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Michele Lesbre

Michele Lesbre
Michèle Lesbre est née avec la seconde guerre mondiale. Après avoir étudié à Clermont-Ferrand, elle a commencé à enseigner en Auvergne, tout en militant à l'extrême gauche et en jouant dans des troupes de théâtre amateur. D'abord institutrice, puis directrice d'école maternelle, elle est venue... Voir plus
Michèle Lesbre est née avec la seconde guerre mondiale. Après avoir étudié à Clermont-Ferrand, elle a commencé à enseigner en Auvergne, tout en militant à l'extrême gauche et en jouant dans des troupes de théâtre amateur. D'abord institutrice, puis directrice d'école maternelle, elle est venue vivre à Paris voici près de trente ans. Elle publie depuis 1991. Elle a rejoint le catalogue de Sabine Wespieser éditeur dès 2003. Chère brigande est son seizième livre.

Avis sur cet auteur (28)

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    Couverture du livre « Tableau noir » de Michele Lesbre et Gianni Burattoni aux éditions Sabine Wespieser

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur Tableau noir de Michele Lesbre - Gianni Burattoni

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    Elle est très critique vis à vis de la hiérarchie d'un ministère peu au fait des réalités du terrain et surtout plus soucieux d'équilibrer les comptes ou d'assujettir des individus dans une norme sociale que de développer...
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    Résultat de recherche d'images pour "CRITIQUE DU LIVRE TABLEAU NOIR"
    Elle est très critique vis à vis de la hiérarchie d'un ministère peu au fait des réalités du terrain et surtout plus soucieux d'équilibrer les comptes ou d'assujettir des individus dans une norme sociale que de développer l'équilibre ou l'épanouissement des enfants.

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    Couverture du livre « Chemins » de Michele Lesbre aux éditions Gallimard

    Anne-Marie Lemoigne sur Chemins de Michele Lesbre

    Un homme assis sur un trottoir qui lit SCENES DE LA VIE DE BOHEME, d’Henry Murger, un livre que Michel Lesbre a toujours vu sur le bureau de son père, dont il disait qu’il était « toute sa jeunesse »
    Il n'en faut pas plus pour que l'auteure rompe avec son quotidien pour partir, sans planning...
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    Un homme assis sur un trottoir qui lit SCENES DE LA VIE DE BOHEME, d’Henry Murger, un livre que Michel Lesbre a toujours vu sur le bureau de son père, dont il disait qu’il était « toute sa jeunesse »
    Il n'en faut pas plus pour que l'auteure rompe avec son quotidien pour partir, sans planning précis, sur les traces de ce père « intime étranger » qu’elle a peu et mal connu . « Je me demandais si la lecture des SCENES DE LA VIE DE BOHEME m’aiderait à faire un bout de chemin jusqu’au jeune homme qu’était mon père lorsqu’il lisait ce livre , si elle m’aiderait à percer le mystère qu’il est encore pour moi »

    Le livre traduit ses errances sur des chemins de traverse, le long des routes tranquilles, au bord d’un canal, là où « un détail, une rencontre, une réminiscence me feraient dévier de ma route et me mettraient sur des chemins buissonniers » .
    Des pauses en compagnie d’inconnus rencontrés ( un éclusier, un couple de mariniers, une gardienne de vaches, un chien , un couple d’éclusiers qui « avaient dans les yeux des jours et des nuits d’une grande douceur ») ; elle partage avec eux des heures de plénitude où le temps alors s'étire

    On y lira aussi la découverte de villages ou de maisons liées à sa famille, lieux où dans des moments d’entre deux, son esprit passe « d’un temps à un autre », où des images fugitives lui donnent l’impression « d’errer dans deux mondes à la fois » de « marcher dans un monde palimpseste où il est agréable de ses perdre »

    Une intrigue de peu de matière, me direz-vous, mais c’est en cela que réside tout le charme de l'ouvrage .

    On peut alors se laisser prendre par la douceur de ce voyage impressionniste, se rendre disponible à l’accueil de l’évocation multisensorielle des paysages traversés .
    L’univers que peint Michèle Lesbre est une symphonie en mode mineur de mouvements alanguis, de brumes ouatées, de bruits assourdis et de parfums veloutés. Le rythme de ses phrases est fluide, comme calqué sur « le monde souple et lent de la péniche »

    Un récit à lire à l’ombre d’un arbre, loin du bruit des villes, dans la douceur d’un après-midi d’été.

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    Couverture du livre « Rendez-vous à Parme » de Michele Lesbre aux éditions Sabine Wespieser

    Régine R. sur Rendez-vous à Parme de Michele Lesbre

    Le bleu de parme, l’azur de la mer, le lapis-lazuli des souvenirs, encore une fois je suis tombée sous le charme de la lumineuse écriture de Michèle Lesbre. Nul besoin de fantaisie littéraire ou d’effet de style, Michèle Lesbre réussit à capter l’instant dans le ronde incessante du temps et...
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    Le bleu de parme, l’azur de la mer, le lapis-lazuli des souvenirs, encore une fois je suis tombée sous le charme de la lumineuse écriture de Michèle Lesbre. Nul besoin de fantaisie littéraire ou d’effet de style, Michèle Lesbre réussit à capter l’instant dans le ronde incessante du temps et c’est divin.

    Pour Laure, la narratrice, cet instant précieux sont les retrouvailles d’une ancienne édition de la Chartreuse de Parme dans les cartons que lui a laissés son ami Léo, l’ami d’enfance, le compagnon de théâtre dont la mort lui cause un profond chagrin depuis un an. En relisant les premières lignes, Laure se souvient et des images lui reviennent pêle-mêle, sa rencontre avec Léo, leur amour commun pour le monde du théâtre. Défile aussi dans sa mémoire l’époque bien précise où adolescente elle passait ses vacances au bord de mer chez sa grand-mère en y faisant une rencontre déterminante. Mais à 14 ans elle ne le savait pas encore.

    Rendez-vous à Parme est un douloureux désir d’éternité. Un beau voyage physique et mémoriel vers le point de gravité des origines où « le temps n’existait pas, ou plutôt il était le présent chaque jour renouvelé ». Une belle invitation à se connecter intiment avec soi-même pour mieux ensuite se relier avec ce qui fait notre commune humanité.

    Lire ce court roman m’a procuré un profond délassement comme une séance de relaxation même si le timbre de la voix est mélancolique, il est doux et mélodieux pour moi. Il m’a rappelé un voyage à Rome fait il y a quelques années. Me sont revenus le parfum unique de l'Italie, la beauté des fontaines, le cinéma et le charme de Marcello Mastroiani.
    Ce roman m’a transporté vers un temps perdu fait de disparus mais magnifiquement recomposé dans ce texte en forme d’adieu grâce à la sublime métamorphose des sensations en mots simples et forts qui m’ont imprimé le cœur.

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    Couverture du livre « La petite trotteuse » de Michele Lesbre aux éditions Gallimard

    Sandrine Fernandez sur La petite trotteuse de Michele Lesbre

    Anne visite des maisons à vendre. Des maisons vides qu'elle remplit de ses souvenirs, ceux de son père adoré mort trente ans plus tôt. Trente années de silence, trente croquis qu'il a laissés, trente maisons à visiter. Car pour Anne, c'est la fin du parcours. Elle va visiter la trentième maison,...
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    Anne visite des maisons à vendre. Des maisons vides qu'elle remplit de ses souvenirs, ceux de son père adoré mort trente ans plus tôt. Trente années de silence, trente croquis qu'il a laissés, trente maisons à visiter. Car pour Anne, c'est la fin du parcours. Elle va visiter la trentième maison, la dernière. Dans une petite station balnéaire, elle s'installe dans une pension pas très loin du hameau isolé où l'attend son dernier rendez-vous avec l'absence paternelle. A la pension, un chat roux lui rappelle Izou, le chat de son père, le seul être avec qui il communiquait. Car son père était un taiseux, un de ces hommes qui n'expriment pas facilement leur amour. Au point qu'Anne, qui ne sait presque rien de lui, est obligée de reconstituer bribe par bribe les chagrins, les joies, les désespoirs, les moments heureux de son enfance auprès de lui. Dans la dernière maison près de la plage, saura-t-elle trouver la force de faire enfin son deuil ?

    Roman intimiste et nostalgique, La petite trotteuse nous emmène dans le sillage d'une femme qui essaye de se guérir de son enfance. Dans les maisons qu'elle visite, elle capte les vies passées et ses propres souvenirs affleurent : la guerre et les bombardements, sa mère, froide, son père, malheureux, le chat et le décès, brutal, ses fouilles infructueuses pour trouver un message à elle seule destiné. Plus tard elle a retrouvé ses croquis et sa montre. Une montre qu'il fallait remonter pour réveiller la petite trotteuse, une montre dont le tic-tac a bercé son enfance. Une montre qui ne la quitte plus mais dont la trotteuse s'est tue...
    Il ne se passe pas grand chose dans ce roman de Michèle Lesbre. Des souvenirs, de brèves rencontres, des sentiments, des silences, une absence. C'est pour son atmosphère, sa poésie, sa délicatesse que l'on s'y attarde. Pour s'imprégner d'une ambiance nostalgique au côté d'une héroïne touchante dans sa quête du passé, dans son travail de deuil, long mais sur le point de s'achever. Une lecture douce, en forme de parenthèse. Des instantanés d'une France profonde, un peu somnolente, hors du temps. Une belle découverte.