Maud Mayeras

Maud Mayeras

Maud Mayeras a 34 ans. Lux est son troisième roman. Après le succès de Reflex (Anne Carrière, 2013 / Pocket, 2015), le nouveau thriller de Maud Mayeras est très attendu. Elle vit aujourd’hui à Limoges.

Articles (1)

  • Eté 2015, quel livre de poche emporter ?
    Eté 2015, quel livre de poche emporter ?

    Le temps des vacances, qui rime souvent avec lecture, est le moment idéal pour s’abandonner à ces titres qui nous ont fait envie et que nous n’avons pas eu le temps de lire. Ils viennent de sortir en format de poche, un format idéal à glisser dans la valise ou le sac de plage.

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Avis (18)

  • Couverture du livre « Reflex » de Maud Mayeras aux éditions Pocket

    Margot Drochon sur Reflex de Maud Mayeras

    J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce livre, mais moi j'ai bien aimé.

    Dès les premières pages, on fait la connaissance d'Iris Baudry, photographe munie de son reflex, sur les lieux de scènes de crime. Elle intervient sur un corps retrouvé, et d'un seul coup perd tous ses moyens en...
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    J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce livre, mais moi j'ai bien aimé.

    Dès les premières pages, on fait la connaissance d'Iris Baudry, photographe munie de son reflex, sur les lieux de scènes de crime. Elle intervient sur un corps retrouvé, et d'un seul coup perd tous ses moyens en s'apercevant que c'est un enfant... Cela lui ravive un cauchemar. Son cauchemar. Son enfant disparu, enlevé dans son propre jardin alors qu'il s'amusait tranquillement. Que s'est-il vraiment passé ? Il est déclaré mort, mais elle n'y croit pas. Et ça fait maintenant onze longues années.

    Ce roman est partagé en deux. Dans un premier temps, on a le personnage d'Iris, parlant à la première personne du singulier, la protagoniste. On en découvre plus sur sa vie, ses angoisses qui la rongent, son quotidien. Dans un deuxième temps, on a un flash back dans le passé, une histoire parallèle sur une autre personne, une jeune fille maltraitée, délaissée par sa mère lorsque celle-ci apprend qu'elle attend un enfant. On attend tout le long de savoir quelle sera le lien entre les deux histoires, et je vous jure, qu'on ne trouve pas la réponse avant d'avoir tourné toutes ses pages, jusqu'à la fin. Moi j'ai dévoré le bouquin !

    Malgré les critiques, il faut toujours se faire sa propre opinion ! Voilà ce que j'ai à dire :)

  • Couverture du livre « Reflex » de Maud Mayeras aux éditions Pocket

    Sandrine Fernandez sur Reflex de Maud Mayeras

    Iris Baudry est photographe judiciaire. Un coup de fil de la police et elle saute sur sa moto pour aller immortaliser les scènes de crime les plus sordides. Solitaire, silencieuse, compétente, toujours disponible, la jeune femme n'a pas de vie en dehors de son métier. Après un de ces appels,...
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    Iris Baudry est photographe judiciaire. Un coup de fil de la police et elle saute sur sa moto pour aller immortaliser les scènes de crime les plus sordides. Solitaire, silencieuse, compétente, toujours disponible, la jeune femme n'a pas de vie en dehors de son métier. Après un de ces appels, Iris se rend compte qu'elle est dans sa ville natale où l'on vient de retrouver le corps d'un enfant. Immédiatement les souvenirs ressurgissent. Cette ville, elle l'a fuie il y a bien longtemps, quand son fils Swan a été assassiné, son pauvre corps de six ans à peine, meurtri, dépecé, abandonné. Pour ne pas se retrouver en tête à tête avec sa mère, ce monstre froid et intransigeant, le croque-mitaine de son enfance, elle est partie avec la ferme intention de ne plus jamais revenir. Rien n'a changé dans cette ville perdue et sans avenir qui se dessèche sous un soleil de plomb. Sauf sa mère. Folle à lier, elle est désormais à Bellevue, l'hôpital psychiatrique dont nul n'est jamais ressorti, Bellevue, ce mouroir qui a toujours eu pour vocation d'abriter la misère humaine. C'est ici que Lucie a vu le jour en avril 1920, fruit du viol de la jeune Julie Carville, reniée par ses parents après cette infamie. A l'époque, Bellevue était un couvent et un orphelinat tenus par des bonnes sœurs et Lucie y a grandi dans la misère et les coups. A priori, aucun rapport entre Iris et Lucie. Et pourtant...

    Deux époques différentes mais les mêmes destins marqués par la noirceur et la violence.
    De nos jours, la vie d'Iris Baudry, jeune femme tourmentée, secrète, bègue, brisée par le désamour de sa mère et le meurtre de son fils. Son retour en ville lui donne l'occasion d'affronter ses démons. Voir sa mère tant détestée réduite à rien, se souvenir de son père adoré emporté trop tôt par un cancer, retrouver la voisine Jackie, toute en sucre et en miel, sa seule source de douceur maternelle à l'époque, et affronter le détestable journaliste local qui avait couvert la mort de Swan et reste persuadé que celui qui est derrière les barreaux pour ce meurtre n'est pas coupable.
    Dans les années 20, le calvaire d'une jeune fille de bonne famille violée, vilipendée, reniée par les siens puis finalement abandonnée dans un couvent où elle fut humiliée, battue avant de donner naissance à une petite Lucie, née avec une jambe estropiée.
    De la souffrance, de la violence et du sang pour une ambiance très noire. Un tueur en série qui écorche ses victimes, assassinant sans distinction des hommes, des femmes, des enfants. Une mère qui pleure son enfant mort. Une maison qui renferme bien des secrets. Et une auteure machiavélique qui nous emmène dans les tréfonds de l'âme humaine, nous promène tout au long de son roman pour nous assommer avec les pires révélations à la toute fin. Quel talent pour manipuler son lecteur et le surprendre ! Une lecture noire et addictive.

  • Couverture du livre « Lux » de Maud Mayeras aux éditions Anne Carriere

    yannick provost sur Lux de Maud Mayeras

    Entre fulgurance et puissance lourde. Lux, quel titre pour un roman aussi noir… L’atmosphère y est dense, pesante, implacable. Je ressors de cette lecture perturbé. L’enfance cabossée, des monstres de toutes parts, Maud a le don pour susciter le malaise. Il te happe. Le lecteur est alors saisi...
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    Entre fulgurance et puissance lourde. Lux, quel titre pour un roman aussi noir… L’atmosphère y est dense, pesante, implacable. Je ressors de cette lecture perturbé. L’enfance cabossée, des monstres de toutes parts, Maud a le don pour susciter le malaise. Il te happe. Le lecteur est alors saisi d’émotions contradictoires. Une envie de rejet. Pourtant tu t’accroches. Tu sers les dents parce que c’est bon. Très bien écrit. 77 forts et courts chapitres dévorés en apnée. Résultat, un sentiment d’oppression. Un casse-tête suffocant et la joie d’en être sorti. Secoué !

    J’avais mis ce livre de côté. Il est certains ouvrages qui vous demandent de patienter. Tu les poses dans un coin en attendant d’être apte à les affronter. J’avais déjà lu Maud. Je connaissais son aptitude à la précision. Cette capacité à embarquer le lecteur dans un ensemble fait d’une glaise particulière, troublante, physique et forte. Ce 3ème roman est incroyable. Maud choisit ses mots avec brio. Elle sait jouer sur la dramaturgie, le mal. Lux m’a avalé comme cette vague, ce tsunami qui emporte tout sur son passage. C’est puissant, dérangeant.

    Pour ce qui est de l’histoire, Maud semble partir d’un postulat. La cruauté appelle la vengeance. 2016, Antoine revient à Ceduna, du sud de l’Australie 20 ans après y avoir connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. L’adulte n’a rien oublié de ce que l’adolescent a vécu. Sous couvert de fin du monde, quelques personnages trainent autour d’Antoine. Ils sont ambigus. Jamais simples, psychologiquement graves, plus complexes qu’il n’y parait. Surnommé Cockie, Allan Numereji, est un Aborigène hanté par une douleur incommensurable. Lark, la sœur d’Hunter, reste attirée par Antoine malgré le temps. Et il y a Hunter. Celui qui a bouleversé la vie d’Antoine en 1996. Le souvenir d’un drame. Lux se découpe en 3 parties, 3 moments de la vie d’Antoine et est entrecoupé de flashbacks.

    Lux est un roman apocalyptique. Une fin de monde troublante où portées par une catastrophe naturelle, les horreurs enfouies, viennent bousculer les monstres qui sautillent et se révèlent page après page. Maud Mayeras bouscule par une écriture souvent poétique alors qu’elle nous plonge dans le chaos. C’est délicieusement déroutant. Ces descriptions sont étonnantes, puissantes. Chaque odeur, chaque couleur est présente. La chaleur, la peur. Le dégout, l’amitié. Dans cette ambiance lente, les sentiments prennent le pouvoir, les rebondissements scotchent le lecteur.

    Alors oui, cette chronique ne traite pas d’une nouveauté. Mais finalement, partager l’émotion autour d’un bon roman, c’est déjà pas mal.

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