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Lucas Varela

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    Couverture du livre « L'héritage du colonel » de Carlo Trillo et Lucas Varela aux éditions Delcourt

    Mumu Dans le Bocage sur L'héritage du colonel de Carlo Trillo - Lucas Varela

    On suit ce petit bonhomme sinistre, dans son travail inintéressant, qui n’a qu’une idée en tête : retrouver Luisita, une poupée aux grands yeux qui trônent dans la vitrine d’un antiquaire. Il passe tout son temps à l’admirer, à économiser aux dépends même de sa vieille mère afin de pouvoir...
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    On suit ce petit bonhomme sinistre, dans son travail inintéressant, qui n’a qu’une idée en tête : retrouver Luisita, une poupée aux grands yeux qui trônent dans la vitrine d’un antiquaire. Il passe tout son temps à l’admirer, à économiser aux dépends même de sa vieille mère afin de pouvoir l’acquérir.

    Nous sommes en Argentine dans les années qui ont suivi la dictature militaire dans ce pays. Le père du héros était un sinistre colonel, tortionnaire, qui n’hésitait pas à ramener ses victimes chez lui pour continuer les « interrogatoires » à sa façon. Inutile de vous dire que ce que le fils a vu et vécu l’a fortement perturbé et qu’il en garde des séquelles à vie.

    Je ne vous révélerai rien de l’histoire, de qui est cette poupée mais je vous confirme on met les yeux dans un album qui ne laisse pas indifférent. On a tous entendu parler des atrocités qui ont été perpétré dans ce pays, des disparitions, des assassinats, de la terreur qui y régnait mais y replonger ainsi n’est pas facile.

    Je ne vous cache pas que j’ai eu un peu de mal sur certaines pages, pas par le traitement (illustrations et textes sont parfaits) mais finalement c’est le sujet qui m’a plus perturbée. Difficile pour moi d’apprécier totalement car on plonge dans l’horreur d’une dictature avec ce que tout cela comporte : tortures physiques et morales, violence, avilissement de l’être humain.

    Certains personnages ont des visages de mort-vivant, monstrueux, glauques, représentatifs de leurs rôles, la poupée devient très présente et gênante comme le rappel au passé d’Elvio. Même les couleurs rendent parfaitement le climat lourd, pesant sombre.

    Une lecture que je ne vais pas oublier, qui ne laisse pas indifférent, impossible, mais utile pour ne pas oublier les années noires de ce pays, qui ont traumatisé pour longtemps la population comme elles ont rendu fou Elvio.

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