Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Marie Ndiaye

Marie Ndiaye

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, connectez-vous pour proposez la vôtre :

/1200

Merci d’utiliser une photo au format portrait en indiquant les copyrights éventuels si elle n’est pas libre de droits.

Nous nous réservons le droit de refuser toute biographie qui contreviendrait aux règles énoncées ci-dessus et à celles du site.

Les textes à caractère commercial ou publicitaire ne sont pas autorisés.

Avis sur cet auteur (54)

  • add_box
    Couverture du livre « La vengeance m'appartient » de Marie Ndiaye aux éditions Gallimard

    Chantal Lafon sur La vengeance m'appartient de Marie Ndiaye

    Me Susane, avocate, 42 ans vivant à Bordeaux est loin de l’image des ténors du barreau qui peuple nos écrans.
    Elle a quitté le cabinet pour lequel elle travaillait pour s’installer en indépendante, c’est un peu galère.
    En ce froid hiver qui habille Bordeaux, elle voit Gilles Principaux venir...
    Voir plus

    Me Susane, avocate, 42 ans vivant à Bordeaux est loin de l’image des ténors du barreau qui peuple nos écrans.
    Elle a quitté le cabinet pour lequel elle travaillait pour s’installer en indépendante, c’est un peu galère.
    En ce froid hiver qui habille Bordeaux, elle voit Gilles Principaux venir l’engager pour défendre sa femme qui défraye la chronique bordelaise après l’infanticide de leurs trois enfants.
    Cet homme lui rappelle de façon fugace l’adolescent qu’elle a rencontré lors d’un après-midi où elle a accompagné sa mère qui faisait un remplacement pour du repassage dans une maison bourgeoise de Caudéran.
    Le lecteur ne saura pas si c’est un bon souvenir ou un traumatisme.
    Mais c’est le souvenir qui va fracturer sa relation avec ses parents qui coulent leur retraite à La Réole.
    Cette quadragénaire navigue entre l’enfant qu’elle était, encouragée par ses parents à faire des études et s’élever dans l’échelle sociale, mais elle a peu d’estime d’elle-même car elle sait qu’elle ne correspond pas à la fille qu’ils ont fantasmé. A chaque visite il y a des heurts.
    En même temps, elle est emplie d’humanisme et emploie sans en avoir un réel besoin Sharon qui est une sans papiers et qui rechigne à fournir le nécessaire pour régulariser sa situation.
    Avec l’infanticide qui fait la Une des journaux, Me Susane va entrer dans l’intimité d’un couple. Le mari est persuadé que leur couple était ce qu’ils souhaitaient tous les deux. Mais la femme raconte la monotonie de son existence, elle grossit depuis son mariage comme si c’était inéluctable, de façon à être plus imposante physiquement mais en fait à s’effacer d’elle-même sans retour.
    Sa maternité lui a fait enfiler un rôle social qu’elle ne souhaitait pas, elle n’a pas repris son travail d’enseignante dans un collège de Pauillac, jugé peu reluisant pat son mari. Sa mère et ses sœurs se sont éloignées car en désaccord avec le fait qu’elle devienne totalement dépendante de son époux. Elles la considèrent sous emprise et n’ont plus rien à partager avec elle.
    « J’étais furieuse contre elle, j’ai préféré garder mes distances, tout ça pour ça je me disais, quel gâchis. Et je savais bien que Principaux était responsable de ce changement du tout au tout, je savais que la Marlyne que j’avais éduquée à être libre et qui avait profité avec bonheur de cette liberté jusqu’à ses vingt-six ans, l’âge auquel Principaux l’a prise dans ses filets… »
    Marlyne Pincipaux s’est enfoncée dans une sorte de folie au fur et à mesure que sa haine pour son mari se développait.
    En prison elle atteint à une sorte de bonheur, elle a un endroit rien qu’à elle, du temps pour elle, c’est un paradoxe mais enfermée elle s’épanouit.
    Ce sont trois existences qui coexistent dans ce roman, et qui permettent à chacun de se révéler.
    C’est une histoire glaciale dont l’atmosphère est renforcée par la situation hivernale et la beauté des façades des immeubles du centre-ville.
    Le lecteur se déplace dans le roman, comme dans le brouillard en s’emmitouflant, car il a froid et ne sait pas ce qui est devant lui.
    Cette opacité est le manteau du ou des mystères de ces vies. Ont-elles un lien entre elles ? Et si oui lequel ?
    L’écriture de l’auteur épouse cette sensation en navigant d’une vie à l’autre, en révélant l’intime de chacun et en mettant en évidence que chacun porte sa vérité et que chacun a une image sociale qui n’épouse peut-être pas la personnalité réelle.
    J’ai aimé que cette écriture me laisse dans l’incertitude.
    En fait c’est un livre sur les femmes, leur place, leurs aspirations et leurs réalisations.
    C’est un jeu de rôle pour chacune qui essaie de correspondre à ce que l’on attend d’elle.
    Chacune de ces femmes vivent en obsession et en décalage permanent. Un véritable numéro d’équilibriste retransmis par cette écriture particulière qui nous envoûte et nous déstabilise en même temps.
    Le travail de Marie Ndiaye est toujours intéressant, car elle a cette plume particulière, qui griffe notre monde, ses apparences, et révèle les mystères d’une banalité apparente.
    Et le travail qu’elle fait sur la langue, qu’elle plie à sa fiction, comme le vannier travaille son osier pour lui donner la forme qu’il souhaite.
    C’est un livre qui interroge, une histoire d’infanticide mais assurément celui de l’enfant qu’il faudrait tuer en soi pour vivre dans ce monde et aussi l’histoire du corps des femmes qui doivent correspondre à des stéréotypes qui ont la vie dure.
    ©Chantal Lafon

  • add_box
    Couverture du livre « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye aux éditions Folio

    Bill sur Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye

    Un roman choisi pour pouvoir cocher un item dans plusieurs challenges auxquels je me suis inscrite cette année.

    Un roman qui ne m’avait pas tentée lors de sa sortie, mais que j’ai lu jusqu’au bout, tout en me demandant, souvent, si je n’allais pas laisser tomber !

    J’ai poursuivi ma lecture...
    Voir plus

    Un roman choisi pour pouvoir cocher un item dans plusieurs challenges auxquels je me suis inscrite cette année.

    Un roman qui ne m’avait pas tentée lors de sa sortie, mais que j’ai lu jusqu’au bout, tout en me demandant, souvent, si je n’allais pas laisser tomber !

    J’ai poursuivi ma lecture cherchant dans chacune des trois histoires où était la puissance annoncée de ces femmes, et cherchant, en vain, un lien clair entre ces trois histoires !

    On y trouve une femme qui accourt en Afrique, à la demande de son père, laissant mari et enfants en France, alors que ce père a toujours préféré son fils. Et qu’il demande à sa fille avocate de sortir son frère de prison.

    Dans le second chapitre, la femme n’apparaît qu’en creux dans le long monologue de son mari dont je ne retiendrai que le racisme et une crise d’hémorroïdes !

    Puissante, la femme, rejetée par la famille de son mari défunt, qu’on envoie retrouver sa famille en Europe mais qui finit dans la rue, malade du SISA, après être passée de main en main ou plutôt de sexe en sexe, sans jamais avoir manifesté une quelconque volonté, ou un refus au sort qui l’accablait ?

    Un style ampoulé, de belles phrases, de jolis mots … mais cela ne suffit pas à donner du sens à une histoire, à témoigner, à raconter.

    Bref, une réelle déception !

  • add_box
    Couverture du livre « La vengeance m'appartient » de Marie Ndiaye aux éditions Gallimard

    Marie-Laure VANIER sur La vengeance m'appartient de Marie Ndiaye

    Je suis K.O, au sol, sans vie. Je viens de me prendre deux directs et un uppercut. J'ai bien tenté de cadrer mon adversaire, résister à ses assauts, organiser mes attaques et ma défense. Rien n'y a fait. Je déclare forfait.
    Lui, c'est le dernier roman de Marie Ndiaye « La vengeance...
    Voir plus

    Je suis K.O, au sol, sans vie. Je viens de me prendre deux directs et un uppercut. J'ai bien tenté de cadrer mon adversaire, résister à ses assauts, organiser mes attaques et ma défense. Rien n'y a fait. Je déclare forfait.
    Lui, c'est le dernier roman de Marie Ndiaye « La vengeance m'appartient » : je me suis laissé surprendre, je n'avais jamais lu cette autrice. Est-ce que tous ses romans sont de la même veine ? Est-ce que lire ses précédents écrits m'auraient un peu mise sur la voie ? Je n'en sais rien. Par contre, ce que je sais, c'est que je me suis complètement perdue. Enfin, elle m'a perdue. Je ne veux pas endosser toutes les responsabilités. Des textes entièrement symboliques/métaphoriques/allégoriques hyper allusifs, imagés, tarabiscotés et à lire au vingt-sixième degré, c'est pas pour dire mais je connais. Ce n'est pas forcément ce que je préfère mais bon, s'il faut, je prends, même si j'aime bien qu'on me laisse le choix, une certaine « marge de manoeuvre », une forme de liberté quoi. J'apprécie cette possibilité de me balader comme bon me semble entre différents degrés de lecture. Là, on est immédiatement prié de se diriger vers le « voyons voyons, qu'est-ce qu'elle veut dire par là... » Et j'avoue qu'à plusieurs reprises, ça a coincé, je me suis retrouvée un peu dans le noir, à avancer à tâtons et forcément, je me suis cassé la figure... Tout est question de dosage… Les personnages désincarnés sont froids, hiératiques à force de n'être que des idées. Franchement, ça m'a lassée, j'avais l'impression d'être là mais de ne pas avoir été invitée. Et puis aussi, dans le fond, qu'on se foutait un peu de ma gueule. Pourtant, je n'ai pas lâché l'affaire : vous verriez l'état du bouquin. J'ai coché, souligné, surligné, fait des croix, des traits, des flèches, corné des pages, lu, relu. J'ai tenu bon mais vers la fin, alors là, trop c'est trop…
    Bon allez, deux mots sur « l'histoire » même si ce terme n'a aucun sens ici. Une avocate, Maître Susane, reçoit à son cabinet un homme dont l'épouse vient d'assassiner leurs trois enfants. Il souhaite que l'avocate prenne la défense de sa femme. Or, Maître Susane croit reconnaître un certain Monsieur Gilles Principaux qu'elle aurait déjà rencontré trente-deux ans auparavant alors qu'ils étaient tous deux enfants et que la mère de l'avocate faisait des ménages dans cette famille bourgeoise. Ce jour-là, ils se seraient enfermés tous deux dans une pièce et... on ne sait pas ce qu'ils ont fait. En tout cas, l'avocate, obsédée par la question de savoir si c'est bien cet homme qu'elle a devant elle, va interroger sa mère qui n'a aucun souvenir du nom de la personne chez qui elle travaillait. Voilà l'axe principal du roman même si d'autres éléments viennent se greffer sur ce nœud central.
    Que dire de tout ça ?
    Encore une fois, non familière de l'oeuvre de Marie NDiaye et un brin paumée, je suis allée lire et écouter ce que l'autrice disait de son travail et ce que les uns et les autres avaient pensé de ce roman. Eh bien, ça ne m'a pas franchement aidée : entre Arnaud Viviant au « Masque et la Plume » qui pense qu'il s'agit d'une dénonciation du passé colonialiste de la ville (alors là, franchement, c'est fort!) ou Laure Adler qui dans son émission « L'heure bleue » semble être passée légèrement à côté... (C'est d'ailleurs amusant de voir comment Marie NDiaye de sa douce voix au lent débit corrige avec aménité ses analyses quelque peu erronées.) Bref, les uns commentent la forme (à défaut du fond), d'autres se pâment d'admiration devant le chef-d'oeuvre , mais les vraies analyses, personne ne s'y colle. Et pour cause…
    Je veux bien en tenter une mais franchement, je ne garantis rien. Il me semble ici que l'autrice met en scène trois femmes puissantes qui veulent se libérer de tous les poids qui pèsent sur elles : une mère infanticide (ancienne prof de français en collège - et heureuse de l'être) qui, pour faire plaisir à son gentil mari, a dû démissionner lorsqu'elle s'est mariée (il disait « ton collège de crotte » - entre nous, j'aurais tué le mec, pas les gosses...) Ce dernier lui a gentiment conseillé de rester plutôt à la maison pour confectionner de bons petits plats bien équilibrés et très sains pour leurs enfants si beaux et en pleine santé. La mère a tenu bon. Un certain temps. Et un jour, elle a plongé la tête des trois loupiots sous l'eau du bain, sachant que cet acte la conduirait immanquablement en prison, là où elle souhaitait aller. Enfin, une chambre à soi. Quitter un enfer pour un autre, plus léger, plus supportable. Et d'une. Libre, en prison... c'est dire l'enfer de la maison. « Mais un petit espace comme ça, tout à moi, mais l'enclos bien précis de mon lit, mais le nid que je m'y suis fait, mais jamais je ne l'avais eu de cette qualité. Mais c'est un véritable sweet home... Mais je suis heureuse ici, je ne veux pas être défendue... »
    La seconde qui se libère, c'est l'avocate elle-même. Souvenez-vous de cet épisode dans la chambre : il s'est passé ce qui s'est passé mais dans tous les cas, Maître Susane en a gardé un souvenir éblouissant. Un des plus beaux de sa vie peut-être… Ce garçon, dira-t-elle, est « l'enkystement d'une pure joie. » Or, son père pense qu'elle a été violée et veut donc lui imposer SA vision des choses et par là même « souiller son souvenir ». Elle n'en veut pas et finit plus ou moins par rompre avec les siens, malgré tout l'amour qu'elle leur porte et le besoin qu'elle a d'eux « Pourquoi, mon Dieu, ne puis-je appeler ma mère ? ». C'est le prix à payer pour être libre, libre de ses pensées et de ses fantasmes. « Je dois lutter contre mon propre père pour ne pas transformer mon souvenir, pour ne pas l'ajuster à ce qu'il se représente. »
    Enfin, la troisième, c'est la femme de ménage qu'emploie Maître Susane : une Mauricienne, sans papiers, elle travaille au noir. Et il se trouve que l'avocate, dans sa volonté maladive de faire le bien et d'être aimée, veut absolument récupérer une copie de son acte de mariage pour tenter de régulariser la situation de cette femme. L'autre refuse. Pourquoi ? J'ai pas bien compris mais ELLE NE VEUT PAS et donc ne l'apporte pas. En relisant la fin, on peut peut-être comprendre ce refus mais j'ai vraiment la flemme de m'y replonger…
    Et puis tiens, j'en vois encore une femme toute-puissante que je découvre à l'instant (et de quatre!) : p 93, voici ce que dit l'avocate au sujet de la femme d'un de ses amis : « elle éprouvait une vague amitié pour cette femme qui s'était dégagée de l'amour fou. » Se dégager de l'amour fou, partir non parce qu'on n'aime plus mais parce qu'on aime trop et qu'on sent que ça va nous tuer, nous empêcher de vivre, nous ôter toute liberté…
    Bref, quatre femmes vacillantes et déterminées, titubantes et résolues, chancelantes et obstinées… Quatre femmes qui peuvent chacune dire : « La vengeance m'appartient. » Voilà ce que j'ai compris.
    Encore deux mots : outre cette lecture imposée au trente-sixième degré (la concentration de symboles par page est tellement poussée, notamment vers la fin, qu'on frôle l'opacité complète), s'ajoutent des techniques narratives que je trouve a priori intéressantes mais qui ici viennent encore parfois obscurcir le propos : on retrouve en effet le flux de conscience woolfien concrétisé par l'emploi de l'italique (je fais telle chose mais ma pensée est envahie par tout autre chose.) On a aussi les paroles non rapportées à savoir celles que le personnage ne dit pas : « Car nous souffrons, Principaux, car nous souffrons, ne lui dit pas Me Susane. »
    Encore une fois, pourquoi pas mais tout est une question de dosage.
    Enfin, et c'est peut-être finalement le plus triste, je n'ai pas aimé l'écriture qui selon moi manque de souplesse, de fluidité. Je trouve que c'est lourd, répétitif et que ça accroche. Non, l'écriture n'est pas belle et rend le propos (volontairement je pense) confus. (Ou alors, j'étais très fatiguée cette semaine, ce qui n'est pas à exclure.)
    Bref, trop c'est trop.
    Et c'est bien dommage parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce roman.
    Je me sens prête à aimer ce qu'écrit Marie NDiaye mais encore faut-il qu'elle m'en laisse la possibilité, qu'elle m'invite à entrer dans son œuvre sans me claquer la porte au nez.
    C'est un peu dur de rester dehors, avec le froid qu'il fait en ce moment…

    LIRE AU LIT le blog

  • add_box
    Couverture du livre « La vengeance m'appartient » de Marie Ndiaye aux éditions Gallimard

    Salina sur La vengeance m'appartient de Marie Ndiaye

    Roman étrange .Mais le charme (au sens propre) de ce livre est de se laisser envoûter sans trop se poser de questions malgré parfois des phrases longues , affolées et obsédantes, voire hallucinantes.
    Une avocate lambda reçoit un client qui lui demande de défendre son épouse coupable d'avoir...
    Voir plus

    Roman étrange .Mais le charme (au sens propre) de ce livre est de se laisser envoûter sans trop se poser de questions malgré parfois des phrases longues , affolées et obsédantes, voire hallucinantes.
    Une avocate lambda reçoit un client qui lui demande de défendre son épouse coupable d'avoir tué ses trois enfants...oui ça commence bien!
    Cette avocate se trouble en voyant cet homme; elle est persuadée d'avoir passé un moment dans une chambre avec lui , elle avait 10 ans, lui 15, mais était ce un enchantement ou un cauchemar?
    Elle ne peut se souvenir, elle est étrange, s'entend mal avec ses parents, a été heureuse d'être quittée par un homme qui devient tardivement son ami , il est accompagné de sa petite fille. Elle doute aussi de la sincérité de sa femme de ménage.
    Je n'ai pas réussi à bien visualiser les personnages et n'ai éprouvé aucune sympathie pour eux.
    Tout est troublant dans leur vie et donc dans ce roman; on est troublé aussi , comment sera défendue cette mère infanticide? C'est la raison du titre.
    C'est une belle performance littéraire qui demande une lecture exigeante.

Ils suivent Marie Ndiaye

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com