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Marie-Helene Lafon

Marie-Helene Lafon

Marie-Hélène Lafon est écrivain. Née en 1962 à  Aurillac, elle est agrégée de grammaire et professeur de lettres classiques dans l'enseignement secondaire. Elle a publié plusieurs romans : Sur la photo, en 2003 ; Mo, (2005) ; Organes, (2006) ; La maison Santoire (2007) ; Les derniers Indiens, (20...

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Marie-Hélène Lafon est écrivain. Née en 1962 à  Aurillac, elle est agrégée de grammaire et professeur de lettres classiques dans l'enseignement secondaire. Elle a publié plusieurs romans : Sur la photo, en 2003 ; Mo, (2005) ; Organes, (2006) ; La maison Santoire (2007) ; Les derniers Indiens, (2008) ; L'Annonce, (2009). Elle a reçu le prix Renaudot des lycéens en 2001 pour son premier roman Le soir du chien. Elle reçoit le prix du style en 2012 pour Les pays. Tous ses romans sont publiés chez Buchet-Chastel. Traversées est publié en coédition avec la Fondation Facim, dans le cadre des 13e Rencontres littéraires en pays de Savoie, dont Marie-Hélène Lafon sera l'invitée d'honneur.

Articles en lien avec Marie-Helene Lafon (3)

Avis sur cet auteur (86)

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    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Le Chameau Bleu sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    Explorateurs RENTRÉE LITTÉRAIRE 2020

    Un vrai puzzle avec des chapitres qui relatent les évènements de la vie d’une famille centrée autour d’un personnage mais de façon anachronique. Autant de dates et d’anecdotes comme des indices à suivre pour reconstituer son histoire, ses tréfonds. J’ai eu...
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    Explorateurs RENTRÉE LITTÉRAIRE 2020

    Un vrai puzzle avec des chapitres qui relatent les évènements de la vie d’une famille centrée autour d’un personnage mais de façon anachronique. Autant de dates et d’anecdotes comme des indices à suivre pour reconstituer son histoire, ses tréfonds. J’ai eu un peu de mal à suivre l’histoire au début car ce n’est pas une construction habituelle, mais j’y ai vite pris goût. Chaque chapitre annonçait un nouveau saut dans le temps, dans le passé ou le futur, avec de nouveaux indices pour former un tableau.
    Le roman prend en effet peu à peu la forme d’un album de famille avec en guise de cliché un évènement précis dans leur vie qui permet de mener l’enquête.
    J’ai attendu tout au long de l’ouvrage une rencontre en particulier, tout en la redoutant car l’intrigue aurait pris fin en une seule date.

    L’écriture est très travaillée, parfois trop à mon goût car cela ressemble à une belle dissertation très appliquée. Chaque mot semble être choisi pour une dictée, et l’un d’eux a attiré mon attention par sa répétition. J’ai eu le sentiment que l’auteur affectionnait particulièrement de comparer certains des personnages masculins à de jeunes chiens fous avec l’usage du verbe « s’ébrouer » à de nombreuses reprises. Elle me renvoyait ainsi l’image de chiens sortant de l’eau et éclaboussant tout sur leur passage. Ce qui n’était que temporaire car aucun personnage ne sortait du cadre.
    Une image assez crue en fait et vivace autant que la province brossée était triste et sans relief. On a envie de la fuir mais Paris ressemble à une impasse.
    J’ai été frustrée par la tonalité clinique de la photo qui apparaissait peu à peu malgré l’histoire.
    J’ai aimé la construction du roman mais sa tonalité froide m’a déçue. Un bel exercice réussi mais en tant que lectrice j’ai eu l’impression de lire un rapport d’enquête.

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    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Marie Hélène Fasquel sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    J'ai adoré et lu ce roman d'une traite.
    J'ai particulièrement apprécié le style, l'extrême sensibilité de Marie-Hélène Lafon, la poésie de ce magnifique texte.
    Les thématiques du fils qui ne connaît pas son père, et souffre de cette absence malgré l'amour sans bornes que sa tante et son oncle,...
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    J'ai adoré et lu ce roman d'une traite.
    J'ai particulièrement apprécié le style, l'extrême sensibilité de Marie-Hélène Lafon, la poésie de ce magnifique texte.
    Les thématiques du fils qui ne connaît pas son père, et souffre de cette absence malgré l'amour sans bornes que sa tante et son oncle, qui l'élèvent, mais aussi de celui de ses cousines.
    On ne peut pas renier l'héritage du père, la moitié de nos gènes viennent de lui. Mais pour l'assumer, le trier, le rejeter même le cas échéant, encore faut-il savoir d'où il vient.
    La quête d'André durera, en filigrane, toute sa vie et sera reprise, en quelque sorte, par son fils Antoine, inestimable, comme l'une des significations de ce prénom l'indique.
    Ce roman sur l'amour sous toutes ses formes, sur la notion de liberté, d indépendance, souvent acquises au prix fort, nous pousse à réfléchir à ce qui nous lie aux nôtres et ce qui fait de nous ce que nous sommes.
    Un très bel ouvrage que je recommande sans hésitation aucune.

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    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    dubonheurdelire sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    Grâce à netgalley et aux éditions Buchet-Chastel, je découvre Marie-Hélène Lafon et sa plume à travers son dernier roman Histoire du fils.


    Le fils s’appelle André et pourtant l’histoire s’ouvre sur Armand, un petit garçon de quatre ans, qui va vivre un drame…Mais ce drame est l’élément...
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    Grâce à netgalley et aux éditions Buchet-Chastel, je découvre Marie-Hélène Lafon et sa plume à travers son dernier roman Histoire du fils.


    Le fils s’appelle André et pourtant l’histoire s’ouvre sur Armand, un petit garçon de quatre ans, qui va vivre un drame…Mais ce drame est l’élément fondateur des secrets de famille, de la douleur de perdre et de la difficulté à dire.

    La mère c’est Gabrielle mais la maman c’est Hélène, la tante devenue mère quand Gabrielle est tombée enceinte par accident ne voulant pas élever son fils à Paris alors que le père est inconnu.

    L’histoire c’est celle d’un fils qui aura toute sa vie cherché son père, le retrouvera sans lui dire, vivra avec ce secret comme sa mère avant lui, c’est l’histoire d’une famille avec ses failles, son amour, ses non-dits.

    A travers un siècle de 1908 à 2008, on suit le parcours d’une famille provinciale, de cette petite bourgeoisie qui vit dans des secrets, perpétuant parfois une tradition douloureuse pour les héritiers. J’ai découvert une plume qui se dévore, qui donne envie de tourner les pages, de s’immiscer au sein de cette famille, d’épauler André comme l’a fait avec amour Juliette.

    Et puis revenir à Figeac, dans cette ville où j’ai vécu pendant 6 ans, c’est un joli cadeau que m’offre Marie-Hélène Lafon. J’aime cette région et même si le Lot n’est qu’un décor à l’histoire, j’ai toujours plaisir à le retrouver.

    En résumé : un roman sur les racines, sur la province, sur une famille

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    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Cathfd sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    C'est toujours un bonheur de retrouver l'écriture simple, directe, mais tellement fine et délicate de Marie-Hélène Lafon. Patiemment avec un savoir faire de dentellière, elle construit une œuvre singulière à travers des portraits d'hommes ou de femmes dont la simplicité apparente cache failles...
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    C'est toujours un bonheur de retrouver l'écriture simple, directe, mais tellement fine et délicate de Marie-Hélène Lafon. Patiemment avec un savoir faire de dentellière, elle construit une œuvre singulière à travers des portraits d'hommes ou de femmes dont la simplicité apparente cache failles et douleurs enfouies profondément...

    Sans chronologie, en 12 courts chapitres datés, de 1908 à 2008, l'autrice raconte l'histoire d'André, le fils sans père de Gabrielle, partie vivre une vie libre à Paris. Ce fils qu'elle a confié à sa sœur Hélène et son mari Léon. Il grandit à Figeac, choyé et heureux entre ses cousines mais au fond de lui il y a un gouffre, " le gouffre de Padirac", comme il l'appellera plus tard avec sa femme. L'absence du père. Il lui faudra attendre des années pour en savoir un peu plus ...

    A travers l'histoire d'André, c'est l'histoire de toute une famille qui se dessine avec des mots et des expressions judicieusement choisis, mille petits riens qui installent une atmosphère, une langue riche et belle. C'est un plaisir à lire, presque trop court, je les aurais bien accompagnés un peu plus longtemps moi ces personnages, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur certains d'entre eux. Mais c'est le propre de l'autrice, cette concision, cette économie de mots (pas un mot de trop chez elle !) dire l'essentiel tranquillement avec une puissance évocatoire inégalée... Une parenthèse exquise...