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Nadia Hashimi

Nadia Hashimi
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marq... Voir plus
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l'histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.

Articles en lien avec Nadia Hashimi (1)

  • "La Perle et la Coquille" de Nadia Hashimi
    "La Perle et la Coquille" : un plaidoyer pour les femmes afghanes

    Après « Les Cerfs-volants de Kaboul » de Khaled Hosseini, un autre roman brillant nous transporte dans la vie quotidienne au sein de l’Afghanistan moderne : dans « La Perle et la Coquille », Nadia Hashimi livre un témoignage aussi précis qu’émouvant sur la condition féminine sous les talibans.

Avis sur cet auteur (33)

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    Couverture du livre « Là où brillent les étoiles » de Nadia Hashimi aux éditions Hauteville

    Sevlipp sur Là où brillent les étoiles de Nadia Hashimi

    La couverture, avec toutes ces étoiles feel-good, ne rend pas justice à ce roman qui est sombre mais envoutant.
    Nadia Hashimi nous entraîne dans l'histoire de Sitara qui perd sa famille, sous ses yeux, lors du coup d'Etat en Afghanistan en 1978.
    On s'attache aux personnages ; à Sitara, bien...
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    La couverture, avec toutes ces étoiles feel-good, ne rend pas justice à ce roman qui est sombre mais envoutant.
    Nadia Hashimi nous entraîne dans l'histoire de Sitara qui perd sa famille, sous ses yeux, lors du coup d'Etat en Afghanistan en 1978.
    On s'attache aux personnages ; à Sitara, bien sûr, mais surtout aux deux femmes qui vont la sauver.
    Sont abordés la guerre froide, l'impérialisme américain et russe, la sensation de rester une étrangère dans le pays qui vous a adopté, la difficulté, parfois, à être une mère et la place des femmes.
    Il est question de deuil impossible, de choc post-traumatique, de déracinement et de mutisme .
    Il est aussi question de courage, de solidarité et d'amour.
    C'est poignant et émouvant.
    L'écriture est élégante et toute en retenue.
    Une belle surprise.

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    Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    Jean François Alcazar sur La perle et la coquille de Nadia Hashimi

    La vie de deux femmes afghanes, Rahima et son arrière grand mère toute deux confrontées à l'acharnement et à la bêtise des talibans.
    Un superbe roman

    La vie de deux femmes afghanes, Rahima et son arrière grand mère toute deux confrontées à l'acharnement et à la bêtise des talibans.
    Un superbe roman

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    Couverture du livre « Là où brillent les étoiles » de Nadia Hashimi aux éditions Hauteville

    Les Lectures de Cannetille sur Là où brillent les étoiles de Nadia Hashimi

    Cette nuit de 1978 éclate un coup d’état qui instaure en Afghanistan un gouvernement communiste d’obédience soviétique. Sitara, qui, à dix ans, vivait avec sa famille au palais présidentiel, échappe de peu au sort de tous les siens, abattus sous ses yeux. Elle trouve refuge chez deux Américaines...
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    Cette nuit de 1978 éclate un coup d’état qui instaure en Afghanistan un gouvernement communiste d’obédience soviétique. Sitara, qui, à dix ans, vivait avec sa famille au palais présidentiel, échappe de peu au sort de tous les siens, abattus sous ses yeux. Elle trouve refuge chez deux Américaines du milieu diplomatique qui parviennent à lui faire gagner les Etats-Unis. Trente ans plus tard, alors qu’elle vit à New York où elle est devenue médecin, Sitara voit resurgir le passé sous les traits d’un de ses patients. Alors qu’un charnier vient d’être découvert à Kaboul, elle décide de retourner en Afghanistan dans l’espoir d’enfin comprendre toute la vérité sur la mort de ses proches.

    Si la narration de Sitara est l’occasion de se plonger dans un pan d’histoire afghane, elle est surtout l’expression de la douleur des exilés qui ont dû fuir leur pays, se réinventer une vie et une identité sans que jamais ne cicatrise la déchirure, et qui, hantés par le passé, finissent par découvrir, lorsqu’ils y retournent enfin, des lieux si transformés qu’ils y sont devenus des étrangers. En Sitara, personnage romanesque sans aucun doute en partie nourri des blessures familiales de l’auteur, s’incarnent aussi la souffrance muette des grands traumatisés de la violence et de la guerre, la culpabilité qui fait des survivants des morts-vivants, et l’impossibilité d’envisager l’avenir sans réconciliation avec le passé.

    Aussi terrible soit-il, le récit s’abstient de tout pathos et se lit facilement, dans un tourbillon d’événements propre à tenir le lecteur en haleine. L’on s’attache à la courageuse Sitara et à ces deux Américaines au grand coeur, l’on tremble des dangers qui les menacent et des risques qu’il leur faudra prendre pour sauver leur peau, et, tout en savourant les mille et un détails culturels afghans qui accompagneront les personnages en véritables madeleines de Proust, l’on s’interroge sur la responsabilité des Etats-Unis, qui, en pare-feu à l’influence soviétique, encouragèrent, pendant la guerre froide, la montée d’un intégrisme religieux dont l’Afghanistan paie aujourd’hui le prix fort.

    Sur le fond coloré d’un Afghanistan cher à l’auteur, une épopée romanesque passionnante, pour mieux pénétrer les réalités du drame, qui, depuis des décennies, secoue ce pays.

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    Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    Camille MONDOLONI sur La perle et la coquille de Nadia Hashimi

    Kaboul 2007.

    Rahima a trois soeurs et aucun frère. Son père malade et drogué à l'opium ne peut pas faire grand chose. Les talibans font la loi et les femmes ne sont pas autorisées à sortir seules. Pour continuer d'aller à l'école et aider sa mère, Rahima devient une bacha posh : elle se...
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    Kaboul 2007.

    Rahima a trois soeurs et aucun frère. Son père malade et drogué à l'opium ne peut pas faire grand chose. Les talibans font la loi et les femmes ne sont pas autorisées à sortir seules. Pour continuer d'aller à l'école et aider sa mère, Rahima devient une bacha posh : elle se déguise en garçon. Elle découvre la liberté jusqu'au jour où son père la marie de force à un homme mur (et violent).

    Kaboul, début du vingtième siècle.

    Shekiba, aïeule se Rahima, a le visage à moitié brûlé à cause d'un accident domestique. Après le décès de toute sa famille, ses oncles et sa grand-mère la traitent comme une esclave avant de la donner en cadeau au roi. Elle deviendra garde du harem. Déguisée en homme, Shekiba devra veiller sur les biens les plus précieux du roi : ses femmes. Jusqu'au jour où un incident survient …

    Que signifie naître fille en en Afghanistan au début du siècle dernier et depuis que les talibans sont au pouvoir ? Être traitée comme une esclave, humiliée, mariée de force, battue, échangée, lapidée ? Est-ce cela le naseeb (destin) de toutes les filles ?

    Heureusement non ! Ce roman, sorti en 2016, est toujours terriblement d'actualité et résonne avec les évènements d'août 2021, le retour des Talibans. S'il est un droit facile à bafouer, c'est celui des femmes mais c'est sans compter sur leur résistance, détermination, force et sororité.

    Nadia Haschimi encourage toutes les jeunes filles à aller à l'école, à apprendre à lire, à résister. Ensemble elles y arriveront. L'éducation est salvatrice, elle donne un pouvoir, celui de sortir de l'ignorance.

    Discours de la femme du Roi en 1909
    « Les femmes aussi ont un rôle à jouer, comme elles l'ont fait dans tous les premières années de ce pays et de l'islam. Ces femmes nous apprennent que c'est toutes ensemble que nous devons contribuer au développement de notre nation et que cela ne peut être réalisé sans l'instruction. Alors nous devons toutes tenter d'acquérir le plus de connaissances possible, dans le but de servir notre société, comme l'ont fait des femmes aux premières heures de l'islam. »

    Ce roman, facile d'accès, pourrait être lu au lycée. L'écriture est simple et fluide, et le message clair.