Michaël Mention

Michaël Mention

Né en 1979, Michaël Mention est romancier. Après Le rhume du pingouin publié en 2008 aux éditions du Rocher, Maison fondée en 1959 et La Voix Secrète, publiés conjointement aux Fantascope éditions en 2011, il verra la publication en 2012 de Adieu demain chez Rivages/noir, ainsi que Unter Blechkol...

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Né en 1979, Michaël Mention est romancier. Après Le rhume du pingouin publié en 2008 aux éditions du Rocher, Maison fondée en 1959 et La Voix Secrète, publiés conjointement aux Fantascope éditions en 2011, il verra la publication en 2012 de Adieu demain chez Rivages/noir, ainsi que Unter Blechkoller et Extinction défunts au Fantascope éditions.

Evoluant au fil de ses ouvrages aux frontières des littératures policière, fantastique et historique, l'originalité et le talent de Michaël Mention s'affirment de livre en livre, pour une reconnaissance qui fait son chemin.

Articles en lien avec Michaël Mention (3)

Avis sur cet auteur (16)

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    Couverture du livre « Manhattan chaos » de Michaël Mention aux éditions 10/18

    Musemania sur Manhattan chaos de Michaël Mention

    Avant toute chose, ne me demandez pas de catégoriser ce livre. Pour moi, c’est tout simplement mission impossible. Je ne pourrais que le qualifier d’un seul terme : OLNI = Objet Littéraire Non Identifié.

    Michaël Mention nous emmène pour un (bad?) trip au milieu du chaos d’un New York, sans...
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    Avant toute chose, ne me demandez pas de catégoriser ce livre. Pour moi, c’est tout simplement mission impossible. Je ne pourrais que le qualifier d’un seul terme : OLNI = Objet Littéraire Non Identifié.

    Michaël Mention nous emmène pour un (bad?) trip au milieu du chaos d’un New York, sans lumière. Avant de lire ce livre, je ne connaissais que très peu le musicien Miles Davis, dont l’auteur en a fait le héros pour son livre. Ou devrais-je plutôt dire son anti-héros. Drogué jusqu’à l’os, alcoolique notoire, l’unique but qui tiraille Miles est de pouvoir trouver une foutue dose d’héroïne. Problème pour lui : on est en juillet 1977 par une soirée caniculaire d’été où New York connaîtra l’un de ses fameux black-out. Pillages, bagarres et violences gangrèneront alors les quatre coins de la ville.

    Le style d’écriture est très brut de décoffrage. C’est le genre que soit on aime, soit on n’aime pas et alors, on abandonne sa lecture vite dès les premières pages.

    Quête intérieure sur la rédemption, le pardon, les regrets et remords qui peuvent parsemés le cours de notre vie. Malgré l’aspect de survivalisme au sein d’une société en pleine déroute, nous sommes loin du roman d’anticipation, ce qui devrait rassurer ceux qui n’adhèrent pas à ce genre littéraire.

    Et que se passerait-il aujourd’hui à l’heure de notre société hyperconnectée, si nous devions connaître ce type de black-out? Pardonnez-moi l’expression mais je pense que cela serait un bel et grand bordel.

    Un tout grand merci à Michaël Mention pour son accessibilité et sa gentillesse. Rencontré à la Foire du Livre de Bruxelles ainsi qu’au Salon du Livre de Paris, il m’a donné envie de me plonger dans l’oeuvre de Miles Davis et d’écouter plus attentivement ses chansons.

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    Couverture du livre « Manhattan chaos » de Michaël Mention aux éditions 10/18

    Jean Francois lemoine sur Manhattan chaos de Michaël Mention

    Permettez - moi tout d'abord d'adresser mes chaleureux remerciements à lecteurs.com pour l'envoi de ce livre .Un très apprecie cadeau de bienvenue .Merci.
    Ce roman , c'est " de la dynamite " une sorte d'engin non identifié dont on vient à bout avec un certain soulagement mais sans hâte ...
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    Permettez - moi tout d'abord d'adresser mes chaleureux remerciements à lecteurs.com pour l'envoi de ce livre .Un très apprecie cadeau de bienvenue .Merci.
    Ce roman , c'est " de la dynamite " une sorte d'engin non identifié dont on vient à bout avec un certain soulagement mais sans hâte excessive tant il est prenant.Nous sommes à New - York , la nuit du 13 juillet 1977 , nuit qui voit une gigantesque panne d'électricité s'abattre sur la ville et plonger la cité dans un affreux chaos.
    Le héros , c'est le célèbre Miles Davis qui ne " joue plus " depuis deux ans , plongé dans une profonde dépression, fréquentant à l'excès les " paradis artificiels " , ceux qui risquent de l'emporter dans le grand " tourbillon de la mort".Et justement , ce soir - là ,le voilà en manque d'héroïne. Une seule issue au mal de vivre qui le pousse , se lancer dans Manhattan , dans les ténèbres ,à la recherche d'un dealer .Une nuit de cauchemar commence.....
    Roman noir , très noir , roman fantastique aussi tant les événements semblent sortir d'un esprit en manque , d'un esprit dérangé .On retrouve l'atmosphère pesante des nouvelles du maître Maupassant. Cette nuit - là , ce sont toutes les catastrophes vécues en Amérique qui semblent se liguer contre Miles...Heureusement , il y a John , mais , chuttt...Les catastrophes s'abattent sur la ville aussi terriblement que les plaies se sont abattues sur l'Egypte.En une nuit , on change d'années , de siècles...Ça paraît compliqué mais , je vous rassure : l'auteur est excellent. Chapitres reliés avec art , phrases longues ou courtes , verbales ou nominales, tout au service de l'histoire.
    Certes , il vous faudra prévoir une lecture un peu plus légère pour récupérer, c'est " hard " comme on dit et le vocabulaire s'adapte parfaitement à la situation .Pour ma part , j'ai aimé et je décerne sans hésitation une spéciale " Michaël Mention très bien" à l'auteur.
    En guise de " retour au calme " , je vais me passer " coup de foudre à Manhattan ", c'est plus glamour et , cela me donnera une autre idée de l'Amérique..

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    Couverture du livre « Power » de Michaël Mention aux éditions Stephane Marsan

    L'atelier de Litote sur Power de Michaël Mention

    Une plongée en apnée, dans un autre monde, une autre époque à travers Power faire la connaissance des noirs américains, à l’époque de la guerre du Vietnam et de la création du mouvement des « Black Panther Party ». Voilà la traversée que nous propose Michaël Mention. Un talent certain pour nous...
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    Une plongée en apnée, dans un autre monde, une autre époque à travers Power faire la connaissance des noirs américains, à l’époque de la guerre du Vietnam et de la création du mouvement des « Black Panther Party ». Voilà la traversée que nous propose Michaël Mention. Un talent certain pour nous raconter cette noirceur de l’Amérique raciste, la misère, les ghettos, ces noirs qui n’ont plus que la révolution comme horizon en réponse à l’arbitraire, l’oppression et la mort. Cet élan vers la liberté va entraîner avec lui de grands bouleversements, de l’ultra-violence et faire trembler ce colosse aux pieds d’argile qu’est l’Amérique. La période est trouble entre le Vietnam qui n’en finit plus et les exactions contre les noirs, le refuge et l’espoir semblent être pour eux ce nouveau parti et bien tout cela accompagné des musiques qui elles aussi crient leur révolte au travers des succès de James Brown et de la Motown, une bande son dont la playlist nous est fournie à la fin, du son qui arrache et qui déchire. Les Black Panthers arrivent juste après Malcom X et Martin Luther King, ils viennent rétablir l’ordre, une nouvelle parité et les débuts du mouvement à vivre ainsi sous la plume de l’auteur sont très enthousiasmants.
    Une ambiance superbement rendue avec une écriture au plus proche des ressentis, des personnages attachants, c’est rythmé et fluide, ça se dévore. On sent un véritable travail de documentation de la part de l’auteur sur des faits historiques ainsi mis en lumière, de la réalité à la fiction car bien sûr Power n’a rien d’un documentaire j’ai adoré l’anecdote des JO, tous les petits détails de la grande et de la petite histoire ainsi regroupés c’est jubilatoire. La construction du roman passe par la parole donnée à différents personnages Neil, Charlène et Tyrone dont on suit l’évolution tout au long du roman. Grandeur et décadence du BPP, la descente sera rude et pleine de désillusions alors qu’on a failli toucher au but. Le sabordage, les rumeurs, le FBI étaient les grains de sables d’une machine qui commençait à peine à tourner. Je suis ravie de cette lecture qui m’a permis de mieux comprendre cette période de l’histoire que finalement je connaissais peu. Bonne lecture.

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    Couverture du livre « Power » de Michaël Mention aux éditions Stephane Marsan

    sylvie Guével sur Power de Michaël Mention

    Que dire sur ce livre qui n'a pas déjà été écrit ?
    Qu'il faut le lire si vous voulez en savoir un peu plus sur le Black Power Party ( vous savez, les Blacks Panthers) né dans les années soixante dans une Amérique enracinée dans l'idée que se sont les blancs qui ont fait la grandeur de ce pays...
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    Que dire sur ce livre qui n'a pas déjà été écrit ?
    Qu'il faut le lire si vous voulez en savoir un peu plus sur le Black Power Party ( vous savez, les Blacks Panthers) né dans les années soixante dans une Amérique enracinée dans l'idée que se sont les blancs qui ont fait la grandeur de ce pays pourtant composé principalement d'immigrés du monde entier.
    Né de la volonté d'une poignée d'hommes et de femmes noirs, voulant seulement que les leurs soient reconnus comme faisant partis intégrante du peuple américain.

    Michael Mention a passé du temps à explorer les archives d'une période cruciale qu'était celle des années 60/70 aux USA mais aussi ailleurs dans le monde. Et il en ressort un roman quasiment documentaire, mais avec une histoire racontée du point de vue de trois personnes.
    Charlène, jeune fille noire, qui intègre le BPP car elle croit profondément à leurs idées de justice. Neil, un policier blanc qui va changé au fil du temps, perverti par une propagande orchestrée par un gouvernement qui s'entête et qui a peur du changement. Et Tyronne, jeune noir emprisonné et qui en échange de sa liberté sera un infiltré au sein du BPP à la solde du FBI.

    C'est un livre dense, fourmillant d'informations, où la violence est partout, mais aussi une vision (" I have au dream"-Martin Luther King _ ""Si vous ne vous levez pas pour quelque chose, vous tomberez pour n'importe quoi."-Malcom X) . Un changement global qui a eu lieu malgré tout.

    C'est un livre qui parle du passé mais qui se fond dans notre monde actuel. Car rien n'est acquis, et pour le savoir il suffit d'allumer sa télé ou de lire les journaux.

    Certains pourraient être tentés de dire que Michael Mention donne dans le sensationnel, le parti pris, les stéréotypes. Mais ceux là alors devraient eux aussi se plonger dans les archives de ces années charnières et ils comprendront que l'auteur n'a fait que "romancer" une réalité.

    J'ai vraiment apprécié ma lecture.