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Louise Erdrich

Louise Erdrich
Considérée comme l'un des grands écrivains américains contemporains, Louise Erdrich est l'auteur d'une œuvre majeure, forte et singulière, avec des romans comme Dans le silence du vent, La chorale des maîtres bouchers, Ce qui a dévoré nos cœurs ou La malédiction des colombes. Récompensée par de n... Voir plus
Considérée comme l'un des grands écrivains américains contemporains, Louise Erdrich est l'auteur d'une œuvre majeure, forte et singulière, avec des romans comme Dans le silence du vent, La chorale des maîtres bouchers, Ce qui a dévoré nos cœurs ou La malédiction des colombes. Récompensée par de nombreux prix littéraires, elle a été distinguée en 2012 par le prestigieux National Book Award et, en 2015, par le Library of Congress Award. Tous ses livres sont publiés aux Éditions Albin Michel.

Articles en lien avec Louise Erdrich (1)

Avis sur cet auteur (47)

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    Couverture du livre « L'enfant de la prochaine aurore » de Louise Erdrich aux éditions Albin Michel

    Anne-Cécile (Cousines de lectures) sur L'enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich

    Ca avait pourtant tellement bien commencé ! J'ai aimé, dès les premières pages, me trouvée plongée dans un sentiment d'urgence très bien crée par l'écriture de Louise ERDRICH, que je découvre avec ce roman. Immédiatement, on sent le danger qui rôde au-dessus de la jeune femme et de l'enfant...
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    Ca avait pourtant tellement bien commencé ! J'ai aimé, dès les premières pages, me trouvée plongée dans un sentiment d'urgence très bien crée par l'écriture de Louise ERDRICH, que je découvre avec ce roman. Immédiatement, on sent le danger qui rôde au-dessus de la jeune femme et de l'enfant qu'elle porte, et ce danger est d'autant plus inquiétant qu'il reste totalement mystérieux.

    Sauf que ces atmosphères ne fonctionnent que si, en définitive, on finit par avoir le fin mot de l'histoire. Or ici, j'ai refermé ce livre avec autant de questions qu'au début, l'impression d'avoir tourné en rond et perdu mon temps. Clairement, la référence avec LA SERVANTE ECARLARTE est un attrape-nigauds et je me suis fait avoir.

    L'auteur en effet ne développe absolument pas le contexte dystopique dans lequel elle a placé son intrigue. On sait en plus en lisant la quatrième de couverture qu'en finissant le livre. Que s'est-il passé exactement aux ETATS-UNIS pour en arriver là? Désastre biologique, climatique? Que recherche-t-on exactement chez ces enfants à naître que quelqu'un (mais qui?) veut repértorier et surveiller? On ne le saura pas.

    Du coup, j'ai l'impression qu'on a voulu attiré le lecteur en mettant en avant une dystopie qui n'est que de façade et qui n'était pas du tout indipensable à l'histoire.

    J'ai trouvé l'ensemble des personnages sans aucun attrait, Cedar Hawk Songmaker ne m'a touchée à aucun moment, ni dans sa quête de ses origines - d'ailleurs purement utilitaire- ni dans sa fuite et sa protection de son enfant à naître.

    Le roman, pourtant rédigé sous forme d'une lettre à destination de son bébé, prêtait justement à l'intime, à l'émotion, au lien mère-enfant même avant la naissance; autant de sujets qui auraient pu réussir mais qui font pourtant une histoire plate et monotone.

    Les délires mystiques de l'héroïne - et la théorie de la conception de Jésus par l'oreille de Marie - ont fini de m'achever.

    Je suis clairement passée à côté de ce roman que j'avoue ne pas avoir compris.

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2021/02/14/38815276.html

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    Couverture du livre « L'enfant de la prochaine aurore » de Louise Erdrich aux éditions Albin Michel

    fflo sur L'enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich

    L'Enfant de la prochaine aurore est mon premier roman de Louise Erdrich, auteure d’origine amérindienne, pourtant mondialement connue. C’est sous la forme d’un journal écrit pour un bébé à naitre que cette dystopie engagée aborde des thèmes qui pourraient devenir contemporains. Le réchauffement...
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    L'Enfant de la prochaine aurore est mon premier roman de Louise Erdrich, auteure d’origine amérindienne, pourtant mondialement connue. C’est sous la forme d’un journal écrit pour un bébé à naitre que cette dystopie engagée aborde des thèmes qui pourraient devenir contemporains. Le réchauffement climatique est bien réel, il règne une atmosphère de fin du monde et d’étranges mutations apparaissent. Non seulement l’évolution des différentes espèces est stoppée mais il y a un retour en arrière. Au même moment un groupe religieux rétrograde et totalitaire a pris le pouvoir aux USA. Cedar est enceinte mais refuse de déclarer sa grossesse. Cette jeune Amérindienne adoptée par un couple de blanc ressent alors la nécessité de rencontrer sa mère biologique. Elle est ensuite emprisonnée dans un hôpital par les autorités sanitaires, comme toutes les autres femmes enceintes. Elle arrive à s’échapper et commence alors un véritable parcours du combattant dans une Amérique post- apocalyptique.
    Pour moi cette dystopie a un caractère universel et peu importe l’origine ethnique des personnages. C’est l’éternel besoin de contrôle des hommes sur l’utérus des femmes en utilisant des préceptes religieux fallacieux.
    Cette lecture m’a laissé un sentiment mitigé. J’ai été un peu gêné par la famille biologique que j’ai trouvé assez déjantée et pas vraiment intéressante, elle affadit le propos. Je n’ai pas bien compris le rapport de Louise Erdrich à la religion. J’ai trouvé le récit assez brouillon. Dans des interviews l’auteure explique qu’elle avait commencé ce récit il y a une vingtaine d’années puis abandonné, ce qui peut expliquer un certain manque d’unité et de suivi. A l’instar de son héroïne elle part un peu dans tous les sens.
    La tension qui se dégage de son texte, son engagement écologique, ses thèmes favoris comme le problème amérindien, m’ont donné envie de lire d’autres texte de cette auteure.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2021/02/03/lenfant-de-la-prochaine-aurore-de-louise-erdrich/

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    Couverture du livre « L'enfant de la prochaine aurore » de Louise Erdrich aux éditions Albin Michel

    Fanfan Do sur L'enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich

    J'ai plusieurs romans de Louise Erdrich, que je n'ai pas encore lus.
    Je n'ai pas résisté à l'envie de tenter ma chance de gagner son tout dernier roman par tirage au sort lors d'un nouveau partenariat organisé par Léa TouchBook au sein du Picabo River Book Club sur Facebook avec les éditions...
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    J'ai plusieurs romans de Louise Erdrich, que je n'ai pas encore lus.
    Je n'ai pas résisté à l'envie de tenter ma chance de gagner son tout dernier roman par tirage au sort lors d'un nouveau partenariat organisé par Léa TouchBook au sein du Picabo River Book Club sur Facebook avec les éditions Albin Michel – Terres d'Amérique.
    Je les remercie de m'avoir permis de recevoir ce livre.

    On est dans l'ambiance dès les premières pages, avec un danger invisible, dont on ignore tout au début ; virus, bactérie, mutation ? En tout cas l'humanité est en danger. Il semblerait que les humains à venir aient une particularité. Pas que les humains d'ailleurs, mais tout ce qui naît et doit naître…

    Cedar, la narratrice, jeune femme indienne adoptée par des blancs, s'adresse à l'enfant qu'elle attend via un journal intime, et nous entraîne par la même occasion dans ses pensées existentielles autant que dans les événements qui se profilent. Elle part à la rencontre de sa mère biologique et de son peuple d'origine, dans ce monde qui s'effondre.
    Les personnages sont immédiatement attachants et intrigants. On a envie de les découvrir, de faire leur connaissance.

    J'ai trouvé quelques longueurs, notamment quand Cedar entre dans de longues réflexions métaphysico-religieuses en relation avec le mystère de la vie qui se développe en elle. le côté extrêmement introspectif et trop porté sur la foi, à mon goût, m'a paru long.
    Par ailleurs j'ai toujours un pincement au coeur quand je lis que les amérindiens se sont convertis au christianisme, eux qui étaient les enfants de la nature, des forêts, du vent et vénéraient le Grand Esprit. Pourquoi ont-ils pris la religion des envahisseurs, des spoliateurs, de ceux qui ont détruit leur mode de vie et asservi leur peuple ?
    Car Cedar qui a beaucoup fantasmé sur sa famille et ses origines ojibwées est néanmoins une chrétienne très pieuse.

    Étrange histoire qui nous laisse languir dans l'ignorance de la catastrophe qui s'ébauche. On découvre au compte-gouttes les tenants et aboutissants du désastre inéluctable qui est en train de se produire et l'angoisse monte crescendo. On ignore jusqu'à la fin quel est réellement le problème concernant les bébés à naître et pourquoi les femmes enceintes sont traquées.
    C'est un monde triste et déprimant qui est décrit là.

    L'hypothèse selon laquelle ce serait les femmes qui paieraient le plus lourd tribut en cas de catastrophe écologique remettant en cause la pérennité de l'espèce humaine est très vraisemblable.

    On prend conscience de la beauté de la vie et de sa fragilité quand tout est sur le point de disparaître, quand le monde tel qu'on le connaît est sur le point de changer irrémédiablement.
    Ce roman m'est apparu comme une fuite en avant dans un monde devenu cauchemardesque, et le plus terrible c'est de penser que l'humanité est responsable de ça.

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    Couverture du livre « L'enfant de la prochaine aurore » de Louise Erdrich aux éditions Albin Michel

    Catherine Airaud sur L'enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich

    Merci au Picabo river book club et la collection Terres d'Amérique des Editions Albin Michel de m'&avoir permis de lire ce nouveau roman de Louise Erdrich.
    Sous forme de journal, une jeune femme Cedar, vient d'apprendre qu'elle est enceinte, va rencontrer sa mère biologique (une indienne...
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    Merci au Picabo river book club et la collection Terres d'Amérique des Editions Albin Michel de m'&avoir permis de lire ce nouveau roman de Louise Erdrich.
    Sous forme de journal, une jeune femme Cedar, vient d'apprendre qu'elle est enceinte, va rencontrer sa mère biologique (une indienne Ojibwé) Trésor et son beau père, Teddy qui vivent dans une réserve, elle a été adoptée par Sera et Olen Songmaker, un couple blanc progressiste. Cedar va raconter à son futur enfant ce qui se passe : le pays va être gouverné par un pouvoir dictatorial qui va vouloir contrôler les naissances (référence à "la servante écarlate).
    Dans une première partie, Cedar va se réfugier, se cacher chez elle, après avoir rencontré sa mère biologique et sa demi soeur. Sa mère biologique est une indienne objiwé, catholique et qui croit aux miracles et sa demi soeur est une étrange adolescente gothique. Elle rencontre aussi son beau père, Betty, étrange homme, qui tient la station service - épicerie de la réserve et qui fait partie du communauté tribal.
    Elle va finalement être arrêtée et enfermée dans un hôpital où elle va rencontrer Tia et le personnel. Puis elle va pouvoir prendre la fuite et retrouver le monde de la réserve.
    Un texte étrange sur un avenir bien sombre, où, une nouvelle fois, ce sont les femmes qui vont être contrôlées, brimées.
    De belles pages sur la maternité, sur les liens familiaux, sur les gènes. Des références au texte de Margaret Atwood.
    Le titre original "future home of the living God" faisait référence au rapport de Dieu et des croyances. Un texte riche en réflexion philosophique, écologique, sociale (thème récurrent de l'auteure sur les situations dans les réserves amérindiennes) et des portraits de personnages touchants. Ce texte sous forme de journal nous entraîne dans les sentiments, le ressenti du personnage principal. Quelquefois un peu trop foisonnant, j'ai eu l'impression que le sujet avait déjà été abordé (une dystopie de plus avec le contrôle des naissances, le contrôle excessif des populations..) et des passages m'ont un peu déroutés ( des scènes dans des grottes...) mais j'ai aussi retrouvé de belles pages d'hommage aux liens familiaux, amicaux et un hommage au courage des femmes, malgré tout ce qui peut se passer autour d'elle.