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Nancy Huston

Nancy Huston
Après avoir grandi au Canada, Nancy Huston suit son père aux Etats-Unis lorsqu'elle a quinze ans et finit ses études à New York. Quand Nancy a six ans, sa mère quitte brusquement son foyer pour aller mener sa vie ailleurs. Un traumatisme douloureux mais fondateur qu'elle transforme en richesse : ... Voir plus
Après avoir grandi au Canada, Nancy Huston suit son père aux Etats-Unis lorsqu'elle a quinze ans et finit ses études à New York. Quand Nancy a six ans, sa mère quitte brusquement son foyer pour aller mener sa vie ailleurs. Un traumatisme douloureux mais fondateur qu'elle transforme en richesse : c'est par l'imagination qu'elle va tenter de comprendre l'incompréhensible. 'La Virevolte' (1994) et 'Prodige : polyphonie' (1999) abordent le sujet de façon explicite. Venue à Paris pour un an en 1973, Nancy Huston reste et devient élève de Roland Barthes. Elle débute sa carrière en tant qu'essayiste pour le MLF, et pour des journaux de femmes tels que Sorcières, qu'elle a cofondé, et publie son premier roman en 1981 'Les Variations Goldberg'. Avec 'Cantiques des plaines' (1993) - Prix du Gouverneur général - elle retrouve sa langue maternelle et, depuis, se traduit elle-même dans les deux sens. En 1996, 'Instruments des ténèbres' obtient le Goncourt des lycéens. Sous forme polyphonique, typique de Nancy Huston, elle donne voix à plusieurs personnages, voire même à une glycine, un étang ('Une adoration', 2003, son dernier roman) ou Dieu en personne (Dolce Agonia, 2001.) Nancy Huston partage son temps entre Paris et le Berry, où elle vit avec son mari, le sémiologue d'origine bulgare Tsvetan Todorov et leurs deux enfants.

Articles en lien avec Nancy Huston (2)

  • Musique et littérature : l’accord parfait
    Musique et littérature : l’accord parfait

    Littérature et musique furent longtemps étroitement liées. Pour preuve, dans la Grèce antique, un terme commun désignait la forme d’expression artistique qui les réunissait : mousikè. Depuis, chacune de ces deux disciplines a pris sont autonomie, mais pour mieux revenir vers l’autre. Ainsi la littérature se fait parfois la muse inspiratrice de la musique,  tandis qu’il arrive que dans certaines oeuvres littéraires la musique ait parfois le premier rôle. Sans oublier l’opéra, le théâtre lyrique et la comédie musicale qui marient art littéraire et musique dans une envolée lyrique puissante.

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    Portrait de Nancy Huston, une perpétuelle quête d’identité

    À l’affiche, actuellement, au Théâtre national de Bordeaux : « Lignes de failles », le roman qui valut à Nancy Huston le prix Femina 2006, porté à la scène par Catherine Marnas. La pièce reprend l’idée principale de la fiction de l’auteure franco-canadienne : explorer les origines parfois troublantes et troublées de quatre personnages dans un récit identitaire à rebours.

Avis sur cet auteur (68)

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    Couverture du livre « Bad girl ; classes de littérature » de Nancy Huston aux éditions Actes Sud

    Anne-Marie Lemoigne sur Bad girl ; classes de littérature de Nancy Huston

    Etrange récit de souvenirs que celui de Nancy Huston dans BAD GIRL CLASSES DE LITTERATURE, qui dans un discours adressé au fœtus qu’elle fut , déroule pour elle, par vagues successives, le fil de ce que sera son enfance de créature non désirée au sein d’un couple fragile . « Accroche-toi,...
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    Etrange récit de souvenirs que celui de Nancy Huston dans BAD GIRL CLASSES DE LITTERATURE, qui dans un discours adressé au fœtus qu’elle fut , déroule pour elle, par vagues successives, le fil de ce que sera son enfance de créature non désirée au sein d’un couple fragile . « Accroche-toi, petite Dorrit » prévient-elle l’ embryon auquel elle a donné ce nom , ( allusion au personnage d’orpheline de Charles Dickens ?) , annonçant par là la vie difficile qui l’attend, racontée sans pathos ni gémissements .

    BAD GIRL c’est ainsi qu’elle s’est sentie , quand sa mère a quitté le foyer en délaissant ses deux enfants, une expression déchirante qui traduit le sentiment de culpabilité de la petite fille qui , ne connaissant pas les motifs intérieurs du départ de sa mère, pense qu’elle l’a tellement déçue que celle –ci a fini par l’abandonner . « Bad girl, comment ne pas se sentir nulle quand votre mère vous quitte ?»

    CLASSES DE LITTERATURE, parce que Nancy Huston y analyse les activités et des attitudes qui la sauvèrent , qui l’aidèrent à échapper à son destin d’enfant mal aimée, à transcender sa solitude intérieure, à se construire un univers de substitution, des activités qui deviendront le creuset d’où sortiront ses romans
    .
    Ce sont d’abord, l’habitude , prise très jeune de se raconter des histoires, de se bâtir des scénarios, « tu te parleras à la troisième personne, transformant chacun de tes gestes en une scène et ta vie quotidienne en roman » puis celle de la lecture, « en silence et en secret, grâce à la lecture, des histoires se tissent dans ta tête » ; Il y aura aussi la pratique du piano, «ta classe de piano te sera classe de littérature… tu y acquerras le goût du travail minutieux, patient, maniaque » .

    Elle tirera matière de sa beauté de petite fille jolie , puis de jeune femme libérée «  ta joliesse sera pour toi une classe de littérature », les attitudes et les propos des hommes qu’elle séduira alimenteront sa création littéraire « tu enregistres leur comportement, certaine de prendre un jour ta revanche en les transformant en personnages . Ecrivant , c’est toi qui auras le dessus, toi qui les manipuleras comme des marionnettes, toi qui décideras quand ils doivent l’ouvrir et la fermer »

    Cet ouvrage plein d’émotion , qui traduit les angoisses secrètes de l’enfance, peut paraître au début déroutant par son procédé narratif et par son organisation, car la remontée des souvenirs, par fragments, s’accorde mal avec la rigueur du plan chronologique , mais il mérite qu’on le poursuive tant il est riche par la réflexion qui y est menée sur la famille, sur le rôle de la mère ou de ses substituts, et sur l’écriture comme moyen de résilience.

    C’est aussi un ouvrage indispensable à la compréhension de la genèse et des thèmes récurrents de l’œuvre abondante de Nancy Huston

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    Couverture du livre « La virevolte » de Nancy Huston aux éditions Actes Sud

    Lison CARPENTIER sur La virevolte de Nancy Huston

    Lin est danseuse professionnelle, elle aime son mari Derek et ses deux petites filles Angela et Marina, deux enfants désirés, mais qui lui prennent beaucoup de temps, surtout Marina la seconde qui a un caractère difficile. Lin se voulait t-elle réellement mère de famille ? Ou est-elle avant tout...
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    Lin est danseuse professionnelle, elle aime son mari Derek et ses deux petites filles Angela et Marina, deux enfants désirés, mais qui lui prennent beaucoup de temps, surtout Marina la seconde qui a un caractère difficile. Lin se voulait t-elle réellement mère de famille ? Ou est-elle avant tout une danseuse, dont le corps est le seul véritable moyen d’expression?

    L’écriture de Nancy Huston est intimiste : les pensées de Lin virevoltent, le lecteur les attrape au passage comme un voyeur derrière une fenêtre, et découvre des bribes de sa vie au gré de ses humeurs, de ses folies. La ponctuation, l’absence de ponctuation parfois, comme si l’auteure souhaitait mettre en suspens la vie de ses personnages, laisse planer le doute quant à leurs intentions, leurs sentiments et leur choix de vie. Lin partagée entre l’amour pour ses filles et sa passion pour la danse, délaisse peu à peu sa famille. C’est au départ un sentiment ténu, comme une fine pluie maussade, cet amour maternel gracile, puis il s’efface progressivement, submergé par la vague déferlante et passionnée : la danse c’est la raison de vivre de Lin! Le reste devient abject, avilissant, dénué d’intérêt, jusqu’au jour où elle choisit et abandonne sa famille. Les réactions des uns et des autres, la vie qui continue malgré tout, et l’impact de cet abandon sur l’une des deux filles, Marina, enfant difficile, adolescente rebelle devenue une jeune femme surdouée, experte dans l’histoire des camps de concentration…

    La condition féminine est le sujet principal de ce roman : comment être femme et mère tout en restant un être à part entière fait de passion, de conviction et de choix personnels. Découvert totalement par hasard dans les rayons d’une bibliothèque, La virevolte est un livre qui a su me surprendre, tant par les sujets évoqués que par le style recherché et terriblement efficace de son auteure.

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    Couverture du livre « Ultraviolet » de Nancy Huston aux éditions Thierry Magnier

    Elizabeth Pianon sur Ultraviolet de Nancy Huston

    Première fois que je lis un roman jeunesse de Nancy Huston et c'est ma foi tout aussi bon que ses autres romans.
    Lucy a treize ans, est l’aînée de quatre enfants et s'ennuie à mourir entre son père pasteur trop croyant et sa mère ultra rigide.
    Alors elle se confie à un carnet à qui elle peut...
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    Première fois que je lis un roman jeunesse de Nancy Huston et c'est ma foi tout aussi bon que ses autres romans.
    Lucy a treize ans, est l’aînée de quatre enfants et s'ennuie à mourir entre son père pasteur trop croyant et sa mère ultra rigide.
    Alors elle se confie à un carnet à qui elle peut tout dire.
    Son monde change quand son père accueille chez eux le docteur Beauchemin, qui la considère comme une personne à part entière et lui ouvre de nouveaux horizons.
    Un beau livre sur l'adolescence et ses doutes, ses déceptions, ses questionnements, ses révoltes, son idéalisme.
    La quête de soi de Lucy est attendrissante.
    De plus elle est très éveillée et mûre pour son âge ;
    elle aime jouer avec les mots, elle est drôle,pleine d'humour, irrévérencieuse aussi, mais elle peut se le permettre avec son carnet qui est muet comme une tombe.
    Comme toujours, Nancy Huston emploie les mots justes et cerne bien la réalité des êtres.
    Elle sait s'adresser aussi bien aux jeunes qu'aux adultes.

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    Couverture du livre « Les variations Goldberg » de Nancy Huston aux éditions Actes Sud

    Elizabeth Pianon sur Les variations Goldberg de Nancy Huston

    40 ans déjà que ce livre a été écrit.
    Et il n'a pas pris une ride.
    Un des rares Nancy Huston que je n'avais pas encore lu, et encore une révélation.
    Je ne me lasse pas de son talent et de la finesse de son écriture.
    Liliane Kulainn, célèbre musicienne, convie trente de ses amis à un concert...
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    40 ans déjà que ce livre a été écrit.
    Et il n'a pas pris une ride.
    Un des rares Nancy Huston que je n'avais pas encore lu, et encore une révélation.
    Je ne me lasse pas de son talent et de la finesse de son écriture.
    Liliane Kulainn, célèbre musicienne, convie trente de ses amis à un concert de chambre.
    Elle interprétera au clavecin Les variations Goldberg de Bach.
    Et chacune des variations sera représentée par les pensées d'un invité.
    Un vrai bonheur que cette lecture.
    Chaque personnage est une personnalité attachante.
    Certains sont en accord total avec la musique, d'autres y sont plutôt indifférents.
    Chaque variation donne envie de l'écouter.
    Je pense d'ailleurs que je le relirai un jour en les écoutant.
    De la musique, de la sensualité, des réflexions diverses, une écriture parfaite.....
    Que demander de plus pour un lecteur ?