Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Michel Quint

Michel Quint
En 1989, Michel Quint obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage. Il se consacre entièrement à la littérature après le succès d'Effroyables Jardins (2000, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et porté à l'écran par Jean Becker). Les Éditions Héloïse d'Ormesson ont p... Voir plus
En 1989, Michel Quint obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage. Il se consacre entièrement à la littérature après le succès d'Effroyables Jardins (2000, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et porté à l'écran par Jean Becker). Les Éditions Héloïse d'Ormesson ont publié Les Amants de Francfort (2011), En dépit des étoiles (2013) et J'existe à peine (2014).

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Michel Quint (1)

Avis sur cet auteur (43)

  • add_box
    Couverture du livre « Femmes au bord de la nuit » de Michel Quint aux éditions Phebus

    Littéraflure sur Femmes au bord de la nuit de Michel Quint

    Il y a Tom, physique de quasimodo, force de la nature qui a un petit faible pour les jeux de hasard et la mythologie grecque. Il y a Jacky, trapus et sournois, fils d’un richissime promoteur et d’une alcoolique au dernier degré. Il y a aussi Nedim, réfugié syrien, qui enchante la Vacquerie de...
    Voir plus

    Il y a Tom, physique de quasimodo, force de la nature qui a un petit faible pour les jeux de hasard et la mythologie grecque. Il y a Jacky, trapus et sournois, fils d’un richissime promoteur et d’une alcoolique au dernier degré. Il y a aussi Nedim, réfugié syrien, qui enchante la Vacquerie de ses manières et de son mystère. Au milieu de ces hommes, il y a des femmes, Cécile, Babette, Lydie, Géri et le fantôme de Véronique pour laquelle les amis d’enfance s’entredéchirent, des années après le drame. Quel drame ? C’est ce que le lecteur apprendra au fil du récit, à coups de flashbacks et de scènes de ménage à sept. Les mâles réagissent à l’ancienne, ce monde qui change les déboussole : « (…) une jolie femme comme vous, on ne vous embête pas trop parce qu’avec la loi sur le harcèlement, on ne sait plus comment faire un compliment ». Sauf que la torgnole n’est jamais loin du compliment. L’émancipation, l’égalité des sexes, c’e n’est pas trop leur truc, aux gaillards du coin. Ils préfèrent le marivaudage à l’ancienne, et les embrouilles qui vont avec. Et les épouses ? Sous emprise. Dans le roman de Michel Quint, n’est pas le méchant celui qu’on croit. Dans une écriture âpre, sacrifiée sur l’autel des émotions brutes, l’auteur explore la maltraitance féminine. Ses victimes sont émouvantes, elles passent leur vie à effacer leurs bêtises ou à retrouver le gentleman que fut leur homme avant de les tabasser.
    L’histoire m’a convaincue. Le huis-clos est poisseux comme il faut, les personnages bien trempés. Mais si j’en apprécie l’énergie, je ne suis pas fan du style de Michel Quint. Il a tendance à lâcher ses mots comme on balance un pourboire sur un comptoir, avec lassitude et reconnaissance. Tant pis pour la syntaxe, dommage pour les phrases.
    « Femmes au bord de la nuit » reste un bon roman, genre polar, avec quelques scènes d’anthologie (ex : premier chapitre, final du mariage au « Burlesque »).
    Bilan :

  • add_box
    Couverture du livre « Effroyables jardins » de Michel Quint aux éditions Gallimard

    Sophie Wag sur Effroyables jardins de Michel Quint

    Années 50 Un petit garçon, mal à l'aise car son père, instituteur respectable, se produit souvent en public sous les traits d'un clown qui fait des pitreries mais n'est pas drôle, ne comprend pas ses raisons et le méprise un peu. Il apprendra pourtant, grâce à son oncle, que les pitreries de...
    Voir plus

    Années 50 Un petit garçon, mal à l'aise car son père, instituteur respectable, se produit souvent en public sous les traits d'un clown qui fait des pitreries mais n'est pas drôle, ne comprend pas ses raisons et le méprise un peu. Il apprendra pourtant, grâce à son oncle, que les pitreries de son père sont un hommage assez touchant à un soldat allemand qui lui avait permis de tenir le coup alors qu'il devait être fusillé. Effroyables Jardins a été adapté par Jean Becker et le film est sorti sur les écrans en 2003. Une belle histoire.

  • add_box
    Couverture du livre « L'éternité, Livie, l'éternité » de Michel Quint aux éditions Philippe Auzou

    Lex_Libris_ sur L'éternité, Livie, l'éternité de Michel Quint

    Un roman qui avait tout pour me plaire, et c'est une réelle déception.

    La découverte de Rome à travers le regard de deux adolescents qui tombent "amoureux".
    La magnifique librairie française de Rome est décrite avec enthousiasme et beauté, les lieux de Rome sont tout aussi splendide....
    Voir plus

    Un roman qui avait tout pour me plaire, et c'est une réelle déception.

    La découverte de Rome à travers le regard de deux adolescents qui tombent "amoureux".
    La magnifique librairie française de Rome est décrite avec enthousiasme et beauté, les lieux de Rome sont tout aussi splendide.

    Cependant, l'histoire entre les deux protagonistes est complètement irréelle, sans émotion, sans attachement, une histoire d'amour impossible à croire.
    Bref, une histoire pas du tout transcendante...

  • add_box
    Couverture du livre « Les aventuriers du Cilento » de Michel Quint aux éditions Phebus

    jml38 sur Les aventuriers du Cilento de Michel Quint

    Pippo, Filippo Pugliese, architecte dans la métropole lilloise est le petit-fils d'un maçon venu d'Italie en 1934. du passé italien de son grand-père Valentino, dit Tino, il ne sait pas grand-chose et il a lui-même fortement enjolivé les histoires qui circulent dans la famille sur ce...
    Voir plus

    Pippo, Filippo Pugliese, architecte dans la métropole lilloise est le petit-fils d'un maçon venu d'Italie en 1934. du passé italien de son grand-père Valentino, dit Tino, il ne sait pas grand-chose et il a lui-même fortement enjolivé les histoires qui circulent dans la famille sur ce personnage.
    La perte de mémoire de sa mère qui aurait aimé faire le voyage au pays des origines familiales de son mari le décide à aller chercher pour elle les souvenirs manquants avant qu'il ne soit trop tard.
    Il rencontre rapidement à Paestum, le village natal de Tino, la charmante Gina qui lui sert de guide dans sa quête identitaire. Elle lui fait rencontrer la seule personne qui est encore en capacité de lui parler de cette époque, Giuseppina, la petite Pina de 14 ans en 1934, l'année où tout s'est déroulé.
    Cette institutrice de 97 ans commence alors une histoire qui ressemble à une confession, comme si elle profitait de la venue du petit-fils pour raconter l'histoire de Tino, qui fut on le comprend très vite son grand amour déçu, et soulager sa conscience pendant qu'elle le peut encore.
    S'ensuit une belle histoire, celle d'un maçon et d'une jeune fille qui rêve de devenir institutrice, qui aident Umberto et Paola, deux archéologues assignés à résidence en tant qu'opposants au régime de Mussolini, dans leur recherche de vestiges grecs.
    Leur principale découverte dans les marécages de la région d'un sanctuaire dédié à Héra met en évidence «un métissage grec idéologique et religieux » qui va à l'encontre de l'idéologie fasciste, et embarrasse grandement les responsables locaux qui ne savent pas vraiment quelle attitude adopter.
    Il y a dans ce récit des allers-retours multiples entre l'époque contemporaine avec le drame des migrants dans le sud de l'Italie et le rôle que joue la mafia dans l'exploitation de cette misère sous couvert d'aide humanitaire, et l'époque du grand-père dans une région de marécages où règnent la misère, la malaria et le fascisme.
    La relation entre Gina et Pippo fait la part belle au marivaudage, comme c'était le cas entre Laurent et Sonia dans «Misérables !», un des précédents romans de l'auteur, les deux personnages apparaissant d'ailleurs au début, offrant à Pippo «Le Christ s'est arrêté à Éboli», référence incontournable des années mussoliniennes dans cette région.
    Les passages où Pina raconte le passé sont magnifiques d'émotion et maintiennent le suspense avant que nous soit révélé, en même temps qu'à Pippo, ce qui a poussé Tino à venir en France pour y construire une vie nouvelle.
    J'ai été, je l'avoue, un peu perdu à d'autres moments, lors des nombreuses digressions sur l'archéologie ou l'histoire antique, et je reprends ce que dit Pina page 226, « je ne comprends pas tout, même presque rien, j'écoute la musique des mots venus d'ailleurs...», pour exprimer le grand plaisir procuré par la belle écriture de Michel Quint.
    Merci aux éditions PHÉBUS pour cette lecture privilégiée avec babelio.