Marc Citti

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Avis (2)

  • Couverture du livre « Sergent papa » de Marc Citti aux éditions Calmann-levy

    Elizabeth Neef-Pianon sur Sergent papa de Marc Citti

    Mathieu est un acteur un peu has-been, plutôt pessimiste, pas très bien dans sa peau.
    Son fils Antoine est un musicien très prometteur qui vient de créer un groupe rock.
    Antre eux deux, le courant passe difficilement, ils se connaissent peu, ont du mal à se retrouver. Leur seul moyen de...
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    Mathieu est un acteur un peu has-been, plutôt pessimiste, pas très bien dans sa peau.
    Son fils Antoine est un musicien très prometteur qui vient de créer un groupe rock.
    Antre eux deux, le courant passe difficilement, ils se connaissent peu, ont du mal à se retrouver. Leur seul moyen de communication est la musique.
    Voilà un roman très contemporain et surtout très musical.
    Les amateurs de rock y trouveront leur compte. Je ne suis malheureusement pas assez connaisseuse pour avoir pu apprécier toutes les références citées qui rythment les pages..
    Mais j’ai beaucoup apprécié cette histoire de difficultés relationnelles, de passion musicale, de mal-être d’un acteur en perte de vitesse.
    Marc Citti, ce nom ne me disait rien, mais en cherchant sur internet, j’ai trouvé le visage d’un acteur familier, ayant joué dans de nombreux films, téléfilms, pièces de théâtre.
    Et bien, en plus d’être un bon acteur, c’est aussi un bon écrivain, au style affirmé.
    Beaucoup de sensibilité et de sincérité dans les personnages.
    Ce fut une lecture bien agréable.

  • Couverture du livre « Sergent papa » de Marc Citti aux éditions Calmann-levy

    Henri-Charles Dahlem sur Sergent papa de Marc Citti

    Si ce premier roman est centré sur les rapports père-fils, il est aussi un hommage au rock et à la musique qui, au-delà de toutes les vicissitudes aura rassemblé Mathieu et Antoine Scarifi. Les courts chapitres de «Sergent papa» ont pour titre celui de chansons des Beatles, de Joe Cocker ou...
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    Si ce premier roman est centré sur les rapports père-fils, il est aussi un hommage au rock et à la musique qui, au-delà de toutes les vicissitudes aura rassemblé Mathieu et Antoine Scarifi. Les courts chapitres de «Sergent papa» ont pour titre celui de chansons des Beatles, de Joe Cocker ou encore de David Bowie. S’ils ont imprégné la mémoire du fils, c’est parce que le père, à chaque fois qu’il s’en allait, laisser trainer les vinyles qui ont fait l’éducation musicale de son rejeton et constitué la base de sa carrière de rockeur. Et puis, même si leurs relations se sont beaucoup espacées, ils se livraient à un petit jeu, s'exprimant par SMS en utilisant les titres des morceaux de leurs idoles communes. « Cela pouvait donner par exemple ceci, lorsqu’Antoine se trouvait à un endroit où il s’ennuyait ferme :
    Antoine : Help ! Should I stay or should I go ?
    Papa : Hell ain’t a bad place to be...
    Antoine : Wish you were here….
    Papa : I’ll be back!
    Antoine : Time waits for no one… »
    Et comme le temps n’attend personne, le roman s’ouvre alors qu’Antoine est sur scène avec son groupe «Les Extradés». Il fait la fierté de son père, admiratif de celui que les médias décrivent comme le «nouveau prodige de la scène rock indé, fascinant par son projet musical postmodeme et ambitieux.» Un père qui aimerait bien renouer des liens distendus au fil du temps et qui culpabilise de n’avoir pas été davantage présent, lui qui «avait quitté la maison lorsqu’il était encore enfant, mettant un terme à la brève passion qui l’avait fait épouser Florence quelques années plus tôt.»
    Voilà Antoine est en pleine ascencion et Mathieu en plein doute. Il n’est plus vraiment un comédien demandé et adulé et ne doit qu’à ses relations, à la belle Marie Bellecour qui ne l’a pas oublié, de pouvoir remonter sur les planches. Un projet contrarié par une attaque cardiaque qui aurait pu l’emporter si Irina, sa femme de ménage, n’avait eu un réflexe salvateur. « Vous êtes passé à ça, monsieur Scarifi, lui avait déclaré le professeur, il va falloir changer votre manière de vivre. Ce qui fut fait: Mathieu s'efforça de se conformer aux injonctions des médecins et, dès sa sortie de l'hôpital tenta d'adopter une existence monacale. Le plus douloureux, on s’en doute, fut de se priver de son paquet de Camel journalier. »
    Du coup, c’est une sorte d’urgence qui pousse le père vers le fils, mais aussi à l’inverse le fils vers le père. Une invitation à une série de concerts à Casablanca servira de catalyseur pour l’un comme pour l’autre.
    Avec beaucoup de finesse, Marc Citti va suivre le cheminement de l’un et de l’autre, leurs relations réciproques et leurs désirs, mais aussi leurs addictions. La drogue et l’homosexualité, l’alcool et l’impuissance pour l’autre. Au fil des pages, on va voir la distance entre les deux hommes s’atténuer jusqu’à cette magnifique lettre. Mais n’en disons pas davantage, sinon que l’expérience de l’auteur et notamment son travail aux côtés de Patrice Chéreau vient ici fort à propos donner de l’épaisseur et de la crédibilité aux protagonistes. Et comme j’ai commencé avec la musique, je terminerais sur le même registre en imaginant Antoine changer le mot maman par papa en interprétant cette chanson de Julien Clerc
    Avec mon cœur de rockeur
    J'ai jamais su dire je t'aime
    Oui mais maman (papa) j' t'aimais quand même
    Comme personne ne t'as jamais aimé
    http://urlz.fr/7EDT

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