Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Martin Dumont

Martin Dumont

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (16)

  • add_box
    Couverture du livre « Le chien de Schrödinger » de Martin Dumont aux éditions La Croisee

    joelle46 sur Le chien de Schrödinger de Martin Dumont

    Que d’émotions dans ce livre ! Une relation très forte entre un père et son fils.
    Jean a perdu sa femme accidentellement et élève seul son fils avec beaucoup d’amour. Ils partagent la passion de la mer et le plongée en apnée. Mais Pierre ne s’aperçoit pas que l’état de santé de son fils se...
    Voir plus

    Que d’émotions dans ce livre ! Une relation très forte entre un père et son fils.
    Jean a perdu sa femme accidentellement et élève seul son fils avec beaucoup d’amour. Ils partagent la passion de la mer et le plongée en apnée. Mais Pierre ne s’aperçoit pas que l’état de santé de son fils se dégrade et que celui-ci se fatigue de plus en plus : la nouvelle tombe, cancer du pancréas avec peu d’espoir de guérir.
    Pierre est bouleversé et culpabilise. Il doit faire face à cette situation, aider son fils, lui apporter de la joie jusqu’à mentir afin de le voir heureux. !! Que faut-il faire ? Dire la vérité ou mentir ? A chacun de juger.
    Je ne suis pas sortie indemne de ce livre, très vite lu. Tout en délicatesse, lumineux même si le sujet ne l’ai pas, une écriture toute en douceur. Un premier roman magnifique !!!
    Lu dans le cadre des «68 première fois ».

  • add_box
    Couverture du livre « Le chien de Schrödinger » de Martin Dumont aux éditions La Croisee

    Chantal YVENOU sur Le chien de Schrödinger de Martin Dumont

    Derrière ce titre qui évoque ce paradoxe de la physique quantique, en vertu duquel un chat peut être à la fois mort et vivant, se cache une autre réalité, bien tangible celle-là. Le fils du narrateur vit ses derniers jours. La tumeur dont il est atteint est trop évoluée et a déjà essaimé ,...
    Voir plus

    Derrière ce titre qui évoque ce paradoxe de la physique quantique, en vertu duquel un chat peut être à la fois mort et vivant, se cache une autre réalité, bien tangible celle-là. Le fils du narrateur vit ses derniers jours. La tumeur dont il est atteint est trop évoluée et a déjà essaimé , réduisant à néant l’espoir de guérison. Et pour un homme qui a déjà perdu sa compagne dans des circonstances qui laisseront à jamais planer le doute, c’est quasi insurmontable.

    Dit comme ça, c’est plombant. Et pourtant, les confidences que l’on reçoit, ne le sont pas. Parce que cet homme, même après avoir perdu tout espoir, consacre son énergie à rendre les derniers jours de son fils plus lumineux, allant jusqu’à mettre en place un simulacre de rencontre avec une éditeur, tant ce fils rêvait de voir publier ce roman qu’il venait d’achever.

    Bien sur, il y a de la révolte, mais elle n’est pas conduite par la recherche d’un responsable, voire d’un coupable. Le deuil se passera d’un bouc émissaire.


    Loin d’une acceptation, d’un fatalisme, le combat ne cesse que lorsque l’étincelle s’éteint. Avec une fin ambiguë que chacun interprétera à sa façon.


    C’est un récit de deuil pudique, questionnant, et porté par une écriture à la fois simple et lumineuse. Un cri d’amour éperdu, devenu urgent dans cette course contre la maladie.

  • add_box
    Couverture du livre « Le chien de Schrödinger » de Martin Dumont aux éditions La Croisee

    Henri-Charles Dahlem sur Le chien de Schrödinger de Martin Dumont

    «C’est une tumeur. Il est trop tôt pour en dire l’état d’avancement, mais il faut vite régir.» Après la perte de son épouse, le narrateur de ce premier roman énouvant va se voir confronté au cancer du pancréas qui ronge son fils.

    On pourrait résumer ce court roman en disant que Jean, le...
    Voir plus

    «C’est une tumeur. Il est trop tôt pour en dire l’état d’avancement, mais il faut vite régir.» Après la perte de son épouse, le narrateur de ce premier roman énouvant va se voir confronté au cancer du pancréas qui ronge son fils.

    On pourrait résumer ce court roman en disant que Jean, le narrateur, n’a pas eu de chance. En épousant Lucille, il savait que sa femme était sensible et fragile. «Pas triste, non, mais mélancolique. Oui, j’aime bien ce mot. Mélancolique. Les médecins ne l’ont pas dit pareil. «Une maladie». Ça portait un nom dont je n’ai pas voulu me souvenir. Un souci dans la tête, quelque chose d’invisible en fin de compte.» Et quelques mois après avoir mis au monde leur fils Pierre, un accident de voiture lui coûte la vie. Un décès qui va hanter Jean, qui se rattache alors à l’éducation de son fils, aménageant ses horaires de chauffeur de taxi pour être plus près de lui. Les vacances qu’ils passent ensemble à faire de la plongée les rapprochent indéniablement. Rêvant d’un avenir heureux pour sa progéniture, il lui laisse choisir sa vocation. Pierre, qui aime le théâtre et la littérature, écrit et imagine déjà son œuvre publiée.
    C’est alors que survient un nouveau drame. Après des examens consécutifs à une fatigue inhabituelle, les médecins constatent que les résultats des analyses ne sont pas bons: «C’est une tumeur. Il est trop tôt pour en dire l’état d’avancement, mais il faut vite régir.» Le cancer du pancréas, l’un de ceux qu’il est difficile de guérir, gagne du terrain jour après jour.
    Pour lui remonter le moral, Jean le laisse espérer une réponse positive à l’envoi de son manuscrit. «J’étais si fatigué d’être ce type, cette moitié d’homme, ravagé de peur et de chagrin. Et puis cette culpabilité, un truc qui n’en finissait plus . Il fallait bien que ça s’arrête. J’avais menti, d’accord; mais ce n’était pas ma faute. On me forçait. Pierre, ses yeux, sa souffrance placardée partout.»
    Dès lors Martin Dumont va réussir un vrai tour de force, donner à ce roman si chargé en émotion une dimension métaphysique. Interroger le mal et le bien, le mensonge et la vérité. Dans les choix que l’on fait qu’est ce qui est raisonnable et qu’est ce qui est juste? En mettant ainsi en lumière l’énigmatique titre de son roman. Le paradoxe de Schrödinger est une expérience scientifique – qui n’a jamais été tentée – et dans laquelle, comme nous l’explique Wikipédia «un chat est enfermé dans une boîte avec un dispositif qui tue l'animal dès qu'il détecte la désintégration d'un atome d'un corps radioactif». Cette expérience est censée démontrer que tant que la boîte n’est pas ouverte le chat peut être à la fois mort et vivant et par extrapolation qu’il en est de même de la physique quantique. À chacun alors de tout reconsidérer, selon le point de vue dans lequel on se place. Pour Philippe, la vie qu’il imagine est sans doute plus facile à vivre que celle qui le fait tant souffrir.
    https://urlz.fr/cFFy

  • add_box
    Couverture du livre « Le chien de Schrödinger » de Martin Dumont aux éditions La Croisee

    Nicolemotspourmots sur Le chien de Schrödinger de Martin Dumont

    Je venais de lire (enfin, tenter de lire) un roman qui débordait de mots au point de provoquer une belle indigestion, alors je me suis décidée à attraper ce petit livre qui attendait son tour depuis un moment. Tout fin, tout sec. De la concision ai-je pensé. De la précision. Voilà qui serait...
    Voir plus

    Je venais de lire (enfin, tenter de lire) un roman qui débordait de mots au point de provoquer une belle indigestion, alors je me suis décidée à attraper ce petit livre qui attendait son tour depuis un moment. Tout fin, tout sec. De la concision ai-je pensé. De la précision. Voilà qui serait bienvenu après cette logorrhée... C'est bien ce que j'ai trouvé. De la précision, des respirations qui laissent passer l'émotion. Des mots justes, choisis, assemblés avec soin. Un bel équilibre pour dire le drame sans jamais plomber ni s'attarder. De la légèreté pour faire ressentir la douleur, la tristesse, l'amour et l'impuissance face à ce que l'on ne maîtrise pas.

    Comment accepter l'inacceptable ? Comment garder l'équilibre alors qu'on avance au bord du précipice ? Le funambule, c'est Jean. Le précipice, c'est la maladie qui consume Pierre, son fils de vingt ans qu'il a élevé seul après le décès accidentel de Lucille. Pour Jean, le monde est désormais brouillé. Le passé heureux a laissé place à un présent qui menace à chaque instant de basculer vers un futur inacceptable...

    "Les futurs, ils étaient là ; ils dansaient derrière la porte. Une foule d'éventualités, leur probabilité. Oui, tant qu'on n'ouvrait pas, la réalité restait libre ; elle pouvait filer dans toutes les directions. Des mondes parallèles. Je les voyais distinctement - les beaux, et puis les autres, un peu plus moches. C'est normal, il faut de l'équilibre. Non, ce qui compte, c'est l'espoir. Un mot de trop, une expression ou une porte qui s'ouvre - c'est la mort du conditionnel".

    Qui n'a jamais vécu ça ? L'attente. L'envie de s'inventer une autre réalité. La peur de savoir. L'auteur s'empare de cet état particulier avec finesse et une empathie désarmante. On est Jean, on épouse son dilemme. Celui d'un père qui veut absolument agir, faire revenir un sourire sur le visage de son fils, même si pour cela il faut tordre la réalité. Un père qui sait qu'un jour, demain, il sera seul face à lui-même et au vide qui le menace.

    Il y a les mots, bien sûr. Qui saisissent la fragilité des moments heureux, la beauté d'un paysage, le réconfort de l'océan, la détresse face à l'injustice. Il y a de la subtilité dans le propos, de la douceur dans le regard et de la justesse dans le ton. Il y a, c'est certain, une plume en devenir que ce premier roman donne envie de suivre.

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)