Marc Villard

Marc Villard
Marc Villard est né en 1947. Après des études à l'Ecole Estienne, il travaille dans l'atelier de l'affichiste Jean Colin. Il collabore ensuite pendant une dizaine d'années à la rubrique « Rock » du Monde de la Musique. C'est au début des années 80 que sort son premier recueil de nouvelles, Nés po... Voir plus
Marc Villard est né en 1947. Après des études à l'Ecole Estienne, il travaille dans l'atelier de l'affichiste Jean Colin. Il collabore ensuite pendant une dizaine d'années à la rubrique « Rock » du Monde de la Musique. C'est au début des années 80 que sort son premier recueil de nouvelles, Nés pour perdre, et qu'il signe le scénario du film Neige de Juliet Berto. Il publie ensuite de nombreux polars et romans noirs à la Série Noire et chez Rivages/ Noir, ainsi que des textes d'autofiction aux éditions L'Atalante. Il est considéré comme l'un des plus brillants représentants du polar français. Il vit à Paris.

Avis (15)

  • Couverture du livre « Elles sont folles de mon corps » de Marc Villard aux éditions L'atalante

    Yves Mabon sur Elles sont folles de mon corps de Marc Villard

    Vingt-huit nouvelles dans cent-soixante-et-onze pages, c'est dire si les histoires de Marc Villard sont courtes. Mais cette brièveté n'est pas synonyme de mauvaise qualité, au contraire. L'auteur excelle dans ce genre et à chaque fois que j'ouvre un de ces recueils, je me régale. Là, encore....
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    Vingt-huit nouvelles dans cent-soixante-et-onze pages, c'est dire si les histoires de Marc Villard sont courtes. Mais cette brièveté n'est pas synonyme de mauvaise qualité, au contraire. L'auteur excelle dans ce genre et à chaque fois que j'ouvre un de ces recueils, je me régale. Là, encore.

    Marc Villard est surtout connu pour ses romans ou nouvelles noirs et dans ce livre dont le titre évidemment ne peut faire référence qu'à moi -même si pudiquement, l'auteur le cache en se l'attribuant à lui-même-, la meilleure preuve étant que les éditions de l'Atalante sont basées chez moi, à Nantes, si ça, ce n'est pas une preuve... je disais plus haut avant de digresser que ce livre ne faisait pas dans le polar ou le noir, mais plutôt dans une certaine légèreté, dans de la nostalgie, un brin de mélancolie et surtout dans l'humour et l'auto-dérision.

    Difficile de dégager une histoire par rapport aux autres tant elles m'ont toutes plu. Les notes de service de la société Parfums Topaze, l'employeur de Marc Villard héros sont à se tordre de rire. Pas aisé non plus de choisir un extrait à citer ici, peut-être ce dernier qui m'a tiré un rire, formidablement bien tourné et drôle, mais il n'est qu'un parmi un très grand nombre :

    "Et je repérai mon gosse, son petit foulard rouge d'Eyraguais autour du cou, qui trottinait avec des comparses de quinze ans autour de la bête à cornes. Christine et moi nous dévisageâmes : ça ne pouvait pas être notre enfant. Aussi loin que remontent nos souvenirs, nous devons avouer ici faire partie des trouillards d'une veulerie insoupçonnée. Et nous nous retrouvions parents d'un aventurier de dix ans, en route pour braver les toros camarguais." (p.18)

    Envie d'un excellent moment de détente ? Ne cherchez pas plus loin, en plus la couverture est signée Loustal.

  • Couverture du livre « Si tu vois ma mère » de Marc Villard aux éditions Cohen Et Cohen

    Yves Mabon sur Si tu vois ma mère de Marc Villard

    Difficile d'épingler une nouvelle parmi le lot, elles sont toutes excellentes. Les grands noms du jazz sont présents, Chet Baker, Billie Holiday en ces derniers moments, Theolonius Monk, Art Pepper, Miles Davis, Gerry Mulligan, ... Pas dur, à chaque nouvelle, un nouveau nom et si, comme moi,...
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    Difficile d'épingler une nouvelle parmi le lot, elles sont toutes excellentes. Les grands noms du jazz sont présents, Chet Baker, Billie Holiday en ces derniers moments, Theolonius Monk, Art Pepper, Miles Davis, Gerry Mulligan, ... Pas dur, à chaque nouvelle, un nouveau nom et si, comme moi, vous n'êtes pas calés en jazz mais que vous aimez bien quand même, eh bien vous vous brancherez sur un site de musique pour tout écouter. J'ai des lacunes en jazz, il me faudrait trouver un prof ou quelqu'un qui me fasse une liste avec les noms des artistes incontournables et ceux à découvrir ; je me suis aperçu que si je connaissais les noms des musiciens, je ne connaissais pas toujours leurs œuvres. J'ai une attirance particulière pour Theolonius Monk, mais aussi pour les chanteuses qui font passer tant d'émotions dans leurs voix.

    Mais bon, revenons au livre. Marc Villard est cette fois-ci plutôt sur les musiciens et leurs travers : drogues, larcins divers, sexe, et fins de vie tragiques pour certains. Tous n'ont pas eu la chance de vivre richement de leur art, surtout lorsqu'il fallait payer la drogue ou les filles. Et puis, le jazz n'est pas la musique la plus vendeuse dans l'Amérique des années 60 à 90. De fait, Marc Villard qui écrit beaucoup sur les petites gens, se retrouve ici avec des pointures qui n'ont pas des vies ordinaires certes, mais qui ne sont pas des jet-setteurs, des profiteurs. Des gens qui se retrouvent vite en galère, en manque d'argent voire poursuivis par des créanciers et/ou la police.

    Dans ce recueil, les héros croisent aussi brièvement Jean-Michel Basquiat ou Charles Bukowski, et ce qui est formidable, c'est que je suis passé d'une nouvelle à l'autre avec autant d'envie que si je lisais un roman noir. J'entendais la musique, je la sentais et le mieux, c'est de faire comme j'ai fait de l'écouter en même temps, pour profiter doublement.

    Si vous me lisez régulièrement, vous aurez remarqué qu'une fois de plus je parle de Marc Villard, l'écrivain qui doit avoir le plus d'entrées sur le blog. Preuve s'il en est qu'il est incontournable.

  • Couverture du livre « Hound dog a fait un rêve » de Marc Villard aux éditions Invenit

    Yves Mabon sur Hound dog a fait un rêve de Marc Villard

    États-Unis, pendant la fameuse conquête de l'ouest, Hound dog est un jeune Indien Ojibwa qui participe à une attaque contre un convoi de blancs. Il refuse d'achever une jeune fille rousse prénommée Maggie et la ramène dans le camp. Après le rite de passage à l'âge adulte, devenu, Eagle Man, il...
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    États-Unis, pendant la fameuse conquête de l'ouest, Hound dog est un jeune Indien Ojibwa qui participe à une attaque contre un convoi de blancs. Il refuse d'achever une jeune fille rousse prénommée Maggie et la ramène dans le camp. Après le rite de passage à l'âge adulte, devenu, Eagle Man, il épouse Maggie devenue Red Hair Woman qui lui offrira un sac de guerrier garnis de perles qu'elle aura elle-même confectionné. Un sac identique se retrouve en 2001 dans les mains d'une avocate pour assurer la défense de John Moon, d'origine indienne, accusé à tort de meurtre.

    Ce sac offert par Red Hair Woman est la base du roman de Marc Villard, car les éditions Invenit et le musée des confluences de Lyon s'associent en demandant à des auteurs d'écrire un texte en rapport avec une œuvre exposée. Marc Villard a choisi ce sac Ojibwa datant de la fin du 19ème siècle ; six autres livres ont déjà été publiés dans cette collection, Récits d'objets.

    Comme toujours Marc Villard excelle dans le court roman : il écrit une histoire complète avec des personnages bien décrits et profonds sans avoir besoin d'en faire 500 pages, mais si un jour, il écrit un pavé je le prendrais volontiers, histoire de voir ce qu'il peut ajouter. Il va au plus direct, et l'on est tout de suite dans cette tribu Ojibwa avec ses rites, ses traditions que l'on devine plus qu'on ne les lit (toujours faire confiance au lecteur).

    Puis on fait un grand saut jusqu'en 2001 et John Moon accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Là encore, on comprend assez vite la situation et les personnages, ce qui les amène à agir pas toujours lucidement.

    Je ne connaissais pas les éditions Invenit qui ont fait de ce petit livre un bel objet, le sac est représenté sur le rabat de la première et toutes les informations sur icelui, sur l'auteur, sur la collection Récits d'objets sont dans les pages suivantes ou sur le rabat de quatrième de couverture. Par contre, j'ai eu l'occasion cet été de visiter le musée des confluences, grâce à mon ami lyonnais Éric (qui débredine à l'occasion, voyez son blog). Nous -Madame Yv et moi-même- avons passé un après-midi entier dans ce bâtiment moderne et beau, placé tout pile à la confluence -vous voyez le lien avec le nom...?- de la Saône et du Rhône, les deux fleuve et rivière qui passent à Lyon. Très bel endroit, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, et belles collections.

    Mais revenons à ce court roman écrit par un auteur que j'aime beaucoup à partir d'une belle idée et co-édité par un musée que j'ai apprécié, comment aurais-je pu l'éviter ? Et en plus, il est excellent...

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