Marcel Aymé

Marcel Aymé
Né à Joigny le 29 mars 1902
Décédé à Paris le 14 octobre 1967
L'oeuvre de Marcel Aymé est de celles qui façonnent l'imaginaire collectif. Remarqué dès son premier roman ('Brûlebois', 1927) , il obtient deux en plus tard le prix Renaudot pour 'La Table aux crevés', et s'assure une importante notorié... Voir plus
Né à Joigny le 29 mars 1902
Décédé à Paris le 14 octobre 1967
L'oeuvre de Marcel Aymé est de celles qui façonnent l'imaginaire collectif. Remarqué dès son premier roman ('Brûlebois', 1927) , il obtient deux en plus tard le prix Renaudot pour 'La Table aux crevés', et s'assure une importante notoriété avec la publication de 'La Jument verte' en 1933. Auteur de comédies ('Clérambard' , 1949, 'La Tête des autres', 1952) , de contes pour enfants ('Les Contes du chat perché') et de nouvelles, l'identité de ses personnages reste dans les esprits. Dès son enfance, marquée par le décès de sa mère, il se passionne pour la lecture, sans doute pour s'extraire de l'atmosphère pesante qui règne eu Collège de Dôle, où il est pensionnaire. Après un baccalauréat de mathématiques, il s'inscrit à la faculté de médecine de Paris, et exerce divers métiers, dont celui de journaliste, avant de devenir écrivain. Personnalité taciturne et solitaire, il décrit la société qui l'entoure avec un réalisme mordant, souvent teinté de fantastique, et n'hésite pas à recourir à l'ironie. Il a également travaillé à l'adaptation de dialogues pour le cinéma, collaborant notamment avec Louis Daquin pour la réalisation du 'Voyageur de la Toussaint', d'après l'oeuvre de Simenon. Marcel Aymé a cotoyé des personnalités comme Céline et Robert Brasillach, et fut souvent accusé de collaboration, notamment pour ses publications dans des journaux engagés comme La Gerbe ou Je suis partout, sans que cela ne puisse être prouvé.

Avis (13)

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    Couverture du livre « Les contes bleus du chat perché » de Marcel Aymé aux éditions Gallimard-jeunesse

    casimircas sur Les contes bleus du chat perché de Marcel Aymé

    Les parents avaient beau crier au loup, quand la bête se présenta à la fenêtre, pendant leur absence, Delphine et Marinette prirent pitié, car dehors, il faisait un froid de loup. Le marlou était attendrissant, avec sa patte blessée et sa démarche chaloupée...Le loup charmait les fillettes, avec...
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    Les parents avaient beau crier au loup, quand la bête se présenta à la fenêtre, pendant leur absence, Delphine et Marinette prirent pitié, car dehors, il faisait un froid de loup. Le marlou était attendrissant, avec sa patte blessée et sa démarche chaloupée...Le loup charmait les fillettes, avec sa promesse d'histoires drôles, sur 3 lapins de la lisière des bois. Elles lui reprochèrent celle avec l'agneau et le chaperon rouge, mais le laissèrent entrer... Il leur raconta des histoires si drôles sur le renard, l' écureuil et la taupe, qu'il dut recommencer encore et encore... Le Loup fit le cheval, et ils jouèrent jusqu'au soir. Le troisième jour, le filou revint et Delphine proposa de jouer au Loup... Vous vous souvenez de la chanson votre prime jeunesse ? " "Promenons nous dans les bois, tant que le Loup n'y est pas. Loup, y es-tu? M'entends tu? Que fais tu? " Le Loup mettait son caleçon, puis son ceinturon et...prit son sabre.... Que pensez vous, qu'il advint? " Le loup change de poil, mais point de naturel", cependant je ne veux pas hurler avec les loups... Nous sommes chez M.Aymé, avec son sens de la parodie et son art du récit ! Lisez ce classique, même si vous avez grandi et retrouvez le cerf et le chien, le mauvais jars, ou encre l'âne et le cheval...

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    Couverture du livre « La jument verte » de Marcel Aymé aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur La jument verte de Marcel Aymé

    Je suis déçue de cette lecture que je n'aurai peut être pas choisi de lire de moi-même.....
    La naissance chez les Haudouin de cette jument vert est le prétexte à une "farce" rurale. Il faut reconnaître à Marcel Aymé une très bonne connaissance du monde rural, de sa façon de vivre (au début du...
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    Je suis déçue de cette lecture que je n'aurai peut être pas choisi de lire de moi-même.....
    La naissance chez les Haudouin de cette jument vert est le prétexte à une "farce" rurale. Il faut reconnaître à Marcel Aymé une très bonne connaissance du monde rural, de sa façon de vivre (au début du 20ème siècle), de son parler et du travail agricole.
    Mais peut être que c'est un peu vieillot même si certaines situations peuvent encore être d'actualité : affrontement entre républicains et cléricaux, la place du curé dans le village, politique avec l'élection du maire, le pouvoir de l'argent, la jalousie, la haine même, les rivalités entre familles. il y a également les interventions de personnages secondaires mais cruciaux (le facteur Dédot).
    Ce qui est très présent également ce sont les scènes triviales, d'incestes, de marivaudages, assez crues parfois et cela donne une image de la vie à la campagne assez bestiale.
    Je l'ai lu entièrement mais sans plaisir, ce n'est pas un humour que j'apprécie et même s'il a eu du succès je trouve qu'il a alors mal vieilli

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    Couverture du livre « La vouivre » de Marcel Aymé aux éditions Gallimard

    Nathalie Sibué sur La vouivre de Marcel Aymé

    " Arsène s' assit auprès d' elle et la contempla sans crainte de laisser voir où allaient ses regards. La pureté, la carnation du visage, le jaillissement des lignes, la grâce, l' aisance économe des mouvements, et tant d' harmonies qui se défaisaient sans cesse dans des harmonies nouvelles,...
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    " Arsène s' assit auprès d' elle et la contempla sans crainte de laisser voir où allaient ses regards. La pureté, la carnation du visage, le jaillissement des lignes, la grâce, l' aisance économe des mouvements, et tant d' harmonies qui se défaisaient sans cesse dans des harmonies nouvelles, tout en elle le surprenait comme au premier jour. Il y voyait réunis, formés et composés, d' insaisissables éléments de rêveries, qui flottaient parfois dans sa conscience et qui n' étaient rien de précis. La Vouivre le regardait en face, épiant sur son visage et dans ses petits yeux gris le témoignage de son émotion ".

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    Couverture du livre « Les contes du chat perché » de Marcel Aymé aux éditions Gallimard

    Siham Wh sur Les contes du chat perché de Marcel Aymé

    Venant d'un milieu où les coups de baffes étaient monnaie courante voire considérer comme un pur moment de partage (quoi de plus poetique que la douceur -douleur- d'une paume de main bien tiède sur un visage doux comme les fesses d'un bébé) l'autorité des parents ne m'avait pas choqué outre...
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    Venant d'un milieu où les coups de baffes étaient monnaie courante voire considérer comme un pur moment de partage (quoi de plus poetique que la douceur -douleur- d'une paume de main bien tiède sur un visage doux comme les fesses d'un bébé) l'autorité des parents ne m'avait pas choqué outre mesure.
    Certes, leur "cruauté" s'étendait à leur traitement des animaux mais là encore cela ne m'a pas paru plus scandaleux que l'histoire du petit chaperon rouge, du fois gras de canard ou du baume à lèvre à l'huile de baleine.

    Ce que je trouve triste dans la littérature enfantine d'aujourd'hui c'est que l'on essais d'aseptiser la réalité, d'embellir le monde, de protéger l'enfant à outrance, de le prendre pour un imbécile. A la fin on se retrouve avec des adolescents vivant sur un nuage d'amourette et de barbe à papa, rêvant de signer un contrat chez "The voice" ou d'un abonnement illimité au Macdo.

    Alors oui, comme dans ce livre, dans la vie il faut: travailler dur, il est bon d'accepter l'autorité, de respecter les règles, et non, la vie n'est pas faite que de moments de loisirs.

    C'est un bon livre. Je le lirai à mes enfants.

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