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Marjorie Tixier

Marjorie Tixier
Née en 1977, Marjorie Tixier vit en Savoie. Professeure de lettres modernes, elle écrit également de la poésie et puise son inspiration dans la musique, la peinture et les voyages. Un matin ordinaire est son premier roman.

Avis sur cet auteur (32)

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    Couverture du livre « Le Pays blanc » de Marjorie Tixier aux éditions Fleuve Editions

    Calimero29 sur Le Pays blanc de Marjorie Tixier

    Ce roman qui se partage entre la Pologne et la France, entre 1926 et 2022, retrace la vie de deux soeurs jumelles polonaises de 25 ans, inséparables, Helena et Broni, qui vont s'arracher l'une à l'autre, en 1926, pour protéger l'enfant illégitime de Broni. Helena part en France avec le...
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    Ce roman qui se partage entre la Pologne et la France, entre 1926 et 2022, retrace la vie de deux soeurs jumelles polonaises de 25 ans, inséparables, Helena et Broni, qui vont s'arracher l'une à l'autre, en 1926, pour protéger l'enfant illégitime de Broni. Helena part en France avec le nourrisson, Aniela et l'élève comme sa fille en respectant la promesse de ne jamais raconter leur secret. Mais Aniela partira en Pologne avec l'homme qu'elle aime, marié, juif, torturé par ce qui est arrivé à ses coreligionaires dont elle aura des jumelles; l'une partira en France et rejettera tout ce qui est Polonais, y compris sa soeur, et l'autre restera dans ce pays qu'elle aime tant. Leurs enfants, pressentant un secret sur leurs origines et sur leur famille, partiront en quête de la vérité.
    C'est le troisième roman de l'auteure que je lis après "Un autre bleu que le tien" (2021) et "A l'encre rouge" (2023); comme les deux précédents, il nous offre de très beaux portraits de femmes mais l'arrière-plan est totalement différent. A travers quatre générations, Marjorie Tixier nous brosse l'histoire agitée et dramatique de la Pologne. Longtemps partagée entre les empires russe, autrichien et allemand (1795-1918), la Pologne recouvre son indépendance le 11 novembre 1918, envahie par l'Allemagne nazie le 1 septembre 1939, capitulation à la fin du mois, occupation de la Pologne où les juifs, l'intelligentsia, le clergé, l'armée sont victimes des purges sanglantes; libérée des nazis en 1945, la Pologne tombe sous le férule des Russes communistes et ne retrouve son indépendance qu'en 1989.
    C'est dans ce contexte que de nombreux polonais ont trouvé refuge en France et qu'un lien fort entre les deux pays s'est établi. L'auteure installe certains de ses personnages dans les mines du Nord qui ont fait massivement appel aux ouvriers polonais mais aussi dans la communauté polonaise intellectuelle de Paris.
    Les personnages sont tous tiraillés entre leurs racines polonaises et leur vie en France. Ils apprennent le français, cherchent à s'intégrer sans oublier leur pays, leur langue, leur culture, dans une sorte d'idéalisation du pays perdu et d'un retour souvent impossible aux origines.
    L'art tient un rôle important dans ce roman; il est exutoire à la douleur, rêve d'un ailleurs ou d'un futur meilleur, une façon d'exorciser le destin, de combler un manque que ce soit par la peinture, la sculpture, la mode.
    Les portraits de femmes sont magnifiques, guidées par un amour absolu les condamnant à des sacrifices surhumains : celui d'Hélène pour sa jumelle et pour sa nièce, celui de Broni pour son amour de toujours qu'elle n'a pu épouser car juif, celui d'Aniela pour celui qu'elle suit en Pologne renonçant à tout en France, celui de tous, hommes et femmes, pour leurs racines.
    Je regrette, cependant, que certains personnages disparaissent du roman sans que l'on sache ce qu'ils sont devenus.
    #LePaysblanc #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « À l'encre rouge » de Marjorie Tixier aux éditions Fleuve Editions

    Spitfire89 sur À l'encre rouge de Marjorie Tixier

    A l’encre rouge de Marjorie Tixier est un récit d'un traumatisme d'une femme devenue mère sans l'avoir souhaité et dont la fille devra se construire ou reconstruire à cause d'un amour familial toxique. Colère, Emprise, Humiliation, Obsession et Jalousie. Une histoire cruel, rouge comme la...
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    A l’encre rouge de Marjorie Tixier est un récit d'un traumatisme d'une femme devenue mère sans l'avoir souhaité et dont la fille devra se construire ou reconstruire à cause d'un amour familial toxique. Colère, Emprise, Humiliation, Obsession et Jalousie. Une histoire cruel, rouge comme la rancune, le sang maternel à la naissance, de l’interdit et la passion. Une intrigue palpitante, sensible, touchante, les forces et les faiblesses de chacune des protagonistes, une lecture qui peu être éprouvante.

    "Sa musique coule dans ses veines, son odeur est devenue la sienne, ses paroles sont des conquêtes à venir. Il joue à défaut de parler et, comme elle le fait pour deux, ce charme silencieux attise sa curiosité."

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    Couverture du livre « À l'encre rouge » de Marjorie Tixier aux éditions Fleuve Editions

    Cassy59 sur À l'encre rouge de Marjorie Tixier

    A l’encre rouge est le troisième roman de Marjorie Tixier et le troisième que je lis. L’écrivaine nous dresse à chaque fois un portrait de femme(s) qui traverse de terribles épreuves. Celui-ci ne déroge pas à la règle.

    Lysiane est la fille d’un couple d’aubergistes, Pierre et Jeanne. Ils...
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    A l’encre rouge est le troisième roman de Marjorie Tixier et le troisième que je lis. L’écrivaine nous dresse à chaque fois un portrait de femme(s) qui traverse de terribles épreuves. Celui-ci ne déroge pas à la règle.

    Lysiane est la fille d’un couple d’aubergistes, Pierre et Jeanne. Ils vivent tous les trois à Cassel, dans le Nord de la France. Le couple travaille beaucoup et vient d’un milieu modeste, il n’a hélas que trop peu de temps à consacrer à Lysiane. Cette dernière, âgée de dix-sept ans, s’amourache d’un chanteur en devenir qui la quitte en lui laissant une surprise non-désirée : un enfant. Jeanne supplie sa fille de garder l’enfant, elle accepte, à contrecœur. A la naissance, Lysiane confie sa fille, Jolene à sa mère et part à Lille. Elle a un rêve en vue : devenir chanteuse et briller. Sa carrière tournera vite court…

    Si on peut comprendre que Lysiane ait besoin de rattraper sa jeunesse perdue, l’absence de ses parents durant l’enfance, il y a des choses qu’on ne peut accepter. Lysiane délaisse sa fille qui n’a d’ailleurs pas le droit de l’appeler « maman ». Elle est cruelle, infâme, et quand elle n’est pas indifférente à sa fille, elle se sert d’elle. Certaines scènes sont psychologiquement difficiles parfois même insoutenables. Comment peut-on gâcher la vie de son enfant par pure vengeance ? Marjorie Tixier aborde parfaitement les relations toxiques et les maltraitances psychologiques.

    A l’encre rouge se lit facilement, la plume de l’écrivaine est toujours aussi agréable. Le titre est d’ailleurs bien choisi et très évocateur des sentiments dévastateurs qu’il renferme. Une histoire qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement qu’on espère plus lumineux.

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    Couverture du livre « Un matin ordinaire » de Marjorie Tixier aux éditions Fleuve Editions

    les_petites_lectures_de_caro sur Un matin ordinaire de Marjorie Tixier

    Un roman choral à découvrir …
    Laurence s’accorde une heure chaque vendredi matin pour courir et s’évader … c’est son petit moment de bonheur de la semaine … mais ce matin là, sa vie va basculer … Au fil des pages, c’est la même histoire qui est racontée par plusieurs parsonnages… les chapitres...
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    Un roman choral à découvrir …
    Laurence s’accorde une heure chaque vendredi matin pour courir et s’évader … c’est son petit moment de bonheur de la semaine … mais ce matin là, sa vie va basculer … Au fil des pages, c’est la même histoire qui est racontée par plusieurs parsonnages… les chapitres s’enchaînent mais avec des points de vue différents … celui de Laurence évidemment, mais aussi ceux d’Edmond (son mari), Julie et Annie (ses filles), Charles (son père) et bien d’autres comme la « voisine commère » ou Jérôme !
    Majorie Tixier aborde ici un sujet très sensible (voir tabou) … et je lui tire mon chapeau pour la manière dont elle l’a traité… Son roman est bouleversant de sincérité et c’est un bel hymne à la reconstruction. Dès les premières pages du roman, on a envie d’aider Laurence et de la mettre en garde… On ne veut pas être le témoin de ce qui va lui arriver … et pourtant …
    Je me suis rapidement identifiée à ce personnage féminin… étant moi-même une « joggeuse hebdomadaire ». J’ai particulièrement apprécié les paysages de ma région dans lesquelles évoluent les personnages : Saint Sulpice en Savoie, la Croix du Nivolet, le Granier… En traversant cette terrible épreuve, Edmond a compris que Laurence était indispensable à son existence et qu’il devait tout mettre en œuvre pour l’aider à se reconstruire… je les imagine désormais découvrant Valparaiso, au Chili…
    Pour ma part, ce roman est l’occasion d’une belle découverte de cette auteure que j’ai eu l’occasion de rencontrer à Bourg-en-Bresse lors du 12ème PRINTEMPS DU COURS DE VERDUN (début juin) organisé par la librairie.
    Un grand BRAVO Marjorie : vous avez du talent … le lecteur est littéralement aspiré par l’univers que vous avez créé !

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