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Madame De La Fayette

Madame De La Fayette
Madame de La Fayette (1634-1678) est un monument de la littérature française auquel on doit non seulement le premier roman d'analyse psychologique, mais aussi une véritable révolution : pour la première fois, la vie d'une femme, qui plus est écrite par l'une d'elles, la Princesse de Clèves, est l... Voir plus
Madame de La Fayette (1634-1678) est un monument de la littérature française auquel on doit non seulement le premier roman d'analyse psychologique, mais aussi une véritable révolution : pour la première fois, la vie d'une femme, qui plus est écrite par l'une d'elles, la Princesse de Clèves, est le coeur même de la fiction. Dans la France aristocratique du XVIIe siècle qui la réduit au silence, elle ose faire entendre ses tourments et sa voix intérieure. Elle dut fait paraître anonymement "La Princesse de Clèves" en 1678, comme en 1662 "La Princesse de Montpensier". Le roman ne cessera d'inspirer les siècles suivants et, grâce à sa modernité, engendrera de multiples adaptations.

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De La Fayette aux éditions Le Livre De Poche

    benif sur La princesse de Clèves de Madame De La Fayette

    Pourquoi faire lire à des élèves de Première "La Princesse de Clèves" ? Parce que c'est le premier roman d'analyse français, qui s'intéresse à la psychologie féminine et ébauche le monologue intérieur ? Parce qu'on est introduit à la cour de Henri II, et qu'on rencontre les célébrités de...
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    Pourquoi faire lire à des élèves de Première "La Princesse de Clèves" ? Parce que c'est le premier roman d'analyse français, qui s'intéresse à la psychologie féminine et ébauche le monologue intérieur ? Parce qu'on est introduit à la cour de Henri II, et qu'on rencontre les célébrités de l'époque ? Parce que c'est un livre féministe avant l'heure, dans lequel Mme de La Fayette défend son héroïne, prisonnière d'une société patriarcale ? La Princesse est aussi une jeune femme droite, fidèle à la formation morale qu'elle a reçue d'une mère admirable, et convaincue du devoir qu'ont les personnages de son rang de montrer l'exemple. "Vertu pour guide" : rien n'est plus éloigné de notre époque que la devise de sa famille. Et pourtant, cette figure exemplaire ne nous laisse pas indifférents : si c'est une "belle personne", ce n'est pas à cause de sa seule beauté physique, mais aussi parce que son âme est pure.

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De La Fayette aux éditions Le Livre De Poche

    Amelielit sur La princesse de Clèves de Madame De La Fayette

    Début un peu long. On est admiratif de la constance de l'héroïne qu'on peu, à bien des égards, trouver un peu gnangnan. Cependant, c est très bien écrit et on comprend que cette œuvre figure dans les incontournables de notre patrimoine.

    Début un peu long. On est admiratif de la constance de l'héroïne qu'on peu, à bien des égards, trouver un peu gnangnan. Cependant, c est très bien écrit et on comprend que cette œuvre figure dans les incontournables de notre patrimoine.

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    Couverture du livre « La princesse de Clèves » de Madame De La Fayette aux éditions Le Livre De Poche

    Les Ô grimoiriens sur La princesse de Clèves de Madame De La Fayette

    J’avais envie de lire un classique de la littérature française, mais sans forcément qu’il s’agisse d’une lecture compliquée – je suis quand même un peu en vacances, là !

    Ma mémoire m’a rappelé ce livre, qui m’avait donné des frissons, et j’ai eu envie de le relire pour voir s’il pouvait...
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    J’avais envie de lire un classique de la littérature française, mais sans forcément qu’il s’agisse d’une lecture compliquée – je suis quand même un peu en vacances, là !

    Ma mémoire m’a rappelé ce livre, qui m’avait donné des frissons, et j’ai eu envie de le relire pour voir s’il pouvait toujours provoquer en moi les mêmes réactions.

    Eh bien, le relire des années après permet de le considérer sous un nouvel angle… Certains le trouveront peut-être ringard ou poussiéreux, mais il est d’abord extrêmement bien écrit, dans une langue d’une grande élégance. Je ne me lasse pas, en tournant les pages, de voir comment les femmes de l’époque sublimaient le langage, comment elles recherchaient la beauté, la grâce dans leurs écrits. Mais j’en vois certains venir, qui pourraient être tentés de ne pas le lire parce qu’ils le croiraient trop travaillé : non, non, non, il se lit très bien, et il est suffisamment court pour que vous n’ayez pas d’excuse valable !

    Mais ce roman est également d’une actualité brûlante ! Considéré comme l’un des premiers – si ce n’est le premier – romans psychologiques modernes, il pose toute la problématique de nombreux couples : que sont l’amour, la passion, comment vit-on avec ses sentiments et ses attirances ?

    Fraîchement mariée, elle ne connait pas la passion avec son mari – alors que, même si le parallèle peut sembler osé, elle cherche, au fond, la même chose que les héroïnes de toutes les new romance actuelles ! Même si elle est dévorée par ses sentiments et son attirance pour monsieur de Nemours, sa droiture et son honnêteté lui imposent d’y résister. Bien qu’il ait été écrit au XVIIe siècle, alors que les moeurs et les coutumes étaient a priori très différents d’aujourd’hui, ce questionnement traverse les temps. Le traitement est certes très différent de celui de Cinquante nuances de Grey… mais les aspirations, au fond, sont comparables !

    Ce qui me touche le plus dans cette histoire, c’est sans nul doute le terrible aveu qu’elle fait à son mari : on ressent à quel point il lui est difficile de lui annoncer la vérité, non pas par honte, mais parce qu’elle ne veut pas le faire souffrir. Pourtant, l’annonce est d’une grande violence, pour monsieur de Clèves, qui voit son amour rejeté, et qui en conçoit très vite une grande jalousie.

    La princesse de Clèves, une new romance très actuelle ? Et pourquoi non ? Une femme, un homme, du désir, des secrets, une impossible histoire… Allez, pas besoin de se creuser longtemps les méninges pour trouver un roman récent qui emploie cette même trame ! Tout cela pour dire que les classiques, cela peut être aussi bien – voire mieux – que les nouveautés ! Alors, et si vous vous laissiez tenter !

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    Couverture du livre « Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles » de Madame De La Fayette aux éditions Folio

    CELINE HUET-AMCHIN sur Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles de Madame De La Fayette

    Se replonger dans les Classiques grâce au Reading Classics Challenge 2018 fait du bien, beaucoup de bien !

    Tout d’abord côté écriture : retrouver les belles Lettres de naguère bien qu’un tant soit peu surannées est un vrai bonheur. Vraiment ! Je regrette que notre si belle langue se fracasse...
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    Se replonger dans les Classiques grâce au Reading Classics Challenge 2018 fait du bien, beaucoup de bien !

    Tout d’abord côté écriture : retrouver les belles Lettres de naguère bien qu’un tant soit peu surannées est un vrai bonheur. Vraiment ! Je regrette que notre si belle langue se fracasse un peu trop sur l’autel de la rue et des dérives contemporaines. Il ne faut pas jamais l’oublier, il faut absolument la faire perdurer.
    Ensuite côté Histoire : se frotter de nouveau à celle de France est une bonne piqure de rappel. On oublie malheureusement vite les faits que l’on ne côtoie plus assez. Même si Madame de Lafayette prend quelques libertés non négligeables.

    Nouvelle qui date de 1662, on y croise outre la Princesse le Duc de Guise, le Comte de Chabannes, le Duc d’Anjou et j’en passe…
    Elle relate le destin tragique de Mademoiselle de Mézières sur fonds de passions, de devoirs, de rivalités politiques…

    Mon billet complet sur https://arthemiss.com/la-princesse-de-montpensier-de-madame-de-lafayette/

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