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Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr est un romancier sénégalais d'expression française. Son premier roman Terre Ceinte reçoit en 2015 le prix Ahmadou-Kourouma au salon du livre de Genève puis le Grand prix du roman métis de Saint-Denis-de-

Avis sur cet auteur (40)

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    Couverture du livre « De purs hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Fanfan Do sur De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    Quelle écriture !!! Vraiment, c'est virtuose…
    On entre assez vite dans le vif du sujet, encore que, j'y ai vu plusieurs sujets.
    D'abord, les vidéos virales et totalement malsaines sur internet, qui en un temps record sont vues des milliers de fois. Ensuite, mais en même temps, la place faite...
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    Quelle écriture !!! Vraiment, c'est virtuose…
    On entre assez vite dans le vif du sujet, encore que, j'y ai vu plusieurs sujets.
    D'abord, les vidéos virales et totalement malsaines sur internet, qui en un temps record sont vues des milliers de fois. Ensuite, mais en même temps, la place faite aux homosexuels dans les sociétés. le comportement de ceux qui pensent qu'ils sont "comme il faut" et que par conséquent les homosexuels sont des dépravés qu'on doit châtier, souiller, et humilier parfois jusque dans la mort.

    Ndéné Gueye, prof de lettres, nous raconte la société dans laquelle il vit, le Sénégal musulman, et son rapport à l'homosexualité. Dans tous les cas elle est honnie, que l'on pense qui s'agit d'une maladie ou d'un libre choix purement pervers. En aucun cas ça ne peut être l'œuvre de Dieu... pourtant, Dieu n'a t'il pas créé tout ce qui existe ??
    En tout cas, là-bas on déterre les homosexuels pour profaner et déshonorer leur dépouille mais aussi parce qu'ils n'ont pas le droit d'être inhumés en terre sacrée musulmane.

    Sans doute que l'homophobie répandue de par le monde est avant tout liée au fait que, comme le dit le narrateur "La plupart des gens pondaient des opinions extérieures à eux, sur des objets qui ne les engageaient à rien et en rien. Ils parlaient sans conséquence. Ce qui leur permettait de dire toutes les stupidités possibles impunément, sans même s'en rendre compte." (Page 54-55)
    Le narrateur en vient à s'emporter contre ses étudiants qui lui font remarquer que Verlaine est interdit car il était un homosexuel, un góor-jigéen. Et là on retrouve le débat très actuel - faut-il séparer l'homme de son œuvre ? -.

    Une intolérance terrible règne au Sénégal envers l'homosexualité, mais comme dans nombre d'autres pays, par ignorance, bêtise, avec le support de la religion, sorte d'inquisition sociale qui se cache derrière sa culture.
    L'auteur nous dresse un panorama des pratiques cruelles de son pays envers les gays, puis nous emmène à la découverte de l'homme déterré, à la recherche de son identité et lui rend la réalité de son être.

    J'ai aimé cette superbe prose qui nous parle d'humanité, d'obscurantisme, de haine, d'intolérance, du poison de la rumeur, du deuil et de sa douleur insurmontable, de rédemption.

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    Couverture du livre « De purs hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    marischr sur De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    particulièrement pertinent, glaçant de constater sans trop de surprise comment le poids de la religion et l'obscurantisme gangrènent la société sénégalaise, empêchant par la même toute forme de bonheur au-delà même d'une "sorte de normalité" puisque cela ne revêt aucun sens en réalité,
    roman...
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    particulièrement pertinent, glaçant de constater sans trop de surprise comment le poids de la religion et l'obscurantisme gangrènent la société sénégalaise, empêchant par la même toute forme de bonheur au-delà même d'une "sorte de normalité" puisque cela ne revêt aucun sens en réalité,
    roman courage de la part de MBougar Sarr qui a essuyé depuis de nombreuses insultes et menaces,
    CM

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Lisa_D sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    《Goncourt 2021》

    Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais vivant à Paris, découvre un livre mythique paru en 1938, Le Labyrinthe de l'inhumain. Son auteur est le mystérieux T.C Elimane, qualifié à l'époque de "Rimbaud nègre" et dont on perd la trace peu de temps après le scandale provoqué...
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    《Goncourt 2021》

    Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais vivant à Paris, découvre un livre mythique paru en 1938, Le Labyrinthe de l'inhumain. Son auteur est le mystérieux T.C Elimane, qualifié à l'époque de "Rimbaud nègre" et dont on perd la trace peu de temps après le scandale provoqué par la publication de son livre.
    Commence alors une quête qui ramène le jeune auteur aux grandes tragédies contemporaines que sont le colonialisme et la Shoah...


    " N'essaie jamais de dire de quoi parle un grand livre." Voilà un conseil avisé que nous donne l'auteur. Car ce livre est d'une densité rare : une enquête littéraire, un roman d'apprentissage, un conte, une ode à la patrie littérature.


    "Avoir une blessure n'implique pas qu'on doivre l'écrire. Ça ne signifie même pas qu'on songe à l'écrire. Et je ne te parle pas de le pouvoir. Le temps est assassin? Oui. Il crève en nous l'illusion que nos blessures sont uniques. Elles ne le sont pas. Aucune blessure n'est unique. Rien d'humain n'est unique. Tout devient affreusement commun dans le temps. Voilà l'impasse; mais c'est dans cette impasse que la littérature a une chance de naître."

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Chantal YVENOU sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    Diégane Faye a quitté le Sénégal pour accomplir son destin d’écrivain. Lorsqu’il tient entre ses mains Le labyrinthe de l’inhumain, roman d’un auteur maudit écrit quatre-vingts ans plus tôt, il est loin se douter de l’impact de cette découverte sur sa propre vie. Il s’engage presque malgré lui...
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    Diégane Faye a quitté le Sénégal pour accomplir son destin d’écrivain. Lorsqu’il tient entre ses mains Le labyrinthe de l’inhumain, roman d’un auteur maudit écrit quatre-vingts ans plus tôt, il est loin se douter de l’impact de cette découverte sur sa propre vie. Il s’engage presque malgré lui dans une enquête abyssale qui lui fera parcourir le monde à la recherche T.C Elimane, le mystérieux romancier banni.

    Le mystère qui entoure l’histoire du roman encensé puis rejeté pour plagiat, ne se borne pas à une traque de l’auteur, mais aussi à de nombreuses interrogations sur les décès par suicide qui ont suivi cette affaire…

    Tout est prétexte autour de cette intrigue à parler de la littérature, de la définir, de cerner ses limites, de mettre en évidence la subjectivité de ceux qui en jugent la valeur (la critique littéraire est un point central de cette analyse). Et tout cela est incrusté entre les lignes sans jamais susciter un sentiment de pédantisme ou pire, de copié-collé ! Du grand art et la preuve d’une culture remarquable.

    Les pérégrinations nécessaires pour pister l’auteur disparu permettant aussi de se plonger au coeur de la grande histoire, et d’aborder les questions du colonialisme, et des heures sombres de l’antisémitisme en France. Deux facettes d’un racisme appliqué et destructeur.

    Le débat sur la question du plagiat revient sans cesse et est argumenté avec ferveur.

    « Toute l’histoire de la littérature n’est-elle pas l’histoire d’un grand plagiat ? ».

    Tout a déjà été écrit et le sera à nouveau. C’est tout l’art de l’écrivain de construire de la nouveauté sur les sédiments des oeuvres de ceux qui l’ont précédé. Avec discrétion :

    « Le labyrinthe de l’inhumain affiche trop ses emprunts. C’est son péché. Être un grand écrivain n’est peut-être rien de plus que l’art de savoir dissimuler ses plagiants et références »

    Cette quête du sens riche et érudite est réjouissante et le succès amplement mérité.

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