Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Marie-Helene Lafon

Marie-Helene Lafon

Marie-Hélène Lafon est écrivain. Née en 1962 à  Aurillac, elle est agrégée de grammaire et professeur de lettres classiques dans l'enseignement secondaire. Elle a publié plusieurs romans : Sur la photo, en 2003 ; Mo, (2005) ; Organes, (2006) ; La maison Santoire (2007) ; Les derniers Indiens, (20...

Voir plus

Marie-Hélène Lafon est écrivain. Née en 1962 à  Aurillac, elle est agrégée de grammaire et professeur de lettres classiques dans l'enseignement secondaire. Elle a publié plusieurs romans : Sur la photo, en 2003 ; Mo, (2005) ; Organes, (2006) ; La maison Santoire (2007) ; Les derniers Indiens, (2008) ; L'Annonce, (2009). Elle a reçu le prix Renaudot des lycéens en 2001 pour son premier roman Le soir du chien. Elle reçoit le prix du style en 2012 pour Les pays. Tous ses romans sont publiés chez Buchet-Chastel. Traversées est publié en coédition avec la Fondation Facim, dans le cadre des 13e Rencontres littéraires en pays de Savoie, dont Marie-Hélène Lafon sera l'invitée d'honneur.

Articles en lien avec Marie-Helene Lafon (3)

Avis sur cet auteur (86)

  • add_box
    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Chantal Lafon sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    L’auteur préfère le mot tableaux à chapitres pour parler de l’ossature de ses livres et elle a raison.
    Tellement juste ce mot pour Histoire du fils. Le lecteur, ce 25 avril 1908, à hauteur d’enfant de cinq ans, Armand, entre dans une maison qui est la vie. Ce petit garçon a des rituels, il aime...
    Voir plus

    L’auteur préfère le mot tableaux à chapitres pour parler de l’ossature de ses livres et elle a raison.
    Tellement juste ce mot pour Histoire du fils. Le lecteur, ce 25 avril 1908, à hauteur d’enfant de cinq ans, Armand, entre dans une maison qui est la vie. Ce petit garçon a des rituels, il aime particulièrement les odeurs, et attribue une odeur à chaque personne habitant sous ce toit. La scène est douce et bruit de tous les rituels matinaux, ce jour est pourtant spécial c’est le début des deux jours de la grande lessive.
    Il a un jumeau Paul ce qui ne l’enchante pas et un cadet Georges.
    C’est Paul que l’on retrouvera quelques années plus tard, pensionnaire dans un internat de garçons. Très vite le lecteur sait que c’est lui le père inconnu. Mais comment et pourquoi, je vous laisse le découvrir.
    Le fils c’est André, qui a deux mères ; la mère biologique qu’il voit quatre semaines dans l’année, trois en août et une à Noël, il l’appelle « mère » mais maman, ce doux mot, est réservé à Hélène, sa tante, celle qui lui a donné un foyer avec Léon, son mari, et trois cousines-sœurs, cousines-fleurs. Ne vous y trompez pas André est un enfant heureux : « La joie bondit dans ses os, il lâche le portail, le platane, le piano de Gabrielle, le train et la gare. Il a dix ans et c’est l’été pour toujours. »
    Gabrielle, c’est la mère, elle l’a eu à trente-sept ans alors qu’elle s’est installée loin des siens à Paris. C’est l’excentrique de la famille, nous sommes en 1924, être fille-mère pas simple. Finalement elle n’y pense pas, elle gardera l’enfant mais le confiera à sa sœur, car celle-ci a le foyer idéal pour donner une ossature de vie à André.
    Si Gabrielle et Hélène sont différentes, elles sont sœurs viscéralement, Hélène sera toujours bienveillante, toujours présente, elles se serrent les coudes.
    Les dates sont des jalons dans cette histoire du fils, des jalons de l’Histoire aussi.
    « A père inconnu, fils inconnu. Ce père et lui auraient en commun un adjectif de trois syllabes dont la première est un préfixe de sens négatif et les deux suivantes un participe passé. »
    Paul a-t-il su qu’il avait un enfant ? Finalement c’est la question.
    Si Paul est omniprésent c’est en filigrane, car s’il était un meuble, il aurait un double fond.
    « Paul est un jeune chien un sauvage un rusé ; il fait sa cour, il butine, il coule des regards de velours, il s’aiguise, il s’affûte, il a vite appris ; il plante ses crocs, il sera capable de tout, il ne sera pas recommandable. »
    Raconter un siècle d’histoire familiale en 170 pages, une vraie gageure, totalement réussie, car il ne manque rien à cette histoire.
    Une écriture à l’os, où chaque mot a été choisi, travaillé en artisan. Marie-Hélène Lafon dit qu’elle coud, découd, recoud. C’est ce mouvement qui insuffle la vie.
    Même quand la vie est rude, il y a beaucoup de douceur, de bienveillance dans les écrits de l’auteur. Une mise en lumière et en couleurs de vies pas si ordinaires.
    Un art rare de faire des « vies minuscules » des peupliers, arbres majestueux, qui lorsque le vent les traverse, bruissent en un chant unique, ce sont les arbres qui bordent les rivières aussi appelés « trembles ». Cet écrivain nous offre ce mouvement, la vie coule comme l’eau des rivières et vous ne savez jamais ce qui va en surgir.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 19 septembre 2020.

  • add_box
    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Dominique Sudre sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    Voici André, le fils de Gabrielle, élevé par Hélène la sœur de cette dernière et son époux, à la campagne du côté de Figeac, dans cette famille aimante, au milieu de ses cousines. Une vie heureuse, même si c’est aussi une vie de manque, celui cruel d’être né sans père, celui de l’absence de la...
    Voir plus

    Voici André, le fils de Gabrielle, élevé par Hélène la sœur de cette dernière et son époux, à la campagne du côté de Figeac, dans cette famille aimante, au milieu de ses cousines. Une vie heureuse, même si c’est aussi une vie de manque, celui cruel d’être né sans père, celui de l’absence de la mère, de son silence. André se construit sur ce silence pesant, ce gouffre qu’il porte à jamais en lui, en orphelin de père biologique, mais fort de tout l’amour de sa famille de cœur, lui le fils, le frère, qu’ils n’avaient pas eu. La nature, la force des relations, la joie de vivre dans cette province protégée et solidaire feront le reste.

    A Paris, Gabrielle est infirmière. Elle vit de façon légère, heureuse, enfin, ça c’est du moins ce qu’elle montre à tous chaque fois qu’elle vient voir son fils lorsqu’elle passe noël ou les étés en famille, du côté du Lot.

    Lorsque André se marie, une part du mystère s’effondre, mais que faire de cette révélation ? Est-ce le bon moment, et n’est-ce pas plutôt un cadeau empoisonné ? Comme ces paquets au joli ruban dont on craint de découvrir ce qu’ils cachent à l’intérieur. André époux comblé, père heureux, fils à jamais meurtri par l’absence.

    Les chapitres courts alternent différentes époques sans aucune chronologie. Un léger doute prend le lecteur au début. Chanterelle, Figeac ? Qui ? Quand ? Deux lignées se mélangent, le fils ? Le père ? Puis les fils se délient, et peu à peu l’intrigue s’installe, les personnages prennent corps, les vies s’étoffent, les sentiments affleurent, bouleversants, émouvants, complexes.

    Chronique complète à lire sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/09/17/histoire-du-fils-marie-helene-lafon/

  • add_box
    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Olivier BIHL sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    Auteure dont j'ai eu l'occasion déjà de découvrir la plume avec "Sur la Photo" et "Nos vies" dans un style qui lui est propre toute en sensibilité et en concision.

    Je tenais donc à découvrir ce nouvel opus familial et j'y ai trouvé tout ce qui fait la marque de fabrique de cette auteure : une...
    Voir plus

    Auteure dont j'ai eu l'occasion déjà de découvrir la plume avec "Sur la Photo" et "Nos vies" dans un style qui lui est propre toute en sensibilité et en concision.

    Je tenais donc à découvrir ce nouvel opus familial et j'y ai trouvé tout ce qui fait la marque de fabrique de cette auteure : une province française, une histoire de famille entre 1908 et 2008, ses secrets à découvrir, une promenade au coeur des deux guerres mondiales, plusieurs générations et une femme volontaire délibérément contre les clichés traditionnels. Tout un art que de faire revivre quelques -une et quelques -uns de ces personnages marqués par une histoire difficile de base.

    Des chapîtres courts des dates fortes, une succession de petites histoires et interrogations et l'amour de ses personnages. Encor une fois le test est réussi et le lecteur séduit.

    Une pause bien appréciée dans une époque dure. A découvrir.

  • add_box
    Couverture du livre « Histoire du fils » de Marie-Helene Lafon aux éditions Buchet Chastel

    Joëlle Buch sur Histoire du fils de Marie-Helene Lafon

    Ce roman, contrairement aux précédents, a une chronologie assez particulière. Il n’est pas linéaire. On saute d’une époque à une autre, on revient dans le passé. Bref, tous ces allers-retours peuvent être un peu déroutants pour le lecteur. Mais Marie-Hélène Lafon a une bonne raison d’agir ainsi....
    Voir plus

    Ce roman, contrairement aux précédents, a une chronologie assez particulière. Il n’est pas linéaire. On saute d’une époque à une autre, on revient dans le passé. Bref, tous ces allers-retours peuvent être un peu déroutants pour le lecteur. Mais Marie-Hélène Lafon a une bonne raison d’agir ainsi. Elle distille des éléments au fur et à mesure pour nous permettre de comprendre l’histoire de cette famille, son secret. Le roman débute en 1908 à Figeac.
    Marie-Hélène Lafon nous raconte une histoire vraie, arrivée à des amis, celle d’André, le fils de Gabrielle. André ne grandit pas auprès de ses parents. Il est élevé par sa tante, Hélène, et Léon son mari, à la campagne, avec ses trois cousines. Sa mère, Gabrielle, vient le voir à chaque vacance. Elle arrive de Paris par le train avec sa valise, son parfum et ses toilettes. Son père, il ne le connaît pas.
    André est heureux avec sa tante. Il reçoit beaucoup d’amour et d’affection de toute la famille. Mais peu à peu, il ressent le manque de son père. C’est vers l’âge de 40 ans, qu’il va vouloir en savoir plus.
    Tous les romans de Marie-Hélène Lafon se passent à la campagne. Elle a une écriture sobre et précise. Chaque mot est bien choisi, pesé. Je ne me lasse pas de son écriture. Un vrai bonheur de la retrouver à chaque fois. Ses personnages sont attachants.
    J’ai bien sûr adoré ce roman captivant et je vous le recommande. Si vous ne connaissez pas encore les romans de Marie-Hélène Lafon, foncez à la librairie ou à la bibliothèque !