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Marie Sizun

Marie Sizun
Marie Sizun est née en 1940. Elle a été enseignante de lettres classiques à Paris, en Allemagne ainsi qu'en Belgique. Elle a trois enfants et vit à Paris depuis 2001. Marie Sizun a reçu Le grand prix littéraire des lectrices de Elle pour son roman La Femme de l'Allemand. Elle est également la lau... Voir plus
Marie Sizun est née en 1940. Elle a été enseignante de lettres classiques à Paris, en Allemagne ainsi qu'en Belgique. Elle a trois enfants et vit à Paris depuis 2001. Marie Sizun a reçu Le grand prix littéraire des lectrices de Elle pour son roman La Femme de l'Allemand. Elle est également la lauréate du sixième Prix des lecteurs du Télégramme, le Prix Jean-Pierre Coudurier, toujours pour La femme de l'allemand.

Avis sur cet auteur (46)

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    Couverture du livre « La maison-guerre » de Marie Sizun aux éditions Arlea

    Calimero29 sur La maison-guerre de Marie Sizun

    Quand je recherche, dans mes lectures, une douce nostalgie, une mélancolie empreinte de tendresse, je me tourne vers Marie Sizun et le charme opère chaque fois.
    Nous sommes en 1943, en Seine-et-Oise; la petite Marie 4-5 ans vivait à Paris avec sa mère, Véra, comédienne; son père, qu'elle n'a...
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    Quand je recherche, dans mes lectures, une douce nostalgie, une mélancolie empreinte de tendresse, je me tourne vers Marie Sizun et le charme opère chaque fois.
    Nous sommes en 1943, en Seine-et-Oise; la petite Marie 4-5 ans vivait à Paris avec sa mère, Véra, comédienne; son père, qu'elle n'a pas connu, est prisonnier. Pour la protéger, Véra la confie aux vieilles tantes de son mari qui vivent dans une grande maison entourée d'un parc que Marie surnomme "la maison-guerre"; elle y restera jusqu'en octobre 1944 quand son père, libéré, viendra la chercher.
    L'adulte qu'est devenue la narratrice s'adresse à l'enfant qu'elle était alors; elle convoque la maison de ces 2 années d'enfance comme un doudou rassurant, comme une madeleine de Proust; dans cette maison, entourée de vieilles personnes, elle a été heureuse mais elle a également découvert, sans qu'on lui dise rien, les horreurs de la guerre, le rejet des juifs, la mort. Elle a pressenti les drames sans vraiment en comprendre la portée car elle n'était entourée que de silences, d'allusions, de conversations interrompues.
    On retrouve, dans ce roman, les thèmes chers à Marie Sizun:
    * la maison, lieu de souvenirs mais aussi de transmission, de vies croisées, de destins liés; pour elle, les maisons ont une âme, disent une histoire
    * le lien indestructible, charnel entre une mère et sa petite fille même, et surtout, si la mère est absente; l'absence est comblée, en partie, par une idéalisation rassurante
    * la découverte du père, d'abord rejeté comme étant celui qui s'interpose entre l'enfant et sa mère puis adopté, aimé.
    Ce qui rend ce roman poignant, c'est que la vie, les drames, les joies, les peines sont vus par les yeux d'une enfant et plus tard d'une adolescente. L'émotion jaillit du manque de la mère, de l'attente de ses lettres, de sa venue, des moments de joie et de bonheur passés ensemble mais si vite terminés.
    Ce roman est le huitième pour Marie Sizun et le 10ème pour moi; chaque fois que je referme ses livres, je suis comme apaisée par la beauté du texte, par la tendresse de son écriture malgré les évènements douloureux que subissent ses personnages.
    Une auteure qui mériterait d'être mieux connue.

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    Couverture du livre « Éclats d'enfance » de Marie Sizun aux éditions Arlea

    Elizabeth Neef-Pianon sur Éclats d'enfance de Marie Sizun

    ♫ J'ai eu tort je suis revenue dans cette ville au loin perdue
    où j'avais passé mon enfance ♫

    Marie Sizun est revenue, bien des années plus tard dans le quartier de son enfance.
    Dans le XXème, près de la porte des Lilas.
    A petits pas elle y est revenue, craintive.
    Sur un plan elle a...
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    ♫ J'ai eu tort je suis revenue dans cette ville au loin perdue
    où j'avais passé mon enfance ♫

    Marie Sizun est revenue, bien des années plus tard dans le quartier de son enfance.
    Dans le XXème, près de la porte des Lilas.
    A petits pas elle y est revenue, craintive.
    Sur un plan elle a retrouvé les rues où elle déambulait enfant.
    A chaque rue, des éclats lui reviennent.
    Des éclats de joie, de peur, de tristesse, d'innocence, de bonheur........
    Tous ces sentiments mêlés, accompagnés du sourire triste de sa mère aimante, de l'absence du père, du petit frère maintenant mort.
    C'est beau l'enfance, mais ce n'est pas toujours le bonheur absolu, loin de là.
    Des éclats nous en restent, nous reviennent, ravivant des joies et des douleurs.
    Que j'ai aimé arpenter toutes ces rues avec l'enfant.
    L'atmosphère des années cinquante avec toutes ses boutiques, ses marchands ambulants.
    Les jeux sur le trottoir.
    On ne voit plus d'enfants jouer sur les trottoirs.
    Nostalgie d'une époque.

    ♫Oh mes printemps, oh mes soleils, oh mes folles années perdues
    …........
    C'est fou, tout, j'ai tout retrouvé
    Hélas ♫

    Toute cette lecture, tout ce voyage dans le temps de l'enfance de Marie Sizun, je les ai faits avec la chanson de Barbara en tête.
    En même temps des éclats de ma propre enfance me revenaient.

    ♫ ♫ Il ne faut jamais revenir au temps caché des souvenirs
    du temps béni de son enfance
    Car parmi tous les souvenirs, ceux de l'enfance sont les pires
    Ceux de l'enfance nous déchirent
    ….....
    Pourquoi suis-je donc revenue, et seule au détour de ces rues
    J'ai froid j'ai peur le soir se penche
    Pourquoi suis-je venue ici, où mon passé me crucifie
    Et de dort jamais mon enfance ? ♫♫

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    Couverture du livre « Plage » de Marie Sizun aux éditions Arlea

    Elizabeth Neef-Pianon sur Plage de Marie Sizun

    En un après-midi, je viens de passer une semaine avec Anne à S., dans un hôtel face à la plage.
    La Bretagne, encore et toujours .
    Anne a trente-cinq ans, est bibliothécaire à Paris, plutôt solitaire.
    Elle a un merveilleux amour qui doit la rejoindre samedi dans le Finistère, et ils passeront...
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    En un après-midi, je viens de passer une semaine avec Anne à S., dans un hôtel face à la plage.
    La Bretagne, encore et toujours .
    Anne a trente-cinq ans, est bibliothécaire à Paris, plutôt solitaire.
    Elle a un merveilleux amour qui doit la rejoindre samedi dans le Finistère, et ils passeront enfin une semaine ensemble.
    Six longs jours à l'attendre, où elle lui parle dans sa tête, partageant avec lui la plage, les gens, le temps qu'il fait, ses souvenirs, ses pensées secrètes........
    C'est long six jours entrecoupés de rares et brefs coups de téléphone.
    Mais samedi....... il sera enfin là.
    Comme elle sait bien retranscrire les pensées et les émotions de ses personnages Marie Sizun.
    L'attente et les pensées contradictoires, l'espoir et le désespoir, la confiance et la crainte. la légèreté et la lourdeur.......
    On croirait qu'elle a vécu elle-même les situations tellement ça semble naturel et vrai.
    Le paysage des plages, du ciel, s'accordent à merveille aux pensées d'Anne.
    Un roman couleur des cieux bretons, un roman pudeur.
    Un roman sur la passion.
    Passion solitaire.
    Mélancolie et douceur enveloppent cette belle et triste histoire d'amour. Qui ne tombe pourtant pas dans le désespoir.

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    Couverture du livre « Un jour par la forêt » de Marie Sizun aux éditions Arlea

    Calimero29 sur Un jour par la forêt de Marie Sizun

    Je continue l'exploration de l'imaginaire et de la sensibilité de Marie Sizun dont ses romans (celui-ci est le neuvième que je lis) sont empreints et qui me touchent particulièrement.
    Celui-ci ne déroge pas à la règle même si, cette fois, j'ai été un peu moins conquise comme je l'expliquerai en...
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    Je continue l'exploration de l'imaginaire et de la sensibilité de Marie Sizun dont ses romans (celui-ci est le neuvième que je lis) sont empreints et qui me touchent particulièrement.
    Celui-ci ne déroge pas à la règle même si, cette fois, j'ai été un peu moins conquise comme je l'expliquerai en fin de cette chronique.
    Sabine, 11 ans, est en 5ème; c'est une enfant solitaire, projetée d'une école de banlieue à un établissement de très bonne réputation grâce à d'excellents résultats mais surtout par la volonté de sa mère qui veut le meilleur pour sa fille dont elle est très fière. Mais Sabine vient de Montreuil, sa mère divorcée est femme de ménage et l'argent manque; elle n'est pas du tout du même monde que les autres élèves qui le lui font bien sentir. le rejet dont elle est victime provient aussi de sa professeur de français, qui l'humilie en classe et qui convoque sa mère, suite à un comportement qu'elle juge insupportable de la part de Sabine. Mais Sabine a honte de sa mère obèse, mal attifée, inculte.
    Elle décide alors de ne pas aller à l'école le lendemain, jour du rendez-vous fatidique. Elle fugue et veut voir son père qu'elle n'a plus vu depuis un an et dont la compagne attendait un bébé. Là encore, elle s'est sentie rejetée. Mais son père a déménagé sans l'en informer. Elle erre dans le bois de Vincennes et découvre la beauté du paysage, des sons, des couleurs. Puis, elle rencontre un couple de jeunes enseignants anglais qui la prennent sous leur aile; leur écoute, leur gentillesse permettent à Sabine de parler, de se délester de ses peines; elle découvre la magie des mots qui font du bien à travers la poésie, en particulier grâce au poème de Victor Hugo, "Demain dès l'aube" dont le titre s'inspire.
    Elle rentrera chez elle au terme de cette journée riche en émotions, en découvertes, prête à se saisir de la vie et non plus à la subir.
    On retrouve, dans ce roman, le personnage de la petite fille solitaire déjà rencontrée dans "La femme de l'Allemand" et "Le père de la petite". C'est à travers elle que nous ressentons les joies, les peines, les étonnements.
    Autre thème récurrent dans l'oeuvre de Marie Sizun, la place, ou plutôt l'absence du père, qui laisse un vide béant dans la vie des petites filles, en quête désespérée de leur amour.
    Ce roman est une ode aux mots, à leur force, à leur pouvoir évocateur, aux émotions qu'ils peuvent déclencher lorsqu'ils sont librement choisis, acceptés et non imposés. Une ode aussi à la poésie qui console, qui soutient, qui accompagne les moments difficiles.
    Il est aussi réquisitoire contre l'enseignement sans âme où on gave les enfants sans susciter leurs émotions, contre les enfants laissés sur le bord de la route.
    J'ai précisé, au début de cette chronique, que j'avais été moins conquise que d'habitude même si l'écriture tout en sensibilité, en douceur de Marie Sizun me touche toujours et ce pour deux raisons : le traitement un peu caricatural et exagéré de l'enseignante sans cœur et le côté un peu trop bisounours de la rencontre avec les jeunes enseignants anglais.

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