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Nadia Nakhle

Nadia Nakhle

Auteure réalisatrice et dessinatrice, Nadia Nakhlé écrit, dessine et met en scène des projets poétiques et engagés, associant différents langages artistiques. En parallèle, elle expose son travail en France et à l’étranger et collabore en tant qu’artiste associée à différentes actions culturelles...

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Auteure réalisatrice et dessinatrice, Nadia Nakhlé écrit, dessine et met en scène des projets poétiques et engagés, associant différents langages artistiques. En parallèle, elle expose son travail en France et à l’étranger et collabore en tant qu’artiste associée à différentes actions culturelles (Musée Rodin, La Fémis, CDA d’Enghien Les bains, Le Cube).

Elle prépare son premier long métrage d'animation sur les thème de l'exil et l'enfance, Les oiseaux ne se retournent pas, d'après son roman graphique du même nom, paru chez Delcourt.


Photo © Delcourt.

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Articles en lien avec Nadia Nakhle (2)

Avis sur cet auteur (26)

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    Couverture du livre « Les oiseaux ne se retournent pas » de Nadia Nakhle aux éditions Delcourt

    Francinemv sur Les oiseaux ne se retournent pas de Nadia Nakhle

    Les oiseaux ne se retournent pas, cette véritable odyssée des temps modernes parue chez Delcourt dans la collection Mirage, merveilleusement contée et sublimée par les illustrations de Nadia Nakhlé nous fait voyager entre rêve et dure réalité. Bercés au son du oud, tels les oiseaux migrateurs,...
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    Les oiseaux ne se retournent pas, cette véritable odyssée des temps modernes parue chez Delcourt dans la collection Mirage, merveilleusement contée et sublimée par les illustrations de Nadia Nakhlé nous fait voyager entre rêve et dure réalité. Bercés au son du oud, tels les oiseaux migrateurs, nous suivons le périple d’Amel, orpheline de 12 ans qui, afin de fuir la guerre, quitte son pays à la recherche d’une vie meilleure.
    C’est aussi l’histoire d’une rencontre et d’une belle amitié.

    C’est le cœur bien lourd qu’Amel fait ses adieux à son pays, ses amis, sa terre.
    «Toute la maison dans mon sac, je ne dis plus un mot. Je pars dans mes pensées.»
    Grâce à ses grands-parents qui ont tout arrangé, elle prendra le chemin de l’exil avec pour destination la France sous la responsabilité de la famille Huhad, ses voisins.
    Non seulement elle quitte son pays mais elle est également dépouillée de son nom puisque c’est sous l’identité de Nina Huhad, 16 ans qu’elle tentera de franchir la frontière.
    Malheureusement, elle va vite se retrouver séparée de la famille et échouer seule dans un camp de réfugiés. Là, elle comprend qu’elle ne doit compter que sur elle même. C’est le moment d’appliquer les préceptes de sa grand-mère: avancer quoi qu’il arrive, ne pas montrer ses peurs car elles attirent les mauvaises personnes, éviter les passeurs et les militaires, ne donner sa confiance à personne, ne pas parler de sa maison, ni de religion et ne jamais révéler sa véritable identité. Et pourtant, sa confiance, elle va l’accorder à Bacem, un déserteur joueur de oud qui lui est venu en aide. Tout doucement, ils vont apprendre à se connaitre, s’entraider, garder ou reprendre espoir. Musique et poésie seront le lien très fort qui les unira et leur permettra d’avancer sur le chemin truffé d’embûches. Et c’est ensemble qu’ils prendront le bateau pour traverser la Méditerranée.
    « Deux oiseaux. Deux petits points perdus au milieu des montagnes silencieuses. L’un porte sa mélancolie. L’autre l’espoir. Et tous deux avancent vers le même horizon. »
    Quand la réalité sera trop dure à supporter, Amel se réfugiera dans les rêves, des rêves peuplés d’oiseaux...

    Que se passe-t-il dans la tête d'un enfant qui fuit la guerre ?
    Toute la force et l’originalité de ce récit réside dans le parallèle fait entre rêve et réalité.
    Telle la huppe de La conférence des oiseaux, Nadiai Nakhlé nous guide et nous fait cheminer dans les pensées et les rêveries d’Amel et Bacem. La Conférence des oiseaux du poète persan Farid-Ud Dîn-Attâr. (XIIe siècle) raconte l'histoire de 30 000 oiseaux traversant sept vallées à la recherche du Sîmorgh, l’oiseau-roi mythique. Beaucoup se perdront en chemin. Après avoir franchi la dernière vallée, les oiseaux s’apercevront que le Sîmorgh n’est autre que le reflet d’eux-mêmes. Cette référence à La conférence des oiseaux qu’on retrouve tout au long des rêveries d’Amel est renforcée par la structure même du récit : 7 chapitres comme les 7 vallées du périple des oiseaux. La symbolique des oiseaux est très forte dans la culture orientale. Une autre légende persane, celle de l’oiseau-amphibie sera utilisée dans Tous des oiseaux, chef d’œuvre du théâtre contemporain, pièce écrite et mise en scène par Wajdi Mouawad, l’actuel directeur de La Colline qui quitta son pays natal le Liban à l’âge de huit ans pour cause de guerre civile et s’exila en France puis au Québec.

    Nadia Nakhlé est à la fois auteure, illustratrice, réalisatrice, metteure en scène. Aussi ce roman graphique fait-il partie d’un projet comprenant également un spectacle « BD concert » ainsi qu’une exposition, tous deux reportés pour la saison 2020-2021. En outre, à l’instar de Marjane Satrapi elle travaille actuellement sur une adaptation de la bd en film d’animation qui devrait paraitre bientôt.
    Affaire à suivre …

    Venons-en aux illustrations. Ce sont elles qui prennent tout l’espace, le texte étant réduit à l’essentiel. D’une grande richesse, elles sont absolument superbes. Tout a été pensé et soigné dans les moindres détails. Le ton est donné d’emblée par la première de couverture : A l’image de désolation d’Amel dans une ville en ruine, vient se superposer un fin graphisme argenté mêlant arabesques et oiseaux. On retrouvera d’ailleurs ce graphisme en double page pour tous les chapitres, seule la couleur variera. Suivra à chaque fois une page bordée d’un liseré avec en exergue une citation de poètes orientaux : palestinien, libanais, turc mais aussi d’Andrée Chedid et Saint-Exupéry. Cette répétition dans la forme confère également au récit une structure de conte de randonnée. En revanche, concernant les illustrations proprement dites, nulle uniformité, nul cadre. Nadia Nakhlé va utiliser de façon subtile toute une variété de techniques pour coller au mieux aux situations et créer l’émotion : crayonnés, lavis, fusain, tracés délicats d’arabesques. Mais ce qui domine tout, c’est le noir : un noir dense, profond, lumineux parfois, que l’apport ponctuel d’une touche de couleur viendra encore sublimer.

    On touche ici à l’universalité. Ce n’est pas seulement l’histoire d’Amel, c’est celle de tous les mineurs qui, fuyant la guerre, tentent de gagner l’Europe. C’est d’ailleurs à eux que Nadia Nakhlé dédie ce magnifique ouvrage, un récit fort, sombre et poétique où malgré tout l‘espoir demeure.
    Les oiseaux ne se retournent pas. Ils reviennent.

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    Couverture du livre « Zaza Bizar » de Nadia Nakhle aux éditions Delcourt

    L'ivresse des bulles sur Zaza Bizar de Nadia Nakhle

    Élisa est une jeune fille comme les autres, enfin presque. Elle ne parle pas car, dès qu'elle ouvre la bouche, les mots qu'elle prononce sont incompréhensibles par les autres. Elle ne le fait pas exprès et pourtant tout le monde se moque d'elle, les enfants et les plus grands. Seule, elle est...
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    Élisa est une jeune fille comme les autres, enfin presque. Elle ne parle pas car, dès qu'elle ouvre la bouche, les mots qu'elle prononce sont incompréhensibles par les autres. Elle ne le fait pas exprès et pourtant tout le monde se moque d'elle, les enfants et les plus grands. Seule, elle est dans son monde, là où elle peut rêver sans qu'on l'embête. Un lieu où ses troubles du langage ne sont plus un problème. Zaza n'est pas la seule enfant un peu "spacial", Téo lui aussi est conspué par les autres. Ensemble ils se sont promis de toujours être là l'un pour l'autre.
    ~
    Lorsque que j'ai vu que Zaza Bizar était le nouveau roman graphique de Nadia Nakhle, j'avais énormément d'attentes car j'avais placé "Les oiseaux ne se retournent pas" tout en haut de mon classement en 2020. Tout d'abord une lecture de Nadia c'est un univers. Ne cherchez pas un découpage standard. L'autrice, et c'est une très grande force selon moi, a un style bien à elle. Son dessin sensible est empli d'onirisme et d'humanité. C'est beau, très beau. Dans Zaza, l'enfance est encore au cœur des préoccupation de l'autrice qui aborde surtout les différences et en particularité les troubles du langage.
    ~
    Comment fait-elle ? Comment fait Nadia Nakhle pour mettre autant d'humanité, de simplicité et de douceur tout en abordant des thèmes durs et même parfois cruels ? Alors oui je me suis pris une nouvelle claque par tant de générosité et d'amour dans sa façon de compter ce récit.

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    Couverture du livre « Les oiseaux ne se retournent pas » de Nadia Nakhle aux éditions Delcourt

    La roulotte de Margotte sur Les oiseaux ne se retournent pas de Nadia Nakhle

    « Les oiseaux ne se retournent pas » est un roman graphique qui aborde le difficile sujet de l'exil et de l'identité avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse.

    Amel a douze ans, elle est orpheline. Elle s'apprête à quitter son pays en guerre et ses grands-parents avec qui elle vivait....
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    « Les oiseaux ne se retournent pas » est un roman graphique qui aborde le difficile sujet de l'exil et de l'identité avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse.

    Amel a douze ans, elle est orpheline. Elle s'apprête à quitter son pays en guerre et ses grands-parents avec qui elle vivait. Elle fera le voyage jusqu'à Paris avec un couple et ses deux enfants qui sont des amis de la famille. Avant le départ, Amel a dû changer d'identité. Elle se fera maintenant appeler « Nina » et possède un faux passeport. A la frontière, Amel perd la famille avec laquelle elle voyage. Contrainte de continuer seule, elle se dirige vers un camp dans lequel elle va faire la connaissance d'un jeune homme qui joue du oud et se prénomme Bacem.
    Amel qui s'est fait voler ses affaires personnelles au sein du camp, décide de partir et de suivre Bacem. Un lien se lie entre les deux jeunes gens et très vite ils deviennent amis. Bacem écrit un poème pour Amel, lui apprend à jouer du oud et lui fait une promesse : ils ne se perdront jamais. Avant la traversée vers l'Italie, les deux amis se confient. Amel apprend au jeune homme qu'elle ne se nomme pas Nina et Bacem lui avoue qu'il a participé à la guerre en s'engageant comme soldat car il voulait se venger. Mais il s'est aperçu qu'il ne pouvait pas tirer sur les gens.
    Les deux compagnons sont séparés dans le bateau. La mer s'agite de plus en plus et le précieux oud tombe à l'eau. Amel qui connaît la valeur sentimentale de l'instrument pour son ami, saute afin de le récupérer. Quand elle arrive sur la terre ferme, elle s’aperçoit que l'instrument est cassé et qu'elle a perdu Bacem. Après avoir cherché Bacem partout, Amel, guidée par des oiseaux qui lui parlent dans ses rêves et qui ne se retournent pas, se résout à continuer son chemin, seule, vers la France.

    Ce roman graphique est un récit bouleversant sur l'enfance et le déchirement de l'exil. Le travail de l'auteure sur le scénario et le graphisme est impressionnant et force le respect. La plume de l'auteure est poétique : beaucoup de musicalité se dégage des mots. Elle a un vrai talent de conteuse. Elle aborde subtilement à travers un dessin et un texte d'une grande justesse, l'enfance, l'amitié, la rencontre, l'entraide, le partage, le deuil, la douleur du déracinement, le danger et la peur, les désillusions, le courage et l'espoir.
    L'auteure fait la part belle à l'art (la musique, la poésie). La création artistique permet de s'évader, de s'apaiser, de rêver ; c'est une invitation à la liberté.
    Les illustrations, d'une grande richesse, sont incroyables ; beaucoup de force et de profondeur s'en dégagent. J'ai beaucoup apprécié le voyage onirique représenté par le déplacement des oiseaux qui traduit les espoirs d'Amel, la colorisation en noir et blanc avec des touches de couleur qui amène une touche de luminosité et d'espoir. Le travail sur le floutage des visages, la calligraphie, les magnifiques ornements d'oiseaux et de fleurs sont remarquables.

    « Les oiseaux ne se retournent pas » est un roman graphique de qualité, saisissant de précisions et d'émotions, qui ne laissera aucun lecteur insensible.

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    Couverture du livre « Les oiseaux ne se retournent pas » de Nadia Nakhle aux éditions Delcourt

    Samuel D. sur Les oiseaux ne se retournent pas de Nadia Nakhle

    Tout d'abord je remercie lecteurs.com de m'avoir donné l'occasion de découvrir ce fantastique roman graphique. C'est tout d'abord la couverture qui m'a interpellé tellement elle est mystérieuse. On a l'impression de regardera travers un objectif ou encore d’être dans un tunnel mais ne pas...
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    Tout d'abord je remercie lecteurs.com de m'avoir donné l'occasion de découvrir ce fantastique roman graphique. C'est tout d'abord la couverture qui m'a interpellé tellement elle est mystérieuse. On a l'impression de regardera travers un objectif ou encore d’être dans un tunnel mais ne pas pouvoir capter plus que ce que l’œil permet de voir, et bien sur on a envie d'en savoir plus.

    Je n'ai bien sur pas l'habitude de donner mon avis sur des romans graphiques ou des bandes dessinées, mais ça passe par la aussi aussi quans on donne son avis sur des ouvrages.

    On découvre donc ici le parcours de Amel, une petite fille de 12 ans qui aime par dessus tout, jouer avec son cerf volant. Elle, qui fuit son pays et la guerre et fait tout pour rejoindre Paris. Elle va faire halte dans un camp, qui pour ma part je qualifierais de ghetto, et quand Alma comprend que si elle veut s’intégrer elle doit participer a la vie de la communauté, elle prend peur et décide de poursuivre sa route.

    Sur son chemin elle va faire une rencontre formidable, qui va marquer sa vie pour toujours. Celle de Bacem, un solitaire qui semble lui aussi fuir les horreurs de la guerre. Ils vont faire route ensemble, mais malheureusement, leur chemin va être séparé. Bacem va lui confier son instrument de musique et se promettent de se retrouver plus tard, et ce sera l'occasion pour Alma de rendre son instrument a Bacem.

    Mais voila ! Alma grandit, fais sa vie et ne retrouve toujours pas Bacem


    Mon avis : 

    Un roman graphique dont on plonge rapidement et qui tiens au coeur. Cet ouvrage m'a émue et on est triste pour Alma.

    c'est un véritable hommage, émouvant, que l'auteur fait à tous ces milliers de réfugiés, et surtout aux enfants, qui sont contraints de fuir leur pays.

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