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Mido

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Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « La porte des temps imaginaires » de Mido aux éditions Ex Aequo

    Marie Kacher sur La porte des temps imaginaires de Mido

    Très tôt, tous les adultes (voisins, instituteurs, psychologues …) ont commencé à m’appeler « la petite aux livres », parce que j’étais la plus petite de ma classe et que j’avais toujours un livre avec moi. Partout et tout le temps. Dans la cour de récréation, dans les couloirs pendant qu’on se...
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    Très tôt, tous les adultes (voisins, instituteurs, psychologues …) ont commencé à m’appeler « la petite aux livres », parce que j’étais la plus petite de ma classe et que j’avais toujours un livre avec moi. Partout et tout le temps. Dans la cour de récréation, dans les couloirs pendant qu’on se rendait en classe, pendant les cours, dans la file de la cantine, durant le repas … Même pendant les alarmes incendies ! Vu que j’avais toujours un livre posé sur les genoux, je l’embarquais sans m’en rendre compte quand on allait s’agglutiner dans la cour, et je me plongeais dans ma lecture alors que tout le monde était en train de s’exciter en se demandant si c’était un exercice ou une vraie alerte. Je ne peux pas passer une journée sans lire. C’est pourquoi, tandis que je cherchais un petit livre pour terminer en beauté le mois de mai (je n’aime pas avoir une lecture en cours quand débute un nouveau mois), je me suis tournée vers la nouveauté de la collection Saute-Mouton : bref, certes, mais toujours aussi passionnant !

    Lilou a beau être grande, désormais, elle aime passer ses mercredi après-midi en compagnie de sa grand-mère … D’autant plus que quand elles vont en parc, elle peut y retrouver son meilleur ami Max ! Ensembles, ils nourrissent les oiseaux et vont chiner quelques ouvrages dans la boite à livres installés au cœur du parc. Mais ce jour-ci, rien ne se passe comme prévu : une pauvre petite tourterelle se blesse en fonçant dans un lampadaire, et un oiseau pinceur s’est réfugié dans la boite à livres et attaque Lilou quand celle-ci tente de le faire sortir ! Les deux adolescents décident de se rendre chez l’oiseleur pour lui confier la tourterelle blessée. Ils font alors la connaissance d’Anyupa, une petite fille pas comme les autres qui leur apprend que le temps presse : l’oiseau qui a blessé Lilou est un esprit créateur au cœur rongé par la colère contre les hommes. Il faut le retrouver et mettre fin à son désir de vengeance ! Les trois amis se préparent donc pour un dangereux voyage au cœur des contes …

    S’il y a bien une chose que j’apprécie dans les ouvrages de la collection Saute-Mouton, c’est qu’ils ne prennent pas les enfants pour des idiots ! Bien au contraire. Ici, Mido nous invite à faire la connaissance de Lilou, une jeune collégienne bien au fait des réalités de ce monde : Lilou déplore l’état de notre monde, un monde « de violence, de famine et de pauvreté ». Elle s’inquiète, aussi : « Elle sera comment ma planète quand je serai plus grande ? ». Lilou a pleinement conscience que l’homme a fait bien du mal à la Terre, et que l’avenir ne s’annonce pas sous de bons auspices. Toutefois, comparé à bien des enfants qui y voient une sorte de « fatalité » et se laisse envahir par une sorte de découragement, de lassitude, de détachement mêlé de désenchantement, Lilou veut croire en l’humanité. Elle veut croire qu’ensembles, les hommes seront capables de trouver des solutions pour préserver cette belle planète qui nous a été confiée, pour réparer les torts des générations passées et éviter de réitérer les mêmes erreurs dans le futur. J’ai beaucoup aimé l’optimisme de Lilou, sa motivation à œuvre pour un monde meilleur : on a besoin d’enfants comme elle, d’enfants prêts à défendre leur avenir.

    Et surtout, on a besoin de rêves. « Les rêves sont toujours plus forts », nous dit-elle. On vit dans un monde où l’imaginaire est regardé avec mépris : le plus important, croit-on, c’est le matériel, le tangible, la rationalité et la réalité. On oublie bien trop souvent que ce sont nos rêves qui nous donnent l’espoir, nos rêves qui nous donnent la force. Quand un enfant est trop rêveur, trop imaginatif, on tente à tout prix de brider ses rêves, de brider son imagination : « cesse-donc de rêvasser ! » lui répète-t-on. Mais dans ce roman, si Lilou, Max et leur nouvelle amie Anyupa parviennent à sauver le monde de la colère du serpent Arc-en-ciel, ce n’est pas en faisant des tas de calculs savants, mais bien en se laissant guider par leur imagination. Parce que les jeux d’enfants sont incroyablement chargés en magie, et que cette magie peut changer le monde si on les laisse s’épanouir. Et croyez-moi, une fois qu’on a tourné la dernière page de ce petit récit, on n’a plus qu’une seule envie : retrouver notre âme et notre cœur d’enfant. Car on se rend bien compte qu’avec un regard d’enfant, tout semble à nouveau possible, et tout peut donc le devenir. Car parfois, souvent, les choses sont insurmontables uniquement parce qu’on s’en est « raisonnablement » convaincu …

    En bref, vous l’aurez bien compris, j’ai été conquise par ce petit roman qui m’a fait passer un très agréable moment de lecture : c’est une véritable petite bulle de douceur que nous propose l’autrice avec ce petit récit … Mais aussi de biens jolis messages destinés aux jeunes lecteurs et lectrices : nous sommes les gardiens de notre Terre, nous devons veiller sur elle au lieu de la détruire. Et surtout, nous devons croire en nos rêves, ne jamais laisser personne les étouffer, car ce sont eux qui changent le monde. Il y a aussi la force de l’imagination et de l’amitié, le plaisir d’aider les autres et de répandre le sourire autour de soi. Bien sûr, pour le lectorat adulte, l’histoire semblera bien banale et bien brève … Mais pour les plus jeunes, il ne fait aucun doute que ce sera un pur moment de plaisir : il y a du mystère, il y a du suspense, il y a de l’émotion et de l’action … Enfin, l’autrice propose aux enfants de découvrir les légendes et l’histoire du peuple aborigène Australien : entre la beauté de leurs mythes et leur histoire méconnue, le jeune lecteur apprendra bien des choses sans s’en rendre compte. A faire lire d’urgence à tous les enfants autour de vous !

    http://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2020/06/la-porte-des-temps-imaginaires-mido.html

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    Couverture du livre « Faire tomber la neige » de Mido aux éditions Ex Aequo

    Marie Hélène Fasquel sur Faire tomber la neige de Mido

    Mido nous a habitués à de superbes contes et histoires, tous plus doux et merveilleux les uns que les autres et ce récit n’est pas une exception ! Ce conte nous plonge dans la magie de Noël, la véritable, pas celle des cadeaux par dizaines et de l’abondance, mais du partage avec ceux qui n’ont...
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    Mido nous a habitués à de superbes contes et histoires, tous plus doux et merveilleux les uns que les autres et ce récit n’est pas une exception ! Ce conte nous plonge dans la magie de Noël, la véritable, pas celle des cadeaux par dizaines et de l’abondance, mais du partage avec ceux qui n’ont rien ou presque rien et qui parfois n’ont même plus leurs parents. Ce texte est beau, fluide, doux comme un flocon de neige. Un très beau récit que je recommande à tous les parents et enseignants qui travaillent avec des jeunes entre 8 et 11 ans !

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    Couverture du livre « Les chemins d alana » de Mido aux éditions Ex Aequo

    Marie Kacher sur Les chemins d alana de Mido

    On s’imagine parfois que pour écrire une bonne histoire, un auteur doit nécessairement avoir une imagination débordante et des idées extraordinaires plein la tête … C’est peut-être vrai dans certains cas – quand on veut écrire de la fantasy, du fantastique ou de la science-fiction innovante, par...
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    On s’imagine parfois que pour écrire une bonne histoire, un auteur doit nécessairement avoir une imagination débordante et des idées extraordinaires plein la tête … C’est peut-être vrai dans certains cas – quand on veut écrire de la fantasy, du fantastique ou de la science-fiction innovante, par exemple –, mais ce n’est à mes yeux assurément pas une obligation. Car une bonne histoire, ce n’est pas forcément une histoire pleine d’extravagance ou de loufoqueries … Car la plus belle des histoires, finalement, ne serait-ce pas la vie ? Avec tous ses rebondissements, dignes parfois d’un vrai polar, avec toutes ses émotions, qui n’ont rien à envier aux histoires les plus dramatiques, avec tous ses éclats de rire et ses mystères … Un bon auteur, ce serait peut-être finalement un bon observateur, capable de déceler dans les petites choses de la vie quotidienne quelque chose à raconter, quelque chose à figer sur le papier pour en faire une histoire captivante et émouvante. Et c’est pour cela que je l’affirme : Mido est un bon auteur, et Les chemins d’Alana est une bonne histoire !

    Alana n’avait qu’un an lorsque son père a disparu en pleine mer. Elle a aujourd’hui douze ans, et est la seule personne de la famille que sa grand-mère accepte de voir … bon gré mal gré. Car le cœur de Mamie Rose s’est transformé en pierre la nuit où son fils unique s’est noyé : désormais, chaque mot qu’elle prononce est chargé de venin, de colère, de méchanceté, qui attriste et effraye Alana qui ne sait que faire pour redonner le sourire à sa grand-mère. Mais l’adolescente a un autre sujet de préoccupation : voilà que le soir, tandis qu’elle rentre chez elle en passant par la plage, une étrange présence semble la suivre. Serait-ce le Bugul-Noz, créature malfaisante des légendes bretonnes contre laquelle Mamie Rose la met si souvent en garde ?

    Contrairement à ce que je pensais au vu du résumé, la mention du Bugul-Noz n’est qu’un prétexte à raconter une histoire tout ce qu’il y a de plus « réaliste ». Pas la moindre petite trace de fantastique dans ce court roman, et c’est tant mieux ! Car les « aventures ordinaires » d’Alana sont suffisamment intéressantes comme cela. Alana, c’est une petite fille qui apprend à grandir, mais surtout, c’est une petite fille profondément marquée par la méchanceté de sa grand-mère, méchanceté qu’elle ne comprend pas mais qu’elle subit de plein fouet à chaque fois qu’elle va lui rendre visite. Car Alana, c’est aussi une adolescente pleine d’amour et de bonté, qui s’est promis de redonner le sourire à sa Mamie Rose … Car Alana en est persuadée : son père, qu’elle n’a quasiment pas connu, dont elle ne garde aucun souvenir, mais qui les aimait, elle en est certaine, n’aurait pas voulu que sa famille se morfonde perpétuellement dans la tristesse et l’aigreur. Mais Alana ne sait pas comment faire, d’autant plus que Mamie Rose se braque dès qu’on a le malheur d’aborder ce sujet …

    Et cela d’autant plus que la mère d’Alana s’est remariée, et qu’elle a eu un petit garçon avec son nouveau compagnon. Pour Mamie Rose, ce n’est rien de plus que de la trahison, et elle n’a jamais voulu rencontrer le petit frère d’Alana, qui est par conséquent tiraillée entre son affection pour sa grand-mère et son amour pour son beau-père – qu’elle aimerait tant appeler Papa – et son petit frère. A cet instant, je me suis sentie très proche d’Alana : elle m’a rappelé ce fameux jour où, du haut de mes cinq ans, j’ai couru après la voiture de mon beau-père qui partait au travail pour lui demander s’il voulait bien être mon Papa … Plus globalement, je me suis beaucoup attachée à cette jeune héroïne, qui quitte doucement l’enfance pour entrer dans l’adolescence, et dont les émotions jouent aux montagnes russes. D’autant plus quand l’impensable se produit, quand sa grand-mère laisse échapper des mots qui viennent tout remettre en question, quand un inconnu vient bouleverser toutes ses certitudes. Elle ne sait plus que croire, elle ne sait plus si elle veut y croire. Elle ne sait plus ce qu’elle veut, ce dont elle a besoin pour avancer sur ce vaste chemin qu’est la vie.

    En bref, vous l’aurez bien compris, avec ce petit roman d’une cinquantaine de pages, Mido invite ses lecteurs à marcher aux côtés d’Alana, l’espace de quelques jours, de quelques semaines. Ce n’est pas une enquête policière, ce n’est pas un récit d’aventure, ni même une histoire d’amour … C’est juste une tranche de vie, qui permet d’aborder des thématiques universelles : le deuil, le bonheur, la question des familles recomposées … Le tout est très joliment raconté, c’est un court roman empli de douceur (comme souvent avec la collection Saute-Mouton) et de délicatesse. Et en arrière-fond, comme un fil rouge qui guide le lecteur tout au long de l’intrigue, il y a la légende du Bugul-Noz : je ne connais pas du tout les mythes bretons, aussi suis-je très contente d’avoir pu effleurer ces légendes aussi belles que terrifiantes ! Un livre que je conseille donc fort volontiers, pour tout petit lecteur déjà autonome dans la lecture !

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/08/les-chemins-dalana-mido.html

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    Couverture du livre « Les chemins d alana » de Mido aux éditions Ex Aequo

    Marie Hélène Fasquel sur Les chemins d alana de Mido

    Un roman jeunesse (9 à 12 ans) très bien écrit (Incipit : "Il était une fois, dans les landes de bruyère du pays vannetais, une créature si effrayante, qu'il valait mieux passer son chemin plutôt que d'avoir à croiser son ombre."), avec bienveillance et sobriété. Une histoire magnifique sur la...
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    Un roman jeunesse (9 à 12 ans) très bien écrit (Incipit : "Il était une fois, dans les landes de bruyère du pays vannetais, une créature si effrayante, qu'il valait mieux passer son chemin plutôt que d'avoir à croiser son ombre."), avec bienveillance et sobriété. Une histoire magnifique sur la perte, la reconstruction, la famille et les mythes bretons.Une héroïne moderne digne d'un conte de fée puisque cette adorable adolescente transforme sa grand-mère et ne l'abandonne pas malgré sa méchanceté apparente.
    Un superbe ouvrage comme tous ceux que j'ai lus de Mido. Bravo !