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Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr est un romancier sénégalais d'expression française. Son premier roman Terre Ceinte reçoit en 2015 le prix Ahmadou-Kourouma au salon du livre de Genève puis le Grand prix du roman métis de Saint-Denis-de-

Avis sur cet auteur (40)

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Ann TB sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    29.12.2021
    Pour le challenge de décembre, un livre d’un auteur africain, j’avais facilement opté pour le dernier Goncourt 2021 « La plus secrète mémoire des hommes » du jeune (31 ans) Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr.

    Une première lecture d’un tiers du livre environ m’a complètement...
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    29.12.2021
    Pour le challenge de décembre, un livre d’un auteur africain, j’avais facilement opté pour le dernier Goncourt 2021 « La plus secrète mémoire des hommes » du jeune (31 ans) Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr.

    Une première lecture d’un tiers du livre environ m’a complètement déboussolée, dans le mauvais sens du terme, des phrases beaucoup trop longues (obligée de relire plusieurs fois pour essayer de comprendre), une écriture trop riche en vocabulaire (c’est rare que j’ouvre un dictionnaire pour comprendre la signification d’un mot…), J’étais à deux doigts d’abandonner !
    Le Goncourt 2020 « l’anomalie » la première partie m’avait plu mais la fin de science-fiction m’avait déçu.

    Après une petite pause, j’ai repris la lecture depuis le début et en prenant des notes…
    Je confirme que la première partie est trop alambiquée et compliquée.

    De nos jours, Le narrateur Diégane Latyr Faye, est un jeune écrivain sénégalais qui vit désormais à Paris et fait partie d’un cercle d’auteurs africains. Lors d’une rencontre avec Mareme Siga D, écrivaine de 60 ans qu’il admire, elle lui propose de lire « Le labyrinthe de l’inhumain » roman de TC Elimane, adulé lors de sa sortie en 1938, sans que l’on ait su vraiment qui était ce « Rimbaud nègre » qui souhaitait garder l’anonymat et n’était connu que de ses éditeurs, puis qui a disparu après avoir été accusé de plagiat

    Lors de ses études littéraires, Diégane avait entendu parler de ce mystérieux livre et cet auteur sénégalais, mais savait que tous les livres avaient été détruits suite au dépôt de bilan des éditeurs.

    Il partage rapidement sa découverte avec ses amis et ils en ressortent tous, sans voix, plus ou moins fascinés par l’histoire qui y est racontée.

    80 ans après la parution de ce mystérieux roman, le narrateur, puis d’autres personnages, enquêtent et nous racontent la vie de TC Elimane, c’est une véritable histoire de famille, d’ancêtres, de coutumes, de sorcelleries qui devient intéressante.

    La dernière partie, et la fin, malheureusement, ne m’ont pas enchantées ☹️

    La peur de la feuille blanche est souvent évoquée chez les écrivains, la question de savoir si un livre doit être écrit, édité peut aussi se poser…

    Comme l’écrit lui même Mohamed Mbougar Sarr : « il n’y a pas de mauvais livres, seulement des livres qu’on a pas aimés. »

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Emeline Lorek sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    Ce roman est absolument magistral et d'une profondeur fascinante ! Un véritable dédale, la magie des origines et la poursuite folle et déterminée d'un écrivain !
    J'ai apprécié cette lecture mais qui demeure toutefois assez complexe dans le fond.

    Ce roman est absolument magistral et d'une profondeur fascinante ! Un véritable dédale, la magie des origines et la poursuite folle et déterminée d'un écrivain !
    J'ai apprécié cette lecture mais qui demeure toutefois assez complexe dans le fond.

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Magali BERTRAND sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    Et me voici, à mon tour, après tant et tant d’autres, à tenter de trouver quelques mots nouveaux sur ce roman- monument qui pousse, à tout le moins, au salut respectueux et muet, si ce n’est à la génuflexion excessive et matoise. Néanmoins je doute fort, après l’avoir écouté parler (et plus...
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    Et me voici, à mon tour, après tant et tant d’autres, à tenter de trouver quelques mots nouveaux sur ce roman- monument qui pousse, à tout le moins, au salut respectueux et muet, si ce n’est à la génuflexion excessive et matoise. Néanmoins je doute fort, après l’avoir écouté parler (et plus encore après l’avoir lu !), que Mohamed Mbougar Sarr se complaise dans la satisfaction benoîte du Grand Vainqueur de la course au Grand Prix, tant il semble peu dupe de ce qui s’y joue.
    « Méfiez-vous, vous, écrivains africains, de certaines reconnaissances. Il arrivera bien sûr que la France bourgeoise, pour avoir bonne conscience, consacre l’un de vous, et l’on voit parfois un africain qui réussit ou est érigé en modèle. Mais au fond, crois-moi, vous êtes et resterez des étrangers, quelle que soit la valeur de vos œuvres. » Telle est la recommandation que se voit asséner par son colocataire Diégane Latyre Faye, jeune écrivain sénégalais en quête de sa voie propre et de la voix depuis longtemps éteinte de l’auteur d’un roman unique devenu mythique, T.C.Elimane, qui semble s’être lui-même perdu au cœur de son Labyrinthe de l’inhumain. Ne s’était-il pas brûlé les ailes au feu éphémère de son propre succès ? Guidé par l’impressionnante et troublante Singa, pythie désignée par le destin comme la gardienne des reliques et de la mémoire d’Elimane, Diégane progressera dans son initiation, ses découvertes et ses (dés)illusions, de livres en biographèmes, de philosophie en conte, de mère-araignée en femme-panthère, entraînant à sa suite une cohorte de lectrices et de lecteurs hypnotisés par la plume ébouriffante et joueuse de son créateur. Car il joue, Mohamed Mbougar Sarr, il joue avec notre mémoire de lectures compulsives, nos sensations de déjà lu, de déjà vu, nos convictions d’amoureux de littérature, nos tentations de passage à l’acte défiant le respect de nos maîtres. Il joue avec les nerfs de ses détracteurs, les contraignant à reprendre des postures ébauchées dans son texte, lui-même faisant écho, ricochet littéraire oblige, à ceux de ses modèles d’inspiration dûment cités. Il joue à être et à ne pas être avec l’insolence joyeuse de celui qui sais pouvoir compter sur le talent, celui qu’il secrète comme celui qu’il exhume, celui qu’il révèle comme celui qu’il invente, gentleman caracoleur entre les lignes des uns, sous les radars des autres. Comment ne pas succomber ?
    Les secrets de la mémoire de Mohamed Mbougar Sarr semblent appartenir à la littérature elle-même et aux écrivains chéris dont elle a conservé pieusement les trésors, et j’aime assez l’idée qu’un auteur facétieux, à la manière d’un Romain Gary, use de son esprit brillant et de sa plume alerte pour mettre en scène, dans une vertigineuse mise en abîme, sa propre future reconnaissance légèrement usurpée et totalement romanesque. On parlait du « Rimbaud nègre » à propos d’Elimane, son personnage central, comment baptisera-t-on Mohamed Mbougar Sarr ? L’Arsène Lupin du Goncourt ?

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    DesLivresEtMoi7 sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    J’ai tout simplement adoré ce livre, certes fort complexe mais d’une remarquable beauté, d’une incroyable richesse et d’une éblouissante maîtrise.
    Si je me le suis procurée dès sa sortie en librairie, mon emploi du temps de greffière conjugué à mon activité de blogueuse ne m’ont pas permis de...
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    J’ai tout simplement adoré ce livre, certes fort complexe mais d’une remarquable beauté, d’une incroyable richesse et d’une éblouissante maîtrise.
    Si je me le suis procurée dès sa sortie en librairie, mon emploi du temps de greffière conjugué à mon activité de blogueuse ne m’ont pas permis de m’y plonger dès la rentrée… Je vous avouerai même bien volontiers avoir tenté de débuter ma lecture dans la file d’attente me conduisant jusqu’à son auteur alors que je me trouvais à la Foire du Livre de Brive, projet que j’ai bien vite abandonné à la lecture des premières pages, ceci pour ne pas « gâcher », comprenant sans délai qu’il ne se laisserait pas lire aussi facilement, préférant moi aussi m’y plonger dès lors que j’aurai le temps nécessaire à lui consacrer : Ce que j’ai donc fait, précisément le 12 décembre dernier !
    Si je l’ai lu pratiquement d’une traite, il m’a tout de même fallu une bonne journée pour le découvrir… Pour autant je me suis laissée happer dès les premières pages tournées, oui je me suis laissée entraîner dans ce curieux mais fascinant voyage à travers le temps comme l’espace, je me suis laissée embarquer dans cette passionnante quête doublée d’une captivante enquête pleine de suspense et teintée d’une certaine magie, je me suis laissée envoûter par ce captivant puzzle littéraire dont il m’a fallu assembler les pièces une à une pour en découvrir l’entière fresque… Ou plutôt le portrait. Oui j’ai aimé découvrir ce roman à travers le roman, cet auteur à travers l’auteur, j’ai volontiers parcouru ces pages ou ce labyrinthe de l’inhumain, j’ai volontiers suivi Diégane Latyr Faye ou T.C. Elimane… Au final je ne sais plus trop car là n’est pas le plus important : J’ai savouré chaque ligne de cette lecture à la fois affolante et vertigineuse, servie par une construction redoutable mais surtout par un style prodigieux et une plume absolument époustouflante. Oui j’ai savouré ce bel hommage à la littérature et à ses écrivains, j’ai grandement apprécié cette ode à la littérature africaine francophone. Ce livre n’est peut-être pas accessible à tous et je n’ai pas le talent de l’auteur pour en parler, mais il s’avère un véritable tourbillon littéraire comme j’en ai rarement lu !

    Chronique complète : https://deslivresetmoi7.fr/2022/01/lecture-commune-la-plus-secrete-memoire-des-hommes-de-mohamed-mbougar-sarr.html

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