Naïri Nahapétian

Naïri Nahapétian
Nairi Nahapetian est née en 1970 dans une famille arménienne a`
Téhéran, ville qu'elle a quittée après la révolution islamique sans pouvoir y
retourner durant quinze ans. Journaliste, elle a fait depuis fait de nombreux
reportages en Iran.

Avis (14)

  • add_box
    Couverture du livre « Un agent nommé Parviz » de Naïri Nahapétian aux éditions Editions De L'aube

    GeorgesSmiley sur Un agent nommé Parviz de Naïri Nahapétian

    Court, rythmé, mystérieux, voici un bon roman d’espionnage concernant le régime de Téhéran et ses efforts pour développer une bombe atomique. Des citations d’Avicenne* aux centrifugeuses qu’il s’agit de saboter, de la délicatesse courtoise à la brutalité impitoyable des tortionnaires, voilà un...
    Voir plus

    Court, rythmé, mystérieux, voici un bon roman d’espionnage concernant le régime de Téhéran et ses efforts pour développer une bombe atomique. Des citations d’Avicenne* aux centrifugeuses qu’il s’agit de saboter, de la délicatesse courtoise à la brutalité impitoyable des tortionnaires, voilà un voyage en Iran qui promène son lecteur entre l’envie et la répulsion. On n’est pas tout à fait certain d’avoir tout compris de cette tortueuse intrigue (une suite en préparation ?) si ce n’est l’essentiel que John Le Carré mettait, il y a 55 ans, dans la bouche du héros de L’Espion Qui Venait du Froid à propos des espions : « Ils ont besoin (d’eux) pour assurer la sécurité des gens ordinaires, des minables comme toi et moi ».
    Il est certain que sur le dossier iranien, on ne nous dit pas tout et ce livre a le mérite d’évoquer certains aspects de ce délicat dossier. La lecture est aussi rapide que plaisante et en quelques touches bienvenues comme la réception pour le nouvel an iranien qui coïncide avec le début du printemps, l’auteur rend hommage à cette vieille et raffinée civilisation qui mériterait mieux que le joug d’une théocratie dictatoriale.
    *Avicenne né en 980 près de Boukhara, en Ouzbékistan et mort en 1037 en Iran, est un philosophe et médecin persan.

  • add_box
    Couverture du livre « Un agent nommé Parviz » de Naïri Nahapétian aux éditions Editions De L'aube

    NADIA D'ANTONIO sur Un agent nommé Parviz de Naïri Nahapétian

    « Un agent nommé Parviz », tel est le sujet du livre de Naïri Nahapétian, née dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu'elle a quittée en 1980 après la révolution islamique sans pouvoir y retourner durant quinze ans.
    Mais ce Parviz est bien étrange. En effet, le récit commence par ces...
    Voir plus

    « Un agent nommé Parviz », tel est le sujet du livre de Naïri Nahapétian, née dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu'elle a quittée en 1980 après la révolution islamique sans pouvoir y retourner durant quinze ans.
    Mais ce Parviz est bien étrange. En effet, le récit commence par ces lignes : « Je suis mort le 2 novembre 1979, pendu dans ma cellule par des Gardiens de la révolution aux ordres de Khomeyni. Quelques jours auparavant, j’avais fait une courte apparition à la télévision officielle afin de confesser mes crimes : j’étais un agent de la CIA à la tête d’un complot visant à renverser la République islamique. Mes « complices » ont été exécutés peu après. (…)
    Vous ne me croyez pas ? Reprit-il en faisant tourner son verre à thé entre ses doigts.
    Kiana ne répondit rien, gênée : de quoi était-elle censée douter ? Du fait que l’homme qui s’adressait à elle était mort ?... » (p.9).
    Voilà déjà Kiana bien embarrassée d’autant plus que son mari, Nasser Heydari, ingénieur iranien, travaillant en secret sur le programme nucléaire de son pays, venu à Paris pendant une tournée de récital de son épouse, joueuse de tsar ainsi que chanteuse, lui a annoncé :
    « Ma chère femme, tu as toutes les raisons de m’en vouloir de ne pas t’en avoir parlé, mais j’ai décidé de ne pas rentrer en Iran.
    … Le but de notre voyage à Paris n’est pas celui que tu crois, mais concerne les recherches atomiques menées en secret au sein de la République islamique. Or je ne souhaite plus apporter ma contribution à cette course sans fin aux armements, qui ruine notre pays. » (p.18/19).
    Ainsi le lecteur est tout de suite plongé dans un suspense bien prenant mais rapidement lu.
    Florence Nakash de la DGSE va arriver pour enquêter justement sur Parviz, un ancien ami (et plus car affinités).
    Pendant ce temps, Kiana est très inquiète pour sa sœur Zohra dont l’arrivée se fait attendre.
    D’un côté les Occidentaux sont prêts à tout pour ralentir le programme iranien et de l’autre côté, les Iraniens essaient par tous les moyens de se procurer les pièces manquantes afin de continuer leurs recherches.

    Par-dessus tout cela, on observe un Parviz, bel homme qui sème le trouble.
    Kiana est très attachante car elle ne sait plus qui croire.

    Naïri Nahapétian manie à la perfection le suspense, l’angoisse, nous offre bien des renseignements sur cette bombe en préparation. Elle nous décrit des personnages complexes, inquiétants.
    Son écriture est belle car on y retrouve une certaine poésie ainsi que beaucoup d’originalité.
    Elle nous place dans un vrai panier de crabes et j’aurais bien aimé que le livre soit un peu plus long car j’ai pris un réel plaisir à cette lecture.

    Dans l’Épilogue, on reste un peu dans l’expectative car le livre finit ainsi : »Je sus mort le 8 avril de cette année, au bord de la mer Caspienne... ».
    Est-ce la porte ouverte à une autre aventure ou l’interprétation est-elle libre ? Un choix à faire puisque, finalement, Parviz reste l’individu mystérieux qu’il a été durant toute cette histoire.

    Ça bouge beaucoup et j’ai relevé cette critique de « Elle oriental » car elle résume parfaitement et en quelques mots l’ouvrage :
    « Ce polar, sur fond d'un Iran verrouillé, autour du nucléaire avec l'agent double Parviz, est une bombe ! »

  • add_box
    Couverture du livre « Qui a tué l'ayatollah Kanuni ? » de Naïri Nahapétian aux éditions Points

    Sandrine Fernandez sur Qui a tué l'ayatollah Kanuni ? de Naïri Nahapétian

    Réfugié en France avec son père peu après la révolution islamique alors qu'il n'avait que 4 ans, Narek Djamshid, revient en Iran dans l'espoir d'écrire un papier sur les élections présidentielles qui doivent y avoir lieu et peut-être y retrouver le souvenir de sa mère décédée avant leur fuite....
    Voir plus

    Réfugié en France avec son père peu après la révolution islamique alors qu'il n'avait que 4 ans, Narek Djamshid, revient en Iran dans l'espoir d'écrire un papier sur les élections présidentielles qui doivent y avoir lieu et peut-être y retrouver le souvenir de sa mère décédée avant leur fuite. Il y rencontre Leila Tabihi, une féministe intégriste, fille d'un des pères de la révolution et amie de ses parents, et l'accompagne par hasard au tribunal où elle doit rencontrer l'ayatollah Kanuni, un juge répressif que certains qualifient de ''bourreau de Téhéran''. Malheureusement, ils trouvent le religieux assassiné dans son bureau. Arrêtés, ils sont rapidement libérés mais Narek se voit confisquer ses passeports. Coincé en Iran, il en profite pour découvrir Téhéran, se renseigner su sa mère tandis que Leila enquête discrètement sur le meurtre de Kanuni qu'en haut lieu on semble vouloir étouffer, aidé de son fidèle ami Mirza Mozaffar, un laïc, leader de l'opposition au pouvoir en place.

    Le suspense n'est certes pas haletant mais quelle source d'informations sur la société iranienne et le régime des mollahs ! On peut en mesurer toutes les contradictions, les hypocrisies, la corruption et la violence. La vie des iraniens est régie par la loi islamique et même si certains sont habiles à la contourner, on peut se faire arrêter pour un mot de trop, un foulard mal noué ou une tenue jugée trop occidentale. Et ils sont nombreux à exercer l'autorité, entre la police, les martyrs de la révolution, les gardiens de cette même révolution et autres fractions para-militaires. L'auteure en profite aussi pour revenir aux origines de la révolution de 1979, évoquant les camps en présence, les dissensions malgré l'ennemi commun, la pression des religieux, les trahisons et la prise de pouvoir des mollahs. Si au début, il s'agissait de chasser le shah et ses amis pour une société plus juste et de lutter contre l'impérialisme américain, au final, les iraniens se trouvent enfermé dans un pays isolé par la communauté internationale et ils sont nombreux à rêver d'exil, d'Amérique malgré l'amour de la patrie.
    Roman sociologique plus que roman noir écrit par une auteure qui sait de quoi elle parle puisqu'elle a quelques points communs avec Narek. A découvrir pour la ballade en Iran.

  • add_box
    Couverture du livre « Qui a tué l'ayatollah Kanuni ? » de Naïri Nahapétian aux éditions Points

    Myriam riou sur Qui a tué l'ayatollah Kanuni ? de Naïri Nahapétian

    Ici l'enquête pour savoir qui a tué un haut dignitaire iranien n'est qu'un prétexte pour l'auteur a nous entraîner dans la société iranienne à la veille des élections de 2005. On découvre la vie à Téhéran, la place des femmes et toutes les astuces qu'elles déploient pour se créer quelques...
    Voir plus

    Ici l'enquête pour savoir qui a tué un haut dignitaire iranien n'est qu'un prétexte pour l'auteur a nous entraîner dans la société iranienne à la veille des élections de 2005. On découvre la vie à Téhéran, la place des femmes et toutes les astuces qu'elles déploient pour se créer quelques espaces de liberté dans une société très surveillée. J ai bien aimé ce roman qui va au delà des idées reçues pour nous faire découvrir la société iranienne contemporaine .

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !