Michel Houellebecq

Michel Houellebecq

Michel Houellebecq, de son vrai nom Michel Thomas, né le 26 février 1956 à Saint-Pierre (La Réunion), est un romancier, poète et essayiste français. Il est, depuis la fin des années 1990, l'un des auteurs contemporains de langue française les plus traduits dans le monde. En parallèle de ses activ...

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Michel Houellebecq, de son vrai nom Michel Thomas, né le 26 février 1956 à Saint-Pierre (La Réunion), est un romancier, poète et essayiste français. Il est, depuis la fin des années 1990, l'un des auteurs contemporains de langue française les plus traduits dans le monde. En parallèle de ses activités littéraires, il est également chanteur, réalisateur et acteur, s'illustrant notamment en 2014 dans deux films : L'Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience.

Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d'un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix.

Articles en lien avec Michel Houellebecq (5)

Avis sur cet auteur (95)

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    Couverture du livre « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq aux éditions J'ai Lu

    Salix_alba sur La carte et le territoire de Michel Houellebecq

    Une funeste lecture, un profond dégout ou une admiration sans borne : « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq, a le mérite de permettre un éventail de critiques et de disciples, ayant pour tâche de répandre la bonne/mauvaise parole.

    Et dans ce cas, le prix Goncourt 2010, a...
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    Une funeste lecture, un profond dégout ou une admiration sans borne : « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq, a le mérite de permettre un éventail de critiques et de disciples, ayant pour tâche de répandre la bonne/mauvaise parole.

    Et dans ce cas, le prix Goncourt 2010, a atteint son but, faire parler de lui, donner la vision d’un monde qui fuit vers sa destruction. Houellebecq nous apostrophe à sa façon, il porte un constat sur la nature humaine, par une approche ciblée sur quelques personnages.

    Jed Martin, a décidé de consacrer « toute sa vie » à l’Art, et créer une représentation du monde, dans lequel l’espèce humaine serait interdite ! Il passe ainsi de la peinture à la photographie puis revient à la peinture, qui non seulement lui apportera le succès mais aussi l’aisance financière…Son père, riche architecte, s’enlise dans un travail acharné au détriment de sa vie familiale. Schéma que reproduit également Jed. Ils supportent ainsi, concomitamment, un désert affectif. A l’instar, de longues pages sombres, sur le dernier voyage de son père en Suisse, où il ressentit, enfin, une vague de tristesse profonde.

    La rencontre de l’auteur – oui vous avez bien lu, celui-ci se met en scène- avec Jed – et nous promène dans le milieu artistique, le monde des faux-semblants, de l’hypocrisie, bref le monde des rodomontades des hommes ! Puis la troisième partie, le crépuscule des dieux, la fin d’un cycle, le crime ! Et toujours le même sempiternel refrain, l’argent, la possession !

    Ces mots : « La carte est plus intéressante que le territoire » ; que l’on pourrait traduire par l’absolu rejet de l’espèce humaine ! Le roman est parsemé de différentes digressions, tels que : Thierry Jonquet –auteur de romans policiers, Ludwig Wittgenstein –philosophe-, et nous conforte dans une vision dystopique, voulu par l’auteur.

    Un style précis, descriptif, nous illumine ce « territoire », dans lequel Houellebecq, semble se complaire, comme son héros et opter par conséquent pour une fuite dans la solitude.

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    Couverture du livre « Sérotonine » de Michel Houellebecq aux éditions Flammarion

    veronique lecoq sur Sérotonine de Michel Houellebecq

    quel plaisir de découvrir le dernier michel H. avec son style inimitable tellement politiquement incorrect
    cela fait un bien fou
    il sait mettre le doigt comme d habitude sur les sujets actuels amenés naturellement dans ses histoires
    vivement le prochain...

    quel plaisir de découvrir le dernier michel H. avec son style inimitable tellement politiquement incorrect
    cela fait un bien fou
    il sait mettre le doigt comme d habitude sur les sujets actuels amenés naturellement dans ses histoires
    vivement le prochain...

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    Couverture du livre « Extension du domaine de la lutte » de Michel Houellebecq aux éditions J'ai Lu

    GeorgesSmiley sur Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq

    Pourquoi tant de haine ? Je cite un lecteur particulièrement remonté :« Dire qu'un livre comme Extension du domaine de la lutte est brillant est à faire désespérer du niveau culturel actuel, à se demander très sérieusement si les gens sont encore capables d'une once d'esprit critique en dépit du...
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    Pourquoi tant de haine ? Je cite un lecteur particulièrement remonté :« Dire qu'un livre comme Extension du domaine de la lutte est brillant est à faire désespérer du niveau culturel actuel, à se demander très sérieusement si les gens sont encore capables d'une once d'esprit critique en dépit du matraquage médiatique et des discours politiques simplistes. » Je n’ai sans doute pas un esprit critique, mais sachant que j’ai attendu bien longtemps (35 ans, en fait) pour ouvrir un livre de Houellebecq, celui-ci étant le second, on ne pourra pas me faire le reproche d’avoir été victime du « matraquage médiatique » que certains contempteurs proposent comme explication au succès immérité de l’auteur. Restent les discours politiques simplistes dont on sait, d’expérience, qu’ils sont d’autant plus simplistes qu’opposés à la personne qui les qualifie de la sorte.
    On me dit aussi que c’est « à ne pas faire lire à un dépressif ». Alors ça, c’est la bonne nouvelle de la journée parce que, c’est certain, je ne suis pas dépressif. Houellebecq me fait rire, un rire franc dès les premières pages, dès les premières « aventures » du narrateur, bien vite rejoint par son collègue Tisserand encore plus mal traité que lui : « il a longuement considéré son bol de Nesquik ; et puis, d'un ton presque rêveur, il a soupiré: "Putain, j'ai vingt-huit ans et je suis toujours puceau !..." Je m'en suis quand même étonné ; il m'a alors expliqué qu'un reste d'orgueil l'avait toujours empêché d'aller aux putes. Je l'en ai blâmé ;... » En me remémorant le succès phénoménal des Bronzés et du personnage de JC Dusse, je me dis que ce sujet (la misère sexuelle et affective) ne peut être traité chez nous que sous l’angle comique. Dusse fait rire et tout va bien, Tisserand fait rire jaune et son créateur voit remis en question son « niveau culturel ». Deux poids, deux mesures, le premier reste dans l’air du temps, on se moque d’un pauvre type qui « cherche des ouvertures » et « ne conclut jamais », quand le second dérange en avouant "Tu comprends, j'ai fait mon calcul ; j'ai de quoi me payer une pute par semaine ; le samedi soir, ça serait bien. Je finirai peut-être par le faire. Mais je sais que certains hommes peuvent avoir la même chose gratuitement, et en plus avec de l'amour. Je préfère essayer ; pour l'instant, je préfère encore essayer."
    Et on vient au « discours politique simpliste » contenu dans le titre et explicité par cette citation : « Dans un système économique où le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place. Dans un système sexuel où l'adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit. En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d'autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d'autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le libéralisme économique, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. »
    Dusse subissait le même sort que Tisserand mais personne ne remettait en cause le libéralisme sexuel tel que le fait Houellebecq. Est-cela qu’on lui reproche : la remise en cause et en creux de mai 68 ? En ce qui me concerne, je trouve que sa thèse est frappée au coin du bon sens et que son style dépressif, comme ses personnages, dans un ton de second degré tragicomique en rend la lecture plus qu’agréable tout en posant une vraie question sociétale.
    Les conventions sociales en entreprise, le pot de départ en retraite, les discours aussi creux que convenus, les phrases toutes faites vides d’affect, la réunion dont tous les participants savent qu’elle ne sert à rien, la misère sexuelle, affective, culturelle des personnages, l’amertume et la dérision forment un cocktail qui peut déranger mais que j’apprécie.
    Et cette envie de « Parlez-moi d’amour, redites-moi des choses tendres »,… à laquelle ne répond souvent que le vide ; il me semble que c’est ce qui transparait de mes petites lectures de Houellebecq, par exemple ici quand il écrit « j'ai ressenti la même chose il y a deux ans, juste après ma séparation d'avec Véronique. Vous avez l'impression que vous pouvez vous rouler par terre, vous taillader les veines à coups de rasoir ou vous masturber dans le métro, personne n'y prêtera attention ; personne ne fera un geste. Comme si vous étiez protégé du monde par une pellicule transparente, inviolable, parfaite. D'ailleurs Tisserand me l'a dit l'autre jour (il avait bu) : "J'ai l'impression d'être une cuisse de poulet sous cellophane dans un rayon de supermarché."
    Alors, au risque de me voir rangé tout en bas du« niveau culturel actuel » et pas « capable d'une once d'esprit critique en dépit du matraquage médiatique et des discours politiques simplistes », je confirme que je prends beaucoup de plaisir à lire Houellebecq.

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    Couverture du livre « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq aux éditions J'ai Lu

    frconstant sur La carte et le territoire de Michel Houellebecq

    De Houellebecq, j'ai lu quelques livres. N'en ai aimé aucun !

    Non seulement je me suis vu confirmer les diarrhées verbales de mauvais goût qui ne masquent pas la constipation d'idées développées dans ses bouquins mais, cette fois encore, je n'ai ressenti aucune envie de rentrer dans les...
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    De Houellebecq, j'ai lu quelques livres. N'en ai aimé aucun !

    Non seulement je me suis vu confirmer les diarrhées verbales de mauvais goût qui ne masquent pas la constipation d'idées développées dans ses bouquins mais, cette fois encore, je n'ai ressenti aucune envie de rentrer dans les propos, les idées de l'auteur tant je le trouve agressif, négatif et dérangeant dans son entreprise de démolition systématique de la chose humaine. Houellebecq en a fait sa griffe, sa vision est à l'infini noyée dans un cafard morbide. Il ne laisse aucun espoir à la construction d'un monde à venir, d'un monde à vivre.

    Je n'arrive pas à comprendre les chroniqueurs, les lecteurs qui se délectent de sa prose, lui attribuant une écriture tellement poétique, tellement vraie, un humour tellement subtil ou un choix des mots tellement approprié à dépeindre la vérité de nos quotidiens. Où vont-ils lire l'humanité tellement juste de ses personnages ? Et l'humilité tellement grande d'un auteur capable d'une telle auto-dérision ? Ce n'est pas possible, ils ne doivent pas lire le même Houellebecq que moi pour lui attribuer le titre tellement usurpé de 'Plume littéraire’ !

    C'est, chez lui comme chez ses lecteurs et chroniqueurs dévoués tellement 'tellement'... que je fais, ici, le serment de ne plus jamais lire un Houellebecq de ma vie. Je gage qu'ils se passeront parfaitement de moi et de mes commentaires et moi, moi j'en serai tellement plus heureux et libéré !