus, elle essaie d’apprendre le morse en clignant des yeux (j’ai bien ri en visualisant la scène).

    Heureusement que l’humour est là, humour anglais certes, mais un humour que j’apprécie. On croise aussi un vieux chanteur à multiples perruques que l’on croyait mort assassiné mais qui ré-apparaît.
    On a droit à de nombreux « Herr Hitler » ou « mein Führer »  et le style de l’écrivaine est juste et drôle. De plus elle arrive à nous surprendre avec la frivole Sophia qui finalement va agir en héroïne à cause de son chien. Pourquoi et comment ? « That is the question ». Pour la réponse il faudra lire ce livre. De toute façon il n’est pas très épais (191 pages dans ma version 10/18) et on y trouve quelques éléments assez émouvants. Étant donné le contexte.

    Si au début je croyais que cet ouvrage serait plutôt superficiel, finalement j’ai revu ma copie et je peux dire (sans dévoiler la suite) que Nancy Mitford a bien manié le « grave » avec le « burlesque » et que c’est un ouvrage bien divertissant.
    Une preuve du talent de l’auteure et un livre qui valait bien une lecture.
    Je pense que ses autres ouvrages doivent aussi mériter le détour avec son humour décalé qu’elle arrive à distiller tout au long de l’histoire loufoque alors que la guerre va éclater, donc un sujet grave.
    Certainement une écrivaine à découvrir pour moi et peut-être à continuer à apprécier.

    En conclusion, je vous livre une petite chronique de Madame figaro :
    « La satire de la Haute est exquise, et la clairvoyance de Mitford concernant le déroulement de la guerre à venir, stupéfiante ».

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