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Nadia Hashimi

Nadia Hashimi
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marq... Voir plus
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l'histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.

Articles en lien avec Nadia Hashimi (1)

  • "La Perle et la Coquille" de Nadia Hashimi
    "La Perle et la Coquille" : un plaidoyer pour les femmes afghanes

    Après « Les Cerfs-volants de Kaboul » de Khaled Hosseini, un autre roman brillant nous transporte dans la vie quotidienne au sein de l’Afghanistan moderne : dans « La Perle et la Coquille », Nadia Hashimi livre un témoignage aussi précis qu’émouvant sur la condition féminine sous les talibans.

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    Zoya sur La perle et la coquille de Nadia Hashimi

    Un très beau roman traitant de la condition des femmes afghanes. Condition très difficile car elles ne sont pas respectées, ne représentent rien pour les hommes sinon la possibilité de donner des fils à leurs maris brutaux et sans coeur. Lorsque l'on termine ce livre, on se demande ce qui a...
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    Un très beau roman traitant de la condition des femmes afghanes. Condition très difficile car elles ne sont pas respectées, ne représentent rien pour les hommes sinon la possibilité de donner des fils à leurs maris brutaux et sans coeur. Lorsque l'on termine ce livre, on se demande ce qui a bien pu se passer dans ce pays pour que les choses qui étaient sur le point d'évoluer, prennent le chemin que l'on connaît aujourd'hui.

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    Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    Maelou sur La perle et la coquille de Nadia Hashimi

    Je vous recommande ce joli roman pendant le confinement. Il vous permettra de vous évader. Il rappelle à quel point une part de l'humanité est privée d'un droit que nous vivons comme acquis : la liberté...de mouvement, de pensée, d'accéder aux bancs de l'école.
    Rahima est une petite fille...
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    Je vous recommande ce joli roman pendant le confinement. Il vous permettra de vous évader. Il rappelle à quel point une part de l'humanité est privée d'un droit que nous vivons comme acquis : la liberté...de mouvement, de pensée, d'accéder aux bancs de l'école.
    Rahima est une petite fille afghane du XXeme siècle. Shekiba, son arrière arrière arrière grand-mère est née au même endroit 100 ans plus tôt. Nous suivons leur naseeb. Dieu mais surtout les hommes vont-ils vraiment tout décider pour elles ? Elles vont subir la cruauté, la violence et l'injustice. Des hommes vont s'en débarrasser comme des objets, des déchets. D'autres hommes vont les récupérer pour mieux les opprimer. L' une devient bacha post. L' autre garde du harem royal. Ces femmes sont magnifiques. Les hommes veulent les garder soumises, incultes, inférieures. Elles sont résilientes, fertiles, cultivées, puissantes. Chaque femme, chaque homme devrait lire ce livre et (re) découvrir l'Afghanistan avant et après les Talibans.

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    Couverture du livre « Si la lune éclaire nos pas » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    NADIA D'ANTONIO sur Si la lune éclaire nos pas de Nadia Hashimi

    Un autre roman de Nadia Hashimi, « Si la lune éclaire nos pas » où l'on voit encore Kaboul aux mains des talibans.

    Ayant lu et chroniqué récemment « La perle et la coquille », je me doutais bien qu'avec Nadia Hashimi ce récit serait aussi bouleversant.
    Ici, on suit une famille de migrants (à...
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    Un autre roman de Nadia Hashimi, « Si la lune éclaire nos pas » où l'on voit encore Kaboul aux mains des talibans.

    Ayant lu et chroniqué récemment « La perle et la coquille », je me doutais bien qu'avec Nadia Hashimi ce récit serait aussi bouleversant.
    Ici, on suit une famille de migrants (à Kaboul) qui, dans l'incapacité morale de supporter l'oppression exercée par les Talibans vont tenter de fuir vers l'Europe, à la recherche d'une vie meilleure.

    On voit Fereiba, une jeune femme dont le mari a été assassiné. Livrée à elle-même, elle doit fuir.
    L'ouvrage débute ainsi : « Même s'il m'est délicieux de voir mes enfants dormir à poings fermés, dans le silence de leur sommeil mon esprit intranquille revit notre périple. Comment me suis-je retrouvée ici, avec deux de mes trois enfants pelotonnés sur le couvre-lit rêche d'une chambre d'hôtel ? Si loin de chez nous, si loin des voix qui me sont familières ?
    Dans ma jeunesse, l'Europe était pour nous la terre de la mode et de la sophistication. Lotions parfumées pour le corps, vestes impeccablement coupées, universités prestigieuses. Kaboul admirait les impérialistes au teint clair habitant au-delà de l'Oural. Nous leur faisions les yeux doux et mêlions à leur raffinement notre exotisme tribal.
    Lorsque Kaboul s'écroula, les rêves pleins d'étoiles de ma génération en firent autant. Nous ne prêtions plus attention aux fioritures de l'Europe. Nous regardions à peine plus loin que nos rues, tant les fumées de la guerre étaient denses. Quand mon mari et moi décidâmes de fuir notre pays, l'attrait de l'Europe se trouvait réduit à une unique qualité, la plus séduisante : la paix. » (prologue).
    Et le mot « paix » est lâché.

    Le parcours de Fereiba (une mère courage) avec ses enfants va être semé d'embûches. C'est que le fait de quitter l'Afghanistan représente rejoindre des groupes de migrants, ce qui est difficile et occasionne bien des désillusions : il faut travailler dur pour ne gagner presque rien – souffrir de la faim – se trouve également le problème d'obtenir des papiers – et tout le monde est dans la même galère. La soeur de Fareida (Nadija) avait réussi à rejoindre Londres.
    Mais le fils, Salim, perd ses papiers et va devoir passer par l'Italie, la France pour enfin arriver en Angleterre : «J'y vais, Madar-jan. Si on se cache dans une chambre chaque fois qu'on a peur, on n'arrivera jamais en Angleterre. »

    Nadia Hashimi nous a donc encore livré une histoire bouleversante – terriblement d'actualité.

    Finalement, on ne sort jamais indemne de ses ouvrages et elle le prouve, une fois de plus, avec « Si la lune éclaire nos pas. » Un terrible témoignage dont il faut tenir compte.

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    Couverture du livre « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi aux éditions Milady

    NADIA D'ANTONIO sur La perle et la coquille de Nadia Hashimi

    Un ivre émouvant : « La Perle et la coquille » - dont on a dit : « Des femmes au temps de talibans, dans un roman qu'on ne lâche plus », de l'écrivaine afghane, Nadia Hashimi.
    Quel joli titre pour un pareil ouvrage ! Certes un bijou mais pas ce à quoi on s'attend.

    L'histoire se passe à...
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    Un ivre émouvant : « La Perle et la coquille » - dont on a dit : « Des femmes au temps de talibans, dans un roman qu'on ne lâche plus », de l'écrivaine afghane, Nadia Hashimi.
    Quel joli titre pour un pareil ouvrage ! Certes un bijou mais pas ce à quoi on s'attend.

    L'histoire se passe à Kaboul, en 2007. On y voit Shekiba et Rahima qui ont eu le malheur de naître filles, dans un pays, l'Afghanistan, dont le Coran est celui qui règle tout. La condition des femmes est épouvantable et leur vie, soumise aux violences, même dans leurs propres familles.

    D'ailleurs, à leur naissance, les fillettes sont très souvent revendues et leur vie est régie par le bon vouloir de « leur maître » : « Je fus une petite fille, puis je ne le fus plus./ Je fus une « bacha posh », puis je ne le fus plus. / Je fus la fille de mes parents, puis je ne le fus plus. / Je fus une mère, puis je ne le fus plus. / Dès que je m'adaptais à une situation, elle changeait. Je changeais. / le dernier changement fut le pire. »

    Petite précision : « Bacha posh » signifie qu'une fille porte des vêtements masculins pour avoir la liberté – celle d'aller à l'école – sortir avec sa mère pour de simples courses – jouer dans la rue avec des garçons, vivre sa vie d'enfant, tout simplement ….
    Malheureusement, ce subterfuge ne peut pas continuer quand la fillette arrive à la puberté – elle passe alors au rang de jeune fille bonne à marier (même et souvent) contre son gré (car elle n'a pas son mot à dire) .
    Les filles, dans ce cas, mènent une vie difficile : elles doivent se soumettre à leur mari ainsi qu'à leur belle-mère quand ce n'est pas aux concubines...

    Il faut savoir que dans ce livre, il est question de la vie de deux femmes dans ce pays, mais avec un écart de cent ans, car l'histoire de l'une a eu lieu au 20ème siècle, alors que l'histoire de l'autre se passe au 21ème siècle.
    Le point commun est (entre autres), que le lecteur est révolté bien que cet ouvrage soit splendide.

    Nadia Hashimi, à son habitude, ne craint pas de dévoiler des actes innommables – de nous révéler la pure vérité – elle écrit pour que le monde soit au courant (et plus on écrira, mieux ce sera) - on voit que la burka est obligatoire – que des femmes étaient lapidées, des faits dont j'ai déjà parlé dans d'autres critiques et qui, malheureusement, étaient « monnaie courante ».
    Cruauté et injustice, violence, tout y est pour nous faire mal au travers des témoignages pendant que d'autres en sont victimes...

    Encore un livre vraiment émouvant que « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi et qui nous donne une terrible claque, une fois de plus.

    La bonne nouvelle est que ce roman a été une oeuvre « coup de cœur » pour « Le Prix des Lectrices 2016 », et c'était largement mérité.