Marion Ruggieri

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Retour à Birkenau » de Marion Ruggieri et Ginette Kolinka aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Parisienne sur Retour à Birkenau de Marion Ruggieri - Ginette Kolinka

    Une écriture sans pathos pour toujours dire l'horrible . Une texte court qui marque et qui a toute sa place parmi les témoignages de survivants.

    Une écriture sans pathos pour toujours dire l'horrible . Une texte court qui marque et qui a toute sa place parmi les témoignages de survivants.

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    Couverture du livre « Retour à Birkenau » de Marion Ruggieri et Ginette Kolinka aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Rose Chambon sur Retour à Birkenau de Marion Ruggieri - Ginette Kolinka

    Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est sa simplicité.
    Pas de surenchère d'héroïsme ni de bravoure ni de malheur.
    Juste le témoignage d'une femme confrontrée à une réalité insurmontable.
    Touchant, bouleversant, riche, et délicat.
    Un livre qui permet d'aborder la tragédie humaine.
    Un livre qui...
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    Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est sa simplicité.
    Pas de surenchère d'héroïsme ni de bravoure ni de malheur.
    Juste le témoignage d'une femme confrontrée à une réalité insurmontable.
    Touchant, bouleversant, riche, et délicat.
    Un livre qui permet d'aborder la tragédie humaine.
    Un livre qui ne s'oublie pas.

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    Couverture du livre « Retour à Birkenau » de Marion Ruggieri et Ginette Kolinka aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Mumu Dans le Bocage sur Retour à Birkenau de Marion Ruggieri - Ginette Kolinka

    J'ai fait la connaissance de Ginette Kolinka lors de son passage à La Grande Librairie avec Elie Buzyn il y a quelques mois lors de la sortie de son livre témoignage et j'avais été très touchée par sa façon simple, touchante de parler de ses souvenirs de déportée dans les camps de 1944 et 1945 à...
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    J'ai fait la connaissance de Ginette Kolinka lors de son passage à La Grande Librairie avec Elie Buzyn il y a quelques mois lors de la sortie de son livre témoignage et j'avais été très touchée par sa façon simple, touchante de parler de ses souvenirs de déportée dans les camps de 1944 et 1945 à Birkenau entre autres où elle croisa des anonymes qui devinrent elles aussi des voix comme Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens.

    Incipit :

    "La dernière fois que je suis retournée à Birkenau, c'était au printemps. Les champs se couvraient de fleurs, l'herbe était verte, le ciel limpide, on pouvait entendre les oiseaux chanter C'était beau. Comment puis-je employer un mot pareil ? Et pourtant, je l'ai dit ce mot, je l'ai pensé : "C'est beau".  (p9)"

    J'ai retrouvé dans son témoignage écrit à quatre mains (avec la journaliste Marion Ruggieri) la même émotion que lorsque je l'ai découvert. C'est bien sa voix que j'ai entendue dans ce petit livre, sa façon très simple, avec ses mots à elle, directs, son franc-parler évoquer son arrestation après dénonciation, son voyage vers ce qu'elle croyait être un camp de travail, l'encouragement qu'elle a adressé à son père, son frère et son cousin de monter dans les camions dont elle ne savait pas qu'ils menaient à une mort programmée et immédiate, ses conditions j'allais dire "de vie" mais il faudrait plutôt dire de survie, l'entraide entre femmes, la saleté, la faim, la maladie, les vols, la mort et l'espoir.

    A l'heure où les derniers survivants des camps de concentration et/ou d'extermination disparaissent peu, à l'heure où les voix s'éteignent, elle continue à accompagner à 94 ans des jeunes dans les camps où elle perdit une partie de sa famille et de sa jeunesse, où elle fut confrontée à la pire des inhumanités afin qu'on oublie jamais et à chaque voyage elle doute de sa propre mémoire.

    J'ai profondément été touchée en tant que femme par ses confidences en tant que femme, sur les conditions de vie où chacune était réduite à n'être rien : nudité, tonte des cheveux et poils pubiens, faim, froid, travail inhumain, violence, honte, poux, maladies. 

    Dans de telles conditions certaines rencontres se transformeront en liens perpétuels : Simone Jacob (Veil), Marceline Rosenberg (Loridan-Ivens), dont on retrouve pour chacune ce qui les caractérisaient déjà : générosité, bienveillance, espièglerie pour la dernière.

    Comme pour La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg, il est utile de transmettre l'histoire même dans ce qu'elle a de plus monstrueuse surtout quand le récit se fait le plus humble, le plus simple possible, j'allais presque dire sans violence envers les bourreaux. Elle raconte, elle se raconte comme si elle se trouvait à côté de nous, elle nous confie ce qu'elle a vécu de plus terrible : perdre ses plus belles années, perdre ceux qui lui étaient chers, ceux pour lesquels elle culpabilise d'avoir peut-être précipiter la mort, arriver aux portes de la mort mais survivre malgré tout et faire auprès des jeunes générations un devoir de mémoire.

    Elle-même doute parfois, quand elle retourne sur les lieux, de sa mémoire. Tout est si beau, si calme, si paisible mais très vite les images reviennent et s'il y a un message qu'elle veut faire passer aux jeunes générations c'est celui-ci :

    "Aux élèves, je le répète : c'est la haine qui a fait ça, la haine à l'état pur. les nazis ont exterminé six millions de Juifs. Souvenez-vous de ce que vous avez trouvé impensable. Si vous entendez vos parents, des proches, des amis, tenir des propos racistes, antisémites, demandez-leur pourquoi. Vous avez le droit de discuter, de les faire changer d'avis, de leur dire qu'ils ont tort. (p95)"

    Merci Madame.

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    Couverture du livre « Retour à Birkenau » de Marion Ruggieri et Ginette Kolinka aux éditions Grasset Et Fasquelle

    EmilieG sur Retour à Birkenau de Marion Ruggieri - Ginette Kolinka

    https://wordpress.com/post/dubonheurdelire.wordpress.com/3847

    Après avoir vu Birkenau, j’ai été bouleversée… il n’y a pas d’autres mots. On a beau être préparé, avoir lu, avoir pensé le sujet, lorsque l’on se retrouve à franchir les grilles de ce site, on pense à l’horreur que des milliers...
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    https://wordpress.com/post/dubonheurdelire.wordpress.com/3847

    Après avoir vu Birkenau, j’ai été bouleversée… il n’y a pas d’autres mots. On a beau être préparé, avoir lu, avoir pensé le sujet, lorsque l’on se retrouve à franchir les grilles de ce site, on pense à l’horreur que des milliers d’hommes et de femmes y ont vécue. A mon retour, j’ai voulu lire et encore lire sur Birkenau pour ne pas oublier, pour aussi transmettre. Et Ginette Kolinka a publié un récit poignant sur sa déportation : Retour à Birkenau.
    Voici le préambule :
    « La dernière fois que je suis retournée à Birkenau, c’était au printemps. Les champs se couvraient de fleurs, l’herbe était verte, le ciel limpide, on pouvait entendre les oiseaux chanter. C’était beau. Comment puis-je employer un mot pareil ? Et pourtant, je l’ai dit ce mot, je l’ai pensé : « C’est beau. » Au loin, j’ai vu cette silhouette qui remontait le long de la prairie. D’abord, je n’y ai pas cru, je me suis dit « ce n’est pas possible », mais c’était bien ça : une joggeuse. Elle faisait son footing, ici. Sur cette terre grasse et méconnaissable, qui avait vu tant de morts, dans cet air qui sentait le petit matin frais, la rosée. Elle courait, tranquillement. J’en ai eu le souffle coupé. J’ai eu envie de hurler, de lui crier : « Es-tu folle ? » L’étais-je, moi ?
    Il ne faut pas retourner à Birkenau au printemps. Quand les enfants jouent sur leur toboggan dans les jardins des petites maisons longeant l’ancienne voie ferrée qui menait au camp et à son funeste arrêt, la Judenrampe. »

    Avec dignité mais aussi avec force, elle nous raconte l’horreur du camp, sa déportation, la mort de son père et de son frère, le travail de mémoire qu’elle continue à faire auprès des classes qu’elle accompagne à Birkenau.
    Son récit est émouvant et il est difficile d’en parler. Ginette Kolinka avec simplicité et justesse fait le récit de l’horreur, des souffrances. Elle rappelle à chacun que l’horreur est là et peut surgir à tout moment. A nous désormais, lecteurs, professeurs, de continuer ce que Ginette Kolinka fait dans ce récit : ne jamais oublier.
    En résumé : un récit essentiel pour nous, pour les disparus, les rescapés et les générations futures.

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