Mathieu Palain

Mathieu Palain

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Avis (8)

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    Couverture du livre « Sale gosse » de Mathieu Palain aux éditions L'iconoclaste

    Bill sur Sale gosse de Mathieu Palain

    Dans ce roman, Mathieu Palain, qui s'est inspiré de faots réels nous conte l'histoire de Wilfried. 

    Sa mère Louise, très jeune, n'a pas accouché sous X, de justesse, et pourtant l'a laissé en famille d'accueil sans jamais trop s'intéresser à lui. 

    Jeune prodige du football, son début...
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    Dans ce roman, Mathieu Palain, qui s'est inspiré de faots réels nous conte l'histoire de Wilfried. 

    Sa mère Louise, très jeune, n'a pas accouché sous X, de justesse, et pourtant l'a laissé en famille d'accueil sans jamais trop s'intéresser à lui. 

    Jeune prodige du football, son début de carrière est brisé net par son mauvais caractère. D'errance, en pétage de plombs, de foyer fermé, en sauvetage in extremis, on se prend d'une grande tendresse pour ce gamin écorché vif. 

    En parallèle, on suit l'histoire de ses éducateurs et de sa famille d'accueil avec des flash-backs qui permettent d'avoir une vision globale de l'accompagnement de ces enfants 'à problèmes'.

    Une belle écriture au service d'un roman qui n'est pas sans rappeler la mini-série "Trois fois Manon" de Jean-Xavier de Lestrade récemment rediffusée sur ARTE. 

    Un premier roman où l'auteur a le souci du détail juste, de la tendresse pour ses personnages. 

    Un auteur dont je suivrai avec attention les prochaines productions.

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    Couverture du livre « Sale gosse » de Mathieu Palain aux éditions L'iconoclaste

    Joëlle Guinard sur Sale gosse de Mathieu Palain

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/sale-gosse-de-mathieu-palain.html

    Wilfried dont la mère est toxicomane est placé à l'âge de huit mois sur décision du tribunal. Après un passage en pouponnière l'enfant est pris en charge par une famille d'accueil. Après quelques visites à son...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/sale-gosse-de-mathieu-palain.html

    Wilfried dont la mère est toxicomane est placé à l'âge de huit mois sur décision du tribunal. Après un passage en pouponnière l'enfant est pris en charge par une famille d'accueil. Après quelques visites à son fils dans cette famille la mère disparaît de la circulation.

    On le retrouve quatorze ans plus tard renvoyé du centre de formation de foot d'Auxerre. Alors que sa famille d'accueil engage une procédure pour l'adopter, sa mère biologique réapparaît et veut récupérer sa garde. Le jeune homme fuit, agresse une femme pour lui voler son argent, commet différents méfaits qui le mènent devant la justice, il se retrouve dans un foyer dirigé par Marc. Au milieu de jeunes aux histoires familiales lourdes il est pris en charge par Nina la seule éducatrice qui le comprenne.

    Ce roman nous mène dans le monde de la PJJ, Protection Judiciaire de la Jeunesse. Il retrace le quotidien des jeunes et des éducateurs dans un foyer et restitue de façon réaliste l'ambiance tendue toujours à la limite de l'altercation où tout peut exploser à n'importe quel moment. Wilfried et tous ces jeunes à la dérive qui souffrent d'insécurité affective et de peur de l'abandon sont touchants. Le langage est bien adapté à ces jeunes en perdition mais j'ai trouvé les dialogues désagréables à lire à la longue. Ce texte au style assez journalistique est plus un reportage qu'un roman, il n'est pas déplaisant mais il aurait gagné à être mieux romancé.

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    Couverture du livre « Sale gosse » de Mathieu Palain aux éditions L'iconoclaste

    Nath Bertrand sur Sale gosse de Mathieu Palain

    Wilfried est ce que d’aucuns appellent « un sale gosse », qui multiplie les « bêtises » , les « provocs » . Il porte en lui une grande violence générée par une immense colère, une douleur sourde qui parfois déborde comme un raz de marée. Il faut dire que Wilfried n’est pas né du bon côté de la...
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    Wilfried est ce que d’aucuns appellent « un sale gosse », qui multiplie les « bêtises » , les « provocs » . Il porte en lui une grande violence générée par une immense colère, une douleur sourde qui parfois déborde comme un raz de marée. Il faut dire que Wilfried n’est pas né du bon côté de la vie , celui-là même où l’amour, la tendresse et la douceur n’existent pas. Où tout espoir semble condamné d’office. Ce versant aride sur lequel des gosses amputés d’enfance tentent de pousser, privés de fondations.

    Confié aux bons soins de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (la PJJ) à l’âge de huit mois, il va grandir avec ce trou béant, ce sentiment abandonnique chevillé au corps, la peur d’aimer sans doute. Il va connaître les aléas d’une justice supposée protéger ces gosses en perdition. Commencera alors une descente aux enfers, le passage par la case délinquance, avec tout ce qui cogne dans la tête , tout ce qui déchire la peau… Être plus fort que … Pour ne pas se faire dévorer tout cru…

    Tout chemin débouche forcément sur une clairière. Pour Wilfried, ce sera la rencontre avec Nina, éducatrice spécialisée, non formatée, iconoclaste, au parcours peu commun. Nina brisée mais solide, solaire, forte. Elle sera la rencontre décisive pour le Sale Gosse sur un chemin encore long, encore épineux, mais voilà, il ne sera plus seul.

    Sale gosse est un premier roman. Saisissant par son réalisme, par sa langue si contemporaine, par l’empathie qui s’en dégage, c’est un récit riche d’humanité, une vision juste et sans concession d’une réalité à mon sens occultée. C’est un hommage à tous ces hommes et ces femmes, travailleurs sociaux, qui font face à la souffrance, à la misère, au désarroi de ces gamins sacrifiés sur l’autel du politiquement correct.

    Je précise que pour écrire Sale gosse, Mathieu Palain a intégré une équipe de la PJJ.

    Vous dire que j’ai aimé cette histoire serait un euphémisme. J’ai été profondément bouleversée par la grande sensibilité qui s’en dégage, par les parcours chaotiques de ces gamins. Peut-être y ai-je été particulièrement réceptive parce que ces sales mômes, j’en vois tous les jours. Parce que leurs souffrances me brisent le coeur, parce que Wilfried, c’est aussi pour moi P, qui s’auto-mutile, W. qui parle de suicide depuis ses six ans, L. violée par son père, par son beau-père et par ses frères.. Elle, eux, tous les autres. Je suis admirative du travail des éducateurs en dépit des piètres moyens qui leurs sont alloués. Je referme ici ma parenthèse personnelle, en soulignant combien j’ai été touchée par l’écriture de Mathieu Palain, et en vous incitant vivement à courir chez votre libraire pour faire la connaissance de Wilfried, de Viviane,de David, de Marc, de Nina, et de tous les autres. Ce roman est un cri, enfin, c’est ainsi que je l’ai lu. Et voyez-vous, j’aime profondément les gens qui se lèvent pour dire , pour dénoncer, pour tendre la main aussi.

    « Tekber ou tensa. Tu vas grandir et tu vas oublier » - La phrase des vieux Arabes au petits qui tombent dans la rue (incipit du roman)

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    Couverture du livre « Sale gosse » de Mathieu Palain aux éditions L'iconoclaste

    Berenice974 sur Sale gosse de Mathieu Palain

    Wilfried a 15 ans, il est féru de football et a intégré un centre de formation qui lui permet d'approcher son rêve. Mais en un geste, il vient de ruiner ses chances d'être de passer un jour pro. Un coup sur un autre joueur et le voilà exclu, définitivement. Retour à la case cité, à la scolarité...
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    Wilfried a 15 ans, il est féru de football et a intégré un centre de formation qui lui permet d'approcher son rêve. Mais en un geste, il vient de ruiner ses chances d'être de passer un jour pro. Un coup sur un autre joueur et le voilà exclu, définitivement. Retour à la case cité, à la scolarité ordinaire. D'où venait cette rage soudain que Wilfried n'a pas su retenir ? Peut-être qu'elle couvait depuis longtemps au fond du cœur de ce garçon grandi en famille d'accueil, de cet enfant qui a vu sa mère s'éloigner et disparaître. Pris en charge par la Protection Judiciaire de la Jeunesse, Wilfried noue une relation particulière avec Nina, son éducatrice, la seule qu'il laisse parfois franchir le mur qu'il a érigé autour de lui.
    A travers l'histoire de Wilfried, de son placement par la PJJ, à sa (re)prise en charge par cette même institution quelques années plus tard, Mathieu Palain invite à côtoyer les hommes et les femmes qui composent cette institution, ceux qui se battent, échouent parfois, tentent souvent encore et encore à sauver, épauler, aider à grandir enfants et adolescents abîmés par la vie. Un premier roman hyper-réaliste et empreint d'une belle humanité.

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