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Lucy Fricke

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    Couverture du livre « Les occasions manquées » de Lucy Fricke aux éditions Le Quartanier

    Marie-Laure VANIER sur Les occasions manquées de Lucy Fricke

    Une belle histoire de pères et de filles…
    Kurt, qui souffre d'un cancer en phase terminale, veut qu'on le conduise en Suisse dans une clinique où on aide les gens à mourir. Martha, sa fille, n'y tient pas : 1) il ne s'est pas particulièrement occupé d'elle pendant sa vie, elle ne voit pas...
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    Une belle histoire de pères et de filles…
    Kurt, qui souffre d'un cancer en phase terminale, veut qu'on le conduise en Suisse dans une clinique où on aide les gens à mourir. Martha, sa fille, n'y tient pas : 1) il ne s'est pas particulièrement occupé d'elle pendant sa vie, elle ne voit pas pourquoi elle se taperait le sale boulot au moment de sa mort, 2) elle conduit très mal, mais vraiment très mal, 3) elle a ses problèmes à elle et ça lui suffit. Elle a alors l'idée géniale de demander à sa meilleure amie Betty de prendre le volant. Celle-ci accepte mais elle poursuivra ensuite son périple vers l'Italie où elle veut retrouver la tombe de son beau-père qui a disparu du jour au lendemain sans donner de nouvelles...
    Et c'est parti pour un road-trip plein d'imprévus… Tandis que Kurt tousse à s'en faire exploser les poumons et urine dans le vieux tacot qu'il a imposé aux filles (oui, sa voiture, c'est sa vie!), Martha, en mal d'enfant et sortant à peine d'une très lourde dépression, fume, pleure, jette un coup d'oeil sur son père, repleure, refume, vomit, s'interroge sur l'existence et dort. Quant à Betty, elle pense à son passé, tente de faire le point, fume, boit, discute avec Martha, s'inquiète des ronflements tonitruants du père et conduit la voiture du mieux qu'elle peut...
    Bref, ils vont tous très mal : les filles se demandent ce qu'elles ont fait des quatre décennies qu'elles viennent de traverser tandis qu'à l'arrière du tacot, le père se meurt ...
    Je vous le dis tout de suite, la balade, vous la faites avec les filles, vous y êtes, vous partagez leur côté désabusé, leur terrible désenchantement, leur profonde mélancolie et leur désespoir sans fond. Elles ont perdu leurs illusions, ne croient plus en rien et ne cherchent en aucun cas à faire semblant. Et on les aime, ces filles, parce qu'elles sont vivantes, sensibles, fragiles et tellement lucides dans leurs analyses de ce qu'elles sont et de l'époque qu'elles traversent (la nôtre!)
    Pas difficile de s'identifier à elles !!!
    Oui, c'est triste (et très très drôle aussi, plein d'humour piquant et bien cynique!), oui c'est plein de nostalgie, oui, on a le seum de se dire que finalement, on est un peu comme elles… et il y a tant d'humanité, d'amour, d'émotions là-dedans qu'on a juste envie de les serrer très fort dans nos bras...
    Un beau texte et des personnages très attachants. Un coup de coeur !

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    Couverture du livre « Les occasions manquées » de Lucy Fricke aux éditions Le Quartanier

    Evlyne Léraut sur Les occasions manquées de Lucy Fricke

    Un hymne à la vie !
    S’il est un livre à retenir dans le sombre des doutes, des questionnements, le voici. Magistral, un cerf-volant en plein ciel. Ne craignez pas son envol, « Les occasions manquées » auront œuvré. L’histoire est sève. L’Ère des petits riens dévoile ses capacités, son...
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    Un hymne à la vie !
    S’il est un livre à retenir dans le sombre des doutes, des questionnements, le voici. Magistral, un cerf-volant en plein ciel. Ne craignez pas son envol, « Les occasions manquées » auront œuvré. L’histoire est sève. L’Ère des petits riens dévoile ses capacités, son hédonisme est une chapelle à l’instar d’Amélie Poulain. Le crucial d’une trame qui éveille et incite au chemin de traverse. « Les occasions manquées » est un futur classique. Betty et Martha, deux amies siamoises, lianes et constance (la plus belle des qualités humaines) depuis vingt ans sont liées à l’adversité et à la connivence. Le père de Martha est malade, très. Il veut aller en Suisse dans une clinique pour en finir avec la vie tumultes, ressacs et souffrances. Attention ! ici pas de pathos. Nous sommes dans une dimension où l’écriture est de rires et de surprises. La gravité est loyale, sous-bois, appliquée et attend l’heure pour suspendre les légèretés.
    « Rideaux tirés, vaisselle lavée, quatre cartons fermés et une armoire vide. L’appartement était prêt pour notre départ. Il n’avait jamais été très causant. Nous étions les filles de ces pères qui ne trouvaient le temps de nous parler qu’à l’heure de la retraite. »
    De Hanovre jusqu’en Suisse, le voyage est de collines et de confidences, de regrets. La beauté étincelle sur les routes émancipatrices. « Les occasions manquées » et tout recommencer. Betty, la fidèle vit elle aussi le manque du père. Il a quitté le foyer lorsqu’elle était à peine adolescente. Un père flouté par son éphémère présence. Arrivé dans l’antre familial lorsqu’elle était encore enfant. Le relationnel déformé par un trop plein d’amour pour cet homme et les fantasmes d’une fillette. Le voyage est picaresque, de bosses et de vagues. L’humour est un cahier du jour, des bulles de champagne. Rien ne va se passer comme prévu. On est dans le manichéen qui dresse la table des saveurs du monde.
    « Si ladite liberté se révélait être une errance sans but et qu’on se transformait soi-même en fausse-route ?
    Bousculer les aléas des vies, les manques et se dire qu’à l’extrême ligne d’horizon les renaissances seront allouées. Les épreuves enfin salvatrices. D’aucuns brusquent les quêtes. « Les occasions manquées » est l’électrochoc de l’urgence. Le point d’appui des existences frustrées par les non-dits, les faux-semblants, les erreurs d’aiguillage et les pas de côté.
    « Allez, on y va. C’était la phrase qu’on prononçait au moment de gâcher sa vie. »
    La contemporanéité qui se révèle être la dernière carte en main, l’as de cœur. « Les occasions manquées » est la partition des renaissances. Le chant des pères à marée basse où tout œuvre enfin. Lucy Fricke est digne d’un génie évident. Bouleversant, initiatique, le macrocosme générationnel, les amours fraternels, la concorde du périple nourricier. De Berlin aux Cyclades : « Je vous ai pêché des coquillages ». Traduit de l’allemand avec brio par isabelle Liber. Publié par les majeures Éditions Le Quartanier éditeur.

Bibliographie de Lucy Fricke (1)

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