Maxence Fermine

Maxence Fermine
MAXENCE FERMINE, auteur du best-seller Neige, poursuit une ½uvre singulière où la poésie se mêle à la fiction. Suite de La Petite Marchande de rêves, La Poupée de Porcelaine continuera de séduire les jeunes lecteurs (9-13 ans) avec un univers toujours aussi attachant.

Avis (37)

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    Couverture du livre « Neige » de Maxence Fermine aux éditions Points

    Les Lectures de Cannetille sur Neige de Maxence Fermine

    En 1884, le jeune Japonais Yuko, dix-sept ans, repousse les propositions de carrière avancées par son père pour leur préférer la poésie, qu’il décline inlassablement sur le thème de la neige. Afin de parfaire son art, encore trop « blanc » malgré sa déjà grande maîtrise, Yuko décide de traverser...
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    En 1884, le jeune Japonais Yuko, dix-sept ans, repousse les propositions de carrière avancées par son père pour leur préférer la poésie, qu’il décline inlassablement sur le thème de la neige. Afin de parfaire son art, encore trop « blanc » malgré sa déjà grande maîtrise, Yuko décide de traverser le pays pour recueillir l’enseignement d’un grand maître aujourd’hui très âgé.

    Les deux hommes vont se découvrir plus d’affinités que prévu : alors que l’un cherche à donner des couleurs à son art, l’autre s’avère à la recherche d’une pureté plus immaculée dans ses créations. Mais ce qui les rapproche tout à fait est leur amour pour une même femme, l’ex-épouse du maître morte dans ses jeunes années, idéal éternellement inaccessible.

    Ce bref récit se lit comme un poème, non pas un de ces haïkus en trois vers et dix-sept syllabes, mais une jolie fable onirique et symbolique, délicatement et esthétiquement ciselée à la manière japonaise.

    Il s’agit d’une réflexion sur l’art et la création, infinie recherche du mirage de la perfection, précaire équilibre entre technique et émotion, perpétuelle prise de risque qui fait de l’artiste l’éternel courtisan d’une inspiration funambule : il n’est point d’art sans muse, sans amour ni sans souffrance, et il nécessite une permanente remise en question où il est aisé de se perdre longtemps.

    Il faut se laisser emporter par les jolies et poétiques images des couleurs de la neige, et laisser venir à soi l’émotion délicatement suggérée par ces courtes pages, que l’on dirait écrites par un auteur japonais et qui m’ont aussi évoqué la manière d’Alessandro Baricco. Coup de coeur.

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    Couverture du livre « Neige » de Maxence Fermine aux éditions Points

    Missbook85 sur Neige de Maxence Fermine

    Un pur moment de beauté et de sagesse ! Classé pourtant dans la catégorie roman, " Neige " de Maxence Fermine se rapproche fortement du conte poétique. Publié aux éditions Arléa en 1999, il a été réédité en format poche en 2011, fort de son succès.
    Japon. Fin du XIXème siècle.
    Yuko a deux...
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    Un pur moment de beauté et de sagesse ! Classé pourtant dans la catégorie roman, " Neige " de Maxence Fermine se rapproche fortement du conte poétique. Publié aux éditions Arléa en 1999, il a été réédité en format poche en 2011, fort de son succès.
    Japon. Fin du XIXème siècle.
    Yuko a deux passions dans la vie : les haïkus et la neige.
    p. 23 : " La neige possède cinq caractéristiques principales.
    Elle est blanche.
    Elle fige la nature et la protège.
    Elle se transforme continuellement.
    Elle est une surface glissante.
    Elle se change en eau. "
    Mais à l'aube de ses dix-huit ans, le père de Yuko - prêtre shintoïste - ne l'entend pas ainsi.
    p. 14 : " Depuis des générations, les membres de la famille Akita se partageaient entre la religion et l'armée. "
    Le jeune homme ne démord pas et le convainc de le laisser  se perfectionner encore sept années dans l'écriture de haïkus.
    La visite de Meiji, un poète renommé à la cour de l'Empereur, va bousculer les convictions du père. Littéralement charmé par les poèmes du jeune homme, Meiji le prédit à sa propre succession tant son talent est grand !
    Dans le but d'élargir cette disposition à d'autres arts, il lui soumet l'idée de se rendre auprès de son maître Soseki, dont la fin est imminente.
    Prestement, Yuko quitte le foyer et s'aventure sur les chemins escarpés et enneigés.
    p. 36 : " Mais ce qui devait arriver arriva. A trop vouloir l'aimer, il en perdit la peur de la neige. Et c'est elle qui faillit l'avaler de son amour. "
    C'est alors qu'il vit la plus sublime image qu'il lui avait été donné de voir de toute sa vie. Une femme de race européenne, morte sous un mètre de neige, dans un tel état de conservation qu'elle semble dormir dans un cercueil de verre.
    p. 39 : " C'était une présence merveilleuse. "
    Yuko tombe alors amoureux de cette belle inconnue. Il sait cependant qu'il doit poursuivre sa route. Yuko traverse ainsi tout le Japon pour trouver le maître Soseki et apprendre ses enseignements.
    C'est face à un homme énigmatique que se retrouve le jeune homme. Son serviteur l'accueille et lui conte l'histoire de Soseki.
    p. 44 : " Est-ce là le maître de la couleur ? demanda Yuko.
    -Oui, Soseki, le grand peintre Soseki.
    -Mais il est... Ses yeux...
    -Oui, dit Horoshi. Mon maître est aveugle. "
    Aussi décontenancé qu'intrigué par le personnage, Yuko veut en savoir plus et connaître ce qui a motivé cet ancien samouraï à se métamorphoser en maître absolu des arts, à la réputation incontestée.
    p. 50 : " L'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. "
    La présence de Yuko auprès de Soseki ne semble plus si hasardeuse que cela...
    p. 78 : " - Je savais qu'un jour elle m'enverrait un messager. Mais je ne savais pas que ce messager viendrait si tard dans ma vie. "
    Très court, ce roman de seulement 96 pages est composé de 54 chapitres, illustrés parfois d'un haïku de circonstance. D'une écriture magnifiquement dépouillée et épurée, il n'en reste que l'essentiel : la poésie ! Maxime Fermine touche le lecteur à travers une intense émotion. Un roman d'apprentissage, sur l'amour et la quête de ses rêves. Un petit bijou de la littérature japonaise à découvrir, sans modération... doux comme la neige !

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    Couverture du livre « Le violon noir » de Maxence Fermine aux éditions Points

    Olivier BIHL sur Le violon noir de Maxence Fermine

    Coïncidence, "Neige" du même auteur devait être le livre qui me lança sur le le forum Partage Lecture et ce style mi poétique, mi philosophique m'avait conquis et en a fait pour moi un auteur que je suis de manière régulière par ailleurs.

    Et bien une fois de plus le charme a opéré, on partait...
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    Coïncidence, "Neige" du même auteur devait être le livre qui me lança sur le le forum Partage Lecture et ce style mi poétique, mi philosophique m'avait conquis et en a fait pour moi un auteur que je suis de manière régulière par ailleurs.

    Et bien une fois de plus le charme a opéré, on partait déjà sur un décor dont je suis fan depuis sa découverte ; Venise, c'est aussi une évocation historique, on y parle du jeu d'échec et la place de la musique y est prépondérante et en plus en une certaine manière c'est un conte philosophique. Tous les éléments sont donc réunis pour me séduire.

    126 pages d'un récit fulgurant, sans fioriture et avec une concision toute horlogère. L'histoire de Johannes Karelsky, violoniste de génie, une oreille musicale absolue, dès l'enfance, exhibé et abusé par une mère castratrice et possessive à l'excès tel un certain Mozart, son destin semblait tracé d'avance jusqu'à ses 31 ans. C'est Napoléon Bonaparte et sa guerre d'Italie qui le propulsa, alors qu'il avait pris la décision de cesser toute exhibition pour se consacrer à l'écriture de son Opéra, dans l'horreur de la Guerre d'Italie.

    Griévement blessé, à la frange de la mort, victime ou non de la vision d'une étrange femme cavalière au chant et à la voix envoûtante, il échappe à la mort pour se retrouver en villégiature à Venise et connaître alors une sorte de seconde chance et vie auprès d'un vieux luthier de génie, passionné de musique et à l'histoire personnelle si proche finalement de Johannes. Entre pratique du jeu d'échec, partage d'émotions commune et seul  témoin des souvenirs troubles du vieux maître luthier et toujours à la recherche de la pureté et de la création de son oeuvre, nous sommes plongés dans une écriture aussi passionnante que concise sur les traces de la voix parfaite, d'histoires d'amours tragiques et de folies comme d'un étrange violon noir aux pouvoirs bien peu naturels...

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    Couverture du livre « Chaman » de Maxence Fermine aux éditions Michel Lafon

    Christophe CORRE sur Chaman de Maxence Fermine

    J'apprécie beaucoup les romans de Maxence Fermine. J'avais adoré "L'apiculteur" et "Zen."

    Là encore j'ai adoré "Chaman" son dernier roman.

    Dans cette histoire, l'auteur nous immerge dans l'univers des indiens d'Amérique. Le personnage principal, Richard Adam (fils d'une indienne et d'un...
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    J'apprécie beaucoup les romans de Maxence Fermine. J'avais adoré "L'apiculteur" et "Zen."

    Là encore j'ai adoré "Chaman" son dernier roman.

    Dans cette histoire, l'auteur nous immerge dans l'univers des indiens d'Amérique. Le personnage principal, Richard Adam (fils d'une indienne et d'un homme blanc) est un charpentier du ciel travaillant sur les tours d’acier de Duluth, dans le nord des États-Unis. Il retourne sur sa terre natale pour disperser les cendres de sa mère défunte.

    Il est confronté à la dure réalité : les communautés indiennes ont du mal à s'intégrer dans la société américaine car rejetés par la race blanche. Bien qu'ils vivent en harmonie entre eux, beaucoup sont victimes d’alcoolisme et de violence.

    Les paysages décrits (réserves indiennes de Pine Ridge, Sioux Falls...) sont magnifiques, de grands espaces chargés d'histoire et de mystère.

    Ce voyage initiatique se termine par une fin inattendue. Certains lecteurs apprécieront, d'autre pas.

    Un coup de cœur que je vous recommande vivement.

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