Marie Vindy

Marie Vindy

Née en 1972 à Dijon, diplômée des Beaux-Arts, Marie Vindy finit par s'orienter vers l'écriture et publie son premier roman, Mektoub, en 2004. Suivent Le sceau de l'ombre, en 2008, Nirvana Transfert en 2010, Onzième Parano en 2011 et Une femme seule en 2012. Passionnée defaits divers et de littéra...

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Née en 1972 à Dijon, diplômée des Beaux-Arts, Marie Vindy finit par s'orienter vers l'écriture et publie son premier roman, Mektoub, en 2004. Suivent Le sceau de l'ombre, en 2008, Nirvana Transfert en 2010, Onzième Parano en 2011 et Une femme seule en 2012. Passionnée defaits divers et de littérature policière, chroniqueuse judiciaire, Marie Vindy vit à Dijon avec son mari et ses enfants.

Articles en lien avec Marie Vindy (1)

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Aurore ou la gueule du loup » de Marie Vindy et Aurore Boudet aux éditions French Pulp

    annesophiebooks sur Aurore ou la gueule du loup de Marie Vindy - Aurore Boudet

    Existe-t-il crime plus atroce, plus destructeur que l’inceste ? Personnellement, je ne le pense pas.

    Dans ce récit, écrit à 4 mains, Aurore Boudet trouve la force de nous raconter l’innommable qui a malheureusement été son quotidien de petite fille.

    À la fois roman biographique et...
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    Existe-t-il crime plus atroce, plus destructeur que l’inceste ? Personnellement, je ne le pense pas.

    Dans ce récit, écrit à 4 mains, Aurore Boudet trouve la force de nous raconter l’innommable qui a malheureusement été son quotidien de petite fille.

    À la fois roman biographique et témoignage, Aurore ou La Gueule du Loup est un livre nécessaire, puissant et douloureux.

    Puissant parce qu’il est vrai.
    Douloureux parce qu’il présente le pire de l’humanité.
    Et nécessaire, parce qu’il rappelle que, dans un monde déjà dominé par la violence et la haine quotidiennes, des monstres sont tapis, prêts à fondre sur l’innocence pour la démolir et s’en repaître.

    Aurore, avec l’aide de Marie Vindy, nous apporte ici le témoignage de sa vie, de petite fille puis de femme brisée.

    Nul besoin de scène choc pour ça, elle nous l’apporte au contraire avec autant de délicatesse que possible, la douleur transperçant chaque phrase.

    De son enfance d’abord insouciante au début de son enfer tenu fermement secret par la volonté de certains membres de la famille, et de sa vie de femme marquée par l’horreur.

    Jusqu’à l’absolue nécessité de tout dire.

    Pour ne plus trembler, ne plus suffoquer à chaque instant.
    Pour arrêter de survivre et enfin réellement vivre.
    Pour être reconnue comme victime, mais surtout pour que « l’autre » soit enfin reconnu coupable.

    L’autre, le monstre, qui se croit intouchable. Tellement suffisant, qu’il n’hésitera pas à dire qu’il ne regrette rien...

    Dans ce témoignage, Aurore met aussi en lumière la difficulté, voire l’impossibilité, de vivre une vie d’adulte comme tout un chacun après avoir vécu ces atrocités.

    Comment faire confiance, ne pas avoir peur de tout, comment ne pas se sentir sale, abîmée, avoir subi de tels traumatismes ?

    Alors elle nous confie ses peurs, ses cauchemars, ses angoisses, toutes ces brèches créées par le monstre et qui sont autant de fissures par lesquelles sa vie s’enfuit avant même qu’elle puisse la vivre.

    Et son combat de tous les instants pendant le procès, enfin.

    Un livre qu’il faut lire, pour savoir, pour se rappeler, et ne jamais oublier.
    Et aussi par respect envers Aurore et son incroyable courage, et celui de toutes les autres victimes.

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    Couverture du livre « Aurore ou la gueule du loup » de Marie Vindy et Aurore Boudet aux éditions French Pulp

    Sophie Songe sur Aurore ou la gueule du loup de Marie Vindy - Aurore Boudet

    Aurore a gardé pour elle un secret qui meurtrit sa vie d'adulte, de femme et de mère. Parce qu'elle est terrifiée à l'idée que sa fille subisse les pulsions d'un pervers, elle décide de porter plainte des années plus tard, contre cet homme qui a abusé d'elle quand elle n'avait alors que dix...
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    Aurore a gardé pour elle un secret qui meurtrit sa vie d'adulte, de femme et de mère. Parce qu'elle est terrifiée à l'idée que sa fille subisse les pulsions d'un pervers, elle décide de porter plainte des années plus tard, contre cet homme qui a abusé d'elle quand elle n'avait alors que dix ans...
    Il aura fallu du temps à Aurore pour faire les démarches qu'elle estimait être justes pour libérer la Vérité. Elle n'était qu'une petite fille quand Riton se livre sur elle à des attouchements...

    Avec le soutien de Marie Vindy auteure et son étroite collaboration, elle livre ici, un témoignage clef et saisissant. En libérant la parole, ces deux femmes autorisent et déclarent le droit des victimes à être reconnues en tant que telles. Aurore ne nous épargne rien de sa douleur, de ses difficultés, de ses traumatismes, de ses peurs. Il lui faut beaucoup de courage, le soutien des professionnels, de l'entourage pour dénoncer son agresseur.

    Un travail de longue haleine qui la met en péril, la rapproche de la petite fille fragile qu'elle était. L'écriture est pudique, éprouvée, sensible. L'histoire d'Aurore est difficile à entendre, elle fait mal.

    On ne voudrait pas savoir, parce que cela nous est intolérable. Et pourtant, il faut lire, il faut partager, il faut arracher le voile. Aurore est la victime, Riton un pédophile et il va payer !

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    Couverture du livre « Justice soit-elle » de Marie Vindy aux éditions Plon

    Yves MABON sur Justice soit-elle de Marie Vindy

    Roman très féminin et féministe, peuplé de femmes battues, de femmes qui se battent pour faire éclater la vérité et sortir les autres du cycle de la violence et d'hommes brutaux, violeurs et assassins, machos au possible, sûrs de leur force et de leur supériorité. Certes, il y a aussi des mecs...
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    Roman très féminin et féministe, peuplé de femmes battues, de femmes qui se battent pour faire éclater la vérité et sortir les autres du cycle de la violence et d'hommes brutaux, violeurs et assassins, machos au possible, sûrs de leur force et de leur supériorité. Certes, il y a aussi des mecs bien, le capitaine Humbert en tête, mais le genre garçon est mis à mal dans ce polar qui s'inspire de faits réels. Ce préambule n'est absolument pas négatif, au contraire. On sait, on nous le dit régulièrement, que des femmes meurent sous les coups de leurs compagnons, que beaucoup se font violer, harceler, frapper, mais la justice est souvent relativement clémente avec les hommes coupables de ces faits. Marie Vindy écrit là un roman de femme indignée et révoltée et tout lecteur en ressort remué par la perversité des auteurs de violences sur les femmes. Marie Vindy, je l'avais déjà lue dans Une femme seule, un polar que j'avais bien aimé et dans lequel le capitaine Humbert était déjà présent. Lorsque j'ai vu qu'elle avait écrit chez Sang neuf, le mien n'a fait qu'un tour et après deux relatives déceptions chez cet éditeur, je pensais bien qu'une femme réussirait à me faire changer d'avis. C'est largement le cas.

    J'ai aimé le rythme délibérément lent, les histoires sont anciennes et peu de chance que que de nouveaux éléments viennent mettre le feu à la région, mais elles avancent doucement ; le travail de Déborah et des gendarmes est méticuleux, minutieux, ils engrangent des témoignages, des indices, des preuves les menant vers les coupables. J'ai aimé aussi les multiples points de vue, celui du major Élise Félicité, ceux des mères ou amies des victimes, celui de Déborah, celui de Laurine, et même si le grand nombre d'intervenants m'a un peu perturbé au départ, la romancière nous rappelle les faits et les liens des personnes entre elles régulièrement et judicieusement.

    Marie Vindy écrit un roman original par sa construction en petits chapitres aux multiples points de vue exclusivement féminins, par le fonds malheureusement très actuel et présent dans nos sociétés ; regrouper toutes ces violences dont sont victimes les femmes -même Déborah n'est pas épargnée par son ex-mari, comme quoi toutes les femmes de toutes les classes sociales peuvent être harcelées ou pire- fait de ce roman un cri de colère et d'alarme. Un roman à faire lire à toutes les femmes et à tous les hommes, parce que bien sûr, les violences faites aux femmes en particulier et le féminisme en général ne sont pas des affaires exclusivement de femmes.

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    Couverture du livre « Justice soit-elle » de Marie Vindy aux éditions Plon

    Valérie L. sur Justice soit-elle de Marie Vindy

    On n'a sans doute pas besoin d'être féministe pour se pencher sur ces cas de femmes disparues, pourtant le "Féministement vôtre" de la préface ne pouvait que me plaire. L'auteure, chroniqueuse judiciaire, nous précise donc que ce polar reprend des éléments des disparitions de femmes survenues en...
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    On n'a sans doute pas besoin d'être féministe pour se pencher sur ces cas de femmes disparues, pourtant le "Féministement vôtre" de la préface ne pouvait que me plaire. L'auteure, chroniqueuse judiciaire, nous précise donc que ce polar reprend des éléments des disparitions de femmes survenues en Bourgogne entre 1984 et 1997: douze jeunes femmes ou adolescentes assassinées dont les meurtres sont parfois restés impunis. Marie Vindy entend réhabiliter ces victimes et leurs familles et c'est d'ailleurs à ces victimes que ce livre est dédié. J'ai aimé ce polar pour plusieurs raisons: tout d'abord, l'idée de rendre hommage à ces femmes, de ne pas les oublier sous prétexte que l'enquête a été classée parce qu'il y a prescription me semble juste et cette fois (je fais ici référence à un "roman" de la rentrée de septembre qui tournait autour du meurtre de la jeune Laeticia, que Marie Vindy utilise aussi ici), je n'ai pas été mise mal à l'aise par la manière de procéder de l'auteure, sans doute parce que le polar permet une mise à distance que le roman qui n'en était pas un ne permettait pas. Et puis il y a ce personnage sans doute inventé de la fille de l'une des victimes qui décoiffe et ça fait du bien, une petite pointe de féminisme en herbe qui est raccord avec le thème. C'est donc une belle découverte que ce polar et cette auteure.