Luca Di Fulvio

Luca Di Fulvio

Luca di Fulvio est né en 1957 à Rome où il vit et travaille. Après des études théâtrales, il devient comédien avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Un premier roman, L’Empailleur a été traduit en français (Gallimard, Série Noire, en 2003) et porté à l’écran. L’Echelle de Dionysos devrai...

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Luca di Fulvio est né en 1957 à Rome où il vit et travaille. Après des études théâtrales, il devient comédien avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Un premier roman, L’Empailleur a été traduit en français (Gallimard, Série Noire, en 2003) et porté à l’écran. L’Echelle de Dionysos devrait être porté au cinéma par Gabriele Salvatores.

 

Photo Luca di FULVIO, portrait trouvé sur le site de la librairie L'Esprit Livre

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Avis (55)

  • Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    Mumu Dans le Bocage sur Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

    'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère...
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    'est le pavé dont beaucoup ont parlé, dont je n'entendais que des éloges et dans ce cas je suis un peu méfiante, j'attends un petit peu pour voir si cela retombe un peu mais non rien que du bon et maintenant je comprends l'engouement.

    Commencez par prendre une jeune femme, Cetta, la mère courage qui accepte tout pourvu que son fils, Natale/Christmas, puisse se faire une place sous le soleil américain : elle ira jusqu'à payer son voyage en viols de la part du capitaine du bateau, devenir putain pour assurer un logement, de la nourriture, un minimum.

    Christmas n'est pas un "dur" comme on le croît : c'est ce qui le rend si sympathique : il est affectueux, droit et non violent. Lui, sa force c'est le parler, son imagination, il se sort des pires situations grâce à sa faculté d'observation, de déduction et de narration.

    L'auteur a confronté cet ange des rues au diable incarné dans le personnage de Bill. Lui n'a aucune limite dans l'horreur. Mais sans lui Ruth Isaacson et Christmas ne se seraient peut-être jamais connus.....

    Je ne veux rien dévoiler de l'intrigue car une fois entré dans les 944 pages, vous êtes embarqués dans un monde qui va des bas-fonds de Manhattan jusqu'à Hollywood mais ne croyez pas que la ville des stars vaut mieux que les rues des quartiers malfamés. 

     On découvre l'envers du décor de chaque lieu : la prostitution, les guerres de gangs, les rivalités, les soumissions, l'alcool, la drogue, les acteurs, le travail des scénaristes etc....

    Ces mêmes vedettes qui battaient follement des ailes parce qu'elles savaient qu'elles ne dureraient pas, parce qu'elles savaient que ceci n'était pas la vie mais simplement un songe bien éphémère.  Ou un cauchemar. (p739)

    C'est une fresque du rêve américain, une magnifique fresque qui ferait un film car pendant ma lecture, à plusieurs moments, je me suis imaginé les rues, les parfums, les visages, les actions, le suspens parfois, imaginant la suite logique, puis non bifurquant sur une autre piste.

    C'est parfaitement construit : on démarre en suivant parallèlement la jeunesse de Cetta et les raisons qui ont forgé son caractère, sa détermination, et la jeunesse de Christmas, ce petit italien effronté, qui ne montre pas sa peur mais parvient à exploiter la moindre faille, même dans les moments les plus critiques.

    Les personnages sont forts et attachants en particulier : Cetta, Sal son amoureux, son souteneur pudique au grand cœur mais aux mains sales, Saul, le grand-père de Ruth, d'autres dès qu'ils apparaissent font régner un climat de peur et d'angoisse. Le tout est subtilement bien dosé, jamais de longueurs ni d'ennui. Il y a également la solidarité des petites gens, les combines, les arrangements.

    C'est une œuvre romanesque, aux multiples rebondissements, un "page-turner" efficace, des références qui m'ont particulièrement plu comme celle à Martin Eden de Jack London, qui est un de mes livres cultes et certainement pour l'auteur une référence littéraire car le personnage féminin principal porte le même prénom Ruth que dans le roman de Jack London. Il donne à Christmas la même envie de sortir de sa condition mais pas par les mêmes moyens quoique..... Cela lui réussira-t-il plus qu'à Martin Eden ?

    On parle de ségrégation raciale, immigration, juifs, noirs, italiens, des conditions de vie dans ces quartiers où règne la pauvreté, les petits et gros trafics mais avec des codes hiérarchiques : chefs , hommes de main etc.....

    L'auteur oscille et pioche dans tous les genres : amour, crime, vengeance, ascension sociale tout en peignant un portrait de l'Amérique des années folles : prohibition, début de l'industrie cinématographique, feuilleton radiophonique (j'ai pensé à la Guerre des Mondes de Orson Welles qui avait paniqué une partie de la population en 1938......) afin de ne jamais relâcher notre attention. Tout s'enchaîne parfaitement, tout est crédible, attachant.

    Souvent les pavés peuvent être réduits de 100 à 200 et pourquoi pas 300 pages car trop de bla-blas, de descriptions pour faire des pages mais là non, tout se justifie. Attention quand on l'ouvre, on commence on ne lâche pas.

    C'est très bien construit, dosé dans les événements, on prend du plaisir car l'écriture est agréable, fluide, efficace. On ne se perd jamais dans le récit, on s'attache aux différents personnages, on frissonne par moments, il y a des émotions, des sentiments, on apprend également.....Tout ce que l'on souhaite trouver dans ce type de littérature. Rien de trop, rien de trop peu ..... le juste équilibre.

  • Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    SoniaB sur Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

    Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire...
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    Ce livre m'a emportée dès les premières pages et je ne l'ai plus lâché jusqu'à la dernière! C'est une histoire dense, qui vous emmène des bas-fonds new-yorkais aux studios de cinéma de la côté ouest dans les années 20. L'ambiance est bien décrite, les personnages attachants et l'histoire haletante. Je mettrais juste un petit bémol pour certains passages de la seconde partie que j'ai trouvé moins pertinente. Mais cela reste un très bon livre dont on imagine très bien l'adaptation au cinéma!

  • Couverture du livre « Le soleil des rebelles » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    Anthony Descaillot sur Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio

    Vous dire que j’avais aimé ma première expérience aux côtés de Luca Di Fulvio serait bien en dessous de la vérité. J’avais été littéralement conquis par « Les enfants de Venise » et son épopée romanesque dans le XVIème siècle. L’ambiance, les personnages, le scénario, tout était au rendez-vous...
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    Vous dire que j’avais aimé ma première expérience aux côtés de Luca Di Fulvio serait bien en dessous de la vérité. J’avais été littéralement conquis par « Les enfants de Venise » et son épopée romanesque dans le XVIème siècle. L’ambiance, les personnages, le scénario, tout était au rendez-vous pour que je passe un grand moment de lecture. Par conséquent, je me faisais une joie de replonger dans sa nouvelle création.

    « Le soleil des rebelles » se situe quelques années avant, au temps des guerres hussites dans le royaume de Bohème. Comme à son habitude, l’auteur s’intéresse à un gamin dont le destin va être bouleversé. Suite à un drame, il change de classe sociale, donc de camp. Dès lors, tout son monde est chamboulé. Il va devoir se remettre en cause et ouvrir les yeux sur la condition des plus démunis. Il va devenir un des leurs et ainsi subir les règles imposées par les puissants dont il faisait partie.

    On suit Mikaël, au fil des années, dans sa quête d’identité. Les évènements heureux et malheureux se succèdent et le lecteur passe par tous les états émotionnels aux côtés du jeune garçon. Grâce à un grand sens de la narration, les personnages qui l’entourent deviennent tous aussi attachants que lui et on s’inquiète de leurs sorts comme si on vivait avec eux. L’auteur met de nouveau en exergue le pouvoir des hommes et la place des femmes. Il laisse aussi une grande place aux thèmes qui lui sont chers : l’amour, la vengeance, les croyances, la transmission et bien sûr l’injustice de la vie.

    Luca Di fulvio confirme son statut de conteur hors pair. Une fois la tête dans ce roman, j’ai été absorbé par ce parcours initiatique moyenâgeux. Lors de ma rencontre avec lui au cours d’un salon, je l’avais comparé à Ken Follett. Il avait particulièrement apprécié le compliment qui se justifie une nouvelle fois, tant il sait, comme lui, mélanger une petite histoire et la grande Histoire. Le seul petit reproche que je pourrais faire sur « Le soleil des rebelles, c’est qu’il est très manichéen donc un peu prévisible. Mais ne tenez pas compte de cette remarque, un peu tatillonne et jetez-vous à corps perdu dans ces pages, qui vous feront vivre une aventure épique.


    https://leslivresdek79.wordpress.com/2018/07/20/396-luca-di-fulvio-le-soleil-des-rebelles/

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