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Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr

Mohamed Mbougar Sarr est un romancier sénégalais d'expression française. Son premier roman Terre Ceinte reçoit en 2015 le prix Ahmadou-Kourouma au salon du livre de Genève puis le Grand prix du roman métis de Saint-Denis-de-

Avis sur cet auteur (40)

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    La biblyllothèque sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

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    Avis page 100 Les explorateurs de la RL (avis complet ci-dessous)

    Après une mise en situation de l’intrigue un peu complexe, on rentre petit à...
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    Avis page 100 Les explorateurs de la RL (avis complet ci-dessous)

    Après une mise en situation de l’intrigue un peu complexe, on rentre petit à petit dans l’enquête. L’écriture se fait plus rythmée et les pages se tournent plus rapidement.
    Une très belle écriture (trop peut-être … ) beaucoup de références aux grands de La Littérature et une immersion dans le cercle des écrivains africains. Intéressant mais pour le moment la complexité du texte me garde un peu en retrait.

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    C'est à Paris en 2018 que Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, entend parler pour la première fois du livre Le labyrinthe de l'inhumain. Paru en 1938, ce roman a pourtant défrayé la chronique avant d'être rapidement retiré de la vente afin d'étouffer le vent de scandale qu'il avait levé. Est-ce le fait que son auteur soit un "nègre" et semble avoir disparu depuis ? que la maison d'édition qui l'a publié soit dirigée par des Juifs ? ou est-ce tout simplement son contenu qui dérangeait ?
    Totalement fasciné par ce livre mystérieux, Diégane se lance alors dans une course éperdue sur les traces de son auteur dont on ne connait que la signature : T.C. Elimane.

    Si le roman au centre de cette fiction porte le nom de Labyrinthe, cela peut tout aussi bien décrire La plus secrète mémoire des hommes. On pourrait s'attendre à une enquête menée tambour battant, mais il n'en est rien. Ou plutôt si, mais entrecoupée d'un grand nombre de flashbacks, digressions et biographies de personnages ... J'avoue m'y être parfois perdue, voire quelque peu ennuyée, mais à l'image de notre jeune écrivain, ma soif de connaissances et mon désir de lever le voile sur cet auteur énigmatique m'ont permis de tenir le cap jusqu'au bout.

    Je referme donc ce livre satisfaite, mais pas totalement conquise. Et c'est bien dommage car ce livre constitue une mine d'informations sur l'émergence de la littérature africaine en France au cours du siècle dernier. On y devine la difficulté de ces auteurs à être reconnus, mais aussi à s'émanciper de leurs racines et des thématiques qu'on voulait leur réserver, même encore aujourd'hui.
    Grâce à cette histoire, Mohamed Mbougar Sarr prouve qu'au-delà des continents et des couleurs de peau, la littérature est un langage universel et un amour à partager. Toutefois si le style emphatique et le vocabulaire soutenu de certaines parties montrent toute la palette de cet auteur talentueux, ils rendent malheureusement son roman assez difficile d'accès.

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    Mireille B sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    Avis à la page 100.

    En 1938, un certain T.C.Elimane a écrit un livre qui « tenait de la cathédrale et de l’arène ». Cet opuscule n’est plus édité, son auteur établi en France a disparu. Diégane Latyr Faye, écrivain sénégalais, entame un long parcours sur les traces du « Rimbaud nègre » qui...
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    Avis à la page 100.

    En 1938, un certain T.C.Elimane a écrit un livre qui « tenait de la cathédrale et de l’arène ». Cet opuscule n’est plus édité, son auteur établi en France a disparu. Diégane Latyr Faye, écrivain sénégalais, entame un long parcours sur les traces du « Rimbaud nègre » qui suscite de nombreux questionnements dans les milieux littéraires et journalistiques.

    La complexité annoncée des recherches se retrouve sous la plume de Mohamed Mbougar Sarr à la laquelle je m’accroche. Il me semble que la littérature sera le pont entre deux cultures, l’Afrique et l’Occident.

    AVIS

    Pénétrer, analyser et mettre au grand jour « La plus secrète mémoire des hommes » ne peut être qu’un labeur dicté par la curiosité et le désir de connaître les origines d’un écrit -comme c’est le cas dans ce roman- de comprendre les sources du scandale qu’il a suscité. Et si les découvertes autour du parcours et de la personnalité de son auteur ouvraient la clé du mystère ?

    Mohamed Mbougar Sarr entraîne son lecteur dans une sorte de road-movie pour raconter l’histoire de Diegane Latyr Faye, écrivain sénégalais qui se lance avec passion et détermination à la recherche de T.C. Elimane, auteur du labyrinthe de l’inhumain » . T.C. Elimane, avant de disparaître a laissé ses empreintes, celles d’un homme de belle prestance, mystérieux, doté de pouvoirs surnaturels ou qui sait, héritier d’une ascendance heurtée par l’exil?

    Proche de l’enquête policière, une telle recherche nécessite une documentation approfondie sur l’origine et le parcours familiaux, à travers « le précis des littératures nègres » qui qualifie le livre mythique de « chef d’œuvre d’un jeune nègre d’Afrique ». On plonge dans les archives, à travers les enquêtes des journalistes dont le bref récit de la journaliste B.Bollème qui s’interroge sur l‘identité du Rimbaud nègre, Siga D., écrivaine sénégalaise « ange noir de la littérature sénégalaise », en passant par la fascinante photo journaliste Aïda.

    Du Sénégal à la France en passant par les Pays-Bas, jusqu’à l’Argentine, on se croirait dans les cellules et autres plages d’un tableau croisé dynamique littéraire où s’insèreraient les branches d’un arbre généalogique, où les protagonistes se lieraient de sentiments, meurtris des traces de l’Histoire, colonialisme et shoah.

    Le roman n’a rien d’un polar de vacances. Le plus étonnant réside dans une prouesse de l’écrivain qui ne cesse de toujours relier les faits à la littérature, ainsi érigée à la hauteur du personnage principal.
    De nécessaires retours en arrière, parfois déstabilisateurs, m’ont été nécessaires pour ne pas perdre le fil de l’histoire inspirée notamment des sujets impliquant la perversité de l’Occident dans la colonisation et les guerres. Aussi, de ce roman assez sombre, ne puis-je émettre qu’un avis mitigé, positif sur l’intérêt des sujets mais plus réservé sur sa complexité.

    Roman plutôt atypique de la rentrée littéraire, loin des plages et de l’insouciance !

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    Couverture du livre « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Philippe Rey

    silencieuse sur La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    « Le hasard n’est qu’un destin qu’on ignore » … Le hasard fait qu’un jeune écrivain découvre une œuvre, Le labyrinthe de l’inhumain, roman écrit par un auteur, T.C. Elimane, qui fit scandale à l’époque et que l’on nommait le « Rimbaud nègre ». Quête devenue véritable obsession pour notre jeune...
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    « Le hasard n’est qu’un destin qu’on ignore » … Le hasard fait qu’un jeune écrivain découvre une œuvre, Le labyrinthe de l’inhumain, roman écrit par un auteur, T.C. Elimane, qui fit scandale à l’époque et que l’on nommait le « Rimbaud nègre ». Quête devenue véritable obsession pour notre jeune écrivain sénégalais, quête qui le mènera vers l’Argentine, en passant par la France, dans la mémoire du colonialisme et de la Shoah.
    Ce n’est pas un texte facile à lire, le poids des mots et celui des tragédies pèse lourd. Dense, peu de dialogues, des articles de presse, des commentaires historiques, il faut vraiment s’intéresser au(x) sujet(s) pour avoir l’envie et l’énergie de poursuivre. J’avoue qu’au-delà de la page 100, après l’enthousiasme du début, j’ai eu à me bousculer un peu pour ne pas abandonner.
    Trop de sujets sont ici concernés : l’identité même de l’écrivain et de son ambition de postérité est mise en jeu. Pour certains, Elimane est un génie, pour d’autres un imposteur, on parle même de la bave d’un sauvage pour évoquer son roman. Et d’ailleurs, un africain est-il capable d’écrire un roman et même « d’écrire tout court » ?
    De nombreuses questions se posent au-delà des symboles d’humanité et de liberté que Mohamed Mbougar Sarr veut coûte que coûte sauver. A quoi sert l’écriture dans une vie ? Quel sens donner à sa vie pour ne pas la rater ? La vérité du cœur est-elle universelle ? … Au final, je ne savais plus très bien de quoi on parlait et j’ai un sentiment étrange de ne pas avoir compris où l’auteur voulait me mener.

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    Couverture du livre « Terre ceinte » de Mohamed Mbougar Sarr aux éditions Presence Africaine

    Regine Zephirine sur Terre ceinte de Mohamed Mbougar Sarr

    A Kalep, ville imaginaire et pourtant qui semble réelle, la population assiste à la mise à mort implacable de deux jeunes gens par les islamistes au pouvoir. Leur crime ? Ils se sont aimés en dehors des liens du mariage.
    L’exécution de ces sacrifiés va déclencher un mouvement de résistance...
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    A Kalep, ville imaginaire et pourtant qui semble réelle, la population assiste à la mise à mort implacable de deux jeunes gens par les islamistes au pouvoir. Leur crime ? Ils se sont aimés en dehors des liens du mariage.
    L’exécution de ces sacrifiés va déclencher un mouvement de résistance parmi quelques courageux. C’est ainsi que Rambaaj, journal clandestin, voit le jour.
    Tandis qu’une poignée de résistants tente de s’opposer à la terreur, les islamistes continuent à tuer, couper des mains, battre les femmes à l’image de l’épouse de Malamine dont le tort est d’être sortie dans la rue sans son voile. Comment affronter l’inacceptable ? Comment résister dans un tel climat de peur, de violence et trouver le courage de s’engager ?
    Tout au long du récit s’intercalent les lettres qu’échangent les mères des jeunes amants exécutés. Cette correspondance secrète est leur seul moyen d’exprimer leur souffrance. On plonge dans leur affliction, on assiste à leurs errements et c’est émouvant. Ces parenthèses épistolaires donnent une respiration au récit.
    Mais, au-delà de l’intrigue, ce roman traite avec acuité des comportements humains face à la terreur des milices islamistes. L’auteur mène l’histoire sans jugements, il se contente de faire vivre ses personnages pour le plus grand plaisir du lecteur, embarqué à la suite de ces destins tragiques. Pas de misérabilisme ni de morale, simplement un récit, terrible, cruel, qui entre en résonnance avec d’autres évènements hélas bien réels. (Exemple : la destruction de la bibliothèque de Bantika et de ses manuscrits, disparition d’un précieux patrimoine)
    Pour moi, c’est le point fort du roman
    Un bémol, cependant, au sujet de l’écriture, qui ne m’a pas « charmée ». Je lui reproche quelques lourdeurs, des redondances, des descriptions qui tirent en longueur sans intérêt véritable. Heureusement que l’attrait de l’histoire prend vite le pas sur la qualité de l’écriture et j’ai lu ce roman avec plaisir .

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