Luca Di Fulvio

Luca Di Fulvio

Luca di Fulvio est né en 1957 à Rome où il vit et travaille. Après des études théâtrales, il devient comédien avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Un premier roman, L’Empailleur a été traduit en français (Gallimard, Série Noire, en 2003) et porté à l’écran. L’Echelle de Dionysos devrai...

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Luca di Fulvio est né en 1957 à Rome où il vit et travaille. Après des études théâtrales, il devient comédien avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Un premier roman, L’Empailleur a été traduit en français (Gallimard, Série Noire, en 2003) et porté à l’écran. L’Echelle de Dionysos devrait être porté au cinéma par Gabriele Salvatores.

 

Photo Luca di FULVIO, portrait trouvé sur le site de la librairie L'Esprit Livre

Articles (2)

Avis (79)

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    Couverture du livre « Les prisonniers de la liberté » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    Anita Millot sur Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

    Rosetta, 16 ans, doit fuir Alcamo en Sicile. Sa grande beauté éveille bien trop la concupiscence du Baron et des hommes de son village.
    Raechel, 13 ans, doit elle aussi quitter Sorochyintsi, Poltava (Russie) car elle est juive et persécutée, aussi bien par les russes que par sa belle-mère,...
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    Rosetta, 16 ans, doit fuir Alcamo en Sicile. Sa grande beauté éveille bien trop la concupiscence du Baron et des hommes de son village.
    Raechel, 13 ans, doit elle aussi quitter Sorochyintsi, Poltava (Russie) car elle est juive et persécutée, aussi bien par les russes que par sa belle-mère, jalouse de son intelligence.
    Enfin, Rocco 20 ans, doit également s'éloigner au plus vite de Boccadifalco, Palerme (Sicile) et la Cosa Nostra pour qui il ne veut plus travailler.
    Sans se connaitre, ils vont embarquer pour Buenos Aires. Sur le bateau, Rosetta et Rocco vont se rencontrer puis se perdre de vue.
    Raechel, rebaptisée Raquel, est vendue par Amos, à peine arrivée à destination. Il l'a conduite en Argentine avec d'autres jeunes filles juives, pour y vendre leurs charmes dans des maisons closes. Trop laide pour les clients, elle sera bonne à tout faire au Chorizo.
    Rosetta, de son côté est recueillie par un couple de braves cordonniers.
    Quant à Rocco, venu demander la protection de Tony Zappacosta, il devra aider la mafia avant de devenir mécanicien comme il le souhaitait.
    Raechel/Raquel, s'est rasée la tête et transformée en un jeune adolescent (Angel), afin d'être moins vulnérable et obtenir un poste d'apprenti libraire, refusé aux femmes.
    Chacun va devoir affronter son lot de misère, y faire face avec courage, avant de se rencontrer ou de se retrouver.
    Une fois de plus, Luca Di Fulvio met en scène de nombreux personnages haut en couleur, plus ou moins méchants, plus ou moins attachants … L'histoire est rythmée, on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, l'écriture fluide et agréable.
    Quatrième lecture de cet auteur exubérant, et c'est à nouveau - pour ma part - une aventure littéraire plutôt réjouissante ! Que du plaisir donc !

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    Couverture du livre « Les prisonniers de la liberté » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    Lex_Libris_ sur Les prisonniers de la liberté de Luca Di Fulvio

    Trois enfants, Raechel, Rosetta et Rocco, trois vies mouvementées, troublantes, malheureuses et miséreuses. Trois destins qui rêvent de liberté et de monde meilleur. Un jour, tel un volcan en éruption, leurs vies se voient basculer dans l'horreur ; quoi de mieux que de changer de continent pour...
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    Trois enfants, Raechel, Rosetta et Rocco, trois vies mouvementées, troublantes, malheureuses et miséreuses. Trois destins qui rêvent de liberté et de monde meilleur. Un jour, tel un volcan en éruption, leurs vies se voient basculer dans l'horreur ; quoi de mieux que de changer de continent pour tout recommencer a zéro. Direction Buenos Aires, ce nouveau monde. Hélas les vieux fantômes hantent, et le passé est vite rattrapé.

    Vous n'en saurez pas plus sur les destins des trois nouveaux personnages de l'auteur, cela serait trahir les prisonniers de la liberté de Luca di Fulvio.

    Luca di Fulvio est un magicien des mots, un génie de l'écriture, un conteur hors pair à l'imagination hors du commun. La plume de Luca est immédiatement reconnaissable : des images dures, des vies cabossées, des rêves pleins la tête, des parcours semés d’embûches, de la violence au quotidien, des personnages identifiables et extrêmement attachants, des femmes et des hommes meurtries par la douleur et la tristesse, et bien évidemment de l’espoir et de l’amour. Une histoire pleine d’injustice mais surtout d’espoir, qui dénonce le rôle de la femme dans un monde beaucoup trop masculin.

    Encore un roman de l'auteur qu'on ne peut rentrer dans une seule catégorie : à la fois roman d'aventure, roman d'apprentissage, roman d'amour, roman d'histoire, thriller et polar et roman humoristique (malgré des passages extrêmement difficile voir complètement insoutenable : merci monsieur le Baron !) : un roman qui transporte et qui fait vibrer d’émotion.

    Comme a chaque sortie d'un roman de Luca di Fulvio, la lecture reste inoubliable, complètement captivé dès les premières pages, Luca vous arrache de votre quotidien pour vous transporter cette fois ci en Pologne, en Italie mais surtout à Buenos Aires, dans ce nouveau monde qui n'en a que le nom, pour suivre et courir après la vie, la vraie, la belle et l’unique des prisonniers de la liberté !

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    Couverture du livre « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    Laulau Bob sur Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

    La Gang des rêves est un roman historique qui mêle fiction et réalité, initialement publié aux éditions Slatikine et Cie :). 

    Petit topo sur l’histoire : Cetta est une jeune mère d’à peine 15 ans qui décide de fuir son Italie natale et les cauchemars qu’elle renferme. Bien décidée à vivre le...
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    La Gang des rêves est un roman historique qui mêle fiction et réalité, initialement publié aux éditions Slatikine et Cie :). 

    Petit topo sur l’histoire : Cetta est une jeune mère d’à peine 15 ans qui décide de fuir son Italie natale et les cauchemars qu’elle renferme. Bien décidée à vivre le rêve Américain, elle tente le tout pour le tout et embarque avec son fils Christmas sur un navire, destination Long Island. Arrivée à New York, Cetta va apprendre à survivre au sein d’une population pauvre et d’une société en plein mouvement. C’est dans cette atmosphère délétère que son fils va grandir, entre guerre des gangs, rêve, amour et espoir.

    Le Gang des rêves est un roman qui se lit d’une traite. L’auteur nous présente l’Amérique des années 20, en plein cœur de la prohibition et de la révolution industrielle. A cette époque, les nouvelles technologies automobiles se frôlent un chemin parmi les dernière calèches et les immigrés arrivent en masse dans ce qu’ils pensent être le pays de la liberté et de tous les possibles. Au cours de cette période de « gloire », les populations se fragmentent en deux clans : les riches et les pauvres. Alors que ces derniers vivent dans des quartiers où la violence est légion, où la prostitution est l’un des moyens les plus efficaces pour espérer gagner quelques pécules pour nourrir ses enfants quand on  ne sait pas encore aligner trois mots d’américains, les riches se complaisent dans les apparences, faisant fi des sentiments et de la réalité, le plus important étant la réussite, peu importe son coût.

    Cetta incarne cette génération d’immigrés qui croient en ses rêves, croient en un monde meilleur et surtout en l’Amérique. Christmas, qui grandit pourtant dans un quartier violent qui mêle tueurs à gage et règlements de compte, continue de rêver, de croire en l’amour et reste lui-même, sûr de lui et de son destin. Charismatique et n’ayant rien à perdre il va réussir à mater les agneaux les plus doux et les loups les plus sauvages, un usant de son bagou et de sa témérité. C’est un personnage intéressant dans la mesure où il passe par plusieurs phases et qui grandit dans une société américaine qui lui proposent différentes portes de sorties, le laissant maître de ses choix. Les protagonistes qui l’entourent incarnent tous une facette de cette nouvelle Amérique, que ce soit la violence, l’espoir, la réussite, la survie ou encore la temporalité. Chacun d’eux possède le destin qu’il mérite.

    L’écriture de Luca Di Fulvio est très accessible, elle mélange une fluidité et une profondeur qui rendent la lecture très agréable. Les chapitres ne traînent pas sur des pages et des pages ce qui permet aux lecteurs de faire le point sur ce qu’il vient de lire. Le langage de la rue est fidèle et adapté aux personnages et l’auteur ne manque pas de présenter les différentes formes d’art (comme la photographie, le cinéma ou encore la radio) qui explosent au cours des années folles.

    Au-delà des histoires de famille et d’amour, l’auteur décrit une société en mal de sensation, une société américaine qui veut toujours aller plus vite, plus loin, plus fort, qui se veut sans limite. Que l’on soit pauvre ou riche chacun en prend pour son grade. La société de consommation n’est pas en reste, le tout Hollywood qui ne rêve que de gloire se retrouve frustré et ne parvient à la catharsis qu’en étant acteur de situations qui frisent la légalité, ne comprenant pas que derrière les paillettes, derrière un jeu d’acteur, se cache le plus terrible des assassins. Cette Amérique que se veut puritaine et glorifie son jeu de prohibition développe en réalité la pègre et la colère, le racisme et la violence envers les femmes. 

    En conclusion, Le Gang des rêves est un roman qui reste agréable à lire, présentant un pan historique certes survolé mais qui donne aux personnages des caractères puissants et des destins atypiques. L’immigration est eu cœur du roman et le destin de milliers d’hommes et de femmes est décrit au travers d’une histoire qui mêle fiction et réalité. J'ai donc apprécié ce roman sans pour autant l'adorer. Les personnages sont assez stéréotypés, images d'une Amérique en plein essor, mais le récit en lui-même, bien que fluide et plutôt bien maîtrisé, est un peu redondant et parfois éloigné de la réalité. En somme, Le Gang des rêves nous entraîne autant qu'il nous laisse dubitatif ;)

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    Couverture du livre « Les enfants de Venise » de Luca Di Fulvio aux éditions Slatkine Et Cie

    mavic_lit sur Les enfants de Venise de Luca Di Fulvio

    Il y a des histoires où l’on aimerait que jamais ça ne se termine.

    Il y a des histoires qui nous marque et vous suive blotti dans le coin de votre tête et de votre cœur (mon côté sentimental qui ressort ça...)

    Il y a des histoires qu’on voudrait garder pour soi et ne pas avoir partagé ce...
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    Il y a des histoires où l’on aimerait que jamais ça ne se termine.

    Il y a des histoires qui nous marque et vous suive blotti dans le coin de votre tête et de votre cœur (mon côté sentimental qui ressort ça...)

    Il y a des histoires qu’on voudrait garder pour soi et ne pas avoir partagé ce que l’on a ressenti juste quelques jours.

    Il y a des histoires qui vous font battre le palpitant et un jour vous devenez prêt, enfin, à raconter tout ce qui vous a plu.

    Et aujourd’hui je vous parle de Les enfants de Venise de Luca Di Fulvio aux éditions Pocket.
    Ca peut paraître bête mais j’ai eu beaucoup de difficultés à me lancer dans cette chronique. Alors que c’est le troisième que je lis, le troisième où je rédige mon avis et même mon 3ème dans l’ordre de préférence des parutions de Luca Di Fulvio.

    Mais justement, parce que c’est le dernier qui me reste à rédiger avant son prochain roman, j’avais envie de le garder encore un peu pour moi, jalousement, égoïstement.

    Ai-je réellement besoin de répéter ce que je crie haut et fort dans Le gang des rêves et Le soleil des rebelles ?

    Le fait que l’auteur ait un vrai talent de conteur.

    Que l’on s’immerge dans ses mots, dans son histoire, de son amour pour la liberté avec un grand « L » et sous toutes ses formes. Les ingrédients ont beau être sensiblement les mêmes, il arrive toujours à nous étonner et surtout à nous embarquer. Deux destins fait pour se réunir, des personnages hauts en couleurs, riche en émotions et une époque lointaine où je ne suis pas sûre de vouloir spécialement vivre.

    Se battre pour survivre, se battre pour vivre tout simplement. Se battre pour acquérir sa propre liberté.

    Sa liberté d’agir, de penser mais aussi la liberté de pardonner. Voilà ce que vous allez pouvoir trouver dans Les enfants de Venise.

    Ca pourrait sembler un peu mièvre, et ça l’est par moment (ou du moins ça ressort le côté fleur bleue en chacun de nous haha) mais c’est surtout intense au niveau émotion, ça touche pour plein de raisons différentes et je suis ressortie de cette lecture vidée… mais heureuse.

    Les personnages sont des leçons de vie à eux tout seuls.

    Gentils, méchants, pauvres ou riches, honnêtes ou voleurs… qu’importe! Ici, personne n’entre dans une catégorie distincte, chacun agit guidé par ses sentiments, ses émotions et surtout pour ce qu’il croit juste. Guidé par un objectif qui va leur faire vivre des aventures ordinaires comme extraordinaires mais surtout humaines.

    Et nous on les suit dans cette vie, dans cette quête, dans ces rêves que chacun souhaite réaliser. Enorme coup de cœur pour Mercurio, personnage principal, évidemment qui m’a le plus touché par sa façon d’être et ses valeurs lui qui a débuté sa vie dans un orphelinat mais surtout dans la rue. Et autant dire qu’au 16ème siècle, à Venise ce n’est pas la même chose qu’aujourd’hui.

    Et au contraire de Mercurio, Giuditta, qui est le deuxième protagoniste, a fini par m’agacer sur certains points et à devenir elle-même agaçante (on ne peut pas avoir que du positif tout le temps haha). Mais comme tous, les relations sont essentielles pour permettre aux personnages présents dans le livre d’avancer.

    Et ce n’est pas tant leur relation que j’ai apprécié, et d’ailleurs ce n’est pas ce qui m’a touché dans les autres romans non plus, mais vraiment le chemin que chaque personnage accompli pour parvenir à son objectif final.

    Alors mon ressenti est sensiblement le même que les autres prouvant juste l’étendue du talent de Luca Di Fulvio à vous sortir une histoire qui vous prend aux tripes, qui ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page et encore maintenant.

    Preuve en est que lire des pavés de plus 900 pages en à peine 4 jours… ce n’est pas tous les jours que ça arrive. C’est dire à quel point on est pris dans cette ronde folle, de ces bouts de vie qu’on prend ici et là pour finir par en poser une histoire extraordinaire dans un monde sombre et pauvre.

    Et pourtant à aucun moment on a la sensation qu’ils sont vraiment malheureux. Il y en a, évidemment, et pourtant quand j’ai lu ce livre, j’ai eu la sensation que ces gens profitaient de ce qu’ils avaient et que même en étant pauvres ils avaient le principal : la liberté. On y revient toujours hein !

    En bref,

    Une parenthèse entre deux thrillers qui fait du bien. Et pourtant c’est un livre qui prend à la gorge à certains moments, qui vous fait passer du rire aux larmes parce que c’est fort même si j’ai eu moins d’empathie avec Giuditta. Un talent de conteur qui pourrait vous faire passer l’annuaire pour un chef d’œuvre (léger euphémisme). Une histoire qui prône la liberté, l’amour, l’amitié et le bonheur à travers ses personnages et leurs actions. C’est beau, c’est touchant et j’aurais aimé garder un peu toutes ces émotions pour moi… encore quelques jours…

    Mais maintenant, à votre tour de le découvrir!

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