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Maryline Desbiolles

Maryline Desbiolles
Maryline Desbiolles vit depuis longtemps dans l'arrière-pays niçois. Pour s'y rendre on peut passer par la banlieue-est de Nice, un quartier populaire qui s'appelle l'Ariane. Elle a toujours aimé ce nom au point d'en faire aujourd'hui un livre, "Aïzan". Publiée pour la première fois à l'École des... Voir plus
Maryline Desbiolles vit depuis longtemps dans l'arrière-pays niçois. Pour s'y rendre on peut passer par la banlieue-est de Nice, un quartier populaire qui s'appelle l'Ariane. Elle a toujours aimé ce nom au point d'en faire aujourd'hui un livre, "Aïzan". Publiée pour la première fois à l'École des loisirs, Maryline Desbiolles écrit depuis l'âge de six ans, quand elle a commencé à noircir les marges de ses cahiers d'écolière pendant les leçons de lecture, ce qui lui a valu de nombreuses heures de piquet. Remarquée en 1998, pour son roman "La Seiche", elle a reçu le prix Femina en 1999 pour "Anchise". Depuis, elle n'a cessé de publier et travaille actuellement sur un nouveau roman qui se passera à l'Ariane.

Avis sur cet auteur (14)

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    Couverture du livre « Primo » de Maryline Desbiolles aux éditions Points

    Anne-Marie Lemoigne sur Primo de Maryline Desbiolles

    « Depuis quelque temps le personnage de ma grand-mère italienne, ce que je savais d'elle, mais surtout ce que je ne savais pas, pas bien, me tirait par la manche, faisait des apparitions dans mes livres. J'ai voulu voir de plus près. Je suis allée à Turin, où elle s'était rendue dans les années...
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    « Depuis quelque temps le personnage de ma grand-mère italienne, ce que je savais d'elle, mais surtout ce que je ne savais pas, pas bien, me tirait par la manche, faisait des apparitions dans mes livres. J'ai voulu voir de plus près. Je suis allée à Turin, où elle s'était rendue dans les années 30, en plein régime mussolinien, pour accoucher de son deuxième enfant, accompagnée du premier-né, Primo, qui disparut alors mystérieusement . Je suis allée à Annecy où l'empoigna un autre drame, à la Libération, en pleine fête du 14 Juillet…C'était un mouvement qui m'emportait, qui m'inventait,» écrit Maryline Desbiolles dans les premières pages de son roman . Sa rédaction devient alors le moyen permettant de faire émerger des brumes du passé une vérité familiale longtemps tue ou distillée à demi-mot .

    En mettant ses pas dans ceux de sa grand-mère, elle fait de celle-ci la figure centrale de son œuvre.
    Celle-ci contribue à la formation affective de l’auteur puisque c’est elle qui, dans son enfance, l’a familiarisée avec la notion de mort, lui racontant la guerre .
    Le roman croise de ce fait le domaine de la famille et celui de l’histoire, le contexte historique apparaissant, dans certains passages, par des informations précises et chiffrées sur ce qu’a connu la Savoie de 1940 à 1945 .

    Mais c’est surtout dans la seconde moitié de l’ouvrage que la grand-mère prend une dimension symbolique . Elle devient la figure allégorique des mères éplorées tenant dans leurs bras leur enfant mort .
    Dans une longue phrase sinueuse qui, telle une incantation, emmène le lecteur dans sa spirale envoûtante, Maryline Desbiolles donne de sa grand-mère revenant au village son enfant mort dans les bras, l’image d’ une piéta, qu’elle associe à toutes les mères victimes de la guerre « « la femme noire du Libéria portant la fillette au crâne ensanglanté, et aussi les femmes arméniennes, ukrainiennes, cambodgiennes, tchétchènes… ….et puis la file des femmes juives dont les enfant sont morts un peu avant elles dans les chambres à gaz … »

    Roman d’une famille dont le destin s’inscrit dans le cadre historique de la guerre, portrait d’une femme digne dans l’épreuve, ce roman magnifique, écrit dans un style souple, élégant et toujours chargé d’intense émotion ,constitue en même temps un tombeau : un hommage littéraire à la mère, blessée dans sa chair et dans son cœur .

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    Couverture du livre « Le neveu d'Anchise » de Maryline Desbiolles aux éditions Seuil

    Mireille B sur Le neveu d'Anchise de Maryline Desbiolles

    Les lecteurs assidus de Maryline Desbiolles ne sont pas en terre inconnue : Ugine en Savoie où est née l’écrivaine, la région de « Nice, entre mer et montagne, où le beau temps donne idée de l’éternité » où elle vit, le quartier de l’Ariane après les Aurès… autant de lieux cultes dans l’œuvre...
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    Les lecteurs assidus de Maryline Desbiolles ne sont pas en terre inconnue : Ugine en Savoie où est née l’écrivaine, la région de « Nice, entre mer et montagne, où le beau temps donne idée de l’éternité » où elle vit, le quartier de l’Ariane après les Aurès… autant de lieux cultes dans l’œuvre de l’écrivaine.
    Certains personnages sont familiers, c’est le cas d’Anchise. (Anchise, roman paru en 1999, avait été couronné du prix Fémina).

    Veuf inconsolable après la mort de sa jeune femme pendant la guerre, 60 ans après Anchise s’est immolé dans sa veille voiture sur la colline.
    Dans ce roman, Anchise, cède le devant de la scène à son neveu, Aubin.

    Aubin se souvient vaguement de son grand-oncle, solitaire et taiseux, et de ses abeilles, « ce vieux con boiteux, ce vieux fou » disait sa mère.
    Dans un contexte dénué d’amour parental, il aimait se réfugier, jouer et rêver dans ces lieux délaissés et sans vie. « La maison d’Anchise était mon île déserte, mon île au trésor… j’y ai déniché une trompette ». Puis, comme une offense, la maison de ses souvenirs a été détruite et remplacée par une déchèterie. C’est au coin de cet équipement qu’Aubin rencontra Adel, c’est à ce moment que se déployèrent les ailes du désir.

    Comme dans un roman mémoire, Maryline Desbiolles parle de gens et de vies ordinaires, des évolutions qui transforment l’environnement et les façons de vivre. A travers les paysages âpres, tout converge pour apporter une ouverture dans la vie étriquée d’Aubin qui va découvrir la musique et Chet Baker, découvrir un nouveau langage, s’ouvrir sur le monde.
    La psychologie des personnages et la description des lieux sont deux forces importantes de ce livre ; de longues phrases, des mots martelés, de la poésie, beaucoup de mélancolie emportent le lecteur avec Aubin sur les chemins de l’espérance…

    Un court roman aux accents mélancoliques.

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    Couverture du livre « Machin » de Maryline Desbiolles aux éditions Flammarion

    marischr sur Machin de Maryline Desbiolles

    Qui se souvient d'Alfred Machin, oui Machin comme un machin ? De la sage, de la famille Machin, oui ceux-là même impliqués dans le cinéma, celui si cher à Pathé, ce cinéma que d'aucuns qualifierait hâtivement comme LE cinéma d'antan quand les personnages, les animaux, les décors n'étaient encore...
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    Qui se souvient d'Alfred Machin, oui Machin comme un machin ? De la sage, de la famille Machin, oui ceux-là même impliqués dans le cinéma, celui si cher à Pathé, ce cinéma que d'aucuns qualifierait hâtivement comme LE cinéma d'antan quand les personnages, les animaux, les décors n'étaient encore tous numériques, quand les acteurs jouaient en extérieur dans des contrées lointaines ou à deux pas de chez nous et pas encore sur des fonds verts. Quand le carton-pâte participait des ambiances, quand le noir et blanc et le muet étaient légion... C'est dans cet univers que nous entraîne la délicate plume de Maryline Desbiolles via le regard tendre d'André, le gamin de Casa, du temps où le Maroc n'était pas encore indépendant, du temps où les Français n'avaient pas été "invités" à rejoindre la métropole, du temps où certains parents ne tremblaient pas de laisser un homme mur conter son aventure familiale à une gamin de neuf, dans le fin fond de son garage. Ah transmission, rêverie, complicité, confiance, amitié et amour... Quand vous faites grandir ! C'est un superbe récit que nous propose là l'autrice, tout en finesse, tout en poésie, tout en couleurs. Magnifique ! CM

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    Couverture du livre « Le Goinfre » de Maryline Desbiolles aux éditions Seuil

    Elizabeth Neef-Pianon sur Le Goinfre de Maryline Desbiolles

    Un homme fuit en voiture jusqu’à Bari, au sud de l’Italie Là, tous les gens qu’il côtoie lui rappellent des gens de sa vie d’avant.
    L’écriture est belle, intelligente, tout sauf niaise.
    Par contre l’histoire est un peu alambiquée, il faut beaucoup de temps pour voir où l’auteur veut en venir....
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    Un homme fuit en voiture jusqu’à Bari, au sud de l’Italie Là, tous les gens qu’il côtoie lui rappellent des gens de sa vie d’avant.
    L’écriture est belle, intelligente, tout sauf niaise.
    Par contre l’histoire est un peu alambiquée, il faut beaucoup de temps pour voir où l’auteur veut en venir.
    Je vois que Maryline Desbioles a publié un livre presque chaque année.
    J’en retenterai peut-être un autre, juste pour le charme de l’écriture.

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