Magali Collet

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « La cave aux poupées » de Magali Collet aux éditions Taurnada

    L'atelier de Litote sur La cave aux poupées de Magali Collet

    Faites la connaissance de Manon et de son père, « Le Père » comme elle l’appelle. Bienvenue dans cette famille dysfonctionnelle. Un duo père - fille pas comme les autres. Manon est devenue bien malgré elle complice des perversions de son père. Depuis qu’elle a perdu sa mère, elle a pris sa...
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    Faites la connaissance de Manon et de son père, « Le Père » comme elle l’appelle. Bienvenue dans cette famille dysfonctionnelle. Un duo père - fille pas comme les autres. Manon est devenue bien malgré elle complice des perversions de son père. Depuis qu’elle a perdu sa mère, elle a pris sa place. Elle s’occupe de la maison, du linge, des repas, elle s’occupe surtout de la jeune fille prisonnière dans la cave de la maison. Toujours sur le qui vive à attendre que tombent les coups, elle tente de faire de son mieux pour survivre. Un récit comme celui –ci, je n’en avais pas encore lu sauf peut-être celui de Karine Gebel dans « Toutes blessent, la dernière tue ». Cela m’a aussi fait penser à l’affaire Marc Dutroux. Manon est la narratrice principale du récit, elle nous parle de sa petite enfance, de ses peines, de ses joies mais surtout on va suivre son parcours et ce qui fait qu’elle reste soumise à l’autorité de son père. Une intrigue difficile à lire tant l’auteure nous plonge dans la perversion humaine. Une écriture sous la forme d’un témoignage, presque un journal intime, celui de Manon la fille du Père. Le bourreau tout puissant et Manon qui joue le rôle de Kapo. On comprend petit à petit pourquoi elle lui obéit. Un petit livre de 200 pages qui se dévore mais il m’a laissé un goût amer. Je me suis fait l’effet d’une voyeuse et j’ai aussi trouvé qu’on jouait sur le pathos de la situation pour écrire un huis-clos insoutenable. On a la sensation d’être pris au piège de la même façon que les prisonnières mais aussi que Manon, qui dans une autre sphère est elle aussi prisonnière. J’ai ressentie de l’empathie pour Manon mais aussi j’avais parfois envie de la secouer pour qu’elle trouve en elle la force que cela s’arrête. J’ai eu aussi le sentiment de finir là où tout pourrait commencer mais peut-être y aura-t-il une suite. Une visite guidée au pays de la noirceur, de la violence, de l’inceste, de la pédophilie, de la peur, dois-je continuer ? Vous sentez-vous prêt à affronter les actes d’un psychopathe et de sa fille ? Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/03/31/38070193.html

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    Couverture du livre « La cave aux poupées » de Magali Collet aux éditions Taurnada

    Sophie Songe sur La cave aux poupées de Magali Collet

    Depuis la disparition de sa mère, Manon 22 ans vit sous le joug de son père violent, déviant, qui l'oblige à vivre ses cauchemars. Prisonnière de cette situation et surtout d'elle-même, elle devient à son tour, la plus convaincue des geôlières...

    C'est un roman infiniment sombre, choquant,...
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    Depuis la disparition de sa mère, Manon 22 ans vit sous le joug de son père violent, déviant, qui l'oblige à vivre ses cauchemars. Prisonnière de cette situation et surtout d'elle-même, elle devient à son tour, la plus convaincue des geôlières...

    C'est un roman infiniment sombre, choquant, lugubre dans lequel nous allons rentrer. Et je vous assure, rien ne peut nous préparer à cela. Nous nous enfonçons dans les ténèbres d'un huis clos éprouvant, indéfendable.

    Comment ne pas haïr ce Père tout-puissant capable de cruauté pure, de violence brute, des pires abjections ? Difficile de comprendre l'enrôlement de sa fille, sa soumission à être ce qu'il veut, un "vulgaire" objet.

    L'écriture est précise, très détaillée et elle ne nous épargne rien des sévices, de la peur, de la douleur. Nous ne faisons que descendre en abîme dans ce récit qui à chaque strate découverte, nous escamote un peu plus. On y dit l'horreur, les cris, le silence, des sentiments confus, la résignation aussi. Au milieu de tout cela, se dessinent les souvenirs réconfortants, des liens surprenants, inespérés. On a mal pour ces filles qui repoussent les limites de leur souffrance. Ce qu'elles endurent est un calvaire que l'on ne peut même pas imaginer. Leur salut n'a souvent plus d'espoir, de résistance. Il y a un moment, il vaut mieux se laisser couler... Mais est-ce à dire que l'on doit pour autant renoncer ?

    Un thriller psychologique où l'innocence se heurte au mal ultime dans une circonvolution complexe, laide et irradiante. Vous ne pourrez pas vous en échapper !

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    Couverture du livre « La cave aux poupées » de Magali Collet aux éditions Taurnada

    Le Carnet de Stitch sur La cave aux poupées de Magali Collet

    Manon est loin d'être une fille comme les autres. Une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télévision. Une fille normale ne compte pas les jours avant de se prendre une raclée monumentale et n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de...
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    Manon est loin d'être une fille comme les autres. Une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télévision. Une fille normale ne compte pas les jours avant de se prendre une raclée monumentale et n'aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

    Ce roman va vous donner des frissons. Dans ce roman, on suit Manon qui est coupable de nombreuses séquestrations avec son père. Depuis son enfance, Manon vit avec son père violent, dont on retrouve des séquelles tant physiquement que psychologiquement. Manon rêve d'une autre vie : une vie comme dans les films à la télévision.
    De plus, Manon ne sait ni lire ni écrire. Elle n'a jamais été à l'école et n'a donc aucune instruction. On ressent en permanence ce point car l'auteur se place du point de vue de Manon : langage faible, pas de mots compliqués, beaucoup de familiarité... Bref, un langage d'enfant pour une jeune femme qui a dans la vingtaine.
    On sent une force oppressante et suffocante : celle du père. Un personnage particulier qui est la méchanceté incarnée. Il impose de nombreuses règles au niveau des séquestrations. Mais ces règles vont être transgressées et vont changer le cours de l'histoire en apportant un peu d'humanité.

    L'écriture fluide et très simple de l'autrice rend la lecture de ce roman addictive. Une fois la lecture commencée, il est difficile de lâcher le roman des mains. Le suspens est très bien gardé jusqu'aux dernières pages. Un thriller noir à consommer sans modération ! Ce que j'aurai aimé ? Avoir un petit chapitre en plus pour savoir ce qu'il va arriver à Manon après l'arrestation.

    Je remercie la maison d'édition Taurnada, et plus particulièrement Joël, pour l'envoi de ce service de presse.

    Ce roman est un coup de cœur, que je vous recommande vivement de découvrir !

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    Couverture du livre « La cave aux poupées » de Magali Collet aux éditions Taurnada

    Root sur La cave aux poupées de Magali Collet

    Dans cette maison, en rase campagne, il y a Manon et « le Père ». La mère, elle n’est plus là.

    À la cave, il y a aussi les filles. Celles que le Père kidnappe et que Manon, 21 ans, nourrit, lave et prépare pour que le vieux puisse se livrer à d’odieux sévices. Elle a la stricte interdiction...
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    Dans cette maison, en rase campagne, il y a Manon et « le Père ». La mère, elle n’est plus là.

    À la cave, il y a aussi les filles. Celles que le Père kidnappe et que Manon, 21 ans, nourrit, lave et prépare pour que le vieux puisse se livrer à d’odieux sévices. Elle a la stricte interdiction de parler aux prisonnières : le Père sait bien qu’avec des mots, elle pourrait se laisser amadouer, et il l’a à l’œil. Quand il se lasse ou que ses « poupées » sont indisposées, c’est Manon qui s’y colle. Depuis ses 9 ans. Elle n’a ni instruction ni éducation et son seul contact avec la réalité passe par le petit écran qu’elle regarde avidement entre deux lessives et la cuisine. Mais elle sait bien qu’il est mauvais, le vieux, alcoolique et sadique. Il lui en a fait voir plus qu’on ne pourrait en supporter en dix vies entières. Les notions de bien et de mal, elle les connaît, mais elle les accommode un peu à sa sauce pour s’éviter une énième correction. Combien de temps Manon tiendra-t-elle, confinée dans cette bâtisse sordide où pleuvent les coups, les injures et les humiliations ?

    Un mot : BRAVO. Bravo, Magali, pour ce premier roman (what ?!). Vous m’avez capturée, à l’instar de vos poupées, dès les deux premières pages, pour me recracher, un peu sonnée, sur un final que je n’avais pas prévu. C’est un des points forts de ce bouquin : les hypothèses se dessinent sans qu’aucune d’elles soit jamais confirmée. Je suis restée à votre merci au fil des chapitres – le découpage est parfait – et je dois avouer que j’ai aimé ça. L’autre point fort que je tiens vraiment à saluer, c’est le travail de style. Il n’est pas facile de donner ce côté simplet à un personnage sans lasser le lecteur. Certains s’y sont essayés et se sont plantés, à coups de libertés excessives prises avec la syntaxe, mais vous avez trouvé le juste milieu, et ça fonctionne.

    Manon est un personnage complexe, complice malgré elle des atrocités commises par son père, et vous êtes parvenue à lui insuffler extrêmement d’humanité derrière le masque de monstre qu’on pourrait percevoir par moments. Parce qu’elle est aussi et surtout victime. Mais vous n’en avez pas surjoué pour faire pleurer dans les chaumières, vous lui avez offert une psychologie ciselée, des passages d’introspection qui appellent à la révolte. On imagine facilement ce drame à la une des journaux tant vous êtes restée crédible de bout en bout. Il faut un certain courage pour décrire l’horreur sans filtre, et l’accueil que vous ont réservé vos lecteurs parle de lui-même.

    J’ai déjà hâte de vous relire.

Bibliographie de Magali Collet (1)

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