Michele Kahn

Michele Kahn

Michèle Kahn est journaliste et écrivain, auteur notamment des romans
Shanghaï-la-juive et Cacao.

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Avis (5)

  • Couverture du livre « Loin de Sils Maria » de Michele Kahn aux éditions Le Passage

    Madame Tapioca sur Loin de Sils Maria de Michele Kahn

    Aussi divertissant qu'instructif, «Loin de Sils Maria» raconte l'histoire véridique de Johan Josty.

    Berger sans le sou dans la république des Grisons, il deviendra au début du XIXème siècle le plus grand confiseur de Berlin. Pâtissier de génie également, il enchantera les palais de toute...
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    Aussi divertissant qu'instructif, «Loin de Sils Maria» raconte l'histoire véridique de Johan Josty.

    Berger sans le sou dans la république des Grisons, il deviendra au début du XIXème siècle le plus grand confiseur de Berlin. Pâtissier de génie également, il enchantera les palais de toute l'Europe (dont celui de Napoléon).
    Une véritable success story pour ce gamin des Alpes suisses parti de rien et qui se retrouvera à la tête d'un véritable empire.
    Johan Josty reviendra dans son village une fois fortune faite pour sauver Sils Maria de la pauvreté.

    A mi-chemin entre roman et biographie, Michèle Kahn nous entraine des routes enneigées des Alpes aux arrière-boutiques des pâtissiers, le tout sur fond d'histoire napoléonienne.
    Un livre très documenté qui vous fera voyager dans le temps et enchantera les passionnés d'histoire.

    Plus je vieillis, plus j'apprécie ce genre d'ouvrages qui m'offrent une pause intelligente entre deux fictions.

  • Couverture du livre « Loin de Sils Maria » de Michele Kahn aux éditions Le Passage

    Nathalie Bullat sur Loin de Sils Maria de Michele Kahn

    Résumé Nathalie Bullat 04 06 18

    Des mots et des mets illustrent l’extraordinaire destin du célèbre confiseur Berlinois Johann JOSTY.
    Les jolis mots de Michèle Kahn on les savoure sans modération. Un conte appétissant ? Mieux que cela : Un style élégant et gourmand retrace l’histoire...
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    Résumé Nathalie Bullat 04 06 18

    Des mots et des mets illustrent l’extraordinaire destin du célèbre confiseur Berlinois Johann JOSTY.
    Les jolis mots de Michèle Kahn on les savoure sans modération. Un conte appétissant ? Mieux que cela : Un style élégant et gourmand retrace l’histoire vraie d’un petit exilé qui développera un empire de la pâtisserie dans un contexte historique agité.
    On croque à pleines dents les massepains, caramels, prunes et marrons confits et autres douceurs sucrées.
    Dumas en aurait salivé. Les copieux repas de noces me rappellent ceux de Maupassant dans ses contes Normands où les «douillons attisaient l'appétit des paysans.
    Mettez aux fourneaux un jeune et pauvre gardien de chèvres venu des ses hautes montagnes des Grisons.
    Donnez lui du sucre de canne et le matériel pour filer ce sucre, son talent fera des prodiges !
    Tout commence à Sils Maria fin du 18ème siècle dans la République des Grisons qui fera partie de la Suisse en 1803 –
    Le climat est aussi rude que la nature est belle. Obligé de fuir son pays, seul, le jeune garçon après un voyage mouvementé apprendra la confiserie à Magdebourg en Prusse.
    Une véritable passion, une volonté de fer, une curiosité intellectuelle et un furieux désir de réussir façonnent la personnalité de Johann. Il travaille de 5 heures du matin à 23 heures dans un sous sol loin des forêts de conifères de son village, loin de la jolie Ladina.
    c’est dans un siècle mouvementé par les guerres Napoléoniennes que Johann ouvrira sa première pâtisserie qui deviendra le très célèbre Café-Josty à Berlin. La haute société aimera y déguster un chocolat chaud et croquer ses macaron. Les frères Grimm et d’autres grands noms de la littérature s’y retrouveront.
    « inventer et créer » sont ses devises.
    Vous suivrez la fabuleuse ascension de Johann, ainsi que celle de son frère Daniel. Mais sa vie privée où en est-elle ? Son coeur est-il toujours à Sils Maria ?
    Cet ouvrage est un régal de lecture !

  • Couverture du livre « Un soir à Sanary » de Michele Kahn aux éditions Le Passage

    Stephane Bret sur Un soir à Sanary de Michele Kahn

    Sait-on que le paisible village de Sanary-sur-Mer fut, en des temps dramatiques et difficiles, une capitale de l’émigration allemande, fuyant le nazisme et ses atrocités ? Que ce port de pêche reçut le surnom de « Montparnasse-sur-Mer », ou fut tout simplement assimilé à la capitale de la...
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    Sait-on que le paisible village de Sanary-sur-Mer fut, en des temps dramatiques et difficiles, une capitale de l’émigration allemande, fuyant le nazisme et ses atrocités ? Que ce port de pêche reçut le surnom de « Montparnasse-sur-Mer », ou fut tout simplement assimilé à la capitale de la littérature allemande de l’exil. Le roman a pour point de départ la description des débuts de la vie artistique de Max Hohenkamer, critique d’art à Cologne, où il y fréquente le Café Monopol en compagnie d’Anton Raederscheidt, peintre. Après bien des embûches de toutes natures, des problèmes inextricables de visas, de nationalité, de statut juridique non vraiment résolus de manière claire et définitive, ce monde de l’exil, composé des célébrités de la culture allemande du moment, arrive dans le petit port varois de Sanary-sur-Mer. On y trouve Kisling, peintre d’origine polonaise, Thomas Mann, qui y passe l’été 1933 avec sa famille. Cette année-là, Bertolt Brecht lui rend visite. Dans cette localité, le romancier Léon Feuchtwanger y a élu domicile. Il est l’auteur du Juif Süss, roman dont la signification a été détournée de manière éhontée par les Nazis à des fins propagandistes et antisémites. Max Ernst y séjourne également.
    Tout ce monde croit être en sécurité en France, pays traditionnellement terre d'asile, accueillant aux persécutés. Pourtant, en cette année 1939, il n’en va pas de même : une décision du gouvernement, le 5 septembre 1939, indique que les réfugiés politiques doivent se faire connaître pour être rassemblés dans des lieux de détention ; Cette mesure concerne les ressortissants, réfugiés politiques d’Allemagne, d’Autriche, de Tchécoslovaquie. Pour eux, c’est le retournement, une trahison de la France qui les renvoie à leurs conditions d’ennemis, de Boches. Le roman décrit également les conditions effroyables de détention dans le camp des Milles, tristement célèbre dans ce domaine ; Dans ses correspondances, qui forment la trame d’un récit comportant beaucoup de retours en arrière explicatifs pour la compréhension de la trame historique, Max conclut, en y ajoutant une touche d’espérance qui doit, selon lui, être malgré tout victorieuse : « Tu vois, mon Gryllon, devant la beauté des paysages, la prodigalité de la nature, et l’ingéniosité de l’homme pour assurer sa subsistance, l’art abstrait ne me paraît plus être la seule voie. Il est né à une époque où s’imposait une nécessité de destruction mais, ce qui nous soude et nous soucie à présent, c’est la reconstruction. Voilà pourquoi il faut s’abreuver aux sources premières de la création. »

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