Milena Agus

Milena Agus
Milena Agus enthousiasme le public français en 2007 avec Mal de pierres. Le succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les 26 pays où elle est aujourd'hui traduite. Au fil des textes, elle poursuit sa route d'écrivain, singulière et libre. De ses romans elle dit : « C'est ains... Voir plus
Milena Agus enthousiasme le public français en 2007 avec Mal de pierres. Le succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les 26 pays où elle est aujourd'hui traduite. Au fil des textes, elle poursuit sa route d'écrivain, singulière et libre. De ses romans elle dit : « C'est ainsi que je vois la vie, misérable et merveilleuse. » Elle vit et enseigne à Cagliari, en Sardaigne, où elle est née.

Avis sur cet auteur (32)

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    Couverture du livre « Mal de pierres » de Milena Agus aux éditions Liana Levi

    Laetitia Gand sur Mal de pierres de Milena Agus

    Le mal comme la douleur engendre de la beauté en toute chose. Il suffit de creuser. Mal de pierres est dans cette optique. Une belle écriture qui respire des odeurs, des bruits, de la musique, l'Italie, l'amour et la douleur. Un roman qui nous transporte, nous dépayse, nous bouleverse et nous...
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    Le mal comme la douleur engendre de la beauté en toute chose. Il suffit de creuser. Mal de pierres est dans cette optique. Une belle écriture qui respire des odeurs, des bruits, de la musique, l'Italie, l'amour et la douleur. Un roman qui nous transporte, nous dépayse, nous bouleverse et nous révolte. Il devient notre mal de pierres mais celui qui nous guide vers un certain bonheur autant que vers une déchirure. Déchiré de ne pas continuer encore cette histoire d'amour et pire de voir qu'elle n'a pas vraiment eu lieu si ce n'est dans un esprit torturé et en quête. La quête d'un bonheur difficile à atteindre...

    On reprochera peut-être la venue d'une nouvelle à la fin qui bouleverse nos repères et cette intrusion surprenante de l'illustration de Pef qui pourtant donne un sens à la suite et marque encore une rupture mais on comprend mieux pourtant. La pierre a craqué comme ce mal de pierres qui ronge l'héroïne, éclatant soudain pour mieux reconstituer le puzzle jusqu'à sa totalité.

    Milena Agus aura réussit à nous couper le souffle comme un frisson lors d'une caresse charnelle, à nous surprendre, à nous laisser choir sur les sentiers de l'imagination là où l'histoire d'amour a bien eu lieu et s'est même épanouie et qui sait si le fruit de la chair n'a pas engendrer un talentueux pianiste !

    Quand à l'éditrice, elle nous offre la beauté, l'envie de toucher, une nudité à découvrir comme un parfum d'amour et de bonheur troublant de son écrin de couverture réalisée par D.Hoch (couverture) et Rob Goldman / Corbis (photographie), un peu floutée.

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    Couverture du livre « Sens dessus dessous » de Milena Agus aux éditions Liana Levi

    Colette LORBAT sur Sens dessus dessous de Milena Agus

    « Avant de connaître la dame du dessous et le monsieur du dessus, la vieillesse ne m’intéressait pas. Vieux, mes parents n’ont pas eu le temps de le devenir, mon père s’est tué bien trop tôt et ma mère est retombée en enfance. Je ne vois jamais mes grands-parents, et c’est une jeune femme qui...
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    « Avant de connaître la dame du dessous et le monsieur du dessus, la vieillesse ne m’intéressait pas. Vieux, mes parents n’ont pas eu le temps de le devenir, mon père s’est tué bien trop tôt et ma mère est retombée en enfance. Je ne vois jamais mes grands-parents, et c’est une jeune femme qui prend soin de ma mère.
    Quoi qu’il en soit, il est clair qu’aucun vieux n’aurait pu exciter mon imagination. Aucun, excepté la dame du dessous et le monsieur du dessus. Désormais, la vieillesse ne m’apparaît plus comme une ombre mais comme un éclat de lumière, le dernier, peut-être. » Ainsi débute le livre
    Alice, étudiante peu pressée, écrivaine en devenir habite un immeuble de Cagliari où vit, à l’étage du dessus, monsieur Johnson, violoniste américain, qui a toujours des chaussures aux lacets défaits et des vêtements improbables. Anna sensuelle, fantasque, cœur d’artichaut et sa fille jalouse au possible vivent en-dessous à l’entresol dans un petit appartement jamais éclairé par la lumière du jour, faute à l’escalier. Pour vivre, Anna fait des ménages, alors qu’elle devrait ne plus travailler car elle souffre d’une coronaropathie tritronculaire.

    Par l’entremise, non pas de ma tante Artémise, mais d’Alice, Anna va faire le ménage chez le monsieur du dessus, puis, finira par déposer sa valise chez le violoniste qui cache des revues un brin pornographiques dans un étui à violon. Arrivée de Johnson junior qui a fait un bébé tout seul, retour de la femme du monsieur, une richissime sarde un brin précieuse. Ça monte, ça descend, ça s’installe, bref, l’escalier bruisse de vie. Alice, telle une Aurélie Poulain, esseulée, depuis le suicide de son père et la folie de sa mère, tombe amoureuse du fils du monsieur du dessus qui la stimule à écrire, d’ailleurs, il l’a surnommée Gribouille.
    Je me suis installée devant une pièce de théâtre. Les portes ne claquent pas, quoique, avec la volcanique Anna, cela peut arriver, mais laissent échapper des instantanés de vie sarde. Cagliari en décor de fond, comme la Sardaigne, déjà décor de livres précédents
    Un moment aérien. Ce livre aurait pu être mièvre, dolent, mais… Milena Agus y met beaucoup d’humour, d’amour, de chaleur humaine, de désordre, de la loufoquerie qui sied à sa comédia.
    « Le violon. Ah ! Le violon ! commence Anna. Vous en entendez seulement quelques notes, à cause du bruit, mais en haut ! Ah ! En haut ! Vous n’allez pas me croire : je n’ai même pas l’impression de travailler. L’âme ‘envole, grâce à la musique. » Ce sont les mots, l’accent de Milena Agus qui m’ont fait m’envoler vers un pays merveilleux où la poésie, le rire, un brin de folie
    La première image qui me vient en fermant ce livre c’est un ballet. Oui, un ballet léger qu’un coup de balais n’a pas suffit à chasser, qu’un courant d’air suffit à faire danser.

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    Couverture du livre « Mal de pierres » de Milena Agus aux éditions Liana Levi

    LAETITIA MONTOU sur Mal de pierres de Milena Agus

    L'histoire d'une grand-mère racontée par sa petite fille.
    Superbe jusqu'au dernier mot.

    L'histoire d'une grand-mère racontée par sa petite fille.
    Superbe jusqu'au dernier mot.

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    Couverture du livre « Sens dessus dessous » de Milena Agus aux éditions Liana Levi

    Virginie H sur Sens dessus dessous de Milena Agus

    Je n'avais pas aimé Mal de pierres...Quelques dizaines de pages et j'avais refermé le roman. Pourtant, même en étant un brin méfiante, j'avais très envie de lire celui-ci. Et c'était une jolie surprise que de se promener en Sardaigne dans cet immeuble où se croisent des personnages touchants et...
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    Je n'avais pas aimé Mal de pierres...Quelques dizaines de pages et j'avais refermé le roman. Pourtant, même en étant un brin méfiante, j'avais très envie de lire celui-ci. Et c'était une jolie surprise que de se promener en Sardaigne dans cet immeuble où se croisent des personnages touchants et attachants.

    Même si j'ai trouvé superflu les scènes où la narratrice "mouille" et parle (encore que très vaguement) de ses émois sexuels, l'ensemble est fort plaisant et évoque avec délicatesse l'amour, l'amitié, la vievieillesse, l'homosexualité, l'homoparentalité, les enfants abandonnés à leur sort, la passion pour les livres et la musique, pour le paysage sarde.

    Ça reste très léger mais ça se lit avec beaucoup de plaisir, ça sent l"été et le linge étendu aux fenêtres !